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GAZPROM : nucléaire en Russie et gaz en Iran

Gazpromlogo2Gazprom et d'autres investisseurs privés pourraient financer la construction de nouvelles centrales nucléaires en Russie. Pour pouvoir recevoir des investissements extérieurs, la société publique Rosenergoatom en charge du cycle nucléaire civil devra d'abord être transformée en société par actions, ce qui est prévu dans le cadre de la réforme du secteur. Le groupe aurait donné son accord politique, mais financièrement rien n'aurait été décidé.

L'opérateur gazier, dont l'Etat russe détient une majorité du capital, a acquis récemment plus de 50% d'Atomstroïexport, la société chargée de construire la centrale de Bouchehr en Iran, via la banque Gazprombank qu'il contrôle. Gazprom contrôle aussi 75% d'OMZ, un groupe industriel russe qui fabrique entre autres des équipements pour le nucléaire.

D'autre part, un parlementaire russe a déclaré mardi qu'il était  possible de trouver un compromis avec Téhéran en matière de coopération nucléaire. Le consortium russe Rosenergoatom ne participera pas à la création de la coentreprise russo-iranienne d'enrichissement d'uranium, mais le groupe est prêt cependant à construire les réacteurs et à former le personnel iranien.

Par ailleurs Gazprom examine la possibilité de poursuivre sa coopération avec l'Iran sur le gisement de gaz de Pars-Sud, tout en abordant parallèlement la mise en valeur d'un gisement en Sibérie occidentale, qui sera la source principale du Gazoduc nord-européen (GNE) sous la mer Baltique.

1 – GAZPROM prêt à financer des centrales nucléaires en Russie

"Nous sommes intéressés par l'apport d'investissements de Gazprom", a déclaré le responsable de Rosenergoatom, soulignant que cette option serait "super-rentable" pour l'économie russe et le groupe gazier. En développant ses capacités de production d'électricité nucléaire, la Russie consommerait moins de gaz et pourrait donc augmenter ses exportations dans ce secteur, le gaz russe étant vendu beaucoup plus cher à l'international que sur le marché intérieur.

Vladimir Poutine avait déclaré le 31 janvier qu'à l'horizon 2030, 25% de l'énergie produite en Russie devait être nucléaire contre 16% à 17% aujourd'hui. Le chef de l'agence atomique russe Rosatom, qui chapeaute le nucléaire civil et militaire, a précisé récemment que 40 nouveaux blocs nucléaires devaient être construits en Russie sans préciser de délais. Un programme de développement des capacités nucléaires devrait être prêt dans les prochains mois. Avec l'aide de financements supplémentaires publics ou privés, Rosenergoatom pourrait mettre en service 2 blocs nucléaires par an à partir de 2010. Pour l'instant, faute de financement, Rosenergoatom s'est surtout employé à prolonger la durée de vie des dix centrales nucléaires russes qui comptent au total 31 blocs.

Les financements du développement du nucléaire civil en Russie pourraient également venir des principaux clients, notamment les groupes du secteur des métaux. Les problèmes de consommation d'électricité et de financements seraient constamment évoqués avec le sidérurgiste Severstal ou les groupes d'aluminium Roussal et Soual. La direction de Rosenergoatom a rencontré par ailleurs mardi un consortium de clients finlandais et suédois qui se sont montrés intéressés par l'électricité nucléaire russe et sont prêts à financer la construction d'une ligne électrique.

2 - La Russie et l'Iran peuvent s'entendre sur la coopération nucléaire

Le parlementaire russe Mikhail Marguelov a déclaré mardi qu'il était possible de trouver un compromis avec Téhéran en matière de coopération nucléaire. Téhéran serait prêt à accepter la proposition de Moscou de créer une coentreprise d'enrichissement d'uranium sur le territoire de la Russie, mais pour l'instant il n'a pas annoncé sa disposition à renoncer à ses propres recherches dans ce domaine et à donner des garanties appropriées. Aujourd'hui, c'est l'obstacle principal capable de noyer tout le processus des pourparlers, estime Mikhail Marguelov. Tant que l'Iran n'offrira pas de garanties dans ce domaine, des représailles de la communauté mondiale ne peuvent être exclues.

Le consortium russe Rosenergoatom ne participera pas à la création de la coentreprise russo-iranienne d'enrichissement d'uranium,mais le groupe est prêt cependant à construire les réacteurs et à former le personnel iranien, le responsable du groupe démentant les informations selon lesquelles la Russie avait suspendu la formation des spécialistes iraniens.

3 - Gazprom examine sa coopération avec l'Iran sur le gaz

Gazprom examine la possibilité de poursuivre sa coopération avec l'Iran sur le gisement de gaz de Pars-Sud et, notamment, dans son exploitation", a indiqué un représentant du groupe. Au cours de sa récente visite à Téhéran, le directeur de l'Agence fédérale russe pour l'Energie atomique Sergueï Kirienko a discuté de la participation de Gazprom dans l'exploitation de ce gisement.

Le gisement de gaz de Pars-Sud est situé dans la partie centrale du golfe Persique à 100 km des côtes iraniennes et ses réserves sont estimées à 12 600 milliards de mètres cubes de gaz. En consortium avec la compagnie Total et le malaisien Petronas, Gazprom a participé au projet de mise en valeur des tranches 2 et 3 du gisement. Au total, il est prévu 25 tranches dans la mise en valeur du gisement. Après la Russie, l'Iran possède les gisements de gaz les plus importants du monde qui sont estimés à 24 000 milliards de mètres cubes, soit 16% des réserves mondiales. Près de la moitié des réserves iraniennes sont concentrées dans des gisements offshores du golfe Persique.

4 - Début des travaux sur le gisement pour le Gazoduc nord-européen

Gazprom a abordé la mise en valeur du gisement de Youjno-Rousskoïé (au nord de la Sibérie occidentale) qui sera la source principale du Gazoduc nord-européen (GNE) sous la mer Baltique. Le débit projeté du gisement dont les réserves sont estimées à 700 milliards de m3 sera de 25 milliards de m3s par an. Aucun site naturel classé ne figurerait dans la zone du gisement et des futures conduites de gaz. La pose des tubes sera effectuée au minimum à 0,8 m de profondeur et la distance entre les différentes conduites sera minimale, afin de réduire au maximum les zones touchées par la construction.

Les premières audiences publiques chargées d'évaluer l'impact qu'aura sur le milieu naturel l'aménagement du gisement se dérouleront le 24 mars. La licence de prospection géologique et de mise en valeur du gisement est détenue par Severneftegazprom, une filiale à 100% de Gazprom. Un programme d'ensemble pour la production, le transport et la livraison de gaz jusqu'en 2020 sera soumis à l'examen du Conseil des directeurs de Gazprom.

Parallèlement, Gazprom vient d'approuver l'acquisition de 51% du capital de North European Gas Pipeline (NEGP, Gazoduc nord-européen) auprès de sa filiale ZGG. L'entreprise conjointe russo-allemande NEGP Company a été créée dans le but de construire le secteur marin du Gazoduc nord-européen (GNE).  NEGP Company a été instituée en vertu de l'Accord sur la construction du Gazoduc nord-européen signé entre le russe Gazprom et les allemands E.ON  et BASF.

En novembre 2005, Gazprom, E.ON et Wintershall avaient signé un accord préliminaire entre actionnaires. Conformément à cet accord, Gazprom a habilité sa filiale ZGG sous législation allemande à devenir actionnaire de NEGP. L'accord préliminaire prévoyait la rétrocession à Gazprom des actions appartenant à ZGG, après approbation de l'accord par le conseil des directeurs du holding russe.

5 - La Turquie point de transit pour les exportations de gaz russe ?

La Turquie pourrait devenir un point de transit pour les exportations de gaz naturel russe à quelques pays en Europe et au Moyen-Orient, a indiqué Gazprom début février. Le président de Gazprom et le ministre turc de l'Energie et des Ressources naturelles ont discuté des projets de transit de gaz à travers le territoire vers les pays tiers, en particulier la Grèce, l'Italie, Israël et d'autres pays au Moyen-Orient. Lors d'une réunion à Ankara, les deux parties ont convenu d'étudier la création possible d'un joint-venture pour ces projets.

Gazprom s'intéresse également aux installations de stockage de gaz souterraines et aux réseaux de distribution en Turquie, pays qui importe la majorité de gaz qu'elle consomme depuis la Russie. Un important gazoduc s'étendant sous la Mer noire du sud de Russie au port turc de Samsun a été inauguré en novembre 2005. Le gazoduc a une capacité de pomper 16 milliards de m3 de gaz par an vers la Turquie. La Turquie et la Russie envisagent d'étendre le gazoduc de Samsun au port méditerranéen de Ceyhan et de le prolonger en Israël et au Liban.

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Voici les sites qui parlent de GAZPROM : nucléaire en Russie et gaz en Iran:

Commentaires

Elisabeth / Poutine

1 mars 06 10:28:04

Vladimir Poutine optimiste quant aux résultats des négociations russo-iraniennes
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28/02/2006 21:50

BUDAPEST, 28 février - RIA Novosti. La Russie et l'Iran pourront s'entendre sur la création d'une coentreprise d'enrichissement d'uranium sur le sol russe, a annoncé mardi le président russe Vladimir Poutine, en visite officielle en Hongrie.

"Nous sommes optimistes et nous comptons parvenir à une entente avec les négociateurs iraniens sur l'adhésion de l'Iran au protocole additionnel et sur sa ratification. Nous pourrons aussi nous entendre sur la création d'une coentreprise d'enrichissement d'uranium en Russie pour satisfaire aux besoins du nucléaire civil iranien", a noté le chef de l'État russe au cours d'une conférence de presse.

"Si nous arrivons à persuader nos partenaires iraniens que la réalisation de ces projets répond aux intérêts de l'Iran et de la communauté internationale, nous serons contents d'avoir contribué au règlement de ce problème", a indiqué M.Poutine.

Personne n'a le droit de limiter le droit des Iraniens à développer le nucléaire civil. Mais cela implique "la création d'une infrastructure, d'un système de centres d'enrichissement d'uranium et de retraitement du combustible nucléaire irradié", a-t-il affirmé.

Il y aura toujours un danger de prolifération des technologies nucléaires qui pourraient être utilisées pour développer des armes nucléaires. Mais la réalisation des initiatives russes réduirait cette menace. "Nous verrons tout prochainement quels seront les résultats (des négociations avec l'Iran)", a noté le président Poutine.

Une délégation iranienne conduite par le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Laridjani se rendra à Moscou le 1er mars pour poursuivre les consultations sur le programme nucléaire iranien.



Refus moratoire

1 mars 06 14:08:36

Téhéran refuse le préalable du moratoire sur l'enrichissement
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MOSCOU - Le négociateur iranien Ali Larijani a refusé à son arrivée à Moscou de faire du moratoire sur l'enrichissement d'uranium une condition au règlement du problème du nucléaire iranien. Il a ainsi rejeté implicitement une exigence occidentale.

"Les réponses aux questions (concernant le nucléaire iranien) n'ont aucun rapport direct avec le moratoire", a dit M. Larijani à l'aéroport de Moscou-Vnoukovo, selon l'agence Interfax. "Un moratoire est nécessaire, quand il y a un danger, mais toutes nos activités sont transparentes", a ajouté le négociateur iranien.

Il a déclaré par ailleurs, selon Ria Novosti, que l'Iran "ne revendiquait que les droits qui lui sont octroyés dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Nous acceptons les inspections de l'AIEA, les inspections internationales conformes à la loi", a souligné M. Larijani.

A la veille de l'arrivée de la délégation iranienne, qui doit négocier la création d'une entreprise commune pour enrichir en Russie l'uranium destiné à l'Iran, la Russie avait réaffirmé que le moratoire sur l'enrichissement en Iran était un élément important des pourparlers.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a réaffirmé cette position. Déclarant un compromis "possible", il a souligné qu'il "était nécessaire pour cela que l'Iran revienne au moratoire et accepte la proposition de la Russie de créer une entreprise commune pour l'enrichissement


Elisabeth

2 mars 06 16:55:27

On en reparle , mais le plan de Poutine commence à etre clair ...

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La Russie veut limiter l'accès des investisseurs étrangers aux secteurs "stratégiques"
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MOSCOU, 2 mars 2006 (AFP)
Le gouvernement russe prépare un projet de loi qui limitera l'accès des investisseurs étrangers aux secteurs "stratégiques" de l'économie russe, notamment ceux de l'énergie, des armements et du nucléaire, a déclaré jeudi le ministre russe du Développement économique, Guerman Gref.

"Il y aura un nombre de domaines, aujourd'hui il s'agit de 39 types d'activités, où l'acquisition d'une part de contrôle (des entreprises) par des étrangers va être soumise à autorisation", a affirmé M. Gref, cité par les agences russes.

"Une liste de ces secteurs" doit être dressée prochainement pour que "la situation dans l'économie russe devienne plus transparente pour les étrangers", a précisé M. Gref, ajoutant qu'il s'agirait avant tout de la production d'arme, de matériel militaire et nucléaire, ainsi que de la construction d'installations nucléaires.


Elisabeth

14 mars 06 11:19:22

POUR rappel, tout est lié ....


aujourd'hui TOTAL avec Iran et GAZprom ... demain AREVA en Iran ??... je le dis depuis Novembre, on verra bien ....

Cela s'appelle tester l'opinion ... pour une annonce prochaine de partenariat franco-russe-iranien sur le nucléaire .....


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