Nucléaire : nouvelle réunion de l'ONU face au front de résistance de l'IRAN

Iran20carte20nucleaireLes cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) ont tenu une nouvelle réunion lundi pour discuter d'un futur texte sur le dossier nucléaire iranien. L'ambassadeur américain qui s'exprimait à la presse, s'est refusé à donner le moindre détail sur cette réunion, la troisième du même ordre depuis la transmission mercredi du dossier iranien au Conseil.

Les "cinq" se reverront une nouvelle fois mardi sur le sujet mais la date des premières consultations officielles n'a pas été précisée. Celle d'une éventuelle présentation d'un texte pour adoption au Conseil ne pourra être fixée qu'en fonction de l'avancée des discussions de mardi. Les 5 permanents estiment la question urgente, tout étant déterminés à procéder de manière délibérée et prudente.

Le président iranien a déclaré quant à lui lundi, que son pays ne reculerait pas "d'un iota" sur son programme nucléaire, l'Iran devant même commencer dans les six prochains mois la construction d'une seconde centrale nucléaire civile. Le ministre iranien des Affaires étrangères a par ailleurs averti dimanche que l'Iran pourrait reconsidérer son engagement au Traité de non-prolifération nucléaire si son droit à l'énergie nucléaire n'était plus assuré.

1 – Les membres permanents du Conseil souhaitent agir vite

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu constatent que l'Iran est en train d'enrichir de l'uranium et continue d'essayer de parfaire sa maîtrise du cycle du combustible nucléaire. Cet état de fait étant préoccupant, ils estiment en conséquence devoir agir vite. Les "cinq", dotés du droit de veto au Conseil, essayent de se mettre d'accord sur les termes d'une déclaration de la présidence du Conseil qui doit constituer une injonction à l'Iran de se conformer aux demandes du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en suspendant de nouveau ses activités d'enrichissement d'uranium.

2 – L'Iran insensible aux exhortations

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré lundi, lors d'une réunion avec les ambassadeurs iraniens à l'étranger, que son pays ne reculerait pas "d'un iota" sur son programme nucléaire, cela signifiant la perte de toute son existence pour un pays, selon lui. L'Iran dit ne pas accepter "les menaces d'une poignée de pays qui veulent injustement l'obliger à renoncer à ses droits légitimes en matière de technologie nucléaire pacifique".

Le ministre iranien de l'économie, a pour sa part, jugé "improbable" l'application éventuelle de sanctions économiques contre son pays, à cause de son programme nucléaire. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont envisagé l'application de sanctions contre l'Iran s'il ne se soumettait pas aux demandes de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

3 – L'Iran va construire une seconde centrale nucléaire

L'Iran va commencer dans les six prochains mois la construction d'une seconde centrale nucléaire civile, a déclaré lundi le ministre iranien de l'Energie. Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Gholamreza Aghazadeh aurait livré les plans, donnant également son autorisation pour commencer la construction de la centrale. L'ancien ministre de l'Energie, le réformateur Habibollah Bitaraf sera chargé du projet.

M. Aghazadeh avait annoncé le 26 février dernier le lancement prochain d'appels d'offre pour la construction de deux centrales nucléaires. L'annonce avait été faite depuis le site de Bouchehr où la Russie achève la construction de la première centrale nucléaire du pays. L'Iran avait alors mentionné qu'il tiendrait compte des relations stratégiques avec la Russie dans le choix des sociétés, et que cette dernière serait même prioritaire. Les deux centrales seront construites à Bouchehr.

Moscou avait annoncé la mise en service de la centrale pour la fin de l'année 2006, mais elle ne devrait pas entrer en fonction avant fin 2007. Au cours des dernières années, les Russes ont à plusieurs reprises reporté l'entrée en fonction de la centrale, induisant des plaintes de la part de Téhéran, qui espère ne pas devoir être confronté à nouveau à un même type de problème. Le Parlement iranien a autorisé le 7 mars le gouvernement à utiliser plus de 200 millions de dollars de revenus pétroliers pour achever la centrale.

4 - L'Iran menace de reconsidérer son engagement au TNP

Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a averti dimanche à Téhéran que l'Iran pourrait reconsidérer son engagement au TNP si son "droit" à l'énergie nucléaire n'était plus assuré. "Si nous atteignons le point où les mécanismes existants n'assurent plus le droit de la nation iranienne, alors la politique de la République islamique d'Iran pourrait éventuellement être revue et reconsidérée", a dit le ministre à la presse en marge d'une conférence à Téhéran. Cependant, M. Mottaki s'est déclaré convaincu qu'il y avait encore des marges pour toutes les parties concernées de conclure un accord au moyen de négociations sur le programme nucléaire de l'Iran.

La proposition de Moscou d'un enrichissement d'uranium iranien en Russie n'est plus à l'ordre du jour, avec l'envoi du dossier nucléaire iranien à l'Onu, a déclaré dimanche le porte-parole du  ministère iranien des Affaires étrangères Hamid Reza Assefi. M. Assefi avait indiqué mercredi dernier, que si le dossier iranien était renvoyé devant le Conseil de sécurité de l'Onu, la proposition russe serait retirée de l'ordre du jour. La Russie a proposé à l'Iran d'enrichir son uranium sur le sol russe pour dissiper les craintes des pays occidentaux . L'Iran avait annoncé avoir trouvé un accord de principe avec la Russie sur cette proposition, affirmant que des discussions supplémentaires étaient néanmoins nécessaires pour un accord définitif.

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7 Commentaires

  1. 1

    elisabeth

    TéHéRAN - Téhéran a annoncé la reprise de négociations sur le plan russe d'enrichissement d'uranium iranien en Russie. Une annonce qui intervient alors que les cinq permanents du Conseil de sécurité planchent sur le dossier du nucléaire iranien. ...

  2. 2

    Elisabeth

    Nucléaire: l'Iran a repris les négociations avec la Russie (porte-parole)
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    TEHERAN, 14 mars 2006 (AFP)
    Le porte-parole du Conseil suprême iranien de la sécurité nationale, Hossein Entezami, a annoncé mardi à l'AFP la reprise la veille de négociations à Moscou sur le plan russe d'enrichissement d'uranium iranien en Russie.

    "La délégation iranienne, dirigée par Ali Hosseini-Tash (membre du Conseil suprême de la sécurité nationale), a mené lundi une première série de négociations avec la partie russe", a déclaré M. Entezami.

    "Les négociations se poursuivent", a-t-il ajouté.

    Le plan de Moscou propose de transférer en Russie l'enrichissement industriel d'uranium, pour donner des assurances aux Occidentaux que le programme nucléaire iranien ne dévie pas vers la fabrication de l'arme atomique.

    Mais il est lié à la condition que Téhéran suspende sur son territoire ses activités d'enrichissement à petite échelle, dans un but déclaré de recherche.

    "L'Iran considère que des négociations sur la base des règles internationales est la solution pour sortir de la situation actuelle et accepte toute proposition constructive dans ce cadre", a poursuivi M. Entezami.

    Le porte-parole a de nouveau insisté sur l'attachement de l'Iran à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

    "Nous avons déclaré à plusieurs reprises que l'AIEA est l'autorité compétente pour régler la question nucléaire et dans le cadre des règles de l'AIEA et du TNP, nous poursuivons nos consultations et nos négociations avec les différentes parties", a indiqué M. Entezami.

    Cette déclaration intervient alors que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu étudient la réponse à apporter au refus de l'Iran de se plier notamment à la demande de l'AIEA de suspendre ses activités nucléaires sensibles.

    Le responsable iranien a également critiqué les Etats-Unis "qui cherchent à utiliser le Conseil de sécurité comme un instrument pour faire pression sur l'Iran".

  3. 3

    Elisabeth / TOTAL

    On en reparle

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    Iran: Gaz de France reconnaît négocier avec Total une entrée dans Pars GNL
    PARIS, 14 mars 2006 (AFP)
    Gaz de France a reconnu mardi être en discussion avec le géant pétrolier français Total et les autorités iraniennes pour prendre une participation dans le gigantesque projet de production de gaz naturel liquéfié Pars GNL, confirmant ainsi une information du quotidien Les Echos.

    "Il y a des discusions en cours avec Total mais elles ne sont pas finalisées" a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe.

    Selon le quotidien économique, des lettres d'intention ont été signées en décembre entre les différentes parties dans le but de parvenir à un accord global d'ici l'été.

    GDF n'a pas souhaité faire de commentaires sur les chiffres avancés par le quotidien.

    Selon Les Echos, le groupe négocie l'achat à long terme de 1,5 à 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, entre 2010 et 2035 et envisage de prendre de 8 à 10% dans l'un des blocs de l'immense gisement gazier de Pars-Sud et une part de 4 à 5% dans l'usine de liquéfaction qui verra le jour sur la côte iranienne. Ce projet l'amènerait à investir entre 250 et 350 millions de dollars.

    L'Iran avait indiqué fin février qu'il allait signer des contrats destinés à la production de gaz liquéfié avec Total ainsi qu'avec l'anglo-néerlandais Shell et l'espagnol Repsol pour développer des projets dans Pars-Sud.

  4. 4

    Elisabeth

    Nucléaire: Moscou confirme la reprise des négociations avec Téhéran
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    MOSCOU, 14 mars 2006 (AFP)
    La Russie a confirmé mardi la reprise des négociations irano-russes à Moscou afin de tenter de trouver une issue diplomatique à la crise du nucléaire iranien, selon l'agence Interfax citant un porte-parole du Conseil de sécurité russe.

    De nouvelles discussions ont eu lieu mardi dans la capitale russe, a indiqué le service de presse du Conseil de sécurité. "Les consultations vont se poursuivre", a-t-il ajouté.

    "Au cours des négociations, la partie russe a confirmé son attachement à un règlement diplomatique du problème en utilisant les possibilités de l'AIEA", a-t-on souligné de même source.

    A Téhéran, le porte-parole du Conseil suprême iranien de la sécurité nationale, Hossein Entezami, avait annoncé un peu plus tôt la reprise, lundi selon lui, des négociations à Moscou.

  5. 5

    laurent

    Tout ceci est extrêmement grave. Voici un article sur ce sujet à lire absolument:

    Is the Bush Administration Planning a Nuclear Holocaust?

    http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle
    &code=20060222&articleId=2032
    (j'ai coupé le lien en deux pour qu'il passe)

    Je pense que les dés sont jetés depuis longtemps et que malheureusement ce n'est pas à l'ONU que se passe les choses importantes. L'ONU n'est plus qu'un instrument de propagande manipulé par les Etats-Unis.

    Voici un résumé de l'article pour les gens pressés:
    - les Etats-Unis projettent d'utiliser des mini-bombes thermonucléaires
    - les Etats-Unis attendent (peut-être) un attentat type 11/9 pour déclencher l'attaque. Il ne faut pas oublier que l'attaque contre l'Afghanistan était planifiée avant les attentats du 11/09/2001.
    - la prise de contrôle des ressources pétrolières du Moyen-Orient est la raison essentielle de l'attaque (comme de celles qui ont précédées contre l'Afghanistant et l'Iran)
    - l'Europe soutient les US
    - la propagande anti-musulmane que l'on subit depuis des années fait partie de ce projet de prise de contrôle des ressources pétrolières du Moyen-Orient
    - on ne voit pas très bien qui pourrait les en empêcher. On doit s'inquiéter des réactions de la Chine et la Russie

  6. 6

    Elisabeth

    Oui , en +, USA et GB travaillent ensemble sur arme nucléaire.

    Je retrouve mes sources .
    Le pétrole est tjrs la raison cachée des conflits...

    Pour ma part , je vais même jusqu'à penser que les USA ont un peu "aide" à l'emergence de la Guerre d'Algerie ... pour le pétrole.
    Ils ont prepare leurs "coups" des les années 1940... en s'"infiltrant dans le pays" et dans les pensées algériennes.

    Pour info, sur le net mais en anglais ... les USA ne se cachent absolument pas de leur volonte de faire tomber le shah,à l'époque, uniquement pour le pétrole.

  7. 7

    Elisabeth

    la suite de réunion ONU
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    Iran: désaccords persistants entre les 5 Grands à l'Onu (Chine)
    NEW YORK (Nations unies), 14 mars 2006 (AFP)
    Des désaccords subsistent entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) sur la manière de traiter le dossier nucléaire iranien, a indiqué mardi l'ambassadeur de Chine, Wang Guangya.

    "Les cinq permanents continuent à discuter, les discussions sont bonnes, il y a encore quelques points sur lesquels ils ne sont pas d'accord et ils vont continuer à travailler", a déclaré M. Wang à la presse, à l'issue d'une réunion des ambassadeurs des "cinq", la quatrième en une semaine, sur le cas iranien.

    M. Wang a indiqué que le principal point de désaccord portait sur le rôle que doit jouer le Conseil de sécurité, affirmant que la Chine voulait qu'il se limite à "renforcer l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique), un point de vue que les Etats-Unis ne partagent pas.

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