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Total battu en retraite en Russie par la Norvège

ShtokmanliteTel Napoléon, qui avait du battre en retraite en Russie, le groupe TOTAL pourrait être mis à mal dans ces mêmes contrées, voire même évincé par des compagnies norvégiennes et américaines. Ces dernières sont en effet sur le point de remporter l'appel d'offres pour le développement du champ gazier russe de Shtokman dans la mer de Barents, aux côtés de Gazprom.

Total aurait été notamment écartée à cause d’un antécédent financier entre les deux compagnies, que nous évoquions précédemment.

1 – Norvège et USA certainement retenus pour le champ de Shtokman

Les compagnies norvégiennes Statoil et Hydro, les majors américaines ConocoPhillips et Chevron Texaco ainsi que le groupe Total étaient sur les rangs pour prendre une tranche du gisement Shtokman, situé à quelque 560 km au nord des côtes russes. Les consortiums Norvégiens et Américains devraient de toute évidence remporter la mise et se partager à parts égales 49% du projet. Interrogé, le service de presse de Gazprom s'est refusé à tout commentaire, rappelant seulement que les vainqueurs de l'appel d'offres seraient connus le 15 avril.

La Norvège possède une expérience de l'extraction de gaz dans la zone arctique tandis que les compagnies américaines pourraient contribuer à transporter le gaz naturel liquéfié (GNL) de Shtokman vers le marché américain. Des dires même de Chevron, l'association avec la compagnie américaine permettrait à Gazprom de devenir une compagnie véritablement mondiale, en lui offrant l'accès au marché des Etats-Unis.

2 - Le projet de GAZPROM

Gazprom compte exploiter pendant quarante ans les réserves de Shtokman estimées à 3.500 milliards de m3 de gaz, soit plus de sept fois la consommation annuelle de l'Union européenne en 2004. Le géant gazier russe a besoin de groupes occidentaux pour réunir les investissements nécessaires (10 milliards de dollars pour la première phase et plus de 20 milliards au total).

Aux yeux des analystes, ce projet permettrait à la Russie de prouver qu'elle possède les capacités d'extraction et de transport nécessaires pour confirmer son rôle de grand fournisseur d'énergie pour l'Europe, après les inquiétudes nées des perturbations de livraisons l'hiver dernier. La Russie a les réserves de gaz les plus vastes du monde et ses livraisons représentent quelque 25% de la consommation de l'UE.

3 – Total écarté sur l'appel d'offre

Total aurait été écartée de l'affaire suite au conflit franco-russe concernant le champ pétrolier de Khariaga. L'opérateur pétrolier français s'était heurté avec les autorités russes sur des questions fiscales dans le cadre de l'accord de partage de production (PSA) signé en 1995 pour ce champ situé dans le Grand Nord. Le conflit entre la compagnie et les autorités de Moscou portait essentiellement sur le montant des investissements français qui devait être décompté des sommes soumises à l'impôt, Moscou considérant que les sommes présentées pour 2001 (146 millions de dollars) et 2002 (plus de 178 millions USD) étaient trop élevées.

Total s'était d'abord adressé au tribunal d'arbitrage international de Stockholm, mais avait décidé en décembre dernier d'interrompre cette procédure, dans le cadre d'un accord à l'amiable .

Une source proche des négociations entre Total et NOVATEK- deuxième producteur de gaz russe derrière Gazprom - avait établi alors un lien entre ce différent et la lenteur sans précédent avec laquelle le Service fédéral antitrust avait traité le dossier, un fonctionnaire de l'administration ayant assuré par la suite qu'il ne fallait pas lier ces deux événements.

En mars dernier, Menno Grouvel, vice-président de Total pour l'Europe et l'Asie centrale, avait souligné pour sa part que des cinq participants à l'appel d'offres pour Shtokman, "Total était le plus important en termes de capitalisation boursière" tout en mettant en avant l'expérience de son groupe dans l'offshore.

4 – Les atouts de la Norvège et ses relations avec la Russie

Le premier ministre russe s'est rendu mardi sur l'île norvégienne d'Aukra pour étudier les projets des compagnies Statoil et Norsk Hydro en matière d'exploitation des gisements de gaz sous-marins et de raffinage. Ce voyage aurait pratiquement déterminé d'avance le résultat de l'appel d'offres. En effet, les propositions norvégiennes de commercialisation de gaz sur le marché nord-américain, de technologies d'extraction de gaz sur le plateau continental et de participation russe à des projets norvégiens sur le plateau norvégien intéressent Gazprom. Le chef du gouvernement russe qui s'est vu présenter les projets d'exploitation des gisements Snohvit et Ormen Lange a également visité une raffinerie de gaz en chantier. Il a par ailleurs rappelé que la Russie coopérait avec la Norvège dans beaucoup de domaines, en particulier en tant que partenaire dans le secteur du pétrole et du gaz.

Le patron de Norsk Hydro a également indiqué qu'il allait engager des négociations la semaine prochaine avec le gouverneur de la région russe de Mourmansk sur la construction dans son périmètre d'une usine d'aluminium qui consommerait du gaz des mers arctiques. Ce la devrait bien être la clé de la décision concernant l'appel d'offres. Le ministre russe des Technologies de l'information et des Télécommunications, considère pour sa part que la Norvège dispose des technologies les plus modernes, y compris dans le domaine de l'extraction de gaz sous-marine.

L'année dernières les échanges entre les deux pays s'étaient montés à 2,117 milliards de dollars : les métaux ferreux représentaient 70% des exportations russes vers la Norvège, le poisson et les produits de la mer constituant 70% des exportations norvégiennes vers la Russie. Cette structure des échanges ne saurait satisfaire les parties à l'heure actuelle, c'est pourquoi les deux pays entendent donc développer la coopération dans les secteurs de l'énergie et des hautes technologies. La partie russe souhaiterait en priorité lancer de grands projets dans le domaine des technologies d'extraction sous-marine et d'acheminement du gaz.

De son côté la partie norvégienne prendrait part à l'implantation de technopoles de l'information, notamment en matière de télé-médecine, qui pourraient être utilisés dans la lutte contre les maladies infectieuses, notamment contre la grippe aviaire. D'autres questions, concernant la pêche notamment, seront également abordées au cours des pourparlers russo-norvégiens.

A lire également :

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Voici les sites qui parlent de Total battu en retraite en Russie par la Norvège:

Commentaires

Caulaincourt

30 mars 06 11:04:03

"battu en retraite" cela ne veut rien dire du tout

C'est pourtant pas difficile de faire un titre dans un francais correct !

par exemple... "Total doit battre en retraite en Russie", ou bien "Total : la retraite de Russie".


Elisabeth

30 mars 06 11:55:35

oui certes, c'est ce j'aurai mis , si mon objectif prioritaire n'était pas que tout tienne sur une ligne tout en mentionnant la Norvege ...;)

Bon , et puis visiblement tout le monde n'est pas de votre avis sur la question ;)
http://www.bruxelles.info/index.htm

mais au fond - de la forme -, je suis d'accord avec vous ;)


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