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Réchauffement climatique et fonte polaire : nouvelle voie maritime pour le pétrole

Artcicboat3De prime abord, on pourrait naïvement penser que le réchauffement de la planète induise des phénomènes écologiques majeurs ... aux conséquences néfastes sur l'économie mondiale ... Détrompez vous : certains pourraient y trouver avantages, la fonte des glaces donnant accès à de nouvelles routes dont les droits pourraient être très lucratifs, comme nous l'évoquions précédemment dans notre article consacré à une importante pollution suite à la rupture d'un oléoduc en Alaska. De plus, si l’Arctique est plus accessible, les réserves de pétrole qui se trouvent dans le Grand-Nord le seront aussi. La délimitation de la frontière maritime entre Canada et les États-Unis risque donc d’entraîner des enjeux importants.

Le sujet vous interpelle ? ... alors, si vous n'avez pas peur des réalités, suivez- moi ...

1 – Un nouveau passage maritime recherché depuis des siècles

Pendant des siècles, les explorateurs ont espéré découvrir “le légendaire passage du nord-ouest” : une route maritime à travers l’Arctique canadien qui permettrait de gagner des milliers de kilomètres sur le trajet vers l’océan Pacifique, ouvrant ainsi une nouvelle voie de communication avec l’Asie de l’Est. Des centaines d’explorateurs ont péri au cours de leurs recherches de la route “miraculeuse”, l’épaisse glace rendant les conditions du voyage extrêmement périlleuses.

Mais le réchauffement planétaire redéfinit la géographie du Nord canadien. De récentes études suggèrent que 50 à 60 % de la glace de l’Arctique pourrait disparaître vers la fin du siècle, d’autres estiment que d’ici 2070, ou plus tôt, l’Arctique serait si chaud qu’il n’y aurait pas du tout de glace en été.

Mais, outre des impacts importants sur l’environnement, des glaces plus minces signifient davantage de navigation par le Nord. A l'heure actuelle, le canal de Panama sert de lien entre les océans Atlantique et Pacifique. Une route dans l’Arctique raccourcirait de 4000 km les présentes routes de navigation de l’Europe à l’Asie.

La glace disparaissant rapidement, nous pourrions assister à une augmentation vertigineuse du trafic maritime dans l’Arctique. En plus des espèces comme l’ours polaire, qui fait face à l’extinction en raison de la fonte de son habitat, d’autres espèces pourraient aussi être tourmentées par des espèces étrangères introduites par le trafic de bateaux et par l’augmentation de la pollution.

2 – Les opérateurs pétroliers vivement intéressés

Si l'Arctique est plus accessible, les réserves de pétrole qui se trouvent dans le Grand-Nord le seront aussi. Selon certaines estimations, elles équivaudraient au 1/4 des ressources mondiales, de quoi provoquer l'intérêt des opérateurs pétroliers, s'il en était besoin. En effet, bien que le processus du réchauffement de la planète ait entraîné une fonte significative des calottes polaires, augmentant les risques d'une catastrophe écologique, il est néanmoins perçu comme une source potentielle de nouveaux revenus.

En plus de la perspective d'un accès accru à de nouvelles sources d'approvisionnement en poisson et en matières premières, plus particulièrement le pétrole et le gaz, le réchauffement des eaux de l'Arctique signifie la possibilité dans un avenir proche d'une voie navigable nord-ouest, au moins pour la période d'été. Cela représenterait d'énormes économies pour les compagnies maritimes internationales qui pourraient ainsi raccourcir leurs trajets actuels de 6500 à 8000 kilomètres. À titre comparatif, le trajet Londres-Tokyo serait réduit à 16 000 km par rapport à 21 000 km par le canal de Suez et 23 000 km par celui de Panama, en passant par cette voie. Dans le cas de pétroliers de plus en plus massif, qui ne peuvent emprunter le Canal de Panama, et doivent alors passer au sud de l'Amérique du Sud, un passage au nord-ouest offrirait un avantage encore plus conséquent.

D'ici une trentaine d'années, la banquise d'été devrait avoir tellement fondu que peut-être même des navires non spécifiquement conçus pour l'Arctique devraient être capables de franchir le passage du Nord-Ouest. 20 à 30 navires franchiraient déjà le passage chaque été.

En 1986, le Canada avait proclamé sa souveraineté sur les eaux intérieures de l’Arctique, mais tant les États-Unis que l’Union européenne et le Japon n’ont jamais reconnu cette proclamation soutenant qu’il s’agit d’eaux internationales. Les dirigeants canadiens voient ainsi le contrôle de l'Arctique comme le point central de leurs ambitions économiques et géopolitiques. Le contrôle de l'Arctique nord-américain est perçu comme une avantage stratégique dont l'importance ne fera que croître pour le Canada dans ses relations avec ses principaux rivaux commerciaux et en particulier avec les États-Unis, concerné par l'Arctique non seulement en vertu de son influence globale mais en raison de l'Alaska.

3 – La bataille sur la territorialité fait déjà rage

Les politiques canadiens ont fait de la revendication de la souveraineté de l’Arctique un sujet-clé de la campagne électorale. Après avoir pris ses fonctions de premier ministre, Harper a promis d’accroître les dépenses pour assurer au Canada une présence militaire dans l’Arctique. Le plan inclurait la construction de trois brise-glaces armés, qui seraient amarrés près d’Iqualuit, à un coût élevé. Sont également annoncés la construction d'une base sous-marine en eau profonde, le déploiement d'avions téléguidés et l'établissement d' un réseau de postes d'écoute sous-marins pour la surveillance de navires étrangers.

Alors que le Canada affirme que le passage du Nord-Ouest fait partie des eaux territoriales sur lesquelles il devrait avoir souveraineté et être en mesure de contrôler les allées et venues, les États-Unis et plusieurs pays d’Europe maintiennent que les eaux de l’Arctique sont une route internationale gratuitement navigable. D'énormes intérêts économiques sont déjà en jeu , et ce d'autant plus qu'il s'agit en particulier de transit de tankers chargés de pétrole.

En janvier 2006, l’ambassadeur américain au Canada, s'est exprimé sur le sujet en précisant ne pas reconnaître les revendications du Canada sur ces eaux, qualifiant même le passage d'«eaux neutres», une allégation fortement contestée par les canadiens. Le terme implique que non seulement le Canada n’a aucun droit d’exercer un contrôle sur la région, mais aussi que les ressources comme le poisson et le pétrole peuvent être exploitées par n’importe quel pays, une position que même les États-Unis ne partagent pas. Selon la revue MacLeans, un haut fonctionnaire américain a plus tard corrigé le commentaire de Wilkins en affirmant que le mot "neutre" avait été utilisé à mauvais escient.

Si les États-Unis, tout comme des pays tels la Russie et la Grande-Bretagne, ne mettent pas réellement au défi la revendication du Canada sur les ressources, ils insistent néanmoins sur le fait qu’ils ne devraient pas avoir à demander l'autorisation pour emprunter le passage ni être sujets à toute l’étendue de la loi canadienne. Selon eux, accepter les revendications canadiennes sur le passage jetterait un précédent potentiellement désastreux, poussant d’autres pays à affirmer des revendications territoriales sur d’importantes routes maritimes.

Selon certains experts, la plus grande menace pour la revendication de souveraineté du Canada est la pratique de pays étrangers d'emprunter le passage du Nord-Ouest sans obtenir la permission des autorités canadiennes. Un trafic non régularisé par le passage du Nord-Ouest pourrait établir des précédents qui empêcheraient le Canada de réclamer le contrôle de la région, ne laissant qu’une petite marge pour contrôler les navires étrangers. En réponse à cette situation, le Canada a insisté pour allouer des autorisations aux navires en vue de leur traversée du détroit, même s’ils avaient déjà mis en pratique ce type de parcours, sans permission.

Les experts canadiens estiment que le passage sans autorisation des navires étrangers à travers le corridor constitue une menace. Ils ont toutefois des idées différentes sur les actions à mener par le Canada en vue d'y faire face. Si certains privilégient la solution d'une présence militaire accrue en Arctique, d'autres estiment que toute tentative d’utiliser des moyens militaires pour arrêter le trafic à travers le détroit pourrait «créer un problème diplomatique pour le Canada».

Une approche graduelle et une politique de planification à long terme devraient être considérées par le gouvernement canadien, les relations internationales entre le Canada et les pays concernés seraient ainsi moins compromises.

A lire également :

. USA : pollution suite à rupture d'un oléoduc

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Commentaires

25 mar 2006 10:04:44

"Le sujet vous intrigue ? ... alors, suivez- moi ..."

Le sujet ne m'intrigue pas il me navre. Se rejouir de la fonte des glaces par interet pecunier .... j'trouve meme pas de mot.

A quoi sert d'avoir un compte bancaire qui deborde lorsque notre planete sera invivable?

Ca peut paraitre manicheen, cette formulation, mais je n'ai pas le coeur a developper une argumentation. Je ne suis pas non plus un ecolo militant. Juste une personne sensée... enfin j'espere.


Elisabeth

25 mar 2006 11:43:29

mon but est de transmettre l'info , que je sois d'accord avec le principe est une autre chose ....
et si l'aspect financier de la chose me permet d'en parler ici .... c'est mieux que de ne rien dire ...
on m'offre une tribune : je la prends ... tout en restant politiuqement correct ....et factuelle ;)

mais je tenais à vous faire partager l'info avant tout ... peut vehiculée sur le net ...

Je confirme : vous êtes bien une personne sensée et le sujet me ferait même plutot bondir .. mais nous sommes sur un blog finance .... ;) et l'essentiel est de mettre les gens sensés comme vous au courant.

Très cordialement.
Elisabeth



25 mar 2006 11:44:28

je pense changer le terme : on est d'accord , je vais mettre interpelle ...


Elisabeth

25 mar 2006 11:52:01

"A quoi sert d'avoir un compte bancaire qui deborde lorsque notre planete sera invivable?" : je suis d'accord avec vous , comment peut-on au niveau des gouvernements avoir une vision aussi court terme des choses !!

Certes , ils vont mourir les poches pleines ... mais ils vont mourrir qd même ....


wagner

25 mar 2006 11:55:17

Le vrai problème avec le pétrole c'est son prix.
Le prix du pétrole que la France achète en Norvege en Algérie et en Russie est fixé au Moyen Orient.
Tant que la production de pétrole dans les pays de l'OPEP restera à 30 millions de barils, le prix du pétrole sera élevé.


Kidonc

25 mar 2006 13:11:53

C'est un point positif du réchauffement climatique. Pourquoi s'en plaindre ? De nouveaux territoires se devellopperont...Alors pourquoi s'en plaindre ?


Elisabeth

25 mar 2006 15:50:45

certes, certes, tous les avis sont bon à prendre ... mais cela ne va resoudre le pb de la planete au niveau pollution, ca va l'accentuer aux contraires.

on peut néanmoins , en pesant les pour et les contres , faire un bilan complet des incidences, je reflechis sur le sujet , et vous tiens au courant.

Si la reduction des couts de transport réduit les cours du petrole : pourquoi pas ; attention, néanmoins ,que la baisse des cours ne provoque pas une hausse de la consommation et une augmentation des effets de serre.

Par contre, si le pétrole devient moins cher , lié à cette baisse des couts de transit, on aura peut etre moins recours aux bio-carburants, donc moins besoin d'eau et plus de production destinée à l"alimentation humaine : vous voyez difficile de faire un bilan global, il faut laisser murir le raisonnement , mais je ne manquerai pas de vous en reparler.

Merci de votre participation et réaction.

Bien cordialement.



25 mar 2006 19:25:58

"Un point positif du rechauffement..."
"De nouveaux territoires..."

Quand le niveau des mers aura bien monté du fait de la fonte des glaces, j'espere que vous n'habitez pas dans une region innondable .... car elle le sera DEFINITIVEMENT.

Le petrole aura ete une calamité pour la planete, il existe des solutions de rechange bien plus respectueuse de l'environement. Mais on recoupe ce que j'ai dit precement "mourir riche prevaut sur tout", alors ne nous pressons pas de trouver une alternative "verte" tant que la derniere goutte de petrole ne soit vendu.

Elisabeth, mes remarques ne sont en aucun cas une critique quant au fait que vous avez posté ce sujet, il a tout a fait sa place ici. J'ai juste eu une réaction différente de celle purement économique. :)

Tres cordialement.


Olivier Daniélo

25 mar 2006 19:47:41

Bonjour Elisabeth,

Vous indiquez avoir écrit votre article dans l'unique objectif d'informer. Avez-vous pensé informer les principaux intéressés, les inuits, le peuple de la glace ? Je vous invite à envoyer ce texte à Sheila Watt-Cloutier, Présidente de la Conférence circumpolaire inuit, pour une simple information.

Cordialement,

"Notre mode de vie dépend de notre environnement naturel et des animaux. Les changements climatiques détruisent notre environnement et érodent notre culture, mais nous refusons de disparaître. Nous ne deviendrons pas une note de bas de page de la mondialisation", a déclaré Sheila Watt-Cloutier, présidente de la Conférence circumpolaire inuit (...) - Source : http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/breaking_news.phtml?id=141143&source=afp&status=3

Conférence circumpolaire inuit :
http://www.ainc-inac.gc.ca/ch/dec/circon_f.html


Olivier Daniélo

25 mar 2006 20:27:00

Elisabeth,

Vous écrivez :

"De prime abord, on pourrait naïvement penser que le réchauffement de la planète induise des phénomènes écologiques majeurs ... aux conséquences néfastes sur l'économie mondiale ... Détrompez vous : (...)"

Je ne comprend pas ce que vous entendez par "naïvement" et détrompez-vous" - Pouvez-vous expliquer ? On peut interprèter votre texte de plusieurs manières. Mais je garde espoir : sans doute avez vous tout simplement très mal exprimé ce que vous pensez réellement, à tel point que vous en laissez transparaître exactement le contraire.

Cordialement,




Elisabeth

25 mar 2006 20:39:05

oui , en mettant en dérision moi-même mon propre avis sur le sujet, (je m'estime faire partie des "naifs" ),
je pourrai laisser croire exactement le contraire de ce que je pense ... mais c'est peut-etre mon cote cynique pour mettre en avant une exploitation financiere à outrance des ressources de la planete...

c'est exactement comme quand on dit une enorme vérité que personne n'ose dire ... en faisant croire qu'on est idiot et qu'on n'a pas fait expres de creuver l'abces.

Je fais tres souvent de l'humour au 2eme degre ... voire de l'humour noir ... mais c'est sur qu'avant ce post , nous ne nous connaissions pas ! c'est desormais chose faite et je suis contente de pouvoir parler de ce sujet avec vous.
Bien cordialement.


Elisabeth

25 mar 2006 20:42:54

C'est bien ce que je pensais ... on se connait en fait par forum interposé ;) .....
oleocene.org et planete bleue , je crois

Elisabeth alias mdbrut ;)


Olivier Daniélo

25 mar 2006 21:05:45

Merci pour votre réponse. Enchanté également de pouvoir débattre avec une personne qui a le mérite de poser ces aspects économiques et géostratégiques sur la table - C'est une approche tellement lucide de la situation et des enjeux arctiques actuels qu'elle en devient à mon avis alarmante.

@+


Olivier Daniélo

25 mar 2006 21:07:30

mdbrut... ça me dit effectivement quelque chose...

@+


Elisabeth

25 mar 2006 21:23:44

Oui, discussion tres enrichissante, et comme vous le dites, mon but est de poser les chose sur la table avec tous ses aspects, en tentant de rester factuelle.

en fait , c'est ce qui s'est passé sur la rupture de l'oleoduc en Alaska qui m'a fait connaitre le sujet.

Si vous remarquez, ce qui est aussi alarmant, c'est que les Canadiens ne posent pas tant que cela le pb ecologique ... mais plutot achetent deja des armes pour protéger le passage et beneficier des royalties.

le debat n'a même pas lieu sur l'aspect environnemental, il y a lieu sur la maniere de protéger les interets economiques du canada.

Pour rappel sur la rupture de l'oleoduc, j'ai vu l'info 2/3 jours apres ... mais il a fallu attendre encore une semaine pour que google actualites en fasse mention !!! et quasiment aucune presse francaise n'en parle ... alors que c'est une catastrophe ecologique majeure , aux retombées economiques importantes egalement car des barils ont bels et bien étaient perdus.

Sachant que parallelement :
1 - les USA vienneent d'autoriser extraction pétrolière en Alaska
2 - la Russie vient egalement d'autoriser construction d'un oleduc en proximite du lac Baikal,
cela devient inquietant ...

sur oleoduc
http://www.leblogfinance.com/2006/03/usa_pollution_p.html

sur lac baikal
http://www.leblogfinance.com/2006/02/lac_baikal_poll.html


Olivier Daniélo

25 mar 2006 21:46:55

Oui, et encore plus grave certains envisagent d'utiliser du charbon liquéfié pour remplacer le pétrole. Selon l'IFP, le baril de charbon liquéfié serait à 30 dollars. Pour booster le réchauffement, il n'y a pas mieux.

@+


François

26 mar 2006 09:17:41

Bonjour,

Cet article est intéressant même si il reprend des éléments déjà publiés notamment dans Le Monde récemment. En réalité cette route du Grand Nord est une illusion, ou du moins elle concernera davantage le commerce de marchandises que les hydrocarbures.

- Les principaux gisements à découvrir sont en Afrique (Golfe de Guinée, Afrique de l'Ouest) et en Amérique latine
- L'extraction au pôle nord est très hypothétique. Les forages en eaux profondes sont très onéreux, les réserves ne dont pas prouvées. L'exemple de la mer caspienne présentée comme recelant 25% des réserves mondiales de pétrole en 1991, alors que ce n'est que 4% aujourd'hui est je pense instructif.
- Admettons que la glace fonde, il suffit de regarder une carte, la calotte glaciaire se réduit mais ne disparait pas. L'hiver la glace se reforme, au moins partiellement, donc la route ne sera praticable que l'été. Peu intéressant.

Ce qui est vrai c'est que vers 2100, la calotte glaciaire aura sans doute entièrement disparu, mais je pense que le pétrole aussi n'aura plus guère d'intérêt.

FL


Olivier Daniélo

26 mar 2006 11:49:30

Bonjour François,

Ce qui est sûr, c'est que depuis 1980, nous consommons au niveau mondial plus de pétrole chaque année qu'il en est découvert cette même année. Le rythme de découverte de nouveaux gisement est d'ailleurs en forte décroissance depuis 1960. Il est mathématique qu'une telle situation ne peut que mener à un déséquilibre entre l'offre et la demande (peak oil), puis à un épuisement de la resource (variable selon les estimation, environ 37 ans).
Source des données : Exxon Mobil, 2002

Une synthèse par Jean Marc Jancovici :
Qu'est-ce qu'une réserve de pétrole ?
sous-titre : en avons nous pour longtemps ?
http://www.manicore.com/documentation/reserve.html

Ce qui est sûr également c'est que l'intégralité de la hausse du niveau de CO2 atmosphérique (Gaz à effet de serre) depuis le début de l'ère industrielle est d'origine anthropique (humaine).

Comment savons-nous que l’augmentation récente du CO2 est due aux activités humaines ?
Réponse : http://www.realclimate.org/index.php?p=87&lp_lang_view=fr



wagner

26 mar 2006 13:31:18

Quelques infos sur la liquéfaction du charbon.

- La production de diesel par liquéfaction du charbon est le procédé Fischer-Tropsch (1923).

- Le diesel obtenu est très propre car le charbon est purifié pendant sa transformation.

- Le charbon peut être remplacé par le bois et les résidus agricoles. C'est le Sun-Diesel. A ce moment là, il n'y a pas de rejet de CO2.

- Avec le Sun-Diesel, la France peut remplacer 150 000 barils par jour (la France importe 2 000 000 de barils par jour)

- L'idéal serait mettre en commun tous les résidus agricoles et de bois en Europe pour produire un maximun de Sun-Diesel.


Elisabeth

26 mar 2006 14:25:26

Merci à tous pour ces infos tres enrichissantes.

"En réalité cette route du Grand Nord est une illusion, ou du moins elle concernera davantage le commerce de marchandises que les hydrocarbures." , certes , et dans ce cas là , la nouvelle voie maritime aurait peu de conséquence sur le marché pétrolier ... mais les impacts environnementaux seront bien là eux.

Quant au faible potentiel de la zone en hydrocarbures ... il reste à prouver vu l'interet accru des USA sur le dossier.

Ce qu'il est important aussi de noter, c'est que vue la reduction significatice des km à parcourir, la voie risque d'etre tres empruntée.

"Cet article est intéressant même si il reprend des éléments déjà publiés notamment dans Le Monde récemment ": mes sources sont canadiennes ... et en tout état de cause, l'interet du blog , c'est qu'on puisse en discuter et en débattre.


Elisabeth

26 mar 2006 14:28:57

"Les principaux gisements à découvrir sont en Afrique (Golfe de Guinée, " : oui , et cela risque de "revolutionner" cette partie de l'Afrique

cf sur mon site perso www.mondedebrut.com

http://perso.wanadoo.fr/unmondedebrut/Petrole_AFRIQ_GLOB.html , acces direct en cliquant sur mon prenom.

Bien cordialement.

Elisabeth.


matelo

26 mar 2006 15:28:58

le passage du nord ouest canadien avait été traité ( de manière très rigoureuse comme d'habitude ) dans l'émission d'arte le mercredi soir " le dessous des cartes".

Dans ce monde à priori essentiellement guidé par l'argent, la seule façon de réduire la consommation de pétrole et de le réserver à un usage utile ( matières plastiques par exemple plutot que de le bruler betement dans des voitures ou des chaudières ) est de faire en sorte qu'il devienne rapidement très cher.

Problème : s'il devient très cher, des méthodes d'extraction couteuse en énergie et polluante vont devenir rentable..... c'est le serpent qui se mord la queue.

ultime solution : les pouvoirs publics .... donc les citoyens ... vaste programme.

Cordialement


wagner

26 mar 2006 15:30:24

Il ne faut pas oublié les 6 113 américains tués depuis 1983 dans les conflits liés au Moyen Orient qui n'existeraient pas s'il n'y avait pas de pétrole la-bas.

1983 17 tués dans l'attentat contre l'ambassade US à Beyrouth.
1983 241 tués dans l'attaque contre les Marines au Liban.
1988 80 tués dans l'attentat de Lockerbie.
1989 8 tués dans l'attentat contre le DC10 d'UTA.
1991 147 tués pendant la guerre du Golfe.
1996 19 tués dans l'attentat de Khobar.
2000 17 tués dans l'attentat contre USS cole.
2001 2860 tués dans les attentats du 11 septembre 2001.
2006 277 tués dans l'opération Enduring Freedom.
2006 125 tués parmi les civils américains en Irak
2006 2322 tués parmi les soldats US en Irak.


Elisabeth

26 mar 2006 15:41:40

Oui , si on établissait un ratio nb de morts / par baril .. ce serait édifiant !!!
cf. un des pb le + criant : les chiffres du Soudan , 2 millions de morts , 2 millions de baril

"Le Soudan espère atteindre un montant d'exportations de pétrole autour de 2 millions de barils par jour en 2008"

.. et "après ces 21 années de guerre civile qui a déjà fait deux millions de morts."

cf. www.mondedebrut.com pour connaitre mon avis sur la question .
et plus particulierement :

http://perso.wanadoo.fr/unmondedebrut/PETROL_PAYS/SOUDAN/Petrole_SOUDANL_APERCUGRL.html

et je suis effarée de voir la meconnaissance du grand public sur les enjeux pétroliers du Soudan ... il faut que l'info passe !!!

il est clair que les USA ont tout interet pour que la guerre existe et se poursuive .



Elisabeth

26 mar 2006 15:43:50

"Problème : s'il devient très cher, des méthodes d'extraction couteuse en énergie et polluante vont devenir rentable..... c'est le serpent qui se mord la queue." ...

oui + gros pb à venir avec les bio-carburants qui vont accroitre pénurie d'eau planétaire de manière phenomenale ... et risque de faire grimper les prix des mat 1eres agricoles pour l'homme : inquietant !!!


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