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Iran : une déclaration de l'ONU est proche

Iran_nuclear_okLe Conseil de sécurité de l'Onu s'est rapproché vendredi d'un accord sur un texte rédigé par les parties françaises et britanniques sur le dossier nucléaire iranien. Une réunion des cinq grands se tiendra lundi à New York, dans le but de finaliser le projet de texte de déclaration présidentielle. "La réponse que nous avons reçue aujourd'hui de nos collègues nous indique que nous sommes très près", a déclaré à la presse l'ambassadeur de Grande-Bretagne à l'Onu, après une première réunion formelle du Conseil sur le dossier. Les ambassadeurs russe et chinois ont demandé un délai pour consulter leurs capitales sur certains points.

Parallèlement, le premier raffineur du Japon, Nippon Oil, va réduire ses importations de pétrole indirectes en provenance d'Iran, estimant notamment que la crise nucléaire actuelle fesait peser des incertitudes sur l'approvisionnement.

1 – Le projet de texte de déclaration présidentielle en bonne voie

L'UE 3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne) ainsi que la Russie, les Etats-Unis et la Chine organiseront une rencontre sur l'Iran le 20 mars à New York pour arrêter leur position sur le dossier nucléaire iranien. La rencontre se tiendra au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères.

Les ambassadeurs à l’Onu des 5 Grands ont eu ces derniers jours cinq réunions consacrées à l’élaboration d’un projet de texte de déclaration présidentielle, sans toutefois parvenir à se mettre d’accord. La Russie et la Chine qui ont des liens économiques étroits avec l’Iran ont clairement indiqué qu’elles étaient opposées a des sanctions contre Téhéran et qu’elles pensaient que l'AIEA devait continuer à gérer le dossier iranien. La France et la Grande-Bretagne qui sont parmi les meilleurs clients du pétrole iranien refusent également les sanctions.

Ce texte de déclaration présidentielle devrait appeler Téhéran à se conformer aux demandes de l’Agence internationale de l’énergie atomique, à suspendre toutes ses activités liées à l’enrichissement d’uranium, à reconsidérer la construction d’un réacteur nucléaire de recherche à eau lourde et à reprendre l’application du protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire.

La première version du projet de texte proposé aux quinze membres du Conseil, rédigé par la France et le Royaume-Uni avec l'appui des Etats-Unis, prévoyait d'accorder seulement 14 jours à Téhéran pour se conformer aux demandes de l'AIEA et suspendre toutes ses activités liées à l'enrichissement d'uranium. Plusieurs délégations, dont la Chine et la Russie, considéraient ce délai comme trop court.

2 La Russie en désaccord sur le délai de 14 jours

Dans une interview publiée vendredi par le Financial Times, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a publiquement critiqué la fixation d'un délai de 14 jours. Selon lui, un tel délai n'est pas applicable, a dit Lavrov, rappelant la précipitation des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne en Irak en 2003 avant que les inspecteurs de l’Onu n’aient achevé leur travail d’enquête sur la présence d’armes de destruction massive. Néanmoins, les inspecteurs de l’AIEA travaillent sur le dosssier depuis 1140 jours.

3 La Chine souhaite accorder à l'Iran un délai de 4 à 6 semaines

Par ailleurs, la Chine s'est dite prête à accepter que le Conseil de sécurité de l'Onu donne entre quatre et six semaines à l'Iran pour se conformer aux exigences de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a indiqué vendredi son ambassadeur à l'Onu, Wang Guangya.

"Nous devons laisser suffisamment de temps à la diplomatie et à l'AIEA pour faire son travail, au moins quatre à six semaines", a déclaré M. Wang avant d'entrer au Conseil de sécurité pour les premières consultations formelles sur le nucléaire iranien depuis la transmission du dossier à New York par l'AIEA.

4 –Le 1er raffineur du Japon réduit ses importations de pétrole iranien

Le premier raffineur du Japon, Nippon Oil, va réduire ses importations indirectes de pétrole en provenance d'Iran, estimant notamment que la crise nucléaire actuelle fait peser des incertitudes sur l'approvisionnement. Nippon Oil est le premier raffineur dans le monde à annoncer une réduction ses importations d'Iran, dans l'éventualité d'un embargo destiné à forcer Téhéran à abandonner son programme nucléaire.

Le groupe japonais va réduire ses importations de brut iranien de 142.000 barils par jour actuellement, à 120.000 barils par jour, soit une baisse de 15,5%, et combler la différence en important plus de pétrole saoudien et koweïtien. Toutefois, cette réduction n'affectera que les achats de pétrole effectués par le biais de courtiers sur les marchés internationaux, et non les contrats d'approvisionnement direct souscrits entre Nippon Oil et l'Iran.

Un précédent avec un courtier motive cette décision, le risque associé au programme nucléaire iranien ayant bien évidemment également joué son rôle. Le PDG de Nippon Oil, Fumiaki Watari, s'est rendu au Proche-Orient la semaine dernière pour s'assurer que l'Iran ne stopperait pas ses exportations de brut. Selon la compagnie, son commerce avec ne devrait pas diminuer et pourrait même augmenter à l'avenir. Le brut iranien représente 14% des importations pétrolières de Nippon Oil, et 16% de celles de l'ensemble du Japon. L'Iran est le troisième fournisseur pétrolier de l'Archipel derrière l'Arabie saoudite (29% des importations) et les Emirats arabes unis (25%).

Selon le quotidien d'affaires Nikkei, un autre raffineur japonais très dépendant des importations iraniennes, Showa Shell Sekiyu, devrait bientôt prendre une décision similaire. D'après le journal, ce groupe envisage de demander à ses principaux actionnaires, Saudi Arabian Oil et Royal Dutch Shell, de lui fournir des ressources de substitution en cas d'embargo pétrolier. D'autres raffineurs japonais interrogés jeudi matin ont cependant assuré qu'ils n'avaient pas l'intention de réduire leurs importations d'Iran.

Le Japon, deuxième économie mondiale, est fortement dépendant des importations pétrolières en provenance du Golfe. Tokyo a développé sa propre "diplomatie pétrolière" au Moyen-Orient, en particulier avec l'Iran, quitte à mécontenter les Etats-unis, pourtant son proche allié. Ainsi, la compagnie semi-publique japonaise Inpex devrait ainsi bientôt commencer à développer l'immense champ pétrolier d'Azadegan, au sud-ouest de l'Iran, malgré les pressions américaines. En février 2004, Inpex avait signé un contrat de deux milliards de dollars en Iran, le plus important accord pétrolier jamais conclu par le Japon, pour développer Azadegan.

A lire également :

. Nucléaire : nouvelle réunion de l'ONU face au front de résistance de l'IRAN

. Iran : l'Occident propose à l'ONU un ultimatum

. L'Iran pétrolier en pleine tension

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Voici les sites qui parlent de Iran : une déclaration de l'ONU est proche:

Commentaires

Elisabeth/ IRAN tjrs NON

18 mars 06 13:06:43

L'Iran réitère son refus de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium
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2006-03-18 17:59:32 xinhua
L'Iran a réitéré samedi son refus de suspendre ses activités de recherche en matière d'enrichissement d'uranium, alors que le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait adopter un texte appelant Téhéran à y renoncer.

"Il n'y a aucune raison d'accepter la suspension de nos activités de recherche et de renoncer à notre droit qui est conforme aux règles internationales. Les Iraniens ne le permettront pas", a déclaré le porte-parole du gouvernement iranien, Gholamhossein Elham, lors de son point de presse hebdomadaire.



Elisabeth / USA CHINE Russie

18 mars 06 13:10:20

Iran : Accord possible entre Américains, Russes et Chinois 18.03.2006 IRAN RESIST


Le Conseil de Sécurité de l’Onu s’approche davantage d’un accord sur une déclaration concernant le programme nucléaire controversé de l’Iran, la Russie et la Chine étant plus enclines qu’auparavant à présenter une date butoir à Téhéran.

La Russie et la Chine « commencent à montrer de la flexibilité pour renvoyer le rapport (sur l’Iran du directeur général de l’AIEA, Mohamed) El Baradai au Conseil de Sécurité et ces deux pays acceptent l’idée d’une date butoir fixe.

La date butoir deviendrait effective lorsque le Conseil de Sécurité aura publié une déclaration demandant à l’Iran d’arrêter immédiatement l’enrichissement d’uranium et de coopérer avec une enquête de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

La Russie et la Chine qui ont des liens économiques étroits avec l’Iran avaient toujours plus ou moins clairement indiqué qu’elles étaient opposées a des sanctions contre Téhéran et qu’elles pensaient que l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) devait continuer à gérer le dossier iranien. Parce que ces deux géants de l’Asie savent que l’Agence ne dispose d’aucun répertoire coercitif contrairement au Conseil de Sécurité. Elles utilisent l’AIEA comme jadis, le faisait la Troïka pendant les deux ans de négociations infructueuses avec les mollahs.

De plus, la France et la Grande-Bretagne qui sont parmi les meilleurs clients du pétrole iranien refusent également les sanctions. Ces deux dernières, en raison de leur appartenance à l’OTAN, ne peuvent pas catégoriquement refuser le transfert du dossier au Conseil de Sécurité, mais elles ont toujours pu compter sur la résistance sino-russe à ce transfert.

C’est pourquoi, les Américains ont cherché à trouver un moyen de satisfaire Russes et Chinois pour neutraliser les manœuvres franco-britanniques. Ils ont proposé un partenariat nucléaire avec les Russes. Et ils ont apporté leur soutien au projet lancé par Poutine qui a proposé, le 25 janvier dernier, la création d’un réseau de centres pour l’enrichissement et le retraitement du combustible nucléaire sous contrôle international afin d’offrir l’accès à l’énergie nucléaire aux pays en développement sans risque de prolifération des armes atomiques. Une idée similaire avait été récemment exprimée par George Bush.

Lors du sommet de G8, les Français ont refusé ce projet qui représente moins de profit pour les industries nucléaires françaises, mais la Chine vient officiellement d’approuver cette idée Sino-américaine. Un axe virtuel Washington-Moscou–Pékin s’est constitué.

La Chine, en quête d’énergie pour nourrir sa forte croissance, prévoit de se doter de 40 réacteurs nucléaires au cours des 15 prochaines années. En 2006, Pékin devrait désigner les sociétés étrangères chargées de construire en Chine quatre réacteurs de troisième génération. Nous parions que les Russes et les Américains seront dans le coup.

Parallèlement, le secrétaire américain à l’Energie Samuel Bodman, en visite à Moscou mercredi, a invité la Russie à rejoindre le Forum international Génération IV. « Nous avons l’intention d’accepter cette invitation », a affirmé Sergueï Kirienko, le chef de l’Agence fédérale russe de l’Energie atomique (Rosatom).

Ce Forum est une initiative lancée par le département américain de l’Energie en janvier 2000 dont l’objectif est de développer une nouvelle génération de systèmes nucléaires. Ces systèmes doivent présenter d’importantes améliorations par rapport aux systèmes existants du point de vue de l’économie, de la sûreté et de la fiabilité, de la non-prolifération de la protection physique et de la durabilité.

La problématique nucléaire iranienne et le refus de l'UE à RENONCER à des contrats BUY-BACK Iran, poussent les Etats-Unis à s’adopter et chercher de nouvelles combinaisons diplomatiques qui sont parmi les plus ambitieuses adoptées par les Etats-Unis depuis le rapprochement sino-américain sous l’égide de Nixon-Kissinger.

Même si cette approche est à ses débuts, si elle aboutit, elle laisse présager une période de détente bénéfique au règlement du cas des mollahs dans le sens que « nous » l’entendons.

Et l’UE continue de précipiter sa propre dérive en se coupant d’un allié aussi important que les Etats-Unis.



Elisabeth/ Australie JAPON

18 mars 06 13:12:50

Canberra, Washington et Tokyo appellent l'Iran à suspendre ses activités d'enrichissement de l'uranium
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AP | 18.03.06 | 09:32


SYDNEY (AP) -- L'Australie, les Etats-Unis et le Japon ont appelé l'Iran samedi à suspendre toutes ses activités d'enrichissement d'uranium et à reprendre les négociations sur son programme nucléaire.
"Nous avons de graves préoccupations à propos du programme nucléaire iranien et avons évoqué la nécessité d'une action concertée au Conseil de sécurité de l'ONU pour convaincre l'Iran de suspendre rapidement toute activité liée à l'enrichissement d'uranium", selon un communiqué de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et de ses homologues japonais et australien, Taro Aso et Alexander Downer.

A l'issue d'une réunion, les trois pays ont également appelé Téhéran à "coopérer pleinement" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à "reprendre les négociations et prendre toutes les mesures exigées par le conseil des gouverneurs".
Les trois ministres ont par ailleurs appelé la Corée du Nord à reprendre le chemin des négociations sur son dossier nucléaire. Pyongyang a suspendu depuis novembre sa participation aux pourparlers à six, conditionnant un retour à la table des discussions à une levée des sanctions financières imposées par les Etats-Unis contre huit sociétés nord-coréennes. Ces pourparlers ont été lancés en 2003, la Chine, les Etats-Unis, les deux Corée, le Japon et la Russie y participant


Elisabeth / Questions IRAN IRAK

18 mars 06 13:16:04

La Maison Blanche minimise les discussions avec l'Iran sur l'Irak 2006-03-18 10:23:56

WASHINGTON, 17 mars (XINHUANET) -- Les Etats-Unis ont salué avec prudence vendredi l'offre iranienne de discussions sur l'Irak, mais en minimisant le retour à attendre de ces discussions face-à- face envisagées.

S'exprimant aux journalistes lors d'un point de presse, le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan a qualifié l'offre iranienne de "développement intéressant".

"Nous commençons à voir quelques signes montrant que le régime commence à écouter", a-t-il indiqué.

Toutefois, le porte-parole a exprimé un certain scepticisme sur la perspective que ces discussions aient lieu. Si c'est le cas, a- t-il dit, "ce que nous aimerions voir est un changement d'attitude du régime... Ils devraient jouer un rôle productif dans la région".

Les Etats-Unis ont réclamé que l'Iran abandonne son programme nucléaire qui est, selon Washington, une menace pour la sécurité régionale. L'Iran dément ces accusations, insistant que son programme nucléaire a pour seul objectif la production d'énergie.

"Nous devons voir. Nous avons déjà été sceptiques par le passé sur les réponse du régime à nos préoccupations", a dit M. McClellan.

Les médias locaux ont rapporté que des responsables de la Maison Blanche avaient exprimé leur scepticisme sur la portée de la proposition iranienne, commentant qu'une offre similaire avait été présentée par le passé.

Ali Larijani, négociateur en chef iranien sur le nucléaire et secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, a déclaré jeudi que l'Iran était prêt à ouvrir des discussions directes avec les Etats-Unis sur la question de l'Irak.

En réponse, la Maison Blanche s'est dite disposée à de telles discussions, et a autorisé l'ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, à ouvrir des discussions avec l'Iran.

Le porte-parole a toutefois noté qu'il s'agissait d'un "mandat très pointu portant spécifiquement sur les questions relatives à l'Irak", à l'exclusion donc du dossier nucléaire iranien qui, a-t- il souligné, a été confié aux Nations unies.



mangambi

10 janv. 08 12:50:38

je suis une qui veux servir a Dieu chez vous au canada, mais je n'est pas des moyens financiers pour y parvenir, mais si m'aider a le faire vraiment serai glorifier, pardon aidez moi j'ai cet elang missionnaire, avec confiance j'espere votre reponse favorable. Merçi


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