Le procès de la catastrophe causée par l'explosion de l'usine AZF de Toulouse le 21 septembre 2001 devrait débuter au premier semestre 2007, a annoncé le ministre de la Justice Pascal Clément aux parlementaires de la Haute-Garonne qu'il a reçus mercredi à Paris. Des demandes nouvelles des parties restent nénamoins toujours possible, impliquant un éventuel report de la date.
Le 21 septembre 2001, l'explosion de l'usine AZF, située au sud de Toulouse, avait fait – officiellement - 30 morts et des milliers de blessés.... les statistiques de la CRAM dont je vous ferai bientôt part ...dissocient toujours à l'heure actuelle les chiffres d'Accidents du Travail – Maladies professionnels hors et avec AZF ...sans commentaire .....
Par ailleurs, le Vénézuela a menacé mercredi la compagnie Total d'une fermeture administrative si le groupe ne réglait pas ses arriérés d'impôts. En août 2005, les services fiscaux vénézuéliens avaient fait fermer pendant 48 heures les bureaux de Shell pour l'obliger à s'acquitter des impôts impayés entre 2001 et 2004. Le fisc vénézuélien a déjà souligné que Total était la seule compagnie étrangères sur les 22 opérant dans le pays à n'avoir pas réglé ses arriérés d'impôts ou trouvé un accord dans ce domaine. Le Venezuela se dit prêt à saisir les tribunaux nationaux et internationaux.
1 – AZF : vers une clôture de l'enquête
M. Diébold, qui faisait partie de l'ensemble des députés de la Haute-Garonne reçus par le Garde des Sceaux, a par ailleurs ajouté que Pascal Clément l'avait assuré que l'enquête était terminée. A Toulouse, on rajoutera ... officiellement terminée ....
Les parlementaires présents lors de l'entrevue au ministère de la Justice souhaitent une clôture de l'enquête "pour mettre fin aux doutes des salariés d'AZF et aux craintes des populations concernées". Pour les élus haut-garonnais, il était important que "la vérité et la transparence soient mises en avant pour éteindre toute cette affaire... vaste sujet. Les députés, pour la plupart socialistes, avaient souhaité cette démarche commune auprès du Garde des Sceaux pour exposer notamment le point de vue des membres des associations de sinistrés ou de salariés qu'ils ont récemment reçus.
2 – AZF : ils avaient averti du danger
Bien avant l'explosion, nombreux ont été les associations, les partis, les syndicats, les individus et groupes à dénoncer la présence en zone urbaine d’usines à hauts risques. En tant que Toulousaine, j'ai souvent entendu dire que les gens ne laissaient pas sécher leur linge sur les balcons des tours -encore habitées - juste en face ... de peur de le voir jaunir... La zone sud de Toulouse concentre 3 usines chimiques dans la même aire géographique. Nombreux sont les Cassandre dont les avis ont été ignorés, voire dont on s'est gaussé.
La section syndicale CGT d’AZF notamment n'avait cessé de protester contre les conditions de sécurité. Certains incidents, la plupart minorés par les déclarations publiques, avaient pourtant constitué le rôle d’avertissements sans frais. Le 9 mai 1990, les habitants de l’avenue de Muret toute proche constatent une forte odeur d’ammoniac. Petite cause, grands effets, une coupure d’électricité provoque l’arrêt de tous les ateliers de l’usine AZF. Ammoniac et oxyde d’azote s’échappent des cheminées. Les capteurs de l’usine ne détectent pas l’incident qui heureusement ne fera pas de victime.
Toujours vers le début des années 90, les habitants du sud de Toulouse constatent un curieux phénomène météorologique un matin de printemps : une fine couche de neige s’est déposée sur le sol. Il s’agit d’une réaction chimique due à un « effet de chape. » En absence de vent, les vapeurs issues d’AZF, constituées en nuages ne peuvent se dissiper dans l’atmosphère. Elles retombent en fines couches blanches. De nombreuses plantes sont brûlées. Consciente du danger, l’association Les Amis de la terre décide, en accord avec les pouvoirs publics, de tester les mesures de sécurité. L’exercice consiste à simuler un incident majeur grandeur nature. A midi précise, des sirènes se déclenchent sur l’ensemble de l’agglomération : seules les personnes présentes sur le site les entendent.
En 1988, les Amis de la Terre proposent une délocalisation des trois entreprises à risques, ToloChimie, AZF (Site TOTAL - Grande Paroisse ... mot clé magique si vous recherchez des informations sur google ...) et la Société nationale des poudres et explosifs. A défaut, ils proposent qu’AZF fabrique des produits pour l’agriculture biologique beaucoup moins nocifs et dangereux que les engrais chimiques. La proposition n’a pas été retenue.
En 1988, un groupe de sensibilités libertaires et écologiques, du nom d'AZF, - pour AsseZ Fumé -, impriment des tracts d’apparence officielle, les déposent dans les boîtes aux lettres de Toulouse. Les tracts conseillent aux gens de ne pas paniquer et de suivre scrupuleusement les consignes de sécurité mentionnées. Un numéro de téléphone est indiqué : le service propreté de la ville de Toulouse. Son standard est inondé d’appels, preuve d’une réelle inquiétude de la population. Corine Lepage, présidente de l’association CAP 21, et Pierre Cabaré, son représentant toulousain, rappellent qu’il y a 25 ans, le projet de déplacement d’AZF vers un ancien terrain militaire avait été écarté. Pour tous, il n’y a pas de doute, le drame aurait pu être évité.
3 - Total menacé de fermeture administrative au Venezuela
Le fisc vénézuélien a menacé mercredi Total d'une fermeture administrative si le groupe ne réglait pas ses arriérés d'impôts. Si le 14 mars, l'entreprise n'a toujours pas réglé ce qu'elle doit ou au moins n'est pas parvenue à un accord en vue de cela, son administration pourrait être fermée jusqu'à trois jours, a déclaré José Cedillo, responsable de l'organisme de recouvrement des impôts. Cela n'impliquerait pas la cessation de ses activités d'extraction pétrolière.
Le gouvernement vénézuélien réclame à Total environ 108 millions de dollars comme arriérés d'impôts accumulés entre 2001 et 2004, auxquels s'ajoutent des intérêts et des pénalités, faute de n'avoir pas respecté la date butoir de décembre 2005 fixée par Caracas. La compagnie n'aurait pas encore répondu aux réclamations du fisc, estimant qu'elle disposait d'un délai. En août 2005, les services fiscaux vénézuéliens avaient fait fermer pendant 48 heures les bureaux de Shell pour l'obliger à s'acquitter des impôts impayés entre 2001 et 2004.
Le président vénézuélien Hugo Chavez accuse les compagnies pétrolières étrangères d'évasion fiscale pour avoir utilisé les conditions favorables des contrats signés sous le gouvernement précédent mais en ignorant la loi en vigueur sur les hydrocarbures, moins favorable en matière de royalties et d'impôt sur le revenu. Les compagnies étrangères ont été invitées à modifier leur statut au Venezuela conformément à la loi prévoyant que la compagnie nationale PDVSA détienne au moins 51% des entreprises mixtes ainsi constituées et que les compagnies étrangères versent 50% d'impôt sur les bénéfices, contre 36% auparavant.
Le président de l'organisme de recouvrement a indiqué qu'une "dernière tentative" serait effectuée mercredi auprès du groupe français, affirmant que le Venezuela était prêt à saisir les tribunaux nationaux et internationaux. Outre plusieurs accords opérationnels dans le domaine des hydrocarbures, Total est associé avec la compagnie norvégienne Statoil en partenariat avec PDVSA pour l'extraction du pétrole extra-lourd.
A lire également :
. Le Vénézuela réclame des impayés à TOTAL
. EADS-CASA fait les frais des rivalités Bush/Chavez/Zapatero
. Chavez atteint les USA en plein vol

15 Commentaires
1
Communiqué de presse Institut de Veille Sanitaire
– 30 mars 2004
Bilan des conséquences sanitaires de l’explosion de l’usine AZF
http://www.invs.sante.fr/recherche/index2.asp?txtQuery=azf
09 mars 2006 à 14:372
http://www.invs.sante.fr/recherche/index2.asp?txtQuery=azf
Bilan explosion global - Institut veille sanitaire
09 mars 2006 à 14:563
Rapport intermédiaire épidémiologique permettant d'apprehendre faits et conséquences
09 mars 2006 à 14:58http://www.invs.sante.fr/recherche/index2.asp?txtQuery=azf
4
Le dernier document est le plus aisé à lire , et inclue graphiques
09 mars 2006 à 14:59de + , il fait un bon topo de l'accident en lui-même
5
C'est à dire , ce lien là
http://www.invs.sante.fr/presse/2002/communiques/azf_09072002/cp_azf_09072002.html
09 mars 2006 à 15:016
Article paru le 10/03/2006 JUSTICE. LES PARTIES CIVILES ET LE PARQUET SCEPTIQUES APRÈS LES DERNIÈRES DÉCLARATIONS DU GARDE DES SCEAUX, PASCAL CLÉMENT.
AZF : un procès en 2007 jugé « peu crédible »
Une date aujourd'hui, prise avec beaucoup de précaution à la fois par le parquet et les différentes parties civiles du dossier. « Pas vraiment crédible car le vrai débat va commencer dans quelques semaines une fois le rapport définitif entre les mains des juges », réagit Gérard Ratier de l'association de parents endeuillés. « Il reste encore des pistes à explorer », poursuit Jacques Mignard, le porte-parole des anciens salariés d'AZF, soutenu par le groupe Total, qui redoute «la liquidation précipitée» de l'enquête.
C'est cette même association qui est à l'initiative, mercredi, de la rencontre entre les parlementaires de la Haute-Garonne et le garde des Sceaux. Composée d'anciens salariés, l'associations refute toujours la thèse de l'accident chimique.
Riche de 100 tomes de procédure, l'instruction pourrait bien s'achever avec le dépôt du rapport final, « point d'orgue de ce dossier », affirme le procureur Paul Michel également dubitatif sur la tenue d'un éventuel procès dans un an.
Les juges d'instruction Suc et Perriquet ont répondu à près de 230 demandes d'actes déposées par Total. Si l'enquête judiciaire est terminée, l'avocat du groupe pétrolier conteste « des pistes tardives explorées plusieurs mois après le drame. »
À ce jour, le directeur de l'usine, Serge Biechlin, et le manutentionnaire, Gilles Fauré, soupçonné d'avoir déversé un sac de 500 kg de produit chloré sur le tas de nitrate un quart d'heure avant l'explosion du hangar 221, sont toujours mis en examen pour « homicide involontaire. » Le procureur de la République, Paul Michel, n'exclut pas d'autres poursuites au vu du nouveau rapport d'experts attendus dans les prochains jours. « Il peut y avoir des évolutions car ce rapport est nourri d'éléments précis… » Bref, il n'est pas impossible que de nouvelles responsabilités soient établies à la lumière scientifique du rapport d'experts.
Pour l'avocat de Total, lui aussi réservé quant à la date d'un procès fixé au premier semestre 2007, « tout est possible sur le plan juridique. » Et d'ajouter : « Une demande de contre-expertise déposée après le rapport définitif n'est pas exclue. »
Mais selon toute logique, si le rapport scientifique met en exergue de nouvelles responsabilités pénales, difficile pour les juges d'évacuer complètement le rôle de Total dans cette affaire. À moins que la nouvelle loi Fauchon portant sur les liens directs ou indirects entre la faute et les dommages ne volent au secours de Total.
Frédéric Abéla - Depeche du Midi
10 mars 2006 à 18:207
ON en reparle
----------------
Royal Dutch Shell a présélectionné quatre offres, dont une de TOTAL, pour ses activités de gaz de pétrole liquéfié (GPL) qu'il compte vendre en deux parties
13 mars 2006 à 13:298
Explosion à Mulhouse : l’école de Chimie en feu !
Selon les pompiers, une très violente explosion suivie d'un incendie s'est produite à 12h25 dans l'Ecole de chimie de Mulhouse faisant de nombreuses victimes. Le bâtiment aurait été soufflé selon des témoins. L’école est située sur un campus universitaire de 25 hectares à 10 minutes en bus du centre. La déflagration a été entendue dans une grande partie de la ville.
Selon le président de l'Université de Haute-Alsace, Guy Schultz, l’explosion a eu lieu dans un bâtiment de recherche. Une étudiante présente dans un bâtiment voisin affirme avoir entendu une déflagration et que toutes les vitres avaient volées en éclats. Le quartier de la faculté a été entièrement bouclé, tandis q’une épaisse fumée noire apparemment non toxique se dégageait au dessus du bâtiment avec de nombreuses retombées sur le sol.
Le bâtiment de trois étages, renfermant des laboratoires de recherche a été éventré au rez-de-chaussée. Des bâtiments avoisinants ont été endommagés vraisemblablement par l’onde choc d’après les pompiers.
24 mars 2006 à 15:089
La chine deja au courant, donne même des precisiosn
France : explosion dans une école de chimie à Mulhouse
2006-03-24 20:49:46 PARIS, 24 mars (XINHUA) --
Une explosion d'origine indéterminée s'est produite vendredi dans un bâtiment de l'Ecole nationale supérieure de chimie (ENSC) de Mulhouse, dans l'est de la France, a rapporté l'AFP.
L'explosion s'est produite vers 12H25 et a été suivie de feu.
Une jeune femme a été grièvement blessée, ont affirmé les pompiers, qui estiment que l'incendie se serait déclaré au rez-de- chaussée d'un bâtiment de trois étages, probablement dans un laboratoire.
Une épaisse fumée noire se dégageait au dessus du bâtiment alors que le quartier de la faculté a été entièrement bouclé. L'école a été évacuée. Fin
24 mars 2006 à 15:1010
http://www.lefigaro.fr/france/20060325.FIG000000582_explosion_mortelle_a_mulhouse.html
25 mars 2006 à 12:4211
La Cie Total
X Mines, ça ne prédestine pas à être cité dans la rubrique des délinquants. On y côtoie plus souvent le gratin de la méritocratie que la lie de la voyoucratie. C’est aussi rare que de voir un PDG, fleuron du CAC 40 s’afficher avec un dealer de banlieue.
C’est pourtant ce qui plane sur la tête de Mr Desmarets sur le sort duquel nous ne verserons pas de larmes inutiles.
Diriger la star du capitalisme hexagonal, engranger plus de bénéfices que la somme de ses 4 poursuivants impose, du moins le croyait-on, certaines obligations vis-à-vis de la société.
S’en affranchir ostensiblement, moquer ceux que l’on pollue, ceux que l’on a, par négligence, réduits en bouillie est indigne de l’idée que l’on se fait du capitalisme.
Aux Etats-Unis Exxon a su payer pour l’Exxon Valdez : En Bretagne Total se bat encore pour ne pas dédommager les victimes de l’Erika.
Aux Indes Union Carbide a su payer pour Bhopal : A Toulouse Total a fait obstruction aux enquêtes jusqu’à ce qu’il soit aujourd’hui établi qu’il est seul responsable du drame AZF.
Et nous éviterons de parler de la Birmanie où Kouchner instrumentalisé par Total manqua de perdre son âme.
Au rang des compagnies voyous, nous hébergeons la première d’entre elle : La Cie Total , pas de quoi en être fier !
13 mai 2006 à 10:1712
En + Total a du avoir ses entrées chez GOOGLE , les sujets sur l'ERIKA et sur AZF sont systematiquement evacués de GOOGLE News / Google Actualités !!!!! et autres sujets "facheux".
Le rapport des experts faisait la une de SUD RADIO hier ..... et RIEN , mais RIEN dans google Actualités du Canada / Suisse et France !!!!!! no comment ....
13 mai 2006 à 13:1113
L'affaire AZF inspire le mineur qui commence par une explication logique de la catastrophe.Lisez sur internet "L'ingenu qui roula" par "henri brilet". C'est un point de vue, le nitrate d'ammonium étant l'explosif le plus utilisé en France et dans le monde. Refiler la responsabilité financière et occulter la rsponsabilité politique justifient une bataille qui durera longtemps.
13 mai 2006 à 20:1814
l'adresse URL de Henri Brilet est :
18 mai 2006 à 19:53http://azfnitratefuel.canalblog.com/
15
L’ I NGENU QUI ROULA -
Une explosion bien ordinaire.
Vous avez pu lire sur son site le commentaire suivant :
« Pour casser les morts terrains, on utilisait par dizaines de tonnes chaque semaine un étrange produit blanc en granulés, amené dans des sacs de toile par un camion quelconque. Les boutefeux qualifiés, mais sorciers confirmés s’amusaient a faire peur aux visiteurs en le présentant vainement a la flamme de leur briquet.
Après une simple préparation l’explosion était formidable et les bancs rocheux cassés en miettes sur plus de vingt mètres d’épaisseur. Ce n’était qu’un engrais de paysan au départ et Raoul l’ingénu ne vous donnera que le nom de la ville où on le fabriqua : TOULOUSE. »
Après réflexion, au prochain 21 Septembre 2006 cinq longues années seront révolues en vain pour expliquer cette catastrophe de TOULOUSE. Raoul l’ingénu apporte donc maintenant sa contribution.
Elle est extraite de « TIRS – théories et technologies » de la revue « Les technique de l’Industrie minérale » n° 13 Mars 2002 par Monsieur Hubert X Ingénieur en Chef de l’Armement (CR)
Les explosifs a base de nitrate d’ammonium se sont largement développés depuis les années 1960 et représentent maintenant plus de 85% du volume des explosifs utilisés en France et dans le monde.
Ils exploitent la propriété que possède le nitrate d’ammonium (mélangé a quelques pour cent de produit combustible pour arriver a une réaction chimique complète) de prendre, sous certaines conditions un régime de détonation quand il reçoit un amorçage suffisant……
Simples, bon marché, et faciles a fabriquer, ces explosifs sont obtenus par pulvérisation de quelques % de fioul sur un nitrate d’ammonium granulé de porosité appropriée. Leur faible sensibilité rend leur manutention et leur mise en œuvre aisées, et il est également possible de les fabriquer directement sur le site d’emploi avec un matériel relativement simple.
Il est inutile d’aller plus loin dans la lecture de ce document technique très compétent et élaboré. L’expérience de Raoul porte sur quelques points :
a) le composant de base du nitrate-fuel est le gas-oil qui est disponible a profusion dans les réservoirs et jerrycans des camions chargeant sur dépôt. C’est le cas dangereux d’un camion de nitrate d’ammonium en feu.
b) un seul jerrycan (% identifié faible) suffit pour arroser un tas important de cet engrais et créer un effet de confinement par infiltration en profondeur, ce qui permettra une importante explosion
c) une masse critique est indispensable pour provoquer l’explosion. La vitesse de détonation est fonction du diamètre et du volume chargés et n’est pas du domaine du laboratoire, sur éprouvettes.
d) L’explosion dite la première de Toulouse est de type classique des mines : le nitrate-fuel amorcé par détonateur voire booster est utilisé dans les grandes carrières et découvertes minières.
e) la détente brutale par explosion provoque une décomposition gazeuse alors que les éléments constitutifs du nitrate d’ammonium sont l’oxyde d’azote, le dioxygène, l’ammoniac, etc.…..
f) L’explosion dite la seconde s’apparente plus a un coup de poussier en l’air, donc immédiatement consécutif, aux conséquences d’effet de choc et de projections toujours lourdement dramatiques. L’état final des transformateurs électriques fondus est une bonne indication de ce qu’ont subi les coupe-circuits. Effectuer un tir au milieu du réseau surchargeable d’une usine défie toutes les consignes de sécurité
.
g) Nous avons vu que le nombre de personnes compétentes dans l’utilisation des nitrates-fuels est très important, non seulement en France, mais dans tous les pays. Les applications minières connues de Raoul se situaient au Maroc. Les boutefeux et leurs assistants en ont la maîtrise ; d’autres, moins bien intentionnés également, comme certains terroristes même amateurs connus hors métropole..
h) Ce danger latent d’information du grand public a dû peser d’un certain poids dans le secret qui entoura cette catastrophe. Après plus de cinquante mois d’initiatives et de réflexion, la Vérité, a laquelle il est insensé de croire échapper au nom de la raison d’Etat, mérite d’être enfin connue.
i) La coopérative agricole d’un village proche n’a plus maintenant de « nitrate d’ammonium » poreux a commercialiser ; les ammonitrates plus stables sont présents. Les paysans en ont besoin pour les cultures. L’ensachage vu est différent.
j)L’Algérie est un de nos fournisseurs de nitrate d’ammonium par lots de dix mille tonnes (dont 60.000 tonnes dans un port breton en 2005). Le risque de fabrication n’est plus supporté en France. Le risque de consommation perdure.
RAOUL l’ingénu ferme sa modeste contribution, mais le document officiel expliquant les causes de cette catastrophe reste lui, obstinément fermé. Certains chercheurs examinent les hypothèses, souvent farfelues qui invoquent le rayon vert, les courants vagabonds, les aéronefs survolant la zone, les émanations gazeuses du voisin ; que peut-on inventer d’autre ? Ces dossiers d’étude ont tout disséqué dans le détail.
Allez donc simplement visiter une grande carrière de France où de Navarre, vous comprendrez ce que pensent et connaissent les mineurs!
Henri BRILET raconte dans " l'Ingénu qui roula " l'aventure où fut entraîné Raoul, un garçon tranquille bien de chez nous.
Humaniste : oui, repentant: non
Suivez cette histoire étonnante qui ouvrira quelques horizons insolites aux Français de l'hexagone : http://briletpirao.club.fr/index.htm
29 mai 2006 à 19:57Ajoutez un commentaire
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