Les prix des métaux précieux et des métaux de base ont battu de nouveaux records jeudi. Les fonds d'investissement ainsi que le contexte géopolitique incertain sont à l'origine de cette tendance.
Les métaux précieux évoluent selon une tendance nettement haussière, encore accentuée par le niveau élevé des prix pétroliers qui, en entretenant les risques inflationnistes, pousse les investisseurs vers des placements au risque de dépréciation limité.
Les cours du brut se sont nettement repliés jeudi, les investisseurs semblant plus optimistes quant à l'issue du conflit sur le nucléaire iranien. L'ambassadeur américain aux Nations Unies a affirmé pour sa part à un journaliste que les Etats-Unis ne demanderaient pas de sanctions contre l'Iran pour l'instant.
Avec des stocks en excédent de 32,8 millions de barils, une production de l'Opep proche de son sommet des 25 dernières années et l'annonce faite par le Nigeria d'une augmentation de sa production de 500.000 barils par jour d'ici mi-2006, certains analystes estiment même que le pétrole est proche de la sur-production.
I – Cours des métaux
Sur le London Bullion Market, l'once d'or a amélioré son plus haut niveau depuis janvier 1981. L'argent a suivi la tendance, progressant vers le seuil de 10 dollars l'once, un prix atteint pour la dernière fois en mars 1984. Sur le London Platinum and Palladium Market, le platine a touché un nouveau record historique, à 1.082 dollars l'once.
Les métaux précieux, et l'or spécifiquement sont des traditionnelles valeurs refuge en cas d'augmentation des tensions diplomatiques. De plus, la situation en Iran présente non seulement un risque géopolitique, mais aussi celui de voir les prix du brut -et donc l'inflation- grimper si la République islamique était sanctionnée par la communauté internationale.
Au niveau des métaux de base, le cuivre, le plomb et le zinc ont atteint de nouveaux records historiques. Quant à l'aluminium,il a établi un nouveau plus haut depuis août 1988.
Même si l'envolée récente des prix des métaux industriels est due grandement aux spéculateurs, une forte demande, tirée par l'expansion économique de pays tels que la Chine ou l'Inde contribue également à la hausse.
II – Baril sous les 65 dollars
Les cours du brut se sont nettement repliés jeudi, les investisseurs semblant plus optimistes quant à l'issue du conflit sur le nucléaire iranien. L'ambassadeur américain aux Nations Unies a notamment affirmé à un journaliste que les Etats-Unis ne demanderaient pas de sanctions contre l'Iran pour l'instant.
Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de brut a perdu 1,88 dollar pour terminer à 64,68 dollars. Depuis son cours de clôture de lundi à 68,35 dollars, le baril de brut a perdu 3,67 dollars à New York. Selon les analystes, le marché semble évacuer une grande partie des craintes sur l'Iran et reporte son attention sur les approvisionnements abondants en pétrole.
Les stocks américains de pétrole sont à des niveaux particulièrement élevés pour la saison. Les réserves de brut et d'essence sont plus de 10% supérieures à celles de l'année précédente.
Les courtiers semblent à l'heure actuelle réaliser que toutes les parties prenantes ont intêret à ce que le pétrole iranien soit présent sur le marché : les grandes puissances ont besoin du pétrole iranien pour satisfaire leurs approvisisonnements et ne pas réduire ainsi leur capacité industrielle; l'Iran, en tout état de cause, ne peut absolument pas se permettre de renoncer à ses exportations d'hydrocarbures qui assurent l'essentiel de ses rentrées en devises.
III - L'AIEA se prononcera vendredi sur le nucléaire iranien
L'AIEA a levé séance jeudi sans avoir pris position sur une éventuelle saisine de l'Onu sur le dossier nucléaire iranien. Des tractations sont en cours avec des pays en voie de développement qui s'inquiétent du rôle de l'ONU dans ce dossier...et qu'une saisine du Conseil ne réduise leurs propres options dans le domaine du nucléaire. L'ambassadeur de la Malaisie à l'AIEA qui y représente aussi le bloc des Non-alignés, a lancé un appel à la "patience et à la retenue".
Pour le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, le dossier du nucléaire iranien est entré dans une "phase critique" mais il ne s'agit pas à proprement parler d'une crise, Téhéran ayant encore la possibilité de regagner la confiance de la communauté internationale.
ElBaradei a déclaré que la réunion en cours à l'AIEA visait à presser Téhéran de dissiper les doutes sur ses réelles intentions, avant que lui-même ne présente son rapport sur l'Iran, le 6 mars. Cette échéance donne toutefois à la Russie et à l'Iran le temps de discuter de la proposition de Moscou d'enrichir sur son territoire l'uranium des Iraniens. Des négociations en ce sens doivent avoir lieu le 16 février.
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. L'Iran pétrolier en pleine tension

3 Commentaires
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L'intervention amréicaine ne semble pas être pour demain ...
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USA: Bush demande 70 mds USD de plus au Congrès pour Irak et Afghanistan
WASHINGTON, 2 fév 2006 (AFP)
George W. Bush va demander un collectif budgétaire estimé à 70 milliards de dollars au Congrès pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, a annoncé un haut responsable américain à la presse jeudi.
Le directeur adjoint de l'Office du budget de la Maison Blanche (OMB), Joel Kaplan, a précisé qu'il s'agissait d'une estimation et que le montant final pourrait être légèrement supérieur ou inférieur.
Un montant de 50 milliards de dollars supplémentaires inscrit dans un fonds d'urgence pourrait être également ajouté au budget 2007, a-t-il précisé lors d'une conférence téléphonique.
Le budget fédéral américain pour l'année fiscale 2007, qui commencera en octobre, doit être présenté lundi.
03 février 2006 à 10:222
De l'importance des pays non alignés
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La réunion de l'AIEA repoussée à samedi matin
VIENNE, 3 fév 2006 (AFP)
La réunion du conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, qui devait reprendre vendredi à 16H00 GMT, a été repoussée à samedi matin à 09H30, a annoncé l'AIEA.
Les 35 pays du conseil des gouverneurs, qui avaient entamé jeudi matin une réunion d'urgence sur l'Iran, avaient déjà repoussé de deux heures leur séance plénière afin de permettre de nouvelles consultations.
Des demandes de pays non-alignés sur une dénucléarisation du Proche-Orient risquent de retarder l'adoption d'une résolution de l'AIEA pour notifier le Conseil de sécurité de l'Onu du dossier du nucléaire iranien, a-t-on appris de sources diplomatiques vendredi.
Les Européens, auteurs du projet, et les Américains cherchent à avoir la plus large majorité possible sur le texte, selon ces sources.
03 février 2006 à 17:03A rapprocher des éléments suivants :
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"Des tractations sont en cours avec des pays en voie de développement qui s'inquiétent du rôle de l'ONU dans ce dossier...et qu'une saisine du Conseil ne réduise leurs propres options dans le domaine du nucléaire. L'ambassadeur de la Malaisie à l'AIEA qui y représente aussi le bloc des Non-alignés, a lancé un appel à la "patience et à la retenue".
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Le Cap, Afrique du Sud (PANA) -
La compagnie aérienne South African Airways (SAA) a exprimé mercredi sa détermination à trouver une solution aux pénuries de fuel sévissant à Londres,
provoquant de longs retards enregistrés sur ses destinations européennes.
"Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et regarder nos clients souffrir des conséquences de cette pénurie de fuel", a déclaré le directeur général de la SAA, Khaya Ngqula, dans un communiqué de presse.
Cette pénurie a été l'une des conséquences de l'incendie
survenu en décembre 2005 dans le dépôt de carburant de Hemel Hemstead, dans le nord de Londres.
Pour faire face à cette pénurie, l'Autorité britannique des
aéroports (BAA) a ordonné aux compagnies étrangères en partance de Londres de réduire leur approvisionnement en carburant de 30 pour cent.
La SAA indique que ses avions ne peuvent pas effectuer des vols directs à partir de Londres avec seulement 70 pour cent de leur consommation de carburant.
A cause de cette situation, les avions de la SAA en partance de Londres pour l'Afrique du Sud font escale à Milan, en Italie, pour se réapprovisionner en kérosène.
06 février 2006 à 11:10Le Cap - 01/02/2006
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