Les sociétés russes auront la priorité dans la construction de centrales nucléaires en Iran, a déclaré samedi le ministre iranien de l'Économie et des finances au terme d'une rencontre avec le directeur de l'Agence russe de l'Énergie atomique (Rosatom).
Compte-tenu de la coopération déjà existante entre russes et iraniens dans la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, l'Iran trouve ainsi «logique» d'inviter par la suite les sociétés russes à construire d'autres centrales à des conditions avantageuses.
Selon le ministre iranien, «certaines questions peu importantes ont retardé la mise en exploitation de la centrale nucléaire de Bouchehr » , mais les autres aspects de la coopération sont nettement positifs. Le programme nucléaire iranien prévoit la construction de 20 réacteurs nucléaires d'une capacité totale de 20 GW.
Selon le directeur de l'Agence fédérale russe pour l'énergie atomique, aucun obstacle politique ne s'oppose à l'achèvement de la centrale nucléaire de Bushehr. Les Russes se disent même intéressés à ce que cet ouvrage entre en service le plus vite possible.
Le directeur du Rosatom, Sergueï Kirienko, et les dirigeants iraniens ont examinés samedi des questions ayant trait au programme nucléaire iranien. Selon les deux parties, "la proposition russe de constituer une entreprise mixte d'enrichissement d'uranium reste sur la table des négociations".
1 – Rencontre Russie-Iran sur le nucléaire samedi
Le directeur du Rosatom (Agence fédérale russe pour l'énergie atomique), Sergueï Kirienko et les dirigeants iraniens se sont rencontrés samedi en vue de traiter du programme nucléaire iranien, avec pour thème principal la coopération dans le domaine de l'utilisation pacifique de l'énergie atomique. Les parties ont également poursuivi l'examen de la proposition de Moscou de créer en territoire russe une entreprise mixte d'enrichissement d'uranium pour le développement de l'électronucléaire en Iran.
Le patron du Rosatom a mené également à Téhéran des pourparlers avec le ministre de l'Economie et des Finances de la République islamique. Les parties se sont penchées sur un registre étendu de questions : coopération russo-iranienne dans le secteur énergétique, aéronautique, transit de marchandises, utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.
Le séjour en Iran du directeur du Rosatom, Sergueï Kirienko, prendra fin le 26 février, après sa visite du chantier de la centrale nucléaire de Bushehr.
2 – Maintien de la proposition russe d'enrichissement de l'uranium
La proposition russe concernant la création avec l'Iran d'une entreprise mixte d'enrichissement d'uranium figure toujours à l'ordre du jour des négociations avec Téhéran, a déclaré le directeur du Rosatom. La solution proposée par la Russie reste la seule solution réelle à même de satisfaire aussi bien l'Occident que l'Iran et de contribuer au règlement de la crise, a déclaré par ailleurs une source haut placée au sein de la délégation russe.
Les Russes précisent par ailleurs que la porte reste ouverte, et qu'ils s'emploieront à ce qu'elle le reste jusqu'au moment du vote au Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Si la partie iranienne acceptait la proposition russe, "cela pourrait être fait littéralement un quart d'heure avant le vote au Conseil des directeurs".
A l'heure actuelle, la partie russe ne disposerait d'aucune donnée permettant de dire si l'Iran développe ou non un programme nucléaire militaire. La Russie n'est pas en mesure de dire que l'Iran travaille à la création de l'arme nucléaire, mais ne peut pas non plus affirmer le contraire. La position principale de la Russie est de ne pas prendre part aux négociations sur le problème nucléaire iranien et de ne pas émettre d'exigences à l'égard de l'Iran, mais, conscients de sa responsabilité, elle se dit disposée à concourir au règlement de la crise.
De manière inchangée, la Russie estime que tout Etat souverain a le droit de maîtriser l'électronucléaire, mais dans le même temps elle juge inacceptable d'enfreindre le régime de la non-prolifération. Téhéran doit ainsi rétablir le moratoire sur l'enrichissement de l'uranium, selon les Russes.
Toujours selon la Russie, l'acceptation par Téhéran du plan russe permettrait à l'Iran de poursuivre son programme nucléaire civil et serait pour la communauté internationale une garantie que le régime de la non-prolifération sera préservé.
3 – L'Iran se dit prêt à d'"improbables" sanctions internationales
L'Iran est prêt aux sanctions internationales qu'il juge d'ailleurs peu probables, a déclaré samedi à Téhéran le ministre iranien de l'Économie et des finances Davoud Danesh-Jafari.
Selon lui, l'Iran a déjà fait face à de tels problèmes, son économie est prête à s'adapter à une nouvelle situation, mais il croit pas que la communauté internationale se décide à exercer de telles pressions sur l'Iran.
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8 Commentaires
1
Cafebabel.com
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La prudence dont fait preuve la Russie vis-à-vis de l’Iran s’explique avant tout par ses intérêts économiques. Le commerce de centrales en Iran promet de juteux bénéfices.
L’Iran voulant construire sept complexes nucléaires, le projet s’élève en tout à dix milliards de dollars. En 1998, la Russie a repris la construction de la centrale de ‘Bushehr’ sur le sol iranien, entamée auparavant par Siemens.
1500 spécialistes russes travaillent aujourd’hui sur le chantier et la mise en service de la centrale nucléaire est prévue pour l’année prochaine, selon Vladimir Koutchinov, porte-parole de l’agence fédérale russe de l’énergie atomique Rosatom. « Il ne reste plus qu’à poser les câbles », a t-il expliqué.
Un commerce d’armes également attractif
L’Iran intéresse également la Russie en tant que potentiel acheteur d’armes. A l’automne dernier, Moscou et Téhéran ont signé un contrat d’un montant de 700 millions de dollars, prévoyant la livraison de 29 systèmes anti-missiles de type Tor-M1. Le système anti-missiles russe a une portée de 12 kilomètres et peut abattre avions et drones. Il servira à renforcer la protection des installations nucléaires iraniennes.
Selon les analyses de certains médias internationaux, la Russie veut participer à la modernisation d’avions MIG 29 de l’armée de l’air iranienne et lui livrer des bateaux de patrouille et de l’armement militaire. En dépit des dénégations répétées du directeur du Service fédéral pour la coopération militaire technique, Mikhaïl Dmitriev. « Il n’y aura plus de commerce d’armes avec l’Iran », a t-il déclaré à de nombreuses reprises
25 février 2006 à 20:502
L'Iran equipée potentiellement de 7 "Tchernobyl" ! Elle est pas belle la vie ?
26 février 2006 à 14:223
Oui, ma thyroide en sait quelque chose ;) ....
26 février 2006 à 15:154
dimanche 26 février 2006,
26 février 2006 à 15:19Iran: le lancement de la centrale nucléaire de Bouchehr encore retardé
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Le lancement de la centrale nucléaire iranienne construite par la Russie à Bouchehr, prévu fin 2006, prendra "un peu de retard", a dit à l'AFP un responsable du nucléaire iranien dimanche.
Interrogé sur la possibilité d'un nouveau retard, Assadollah Sabouri, chef du programme de centrales nucléaires iraniennes, a dit que "le démarrage sera un peu retardé", à l'issue d'une visite sur le site de Bouchehr du directeur de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique, Sergueï Kirienko.
Ce dernier, qui s'est refusé à donner une date pour le démarrage, lors d'une conférence de presse, a assuré que le délai d'achèvement était motivé par "une question qui n'était pas politique mais technique".
5
dimanche 26 février 2006, 12h54
26 février 2006 à 15:22-----------------------------------------------------
Accord préliminaire entre l'Iran et la Russie sur le dossier nucléaire
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L'Iran et la Russie sont parvenus à un accord préliminaire dans le dossier nucléaire iranien visant à dissiper les craintes internationales sur l'acquisition de l'arme atomique par Téhéran, a annoncé dimanche un haut responsable iranien.
"Nous sommes parvenus à un accord de principe sur la CREATION D UNE COMPAGNIE CONJOINTE" pour enrichir l'uranium, a dit le vice-président iranien Gholam Reza Aghazadeh, lors d'une conférence de presse avec le chef l'Agence russe de l'énergie atomique, Sergueï Kirienko, ajoutant que les négociations allaient continuer dans les prochains jours à Moscou.
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"Un haut responsable du nucléaire russe, Sergueï Kirienko, a estimé, pour sa part, qu'il est impératif que cet accord soit approuvé par l'Agence internationale de l'énergie atomique afin de préserver l'Iran d'éventuelles sanctions des Nations unies"
radio-canada
26 février 2006 à 16:437
La Russie exige de l'Iran un moratoire sur l'enrichissement d'uranium
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MOSCOU, 27 fév 2006 (AFP)
La Russie exige de Téhéran un moratoire sur l'enrichissement d'uranium sur le territoire iranien, a insisté lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, malgré les avancées des négociations russo-iraniennes.
"La proposition russe de créer une entreprise mixte pour enrichir de l'uranium en Russie fait partie de l'effort général pour lever les questions concernant le programme nucléaire iranien", a dit M. Lavrov devant la presse.
"Nous sommes convaincus que parmi les autres composantes de cet effort, il faut un moratoire sur l'enrichissement de l'uranium en Iran tant que toutes les questions ne seront pas éclaircies par les experts de l'AIEA", a ajouté le chef de la diplomatie russe
27 février 2006 à 12:508
L iran a plein droit pr sur son pro-nucléaire.pr se défendr .
02 avril 2009 à 17:28Ajoutez un commentaire
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