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Areva : non en Chine mais oui en Russie ?
Areva semble avoir perdu la partie pour la vente de 4 centrales nucléaires à la Chine, son rival américain Westinghouse ayant remporté le marché du fait de son engagement pour un transfert global de technologies. La Chine a lancé en septembre 2004 un appel d'offres pour la construction de quatre réacteurs de troisième génération, un contrat initialement évalué à 8 milliards de dollars.
Parallèlement, le directeur de l'Agence russe pour l'Energie atomique et le ministre français délégué à l'Industrie ont discuté mercredi de la coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire. Les actuelles discussions autour de la question iranienne se réduiraient-elles alors à un partage des parts du marché international du nucléaire civile entre Russes, Américains et Français ? vis à vis de clients tels que la Chine et l'Iran ? ... l'avenir nous le dira .
1 – La Chine dit non à Areva
Westinghouse aurait pris ces dernières semaines un "avantage décisif" face au français, "en se pliant à toutes les exigences" de Pékin en matière de transferts de technologie. Il vendrait ainsi sa nouvelle technologie, afin de permettre aux Chinois de "fabriquer eux-mêmes et sur place les futurs réacteurs". Lors d'un article précédent, nous nous faisions déjà l'écho d'une telle stratégie chinoise en vue de bâtir une véritable nouvelle muraille de Chine.
Areva qui ne souhaite pas aller aussi loin dans le transfert des technologies n'apparaît plus en mesure de remporter le contrat, tout indiquant que le groupe français ait perdu la partie. Ce dernier devra désormais se contenter d'un autre marché chinois : celui des duplications des centrales existantes.
Westinghouse encaisserait environ 400 millions de dollars pour la cession des plans de son réacteur AP1000, concurrent de l'EPR français, plus des royalties de l'ordre de 15 millions de dollars par réacteur. Areva est par ailleurs en lice pour fournir des composants nécessaires à la réalisation de huit nouveaux réacteurs nucléaires de deuxième génération en Chine, un marché représentant environ 1,5 milliard d'euros. Areva a déjà été approché pour deux réacteurs, d'une puissance de 1.000 mégawatts (MW), pour un montant estimé à environ 400 millions d'euros.
2 – Russie et France débattent de leur coopération dans le nucléaire
Le directeur de l'Agence russe pour l'Energie atomique et le ministre français délégué à l'Industrie ont discuté mercredi à Moscou de la coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire, a-t-on appris auprès du groupe russe Rosatom. Sergueï Kirienko et François Loos ont relevé l'importance d'une intensification de la coopération bilatérale, ainsi que des efforts d'intégration internationale en matière de mise au point de systèmes énergétiques nucléaires innovants, qui seront capables entre autres de réduire le risque de prolifération de l'arme nucléaire et répondront aux normes de sécurité écologique.
Les responsables russe et français ont également souligné que la coopération s'appuyait sur des stratégies similaires et des approches communes du développement de l'énergie nucléaire. Témoignant d'une coopération réussie entre les deux pays, Rosatom a cité les travaux conjoints dans le domaine des réacteurs à neutrons rapides et du cycle du combustible fermé dans l'optique d'un vaste développement à venir du nucléaire civil, ainsi qu'en matière de retraitement des déchets nucléaires et de non prolifération des armes nucléaires.
Pour rappel, les groupes russe RosEnergoAtom et français AREVA ont signé mi-février un mémorandum de compréhension dans le domaine de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Le document prévoit la mise en oeuvre d'un programme de développement de la coopération entre les deux groupes pour la période 2006-2008. La coopération bilatérale concernera notamment la modernisation et la sécurisation des centrales nucléaires, la maintenance des sites, ainsi que la gestion de la durée de vie des centrales existantes.
En outre, les deux parties ont convenu de procéder à des échanges de documentation normative, scientifique et technique, de s'entraider lors du démantèlement et de la mise hors service des centrales nucléaires. Le plan de coopération prévoit également d'examiner la possibilité de mettre en oeuvre dans d'autres centrales les projets financés par la Commission européenne et déjà appliqués. RosEnergoAtom et AREVA envisagent aussi de perfectionner le comité de gestion conjoint chargé de la coopération.
A lire également :
. Négociations France/Iran : TOTAL et GDF ... avant AREVA ?
. Nucléaire : l'enjeu du trio Russie/Iran ... AREVA
. La nouvelle muraille de Chine
. Nucléaire iranien : appel à l'investissement
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Voici les sites qui parlent de Areva : non en Chine mais oui en Russie ?:
Commentaires
Marie
15 mars 06 23:24:42
Ta MP ne marche pas Elisa :-( comme svt. mes mails sont "recrachés". :-(
A demain, M
Frederique
15 mars 06 23:27:20
sur BFM ce matin, ils expliquaient qu'il valait sans doute mieux perdre une "bataille" que la guerre compte tenu des contrats, dialogues et autres échanges engagés par AREVA sur d'autres territoires .. en outre le secteur est porteur .. qu'en penses tu ? Le problème semble pour des non-spécialsites comme moi se situer plus à l'échelle de la politique européenne..
Elisabeth
16 mars 06 00:35:55
je pense qu'effectivment tous doivent s'accorder pour prendre un bout du marché , et qu'il vaut mieux perdre une bataille que la guerre
par contre , la Chine a clairement affiché que sa condition était le transfert de technologie
cf .
http://www.leblogfinance.com/2005/12/la_chine_en_mar.html
Elisabeth
16 mars 06 00:43:34
Marie MP : mail perso ?.... j'en ai 3 !! en fait même 5 en comptant le buro , mais j'ai fait le menage , y'en a une bien ok ...
OUI en Lybie
16 mars 06 10:51:47
Vers un partenariat Libye-France dans le nucléaire civil
LIBYE - 15 mars 2006 - PANAPRESS
"La France veut établir un véritable partenariat avec la Libye dans le domaine du nucléaire civil", a déclaré mercredi l'administrateur général français du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), Alain Bugat, soulignant que par souci d'efficacité, des projets précis ont été identifiés pour être mis en œuvre conjointement par les deux parties.
Arrivé mardi après-midi à Tripoli, à la tête d'une délégation de son institution pour la signature d'un mémorandum d'accord entre la France et la Libye dans le domaine du nucléaire civil, M. Bugat a souligné, dans une interview accordée à la PANA à Tripoli, que le protocole d'accord en question porte sur les activités nucléaires civiles, notamment les techniques nucléaires appliquées au dessalement de l'eau de mer, la fabrication et l'utilisation des radios isotopes à usage médicaux ou industriels et la formation de spécialistes et techniciens du nucléaire.
j'en reparle
OK japon
16 mars 06 10:54:19
Lundi 13 Mars 2006 -Areva : contrat avec le japonais Chubu
Un consortium constitué d'Areva et de Belgonucléaire dédié à la commercialisation de combustibles MOX (combustible mixte issu du traitement des combustibles usés, contenant de l'oxyde d'uranium et de l'oxyde de plutonium utilisé en Europe et au Japon) a signé un contrat portant sur l'approvisionnement en combustibles MOX de la centrale nucléaire de Hamaoka exploitée par l'électricien Chubu.
La fabrication des combustibles se déroulera en 6 campagnes, jusqu'en 2020. La totalité du plutonium issu du traitement des combustibles usés de l'électricien Chubu à l'usine de La Hague sera ainsi recyclée.
Via ce consortium, baptisé ComMox, Areva est le premier producteur mondial de MOX
Cote USA / Elisabeth
17 mars 06 00:30:46
Nucléaire/Chine: Westinghouse en négociations exclusives (source proche)
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PARIS, 15 mars 2006 (AFP)
Le groupe nucléaire américain Westinghouse est entré en négociations exclusives depuis "fin février" avec le gouvernement chinois pour la construction de quatre réacteurs, contrat qui est aussi convoité par le groupe français Areva, selon une source proche du dossier.
"Le comité chargé de l'évaluation des offres a décidé d'ouvrir des négociations exclusives avec Westinghouse à la fin du mois de février", a déclaré cette source à l'AFP.
Le groupe américain, racheté début février par le japonais Toshiba, est avantagé par le fait que son réacteur, l'AP 1000, n'a jamais été commandé et n'existe donc que sur le "papier", a expliqué cette source. En revanche, la construction du réacteur de troisième génération français (EPR) a déjà débuté en Finlande.
"Le fait que ce soit un réacteur sur papier est perçu par les Chinois comme une condition qui leur faciliterait l'appropriation technologique", selon elle.
Le groupe Areva s'est borné à dire mercredi que "l'appel d'offres était toujours en cours" et qu'il n'avait reçu aucune notification officielle des autorités chinoises.
Selon la source proche du dossier, Areva a choisi "une mauvaise approche commerciale" en essayant de proposer à Pékin une offre "globale dans tous les domaines du nucléaire", en amont au niveau de la fabrication du combustible et en aval au niveau du recyclage des combustibles usés.
Spécialisé dans la construction de centrales, Westinghouse n'était de son côté pas en mesure de présenter une offre globale.
Après l'ouverture des négociations exclusives avec l'américain, Areva a réitéré son offre de "coopération globale", à la condition que les Chinois "prennent l'EPR".
Mais les Chinois "refusent ce type de négociations. Ils sont intéressés par l'aval du cycle (retraitement des combustibles, ndlr) mais traitent un sujet après l'autre" et ne veulent pas céder à ce qu'ils considèrent comme du "chantage".
Par ailleurs, Areva s'est montré "incapable d'identifier ses alliés possibles en Chine", a indiqué cette source, selon laquelle le groupe français aurait dû "jouer Chinois contre Chinois".
"Au cours de la négociation, d'autres acteurs du nucléaire chinois se sont présentés" avec une "offre de collaboration pour une stratégie alternative" à l'EPR mais Areva ne l'a pas "regardé avec l'attention nécessaire".
Ces acteurs, opposés à une appropriation de la technologie de troisième génération, souhaitaient qu'Areva aide la Chine à fabriquer elle-même des réacteurs de deuxième génération, a-t-elle précisé.
Rosatom en Chine / Elisabeth
17 mars 06 18:02:52
Le directeur de Rosatom entame une visite de travail en Chine
17/03/2006 08:19
MOSCOU, 17 mars - RIA Novosti. Le directeur de l'Agence fédérale russe pour l'énergie atomique (Rosatom), Sergueï Kirienko, entame ce vendredi une visite de travail en Chine.
Au cours de son déplacement Sergueï Kirienko se rendra à la centrale nucléaire de Tianwan et envisagera avec la partie chinoise la poursuite de la coopération des deux pays dans le domaine de l'électronucléaire, a indiqué une source à Rosatom.
Sergueï Kirienko entend rencontrer les dirigeants du Comité pour la défense, la science, la technique et l'industrie ainsi que de la Corporation nationale nucléaire de la Chine.
La centrale nucléaire de Tianwan est construite sous la direction de la société russe Atomstroïeksport. Le lancement du premier réacteur de la centrale a eu lieu le 20 décembre 2005.
Selon les spécialistes, le réacteur VVER-1000 installé à la centrale de Tianwan est d'une très grande fiabilité.
La société russe Atomstroïeksport gère la construction de centrales nucléaires dans le cadre de contrats conclus par la Russie avec l'Iran, la Chine, l'Inde et la Bulgarie. Le montant total de ces marchés est de 4,5 milliards de dollars.



