Tchad : menace sur la production de pétrole

Tchadpetrole220Pour les analystes et spécialistes du domaine, il était clair que les évènements actuels au Tchad étaient liés aux approvisionnements de pétrole et aux gigantesques enjeux liés également à son transport. Le doute n'a pu lieu d'être, le ministre tchadien des droits de l'Homme venant d'annoncer qu'il suspendrait sa production de pétrole à partir du 18 avril s'il ne récupèrait pas d'ici là les fonds bloqués dans une   banque en Grande-Bretagne en raison du conflit qui l'oppose à la Banque mondiale.

Par ailleurs , la rupture officielle du Tchad avec le Soudan annoncée vendredi est à rapprocher du contexte lié à la construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun.

1 - Menace d'un arrêt de production

Selon, une décision adoptée vendredi matin en conseil des ministres, le Tchad fermera son "robinet de pétrole" le mardi 18 avril à midi (11H00 GMT) si n'intervient pas d'ici là un déblocage des fonds bloqués par la Banque mondiale sur le compte de la Citibank à Londres.

Selon le gouvernement tchadien, le Tchad aurait un besoin d'argent urgent pour résoudre les   problèmes sociaux du pays, tout en excluant néanmoins tout lien entre cet ultimatum et la récente offensive des rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) repoussée jeudi par l'armée devant N'Djamena.

La Banque mondiale a ordonné en janvier le blocage des revenus pétroliers tchadiens placés sur un compte bancaire britannique après la décision de N'Djamena de modifier une loi sur la gestion des revenus pétroliers parrainée par l'institution internationale.

2 - Production de pétrole de Tchad

La production de pétrole du Tchad s'élève à l'heure actuelle à 200.000 barils par jour. Devenu pays producteur en 2003, le Tchad est désormais en position de force pour négocier de meilleures conditions de prospection et d'exploitation de ses ressources minérales, constatent les experts. La mise en valeur des champs de Doba devrait rapporter à N'Djamena des revenus de l'ordre de 2 milliards de dollars au cours des vingt-cinq prochaines années, à un rythme d'extraction actuel de 225 000 barils par jour (b/j).

Depuis le début d'exploitation des gisements tchadiens, les opérateurs lorgnent déjà vers les régions périphériques.  Ainsi, le consortium américano- malaisien - composé des compagnies ExxonMobil, Chevron et Petronas - a signé, le 10 mai  2004, avec le gouvernement tchadien, une nouvelle convention de recherches et d'exploitation des hydrocarbures. Selon cet accord, le consortium a pour obligation de forer cinq puits d'exploration sur une période de cinq ans. Conclue après vingt-deux mois de négociations, cette convention, d'une durée de trente ans, concerne les bassins de Doba, Salamat et du lac Tchad. Elle concède à l'État tchadien un certain nombre d'avantages, notamment l'augmentation des redevances sur les importations, qui passent de 0,2 % à 1,5 %.

La conclusion d'un accord en mai 2004 est donc l'une des premières retombées indirectes du projet opéré par ExxonMobil. Et la manne pétrolière tchadienne ainsi que l'oléoduc long d'un millier de kilomètres qui relie le site de production au littoral Atlantique pourraient bien inciter d'autres majors à s'intéresser de plus près à cette zone. Cette dernière s'étend bien au-delà du sud du Tchad : que ce soit dans l'est de la Centrafrique, au sud du Niger ou dans le nord du Cameroun,
l'oléoduc Doba-Kribi rend désormais réalisables des projets de production pétroliète auparavant jugés peu réalistes. Mais si une compagnie venait à prouver l'existence de réserves économiquement rentables à proximité de Doba, leur exploitation potentielle serait facilitée par la présence du nouveau pipeline.

3 - Le Tchad rompt ses relations diplomatiques avec le Soudan

Le président tchadien Idriss Deby Itno a annoncé vendredi la rupture des relations diplomatiques de son pays avec le Soudan, qu'il accuse de soutenir les rebelles du Front uni pour le changement (Fuc), lors d'une réunion publique à N'Djamena.
"A l'issue du conseil des ministres tenu ce matin, nous avons décidé la rupture unilatérale des relations avec le Soudan,qui continue d'armer des mercenaires contre le régime tchadien", a déclaré le président qui s'adressait à plusieurs centaines de personnes rassemblées devant son palais.
Après l'attaque menée jeudi par les rebelles du Fuc contre N'Djamena, le ministre tchadien des Affaires étrangères Ahmat Allami, en visite au Caire, avait dénoncé une "agression programmée à partir de Khartoum contre le Tchad". Son collègue soudanais Lam Akol avait immédiatement démenti ces accusations. "Ce qui se passe au Tchad est une affaire interne et nous n'avons aucun lien avec cela", avait-il déclaré aux journalistes.

4 - Le pétrole et les oléoducs au coeur du conflit

Tant sur les routes des Balkans, de l’Afghanistan (chemins des oléoducs et gazoducs de l’Asie centrale vers l’ouest) ou de l’Irak, que ce soit pour l’eau du Golan au Moyen-Orient, bien des guerres ont eu lieu, souvent compte-tenu d'enjeux maheurs associés influant sur les intérêts des entreprises transnationales. Le même phénomène peut être constaté en Afrique de l’Ouest.
En effet, pour être moins tributaire des pays arabes, en ce qui concerne leur approvisionnement en pétrole, Russes, Chinois, Européens et Américains recherchent d’autres lieux, dans le Caucase et l’Asie centrale, mais également à l'Ouest du continent africain , compte-tenu de ses richesses en hydrocarbures et de ses accès maritimes....là où de nouveaux conflits surgissent.

En 2004, l’odeur du pétrole plane aussi au-dessus du Darfour, ce lieu où l’ONU tente d’empêcher le génocide,  appelé encore la « catastrophe humanitaire au Darfour ». Après bien des hésitations, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté sa résolution le 30 juillet 2004 pour permettre aux ONG humanitaires d’intervenir en toute sécurité et pour commencer une enquête sur le génocide en cours (seule la Chine s’est abstenue). Le Soudan semble décidé à s’y plier, après ces 21 années de guerre civile qui a déjà fait deux millions de morts.

Mais sur le fond, il s’agit bien d’une guerre pour le contrôle du pétrole et la question de la construction d’oléoducs est au coeur de ces enjeux. C’est le cas de l’ouverture de l’oléoduc Tchad – Cameroun où sont impliqués les intérêts des firmes transnationales ( Total pour la France, CNPC pour la Chine, Petronas pour la Malaisie, Lundin pour la Suède, OMV pour l’Autriche,
Talisman pour le Canada et Exxon Mobil pour les USA).
Ce pipeline doit passer par le Darfour et entre dans la logique d’éviter les zones à risques et arabes en particulier. De son côté, l’Inde envisage également un oléoduc qui passera dans cette région d’Afrique, celui prévu par les firmes ONGC et Reliance Petroleum en accord avec le Soudan.
Alors, comment s’étonner que certains arment des troupes, mettant en avant de soi-disant intérêts tribaux ou ethniques, voire religieux… ?

5 - L'oléoduc TCHAD-CAMEROUN

Inauguré en octobre 2003 et mis en service en juillet 2004, l’oléoduc TCHAD-CAMEROUN long de 1070 km, relie les 300 puits de pétrole de la région de Doba (Sud du Tchad) au terminal d’exportation du brut de Kribi, sur la côte camerounaise. Son incidence est primordial sur le secteur pétrolier tchadien. Cependant, les avis sont plus que partagés sur ses éventuels bienfaits.....

Selon un rapport 2005 de la Banque Mondiale, les recettes pétrolières du Tchad devraient se chiffrer à près de 110 millions de dollars EU en 2004. Selon les estimations, environ 64 millions de dollars devaient être consacrés à la lutte contre la pauvreté dans les secteurs prioritaires tels que les infrastructures, l'éducation, la santé et les affaires sociales, le développement rural, dont l'agriculture et l'élevage, ainsi que l'environnement et les ressources hydrauliques. La moitié des recettes, soit 38 millions de dollars EU, devait être investie dans la construction des routes.
D'après les dernières estimations de la Banque Mondiale, la production et les recettes pétrolières devaient porter le taux de croissance du revenu national du Tchad dans son ensemble à 31 % en 2004. Une hausse de deux chiffres du revenu national était également attendue en 2005. Selon l'organisme financier international, l'oléoduc Tchad-Cameroun offre au Tchad une occasion exceptionnelle de réduire la pauvreté qui sévit dans le pays et d'améliorer les conditions de vie des populations, en finançant les projets de développement social grâce aux recettes pétrolières.

Nénamoins, selon de nombreuses sources, malgré les deux années de consultations et débats qui ont précédé la signature du contrat, les décisions prises par le GBanqueMondiale, font encore l’objet de vives critiques. De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG), des scientifiques, des analystes de la politique internationale et la société civile tchadienne et camerounaise discutent les supposés bienfaits qu’apporterait une telle réalisation.
Les gisements devraient générer 225 000 barils de pétrole par jour sur une période de 30 ans. Autrement dit, le plus grand projet privé en Afrique dans lequel la Banque Mondiale se soit impliquée. Cependant, la construction d'un tel chantier sur le territoire de pays à la politique instable n'est pas aussi simple et les résultas oberservés semblent loin des promesses. Le bilan évolutif, dressé par les ONG nationales et internationales et les nombreux observateurs interpelle par l'accumulation des points négatifs.

Selon l’organisation écologiste Les Amis de la Terre, l’oléoduc sème « misère et dévastation ».
Contrairement aux prévisions du GBM, :
. des milliers de Camerounais ont été expropriés de leur terre
. les cultures et la végétation ont été détruites,
. les réserves d’eau et les écosystèmes de grands fleuves pollués
. les compensations sont insuffisantes.
Au Tchad, des villages sont pratiquement « emprisonnés » entre les puits de pétrole, les stations de pompage et l’oléoduc.
Concernant les emplois, sur les 5000 promis aux populations locales du Cameroun, la plupart ont échu à des étrangers. La migration sur les lieux de travail a provoqué des troubles sociaux dans les communautés, une recrudescence de l’alcoolisme et de maladies sexuellement transmissibles, et attiré de jeunes prostituées venues de tout le pays.

Du côté financier, le projet montre aussi des faiblesses. Le président Idriss Déby a utilisé le premier versement de 5,6 millions CAD, payé par le consortium pétrolier, pour l’achat de matériel militaire. Par ailleurs, le FMI a constaté que 9,3 millions CAD avaient été détournés par son gouvernement.

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14 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    Le Blog Finance remercie Frédérique de ALFA Vendée ... de m'avoir fourni l'"infrastructure" nécessaire pour me permettre de publier cette article !!!


    Merci Frédérique !!!

  2. 2

    Elisabeth

    Pour poursuivre dans le même sens, à noter que l'impact du contexte politique et économique au Tchad, va nécessairement avoir des conséquences majeures sur le cours du pétrole dès Lundi .... et par la même sur l'activité des constructeurs automobiles et concessionnaires

  3. 3

    Elisabeth

    Le Tchad a toujours été secoué par des «guerres de libération». Depuis Goukouni Ouedeyi jusqu'à Idris Deby, en passant par Hissène Habré, la libération ou la démocratie se joue à coups de canon .

    Certes, Idriss Déby, après avoir chassé Hissène Habré, a réussi à organiser des élections, telles celles de 2001. Mais malheureusement, la découverte du pétrole au Tchad a accéléré la crise politique à la suite de la mauvaise gestion des revenus du pétrole. L'on reproche à Déby et son entourage de s'être enrichis excessivement, plongeant la population dans la pauvreté excessive.

    Cet enrichissement à outrance a poussé le régime Habré à se radicaliser, occasionnant ainsi des dissensions au sein de la classe politique. A dire mieux, Idriss Déby a commencé à faire le vide autour de lui au profit des personnalités issues de sa tribu. Ces distorsions politiques, toujours sur fond des ressources pétrolières mal gérées ont poussé certaines personnalités politiques à prendre leur distance vis-à-vis de Idriss. Tel le cas de l'ancien ministre des Affaires étrangères Laona Gong, représentant du Fuc (Front uni pour le changement), la principale branche armée du Rassemblement pour la démoc ratie et la liberté (Rdl), le principal parti d'opposition au régime Habré, et dirigé par Mahamar Nour.

    L'armée n'a pas été épargnée. Il y a eu des soulèvements accentués par des désertions. De nombreux officiers ont fini par déserter les rangs de l'armée régulière pour se réfugier au Soudan. Justifiant leur dernière offensive, le leader du Fuc, Ali Kedealaye a déclaré : «On veut en finir avec ce désordre, cet amalgame de choses-là. Il faut que ça cesse. Il faut un régime stable, un régime soutenu par l'ensemble de la population». C'est tout dire. Le mot est lâché : désordre . Synonyme certainement de la dictature, de la corruption, de la dilapidation des fonds, de l'ethnicisme. Si le Soudan est accusé, c'est parce que les éléments du Rdl sont en bons termes avec les milices arabes Djandjawids qui luttent contre les rebelles du Darfour, les Zaghawas, dont les combattants du Scud sont également originaires, y compris Idris Deby.

    Bref, le partage inéquitable des revenus du pétrole déstabilise aujourd'hui Idriss Déby.

    LE BRAS DE FER AVEC LA BANQUE MONDIALE

    Comme pour donner raison aux rebelles, Idriss Déby Itno a eu maille à partir avec la Banque mondiale. En effet, sur une décision unilatérale, prétextant la souveraineté nationale, Idris Déby avait décidé de puiser dans la «réserve pétrolière» pour acheter des armes et combattre les rebelles. Auparavant, il avait soutenu que le gouvernement tchadien devrait faire face à la dégradation de la situation sociale, par conséquent il ne pouvait croiser les bras alors qu'il dispose des possibilités financières. Il s'agit, on le sait, d'un fonds ouvert au profit de la «jeunesse tchadienne», de commun accord avec la Banque mondiale. 10% des recettes pétrolières étaient versés dans ce compte. Sur décision de Idriss Déby, ce compte a été dissous et l' argent utilisé à d'autres fins.

    Malgré la mise en garde de la Banque mondiale, rien n'y fit. D'où la décision de la Banque mondiale de geler toutes les facilités élargies en faveur du Tchad. Auparavant, Idriss Déby s'était attiré la colère des responsables des compagnies étrangères pétrolières qui avaient investi au Tchad en voulant revoir les termes du contrat. Car, selon ces termes, aucune loi ne pouvait être adoptée au Tchad dans ce cadre précis sans avoir reçu au préalable l'accord des responsables de ces sociétés pétrolières qui avaient investi au Tchad. Comme quoi, le pétrole pourrait bien signer la fin du régime Déby.

    L'AFRIQUE CENTRALE EN EBULLITION

    La guerre au Tchad risque d'avoir des répercussions en Afrique centrale. Elle a déjà provoqué des différends entre le Tchad et le Soudan. En effet, N'Djamena continue à accuser Khartoum de soutenir les rebelles tchadiens et d'agresser son régime.


    Mais il y a aussi la République centrafricaine ; un pays qui est également confronté à une certaine rébellion. Pour les besoins de la cause, les différents mouvements rebelles peuvent coaliser et mener des incursions parallèles. Ce qui affectera indubitablement la stabilité de la sous-région encore précaire avec la situation préoccupante en République démocratique du Congo. Il y a risque qu'il y ait des effets d'entraînement négatifs au moment où des efforts énormes sont consentis pour ramener la paix dans la région des Grands Lacs.


    http://fr.allafrica.com/stories/printable/200604140322.html

  4. 4

    Elisabeth

    Tchad:le Fuc nie un soutien du Soudan 2006-04-15

    PARIS, 15 avril (XINHUA) -- Les représentants du Front uni pour le changement (Fuc) au Tchad à Paris a nié samedi dans un communiqué tout soutien du Soudan à sa rébellion armée contre le régime tchadien, et ils ont également accusé ce dernier d'avoir recruté des mercenaires européens et des combattants du Darfour .

    "Suite aux accusations très graves lancées à l'encontre du Soudan par Idriss Deby, nous réfutons catégoriquement l'ingérence des pays voisins", indique le Fuc.

    "Nous sommes indépendants vis-à-vis du Soudan comme de tout autre pays étranger", ajoutent les opposants, en assurant que leur mouvement "est un soulèvement populaire".

    Le Fuc accuse cependant le régime tchadien d'avoir "recruté des éléments de l'opposition armée du Darfour", région de l'ouest du Soudan où un conflit armé opposent depuis 2003 les milices djandjawids pro-Khartoum à des groupes rebelles dont fait partie l'ethnie Zaghawa de M. Deby.

    La France, qui maintient quelque 1.200 militaires dans son ancienne colonie, est accusée par le Fuc de soutenir "aveuglément" le président Deby et d'être directement intervenue pour contrer l'offensive rebelle. Ces accusations sont formellement démenties par le ministère français de la Défense.

  5. 5

    Elisabeth

    Vendredi, les autorités avaient exhibé 160 prisonniers rebelles et une quinzaine de véhicules saisis lors d'un rassemblement à N'Djamena.

    Ce qui n'empêche pas de nombreux habitants d'être sur les nerfs, compte-tenu de l'afflux de civils blessés dans les hôpitaux et des impacts de balles visibles sur les façades des bâtiments dans le centre-ville.

    "On a beaucoup amputé. Les blessures proviennent principalement de balles", témoigne Duccio Staderini, délégué de l'ONG Médecins sans Frontières-Belgique (MSF) dans la capitale tchadienne, dont l'antenne soigne 110 blessés civils dans deux hôpitaux.

    LA DIRECTION DU PALAIS

    Les blessés aux bandages sanguinolents sont étendus dans des tentes de campagne dressées devant l'hôpital central. Des militaires en treillis de camouflage et au "chèche" noué autour du cou effectuent des patrouilles en "pick-ups" dans les rues avoisinantes.

    La carcasse calcinée d'une jeep de l'ANT gît non loin des grilles tordues du bâtiment de l'Assemblée nationale, qui a essuyé le plus fort de l'attaque rebelle.

    D'après des N'Djaménois, trois militaires gouvernementaux ont été brûlés vifs dans ce véhicule. Le sol est jonché d'impacts de balle.

    La confusion sur l'endroit où se sont repliés les assaillants et leurs projets ne contribue pas à calmer les esprits

    Source : Reuters

  6. 6

    Nabil

    Elisabeth :


    Il n'existe aucun doute dans mon esprit que le gouvernement tchadien est corrompu jusqu'a l'os mais vous ne trouvez pas que le Tchad est en train de se faire rouler par les compagnies petrolieres ?

    225,000 barils par jour et le Tchad ne recevra que 2 milliards de dollars au cours des 25 prochaines annees ?
    C'est tout simplement scandaleux quand le baril vaut plus de 70 dollars a l'heure actuelle.

  7. 7

    Elisabeth

    les deux milliards sont peut etre les tarifs officiels ... entre temps, quelques armes peuvent transiter par ci par là ... ainsi que de gros contrats ... je suis l'affaire et vous tiens au courant

    En tout cas , tel est le cas avec la Cote d'ivoire , ou le quarté gagnant de la corruption s'articule autour de petrole , armes , cacao et diamants ...

  8. 8

    Elisabeth

    je tenais à envoyer mes pensées à tous les Français présents au Tchad et au personnel de l'Ambassade ... mon cousin en étant membre en tant que gestionnaire ...

    Courage !!!!

  9. 9

    Elisabeth

    j'essaie d'ailleurs de le contacter pour avoir des nouvelles du terrain si possible et vous tiens au courant

  10. 10

    Elisabeth

    CQFD .... lutte entre USA et France pour avoir la suprématie sur le petrole de la région ....

    ----------------------------------------
    N'DJAMENA (Reuters) - Le gouvernement tchadien a annoncé lundi avoir accepté une offre de médiation américaine dans son litige avec la Banque mondiale portant sur l'exploitation de son pétrole des gisements de Doba.

    N'Djamena a repoussé dans le même temps de deux semaines son ultimatum à la Banque mondiale, sommée de débloquer les redevances tirées de l'exploitation du pétrole sous peine de fermer les robinets de l'"or noir".

    Dans un premier temps, N'Djamena avait menacé d'arrêter sa production pétrolière de 200.000 barils par jour à partir de (demain) mardi en milieu de journée.

    Le gouvernement a publié un communiqué annonçant que la date-limite fixée à la Banque mondiale était repoussée à la fin du mois et qu'il acceptait une offre de bons offices de l'administration américaine dans ce litige.

    "Le gouvernement est heureux d'accepter l'offre de médiation du gouvernement américain et a décidé d'accorder le répit pour cette médiation proposé par le département d'Etat, à savoir jusqu'à la fin du mois d'avril", précise le communiqué diffusé sur les ondes de la radio nationale tchadienne.

    Le "M. Afrique du département d'Etat", Jendayi Frazer, est attendu à cet effet dans la capitale tchadienne à une date non précisée.

    La Banque mondiale, qui a financé la construction de l'oléoduc acheminant l'"or noir" de Doba, dans le sud du Tchad, au terminal de Kribi (Cameroun), sur le golfe de Guinée, a gelé depuis cinq mois les avoirs pétroliers tchadiens.

    Elle a pris cette mesure en rétorsion à la décision du gouvernement du président Idriss Déby de revenir en décembre 2005 sur son engagement de verser 10% des revenus de l'"or noir" à un "fonds pour les générations futures", préférant financer des dépenses immédiates, probablement militaires.

    Le consortium qui exploite les gisements de Doba associe les Américaines Exxon Mobil et Chevron au Malaisien Petronas.

    Dans son communiqué, le gouvernement tchadien précise avoir demandé à ces trois compagnies pétrolières de verser directement leurs redevances au Trésor tchadien.

    Outre le gel des avoirs pétroliers tchadiens, la Banque mondiale a suspendu le 12 janvier ses prêts à ce pays en reprochant à N'Djamena d'avoir enfreint leurs accords.


    ... On fait le point au plus tot ....

  11. 11

    MOTENG Guy Olivier

    A propos de l’expulsion des compagnies Petronas et Chevron du Tchad

    Les industries pétrolières au même titre que tous les Etats puissants occidentaux qui les soutiennent, engrangent de nombreuses richesses sur le continent africain qu'ils pillent sans souci particulier quant au bien être des populations qui y vivent. Que le président Deby décide aujourd'hui de crier haro sur la gestion qui est faite des retombées des produits pétroliers nous semble normal et nous inquiète en même temps.
    Cela nous semble normal parce qu'il est bien entendu que le pétrole considéré toujours comme une manne doit pouvoir être utile aux populations du pays dans lequel il est extrait ou découvert. Les écoles, les hôpitaux et les routes devraient pouvoir par leur multiplication, distinguer les Etats pourvus de cette aubaine de ceux qui ne l'ont pas. Le niveau de vie des travailleurs devrait aussi épouser la conjoncture de quelque existence et exploitation pétrolières.
    Notre inquiétude vient du fait que rien ne nous rassure que ce soit dans l'intérêt du peuple que le président Deby a ordonné aux compagnies Chevron et Petronas de quitter son pays pour cause d'insubordination fiscale. On sait bien que dans l'intérieur du Tchad, de nombreuses voix se sont déjà élevées pour dénoncer la gestion opaque qui est faite du pétrole Tchadien depuis qu'il est rentré dans sa phase d'exploitation. Cette récrimination fut d'ailleurs le mobile principal de la dernière offensive du front uni pour le changement (FUC). On sait aussi en observant le champ politique et économique de la Guinée équatoriale, combien les chefs d'Etat des nouveaux pays pétroliers tiennent à leur enrichissement personnel sur l'autel des revenus pétroliers et des populations dont la misère s'étoffe d'ailleurs profondément à mesure que le pétrole est exploité.
    En tout état de cause, avoir le courage de rappeler aux colons des temps modernes qu'ils opèrent en territoire étranger est en lui seul un événement que nous ne pouvons manquer de souligner; dans l'espoir qu'un jour peut-être la simple dénonciation cède la place à une prise de conscience des dirigeants africains pour une prospérité de leur nation. Car il faut bien le dire, la tendance est à un abandon du devenir de cette partie du globe aux puissances jadis tutélaires.
    God Moteng

  12. 12

    Etat d'urgence


    Le gouvernement tchadien a imposé, mardi, à 11h00 GMT, l’état d’urgence dans les régions du BET (Borkou, Ennedi et Tibesti, au Nord), d’Ouaddai et Wadi Fira (Est).

    N’Djamena espère ainsi mettre fin aux violences entre les Zaghawa, l’ethnie du président Idriss Déby Itno, et les Tama, à laquelle appartient l’ancien chef rebelle Mahamat Nour - actuellement ministre de la Défense.

    « Les autorités administratives et militaires des régions concernées doivent juguler par tous les moyens appropriés cette situation intolérable due aux affrontements intercommunautaires. Les gouverneurs des régions concernées doivent mobiliser tous les moyens humains et matériels (...) en vue de ramener l’ordre public », affirme le gouvernement dans un communiqué, qui annonce par ailleurs un « contrôle de la presse publique et privée [et] des émissions radiophoniques ».

    « L’entourage » du président accusé

    Pour Mahamat Nour, à la tête du Front uni pour le changement (Fuc), « l’entourage du chef de l’Etat » est responsable du nouveau cycle de violences, ayant fait une vingtaine de morts près de Guéréda. Un drame qui justifie selon lui le « retrait » des éléments du Fuc de cette ville. Lundi, il a cependant assuré qu’il n’y avait « aucun problème » avec le chef de l’Etat et qu’ils travaillaient à « régler » rapidement la « situation ».

    Ces violences interviennent alors que l’Union européenne a autorisé, lundi, le déploiement de 3 000 soldats dans l’Est du Tchad et le Nord-Est de la Centrafrique afin de limiter le débordement du conflit du Darfour, qui sévit dans le Soudan voisin. Cette force, qui sera soutenue par des policiers des Nations Unies, devrait se rendre sur le terrain d’ici le mois de novembre.

    Si la situation au Tchad ne s’améliore pas dans douze jours, l’assemblée nationale pourra voter le prolongement de l’état d’urgence. Récemment, elle avait prorogé de six mois un état d’urgence décrété le 13 novembre 2006 pour mettre un terme à des violences intercommunautaires.

  13. 13

    khaled gargouri

    hi all i want relation with you

  14. 14

    khaled gargouri

    hi all i want relation with you

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