Si certains avaient pu croire que la hausse du gaz annoncée pour le 1er avril serait là pour honorer le héros du jour, il n'en est rien ! En effet si à l'heure actuelle, les autorités ont plutôt tendance à noyer ce cher poisson ... ce qui, vous l'avouerez, est loin d'être chose facile .. cela ne peut, en tout état de cause, nous laisser muet comme ... une carpe.
Il semblerait au contraire que l'arrêté sur la hausse du gaz de 5,8% au 1er avril, non publié à l'heure actuelle, le serait prochainement.
1 – Une publication imminente
Le ministère des Finances a annoncé en effet samedi que la publication du texte était imminente. Le 21 mars, Bercy avait retenu le principe d'une hausse de 5,8% des prix sur proposition de la commission indépendante Durieux. Le ministère avait alors soumis l'idée à l'avis de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui lui aurait indiqué vendredi de pratiquer une hausse de 6,1%. Le ministère de l'économie tient à préciser cependant que l'avis de la CRE n'est que d'ordre consultatif.
Le ministère de l'Economie s'était engagé à ce que la hausse pratiquée soit la dernière avant le 1er juillet 2007, soit après l'élection présidentielle, cette date correspondant également à l'ouverture à la concurrence pour les particuliers. Pour rappel, la dernière hausse des tarifs du gaz remonte au 1er novembre 2005. L'augmentation de 12% avait été atténuée pour les cinq mois d'hiver par divers gestes commerciaux, réduisant au final l'augmentation pour les ménages à 3,8% en moyenne jusqu'à fin mars.
2- GDF souhaite une hausse plus conséquente
Le groupe avait estimé le 22 mars, au lendemain de l'annonce de la hausse de 5,8%, que ce chiffre ne prenait pas en compte la hausse des coûts "hors approvisionnement", pourtant prévue par un arrêté en juin 2005, et se contentait de répercuter la hausse des prix des matières premières. Gaz de France avait souhaité alors une hausse beaucoup plus importante, de 8,1%. Faute d'une telle répercussion, l'excédent brut opérationnel 2006 serait impacté négativement de 125 millions d'euros, avait alors indiqué Gaz de France, qui ne prévoit pas pour autant de modifier dans l'immédiat ses objectifs financiers annuels.
Depuis le gel de la hausse de cet hiver, GDF indique qu'il a enregistré un manque à gagner de 750 millions d'euros depuis le mois de novembre 2004 et demande "qu'elles fassent l'objet d'un traitement définitif, le plus rapidement possible, en application du contrat de service public". Les modalités de compensation de cette somme, un principe sur lequel s'était engagé le gouvernement, devaient être examinés par la commission de réflexion sur les tarifs. Le montant pourrait être proche de 380 millions d'euros.
Quant à l'évolution générale de la tarification proposée par la commission et acceptée par le gouvernement, GDF souligne que "toute évolution tarifaire doit s'inscrire dans les principes fixés par la loi et dans le respect de l'équilibre économique de l'entreprise".
3 – La CRE pour une hausse majorée
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a annoncé vendredi que la hausse des tarifs de gaz au 1er avril devrait être de 6,1% au lieu des 5,8% retenus par le gouvernement. La hausse de 5,8% était celle retenue par la commission consultative Durieux, qui avait également préconisé qu'elle souhaitait effectuer des "travaux complémentaires" au cours des prochains mois sur la question du rattrapage des ajustements tarifaires.
La commission a proposé qu'à l'avenir une nouvelle méthode tarifaire fondée sur l'évolution du coût d'approvisionnement en gaz par la CNR donne lieu à une révision annuelle des tarifs chaque 1er juillet. Cette réforme devra ainsi être en place avant la prochaine révision tarifaire, qui prendra place le 1er juillet 2007, a précisé Bercy, qui a indiqué par ailleurs qu'il ne souhaitait pas modifier les dispositions actuellement en vigueur pour les entreprises locales de distribution (ELD). La CRE s'opposerait à l'absence de toute nouvelle hausse d'ici le 1er juillet 2007.
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4 Commentaires
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Au 31 décembre 2005, 70% des marchés de l'électricité et du gaz naturel étaient ouverts à la concurrence en France et plus de 10% des sites éligibles, représentant environ la moitié de la consommation de la clientèle éligible, s'approvisionnaient sur le marché. L'exercice de l'éligibilité se poursuit régulièrement malgré un contexte rendu de plus en plus difficile par l'écart croissant entre les tarifs de vente réglementés et les prix sur les marchés dont les variations restent à expliquer précisément.
De nouveaux tarifs sont en vigueur depuis le 1er janvier 2006 : les tarifs d'utilisation des réseaux publics de transport et de distribution d'électricité ainsi que ceux de distribution de gaz naturel et les tarifs d'utilisation des terminaux méthaniers. Ces tarifs, globalement en baisse, en euro courants, définis par la CRE et approuvés par le Gouvernement, sont favorables au développement de la concurrence. Par ailleurs, conformément au règlement européen 1228/2003 et à la décision de la Cour de Justice des Communautés Européennes du 7 juin 2005, la CRE a décidé de mettre en place des mécanismes d'enchères sur toutes les interconnexions électriques entre la France et ses voisins de l'Union européenne et de ne plus accorder d'accès prioritaire aux contrats historiques de long terme sur ces mêmes frontières. Ces modifications ont conduit à une véritable redistribution des cartes puisque 20% des capacités sont désormais détenus par des acteurs qui n'avaient, jusqu'à présent, pas d'activité sur ces interconnexions.
D'ores et déjà, pour préparer activement l'échéance du 1er juillet 2007, la CRE a mis en place le « Groupe de Travail Electricité » (GTE 2007) et le « Groupe de Travail Gaz »
(GTG 2007) qui rassemblent des représentants des associations de consommateurs, des installateurs, des fournisseurs, des gestionnaires de réseaux et des pouvoirs publics. A cette date, le marché français ouvert à la concurrence passera alors de 4,5 à 33,5 millions de clients en électricité et de 640.000 à 11 millions de clients en gaz. Le volume des échanges sur le marché résidentiel nécessitera, par conséquent, des systèmes d'information robustes et complètement automatisés, contrairement à ceux développés pour le 1er juillet 2004 qui ne le sont pas encore totalement.
02 avril 2006 à 15:272
La hausse des tarifs GDF devrait bien s'appliquer au 1er avril 03/04/2006 - 11h48
PARIS (Reuters) - Le report de la publication de l'arrêté autorisant Gaz de France à augmenter ses tarifs en moyenne de 5,8% au 1er avril ne change rien au taux ni à la date d'application, déclare-t-on de source proche du gouvernement.
L'arrêté aurait dû être publié au Journal officiel samedi en dépit d'un avis négatif de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
"Le retard n'a pas de conséquence. C'est déjà arrivé dans le passé. C'est un délai administratif. La CRE souhaite pouvoir examiner le dossier quand son nouveau président sera nommé. Mais la hausse sera bien de 5,8% en moyenne et elle sera appliquée au 1er avril", a expliqué un responsable proche du gouvernement.
Au ministère de l'Economie et des Finances tout comme chez Gaz de France, on s'est refusé à tout commentaire.
Le mandat du président de la CRE, Jean Syrota, a pris fin le 23 mars mais son successeur n'a toujours pas été désigné. La décision est toujours en discussion à l'Elysée et à Matignon.
03 avril 2006 à 12:113
Vous n’avez rien à faire d’autre que des poisons d’avril alors que la situation n’a jamais été aussi grave !..
Je vous rappelle que la défection de Gilles Robien et la chute de François Bayrou dans les sondages annonce un véritable duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.
C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy vient de décider de lancer, à trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le projet Euroclippers qui a pour objectif de développer, au niveau européen, la navigation en équipage, pour les jeunes, à bord de grands voiliers.
Les deux principaux atouts de ce projet sont la formation humaine des jeunes, ainsi que le développement de la coopération européenne.
Ce projet, principalement destiné aux jeunes, qu’ils soient marginalisés, lycéens ou étudiants, apportera à l’UMP un afflux non négligeable de voix lors des prochaines élections, présidentielles et législatives…
Plus d’informations disponibles sur « l’UMP et la formation humaine des jeunes » :
http://euroclippers.typepad.fr/
C’est grâce au lancement du projet Euroclippers que Nicolas Sarkozy, notre idole (que dis-je ?... notre icône !...) sera élu sans grande difficulté à la présidence de la République.
Jean-Charles DUBOC
01 avril 2007 à 20:354
Merci à tous les lecteurs qui sont allés visiter mon Blog pour prendre connaissance du projet Euroclippers qui venait d’être lancé par Nicolas Sarkozy…
Mais c’était un poisson d’avril !!!...
Jean-Charles DUBOC
03 avril 2007 à 12:51Ajoutez un commentaire
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