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IRAN nucléaire : l'ONU traite déjà le dossier
Les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) étaient réunis mercredi après-midi pour discuter du dossier nucléaire iranien et jeter les bases d'un futur texte du Conseil. Les discussions en sont encore à un stade préliminaire et doivent être intensifiés pour discuter de la marche à suivre. Un accord de principe devrait en découler alors que sera proposé un texte au Conseil, qui devrait se saisir de la question iranienne dans le courant de la semaine prochaine.
Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a décidé mercredi de transmettre au Conseil de sécurité le dernier rapport de l'Agence sur l'Iran, qui constate que les activités d'enrichissement d'uranium se poursuivent contrairement aux demandes. Cette transmission était prévue par une résolution adoptée le 4 février. Un accord politique reste possible sur le dossier a cependant déclaré mercredi le directeur de l'AIEA, appelant toutes les parties au calme.
Les Etats-Unis estiment quant à eux que l'Iran a assez de gaz d'uranium pour fabriquer après son enrichissement dix bombes nucléaires, et ils réclament de nouvelles inspections. L'Iran affirme pour sa part ne pas souhaiter jouer de son arme pétrolière. Par ailleurs, un oléoduc a été endommagé par le feu dans la province du Khouzestan dans le sud-ouest de l'Iran, a indiqué mercredi un responsable local de l'industrie pétrolière sans exclure un acte de sabotage.
1 – Réunion des membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu
L'ambassadeur de France a dit pour sa part que la réunion avait pour but d'avoir une discussion avec la Russie et la Chine sur les éléments à introduire dans le texte, soulignant que l'action du Conseil devra être "graduelle", le but étant de persuader les Iraniens de revenir à la suspension de leurs activités d'enrichissement d'uranium. Le premier texte susceptible d'être proposé à l'adoption du Conseil ne devrait pas être une résolution mais plutôt une déclaration présidentielle. Ce genre de texte n'a pas le caractère contraignant d'une résolution mais nécessite l'unanimité des 15 membres du Conseil.
Le numéro trois du département d'Etat américain, Nicholas Burns, a affirmé quant à lui que le Conseil discuterait du dossier iranien "lundi ou mardi". Le diplomate a souligné que la réunion des cinq permanents (P5) était une "rencontre préparatoire et non décisionnaire". Il a par ailleurs rappelé qu'il n'était pas du ressort du P5 de décider du jour où le Conseil discuterait de la question, décision qui relève de la présidence du Conseil, assumée ce mois-ci par l'Argentine.
2 - Iran/nucléaire: un accord toujours possible, selon ElBaradei
Un accord politique reste possible sur le dossier du nucléaire iranien, a déclaré mercredi à Vienne le directeur de l'AIEA Mohamed ElBaradei en demandant à toutes les parties de baisser le ton, à la fin de la réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA. L'Iran a immédiatement réagi en menaçant les Etats-Unis de "souffrance et de mal" s'ils prenaient des mesures contre le programme nucléaire iranien.
Les intervenants à la réunion du Conseil des gouverneurs ont souligné que l'envoi du dossier iranien au Conseil de sécurité était une nouvelle phase diplomatique. L'envoi du dossier au Conseil de sécurité est à voir comme une tentative de trouver une solution pour ramener les partenaires à la table des négociations, la première responsabilité du Conseil de sécurité étant de régler les conflits par des moyens pacifiques.
3 - Les Etats-Unis réclament de nouvelles inspections
Les Etats-Unis estiment que l'Iran a assez de gaz d'uranium pour fabriquer après son enrichissement dix bombes nucléaires, et réclamaient mercredi de nouvelles inspections. Ces commentaires ont été faits par l'ambassadeur américain Gregory Schulte devant le conseil des gouverneurs de l'AIEA, siégeant à huis clos. M. Schulte a noté que l'Iran disposait, après conversion de minerai d'uranium, de 85 tonnes d'hexafluorure d'uranium (UF6), qui est ensuite introduit dans des centrifugeuses pour l'enrichissement. En bout de processus, ce serait suffisant pour produire dix bombes nucléaires, a déclaré l'ambassadeur.
4 - L'Iran ne devrait pas jouer de son arme pétrolière
Le ministre iranien du Pétrole, Kazem Vaziri-Hamaneh, a affirmé mercredi à Vienne que son pays n'arrêterait pas ses exportations de pétrole en dépit de son différend sur son programme nucléaire. "Le pétrole iranien continue de couler. Les exportations ne seront pas arrêtées", a-t-il déclaré mercredi à l'issue d'une réunion de l'Opep dans la capitale autrichienne. Peu auparavant, le chef de la délégation iranienne à l'AIEA avait déclaré que son pays ne comptait pas pour l'instant utiliser l'arme du pétrole mais que, si la situation changeait , il modifierait sa politique. L'Iran ne souhaiterait pas à l'heure actuelle la confrontation avec les autres pays.
5- Feu sur un oléoduc en Iran : sabotage ?
Un oléoduc a été endommagé par le feu dans la province du Khouzestan dans le sud-ouest de l'Iran, a indiqué mercredi un responsable local de l'industrie pétrolière sans exclure un acte de sabotage. L'oléoduc, reliant la ville d'Ahvaz à la raffinerie d'Abadan, la première du pays, s'est enflammé dans la nuit de mardi à mercredi. L'incendie a été circonscrit au bout de dix heures.
Un sabotage n'est pas exclu, selon la télévision, qui a fait état de l'ouverture d'une enquête. La réparation de l'oléoduc endommagé a commencé et celui-ci devrait bientôt reprendre bientôt le transport du pétrole, la raffinerie d'Abadan étant alimentée entre-temps par d'autres conduites. Deux incendies majeurs avaient frappé des conduites de pétrole et de gaz dans la province du Khouzestan en octobre. Des actes de sabotage n'avaient pas été exclus, alors que le Khouzestan, qui comprend une forte minorité arabe, connaît des troubles depuis un an, avec des explosions meurtrières.
Les autorités iraniennes ont accusé les forces britanniques stationnées dans le sud de l'Irak, voisin du Khouzestan, de prêter main forte aux responsables de ces violences. Londres a formellement démenti.
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Commentaires
seyed
9 mars 06 07:54:09
AIEA c'est une parti de ONU que toujour arsoler par les 8 membres créateur des malheure dans la mond par couverture d'une maison familliar(onu). mr. Annan est raison de fermer cette boutique comme reforme.
seyed
9 mars 06 07:55:29
AIEA c'est une parti de ONU que toujour arsoler par les 8 membres créateur des malheure dans la mond par couverture d'une maison familliar(onu). mr. Annan est raison de fermer cette boutique comme reforme.



