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Le pétrole ne manque pas de correction ... faisant fi du Nigéria

CorrectionEvoluant dans un monde de brut, le pétrole ne manque pas néanmoins de correction ces temps-ci. En effet, les cours du pétrole ont nettement reculé lundi, emportés par un mouvement de redressement technique, alors que la progression avait été de près de trois dollars la semaine dernière.

Mais selon certains analystes, il ne faut toutefois pas se méprendre sur le sens à donner à cette correction technique.

Examinons donc ensemble les différents facteurs ayant conduit à cette évolution.

1 – Le baril chute de plus de 2 dollars

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de brut a cédé 2,35 dollars, clôturant à 60,42 USD. A Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord a lâché 1,92 dollars, pour terminer à 61,34 USD.

Les prix ont ainsi corrigé lundi leur forte progression de la semaine dernière. Pour rappel, les cours avaient pris environ quatre dollars entre lundi et jeudi, poursuivant ensuite une tendance baissière en cédant presque un dollar dès vendredi.

2 – Les raisons de la chute

Pour certains analystes, le mouvement technique s'inscrit dans une tendance de plus long terme, d'un mouvement oscillatoire des cours, entre 55 et 65 dollars, “swinguant” au gré des facteurs contradictoires qui déterminent actuellement la tendance du marché.

Selon certains analystes, les cours ont été “plombés” par une déclaration du ministre saoudien du Pétrole, estimant que seules les tensions géopolitiques actuelles justifient les prix élevés du moment. Le second trimestre correspond en effet à une période de l'année où la demande est la plus faible, et les stocks de pétrole sont à très hauts niveaux.

Dans ce contexte, la baisse des cours de lundi s'expliquerait donc par le caractère conjugué d'une faible demande et d'une hausse des stocks.

3 – Offres et demandes actuelles de pétrole

Comme en Europe, les deux fortes périodes de demande aux Etats-Unis sont concentrées en hiver (demande de produits chauffants) et en été (saison des grands déplacements estivaux).

Les stocks de brut, ont pour leur part augmenté de 11,6 millions de barils au cours des deux dernières semaines aux Etats-Unis, et sont désormais à leur plus haut niveau depuis sept ans. Ceux d'essence ont reculé ces dernières semaines, mais restent supérieurs à leur moyenne des cinq dernières années.

Mais, selon certains experts, il ne faut toutefois pas se méprendre sur le sens à donner à cette correction technique. En effet, même selon les analystes qui avaient annoncé cette correction dès vendredi, un renversement de tendance n'est pas à l'ordre du jour. Les cours devraient en effet continuer à être soutenus, notamment par la vigueur de la demande chinoise en pétrole.

Le Center for Global Energy Studies (CGES) a signalé lundi un redémarrage de la croissance de la demande de brut en 2006, après une année 2005 de ralentissement dû au bond de 40% des prix. La demande devrait croître de 1,5% en 2006. Ce redémarrage de la demande, associé aux autres facteurs haussiers qui caractérisent le marché, devrait avoir pour effet de faire évoluer le prix du baril autour de 65 dollars pendant l'année, prévoit le CGES.

4 – Nouvelles menaces au Nigéria

Le marché n'a pas semblé perturbé par les informations en provenance du Nigeria, où la production a été affectée depuis vendredi par un incident sur un oléoduc approvisionnant un terminal de la compagnie Agip, filiale de l'italien Eni.

A l'heure actuelle, la compagnie ne dispose pas de toutes les informations nécessaires et tente de se rendre dans cette zone difficile afin de commencer le nettoyage. L'incident a eu lieu plus exactement sur le pipe-line Tebidaba-Brass dans le delta du Niger.

Un porte-parole d'Agip a estimé lundi que la perte de production ainsi occasionnée était de 65.000 à 75.000 barils par jour. Elle s'ajoute aux 500.000 à 550.000 barils par jour environ de production perdue en raison des sabotages menés par les séparatistes du delta du Niger contre Shell.

Cette perte de production d'Agip devrait représenter de 2,5 à 2,8% de la production nigériane, qui avant la multiplication des incidents de ces derniers mois - qui l'ont fait chuter d'environ 20% - atteignait quelque 2,6 millions de barils par jour.

Les séparatistes du delta du Niger ont nié rapidement toute participation à cette interruption de production, alors que la presse locale estime que la fuite de ce pipe-line serait dû à sa vétusté.

A lire également :

. Le pétrole subit l'assaut de l'Irak et de l'Iran

. La Chine poursuite sa quête énergétique jusqu'au Nigéria

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Commentaires

Nigeria suite / elisabeth

20 mars 06 23:31:59

Les délestages massifs devraient durer au Nigeria
ANGOLA PRESS


Abuja, Nigeria, 17/03 - les délestages au Nigeria continueront encore pendant un certain temps, faute d`accès par les réparateurs de la compagnie nationale d`électricité aux gazoducs qui fournissent du gaz aux centrales thermiques, a affirmé Liyel Imoke, le ministre de l`Energie et de l`Acier.

"A ce jour (mercredi), nous n`avons pas été en mesure d`accéder aux secteurs des gazoducs vandalisés. Les circonstances sont très indépendantes de la volonté de la Power Holding Company (du Nigeria)" a déclaré M. Imoke mercredi à la presse à Lagos.

Les attaques des militants séparatistes contre les gazoducs de la région du Delta du Niger ont entraîné une réduction drastique de la production nationale d`électricité, d`un maximum de 4.500 mégawatts à environ 2.500 mégawatts.

Cette baisse a, à son tour, contraint la société nationale à planifier des "délestages" massifs à travers le pays, où certains citoyens bénéficient de moins de six heures d`électricité par jour, même en temps normal.

M. Imoke, a toutefois dit que le gouvernement fait des efforts pour rectifier la situation en utilisant une source d`énergie alternative afin de faire fonctionner la plus grande centrale thermique du pays situé à Egbin, près de Lagos.

En raison de cette coupure dans la distribution de gaz et le problème de l`une des unités, la centrale d`Egbin produit à peine 700 mégawatts, sur les 1.400 à 1.500 mégawatts disponibles au niveau de la centrale.

Le gouvernement nigérian a injecté des milliards de nairas à cette compagnie énergétique en mauvais état depuis 1999, mais ces dépenses n`ont pas engendré la stabilité énergétique dans le pays le plus peuplé du continent.

Le président Olusegun Obasanjo a promis d`augmenter la production énergétique à 10.000 megawatts d`ici à 2007, date à laquelle il quittera le pouvoir.
...
pourtant c'est le Nigéria quia ide actuellemnt le Sénégal en proie également à une pénurie.

cf.
DAKAR plongée dans le noir TOTAL, faute de pétrole

http://www.leblogfinance.com/2006/03/dakar_plonge_da.html


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