Immobilier : la flambée inquiète Trichet

9987766"Il semble en fait que le secteur immobilier soit dans le collimateur de la Banque de France (BCE).

Jean-Claude Trichet s'est inquiété en public à plusieurs reprises ces dernières semaines de la hausse des prix des appartements et des maisons dans plusieurs pays de la zone euro, notemment en Espagne et en France. Il estime les prix surévalués d'au moins 30%."

Elle ne date pas d'aujourd'hui, mais qu'il ne pouvait peut-être pas exprimer tant que les esprits n'étaient pas prêts et la baisse ou le blocage du marché palpable.

"La BCE persiste et signe" ou Jean-Claude Trichet justifie la hausse des taux en Europe

La Banque centrale européenne (BCE) a justifié la nouvelle hausse des taux décidée jeudi dernier par le Conseil des gouverneurs de l'institution. Le président de la BCE explique la hausse des taux par un risque accru d'inflation à moyen terme.
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Le président de la BCE a expliqué que « les panels de surveillance de la banque ont montré que la probabilité que l'inflation dépasse les 2 % s'était renforcée », faisant allusion au seuil limite fixé par l'institut d'émission pour la hausse des prix dans la zone euro. Il s'est, aussi, dit préoccupé par la hausse des prix de l'immobilier dans certains pays.

Pas de décision « ex ante »

Enfin, répondant à une question sur la faible croissance persistante de la zone euro, le président de la BCE a affirmé qu'« une très bonne politique monétaire est une condition nécessaire mais pas suffisante pour assurer la croissance et la création d'emplois »...

Cet extrait de la revue "Le particulier", La lettre des placements, édito du 08/03/06, nous prouve que le patron de la BCE n'hésite plus à exprimer en public son inquiétude.

 

6 Commentaires

  1. 1

    Saint-Aubin

    Messieurs les économistes saisis par le "Laisser-fairisme"
    Au lendemain de l’an nouveau 2006, il reste important de se pencher sur le nouveau spectre qui hante désormais les gouvernements d’ Europe. La prise de conscience par les Peuples d’Europe que le projet européen qui leur avait été proposé en 2005 n’allait pas dans la bonne direction.

    En effet, les NON qui se sont exprimés, à l’occasion des élections référendaire sur la "Constitution européenne"ne sont pas tombés pas du ciel mais avaient été préparés par de nombreux facteurs. Parmi ces multiples causes, comment ne pas donner une importance prééminente à la "propension" des gouvernements nationaux à se"défausser" et à faire"porter le chapeau"à l’Europe de leurs politiques impopulaires et régressives.

    Mais, il y eut aussi dans ces raisons, la grave méconnaissance et même la cécité absolue de l’ "Eurocratie" devant de l’ attente toujours déçue des peuples à ce qu’elle se hisse enfin à la hauteur de ses missions de stratège économique et de bouclier économique et social, que la protection des Peuples européens nécessiterait.

    * Keynes avait l’habitude de dire que : "Les hommes sont autant les fils de leur époque que ceux de leurs pères". Or l’ Europe qui avait été fondée en 1957, sur un compromis libéral (surtout démo-chrétien et socialiste) n’est plus la même que celle qui avait été imaginée puis initiée par Jean Monnet et construite, pas à pas, au cours des "trente glorieuses". Le contexte économique qui avait prévalu alors, resta au niveau mondial, jusqu’en 1971, le système dollar qui obligeait les États à respecter de manière assez égale (même pour les USA) une certaine discipline monétaire. Quant à l’outil budgétaire, il était alors fondé sur le "consensus Keynésien" et le mécanisme alors efficace en Europe de "préférence communautaire".

    Toutefois, ce cadre économique, relativement sécurisant sur le fondement duquel l’ "Europe des six" avait bâti son succès et sa puissance, notamment grâce à la "préférence communautaire" fut balayé par l’abandon, en 1971, du système de change fixe par les USA et par la décision implicite prise par les "puissants de ce Monde" de ne plus contrôler les mouvements de capitaux, qui sont alors devenus browniens et erratiques, déstabilisant toute politique économique nationale. En outre cette internationalisation effrénée des capitaux effectuée sans la contrepartie d'une régulation a mis en crise la possibilité même de mettre en oeuvre des politiques keynésiennes de relance menées au niveau national, la dernière en date ayant été initiée par les gouvernements Mitterrand-Mauroy de 1981 à la mi-1983.

    * Au moment même ou l’Europe s’élargissait presque jusqu'à l’excès et sans réfléchir vraiment à la réalité historique de ses frontières, la locomotive européenne se voyait privée de ses trois "combustibles"majeurs possibles : soit le monétaire, le budgétaire ( un pourcentage de budget ridicule par rapport à celui dix fois plus important du budget fédéral des USA) , et celui d’une politique d’emprunts, qui lui auraient permis de piloter, de mener une politique de recherche massive digne de ce nom et de "réindustrialisation", y compris dans le secteur des services, afin d'être en mesure de conduire ses 25, plus tard ses 27, "wagons" !

    Or face aux cruautés sociales actuelles de la mondialisation, les Peuples ne peuvent se contenter de pieuses invocations à la démocratie, du rappel de leur héritage culturel commun et de la comptine pour enfants sages de la "Mondialisation heureuse". Ces Peuples ont aussi besoin de plus concret et substantiel et notamment de se sentir efficacement protégés des affres de la concurrence et surtout de ce qu’ils perçoivent avec raison comme un emballement non maîtrisé de l’économie mondiale.

    Or malheureusement le projet qui leur avait été soumis correspondait au renouvellement d’un compromis dépassé et en rajoutait même dans l’incertitude en se donnant le luxe de constitutionnaliser le principe de "concurrence libre et non faussé". Autant dire à des catégories sociales qui craignaient de se noyer qu’il était sage de jeter par dessus bord toute bouée de sauvetage !

    * Le gros problème fut aussi, de nature générationnelle comme il l’avait été pour l’ État-major Français en mai 1940 ... et les responsables, qui avaient eu la mission de préparer ce projet de Constitution furent en retard d’une étape ou de plusieurs étapes de l’Europe et de... la Mondialisation même !

    Il existe aujourd’hui, de nouvelles "lignes Maginot" et une nouvelle "cabale des dévots" du culte rendu à l’ économie libérale...

    En effet, ce n’est pas en pleine compétition mondiale qui peut déboucher sur une crise de solvabilité des États-Unis, sur une crise de surproduction venue de la dictature communisto-ultra-libérale Chinoise et sur une crise de renchérissement du pétrole mettant en très grave difficulté notre mode de développement fondé en majeure partie sur l’automobile individuelle et le gaspillage d'électricité, qu’il convient de jeter par dessus-bord tous les outils monétaires, budgétaires et d’abandonner toute stratégies de relance post-keynésienne, comme l'avait courageusement tenté, un temps, Jacques Delors, avec les propositions de relance contenues dans son "livre blanc", (torpillé par les gouvernements européens unis dans leur mutuelle inaction au nom du "laisser-fairisme").

    Or seule une politique courageuse de création active et de développement post-industrialiste est seule à même, de réussir dans l'espace d'un marché sachant vendre aussi à sa juste valeur, le ticket d'entrée au plus vaste et riche marché du monde au moyen d'une préférence communautaire modérée, et ce afin de financer une vraie politique de régulation économique continentale.

    Mais pour ce faire, mieux vaut ne faut pas se tromper de décennie, sachant que cette courte période équivaut désormais un demi-siècle par rapport aux mêmes périodes de temps des années cinquante, à l’aune des bouleversements formidables, comme nous le montre l’actuelle transformation féroce et non maîtrisée de la Chine, au regard de l’accroissement de puissance des techniques. Nous savons aussi que demain viendront d’autres géants qui ont pour nom l’Inde, le Brésil, l' Indonésie et plus tard, enfin, ce qui est infiniment heureux pour l'Europe, le monde arabe et l’Afrique ...

    Alors, pourquoi s’enfermer, face à ce véritable séisme économique incontrôlé, dans des postures inefficaces, visant à jouer à être les meilleurs élèves du dogme monétariste, les rescapés de feu le dépassé "consensus de Washington"ou à jouer à figurer parmi les "derniers des mohicans" du dogme de la "libre concurrence"sans rivage.

    En outre, les tenants de ce dogme obsolète se trompent d’époque, et en appliquant des médecines inadéquates, ces "Sganarelles" de la "concurrence libre et parfaite" ne peuvent que jouer contre les Peuples, éroder leurs acquis sociaux conquis par un siècle et demi de rapports de force et de philanthropie, et par conséquent, saper l’assise du lien social dans nos sociétés et préparer des guerres...

    La seule vraie question du moment qui compte vraiment devrait être : la défense concrète de nos Peuples et la sortie de notre funeste et inavouée "préférence européenne pour le chômage" et du "bradage" de l'insertion de la jeunesse au nom des sacrifices exclusifs rendus sur l'autel d'une prétendue inflation, véritable maladie imaginaire, contre laquelle notre bon Jean-Claude Trichet comme le "Drogo", du "désert des tartares", monte depuis vingt ans une garde aussi vaine qu'inutile ...

    Paul Saint-Aubin, (pseudonyme d’un Historien, vivant à Toulouse, le 11-03-2006)

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    Auteur :

    Monsieur, Paul, ARRIGHI,
    8, allée Paul SABATIER (31000)
    TOULOUSE -
    Mail : ARRIGHIP@aol.com
    tel personnel : 05 61 52 86 47

  2. 2

    Marie Phoenix

    Merci, Paul, pour cette longue et intéressante intervention.

    Avez-vous un lien de parenté avec le regretté Monseigneur Arrighi ? J'ai reçu chez moi une de ses nièces en septembre, car je connais un peu sa famille.

    Je réagirai à votre intervention un peu plus tard.

    Très courtoisement, Marie

  3. 3

    ghermane77

    Oui, Saint-Aubin
    Oui, Camarade !

  4. 4

    Marie Phoenix

    "BCE, le robinet du crédit va continuer à se fermer.

    Dans une interview commune à cinq quotidiens européens, dont la Tribune, Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, ne laisse planer aucun doute sur la politique actuelle. Après deux ans et demi de gel des taux à un plancher historiquement bas, 2 %, les deux dernières hausses du loyer de l'argent en décembre et en mars, seront vraisemblablement suivies de nouveaux resserrements monétaires. Afin de prévenir toute résurgence de l'inflation et garder un euro solide et crédible, deux nouveaux durcissements pourraient intervenir d'ici à la fin de l'année, portant les principaux taux directeurs autour de 3 %. Le patron de la BCE réfute les accusations d'avoir agi trop vite et de mettre en péril la reprise économique de la zone euro, arguments véhiculés par certains milieux d'affaires ou politiques. Il estime que la préservation de la stabilité des prix est essentielle pour la confiance des investisseurs et des consommateurs et c'est sur elle que repose la crédibilité de l'institution européenne. Jean-Claude Trichet défend également l'indéniable succès de l'euro et estime qu'il a facilité la réalisation du marché unique et contribué à la mise en place de réformes structurelles importantes, même si dans ce domaine il y a encore beaucoup à faire."

  5. 5

    Marie Phoenix

    http://www.charleston.net/stories/?newsID=75081§ion=businessreview

    "South Carolina native and Federal Reserve Chairman Ben Bernanke turned up in Las Vegas last week, not to put the nation's treasury at risk but to sound an early warning about commercial real estate lending practices at smaller banks.

    And what Bernanke said in Vegas almost certainly won't stay in Vegas.

    While most so-called community banks are in good shape financially, they also are likely to face greater oversight from regulators, the nation's top monetary policy official told his captive audience.

    "In recent years community banks have become more focused on commercial real estate lending, leading to a significant shift in the balance sheet and risk profiles of a growing numbers of banks," Bernanke said, according to transcript of his speech to the Independent Community Bankers of America.

    Dillon High School's most famous graduate stressed that most of these loans so far "have performed well."

    "Our examiners tell us that lending standards are generally sound and are not comparable to the standards that contributed to broad problems in the banking industry two decades ago," Bernanke said. "In particular, real estate appraisal practices have improved."

    Bernanke met en garde les petites banques, ça sent lr roussi, on dirait...

  6. 6

    c o

    http://www.lexpansion.com/NLConj/4100.30.141224.html

    « Nous approchons du début de la fin du fameux "conundrum" »

    Jean Louis Mourier, économiste chez Aurel Leven.


    Les banques centrales vont-elles retrouver un peu de prise sur les taux d'intérêt à long terme dans les mois qui viennent ?

    "Oui. Nous approchons sans doute du début de la fin du fameux « conundrum » cher à Alan Greenspan. Face à des perspectives de resserrement général des politiques monétaires dans les grands pays (poursuite de la remontée des taux aux Etats-Unis et en Europe, éventuelle reprise au Royaume-Uni et sortie de la politique de taux zéro au Japon), l'excès de liquidité va se réduire, ce qui pénalisera l'ensemble des marchés financiers. En clair, le rendement des obligations publiques va grimper, retrouvant un niveau plus « normal ». Le vent est déjà en train de tourner : les marchés obligataires se montrent plus sensibles aux discours des banquiers centraux. Le 2 mars derniers, les paroles de Jean-Claude Trichet, qui donnaient juste une orientation au sujet de la politique monétaire dans la zone euro, ont provoqué de vives tensions sur les taux d'intérêt à long terme, à la fois en Europe et aux Etats-Unis."

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