Il y a quelques semaines, le blog immobilier avait mené une enquête sur les vacances d'hiver et sur les stations de skis en particulier. Notre perception s'est avérée juste, et les stations n'affichent pas complet cette année, alors que la zone C a démarré ses congés hier.
Le Figaro de ce week-end met en avant un phénomène nouveau : bien que la neige, abondante, poudreuse, ait recouvert de son magnifique manteau, nos montagnes, les stations n'affichent pas complet, il reste encore des places".
«Nous avons beaucoup de disponibilités dans les grands domaines skiables des Alpes et des Pyrénées mais aussi dans les stations de moyenne altitude», explique Véronique Riollot, responsable marché chez voyages-sncf.com. Même à Val-d'Isère, la station ne sera remplie à 100% qu'à partir de la deuxième semaine de février avec l'arrivée des vacanciers de la zone B.
Ils seront alors près de 20 000 personnes à fouler le sol de l'une des plus anciennes stations de France. «92% des gens qui se rendent à Val-d'Isère viennent pour le ski, sinon ils n'ont pas leur place ici», explique le directeur du tourisme, Michel Giraudy."
Le Figaro évoque deux raisons pour expliquer "...le moindre regain d'intérêt des Français pour la neige. En premier lieu, la facture élevée d'un séjour aux sports d'hiver. Selon Jane Jacquemod, de l'Office de tourisme de Val-d'Isère, «il faut compter pour une famille de deux enfants, entre 760 euros à 1 800 euros pour l'hébergement dans un deux-pièces, auquel il faut ajouter les forfaits de ski qui s'élèvent au total à 674 euros et la location du matériel de 800 euros.
Soit entre 2 200 et 3 240 euros suivant l'appartement». Mais il faut ajouter à cette somme, le budget nourriture, le transport et les cours pour les enfants. Ce qui peut faire monter l'addition d'au moins 1 000 euros."
La deuxième raison serait la concurrence accrue des vacances au loin, au soleil. Pour le prix d'une semaine aux skis, sans parler d'équipement, un voyage à la République Dominicaine est possible en formule "all inclusive", pension complète. "Une solution qui rencontre de plus en plus d'adeptes, même en février.
«On note un grignotage des vacances au soleil», souligne Didier Arino. «Par rapport à l'année dernière, nous notons de très fortes progressions sur les Antilles, la République dominicaine et le Brésil, fait remarquer Véronique Riollot, de voyages-sncf.com avec les incontournables que sont «Agadir, Djerba et Hammamet».
La troisième raison de cette baisse de fréquentation, que le Figaro n'évoque pas, est le renchérissement des prix de l'immobilier "de vacances" à la montagne. Dans la station d'Albiez-Montrond, magnifique mais peu connue, rurale en dehors de l'hiver, le m² se négocie à 3.000 € et les terrains ont flambé eux aussi. La location "blanche", tout comme celle de la résidence principale, a vu ses prix s'envoler, au nom de la rentabilité locative.
Cependant, l'immobilier rural serait en perte de vitesse, et les vacanciers amoureux des sommets enneigés n'ont peut-être pas dit leur dernier mot. Après tout, il reste l'été pour aller se dorer au soleil, et bien plus près de chez soi, en famille, avec des copains.
De plus, le break hivernal, beaucoup plus sportif, et oxygénant à merveille nos neurones, accélérant la production des globules rouges pour compenser le manque d'oxygène en altitude, manque rapidement aux amoureux du paradis blanc et de la glisse. Ils retrouveront le chemin des cîmes.
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5 Commentaires
1
Bien vu Marie.
Je suis monté 2 fois a Chamrousse ce week-end depuis Grenoble.
Il y a vraiment très peu de monde pour des vacances d'hiver. Aussi bien sur les pistes que dans les restos,...
L'immobilier et les pays chauds ne sont pas les seules causes à mon avis.
En contexte de baisse du pouvoir d'achat généralisée, ou sabrer en premier dans les depenses ?
01 mai 2006 à 15:492
Bonjour nounou,
J'ai été effarée de voir les prix - BAS -paratqués en janvier dans les Alpes françaises (braderie générale), par les mines déconfites des restaurateurs, les remontées vides, les commerces déserts etc...
Les 3 raisons évoquées sont à l'origine du phénomène, mais je suis d'accord avec vous, les gens ne suivent pas financièrement, et le luxe (les sports d'hivers) passent à la trappe en premier.
Ceux qui n'ont pas amorti leur achat (à prix d'or ces dernières années) et qui ne sont pas alignés sur les prix en janvier le regrettent amèrement.
Par contre votre second message me pose problème (pourquoi ça va baisser), dans la mesure où la CNIL interdit de porter des jugements sur une personne en public sans qu'elle ait été avertie au préalable.
Je vous saurais gré de ne pas poster de commentaires de ce type, afin d'aviter des malentendus inutiles.
Très cordialement, Marie
01 mai 2006 à 16:033
Les stations n'affichent pas complet, mais dans les stations chics, les prix montent, lire le parisien d'auj.
"L'avis de l'expert
Maître Guy Bannay, notaire à Bourg-Saint-Maurice
"Le marché de l'immobilier à la montagne est littéralement porté par l'ivresse des cimes. C'est de la folie douce, surtout dans le neuf où les prix continuent de grimper. Après des progressions annuelles de 15% à 20% au cours des cinq dernières années, ils s'apprécient aujourd'hui sur une base de 10% l'an. Soutenus par la présence d'une forte clientèle étrangère -britannique, russe, espagnole,...- la cote des stations phares n'a jamais été aussi élevée. [...] Dans ces conditions, seuls les mordus de ski ont intérêt à investir aujourd'hui. Globalement, le marché est très cher, ce n'est pas le moment d'acheter, plutôt celui de vendre. [...]"
Attention, il cela se passe ainsi à Courchevel ou à Méribel, les petites stations pas connues vont mal, et l'immo ne se vend plus (lire mon article sur l'immo rural => ma signature)
Bien à vous, M Ph
01 mai 2006 à 16:044
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06 octobre 2006 à 14:145
J'ai un appartement de 60m2 dans une station de la Maurienne , il valait en 1997 : 96000euros . Aujourd'hui d'après une estimation récente il en est à 188000euros ! Affolant!? Pourtant il s'en construit encore ( moins grands ) et tout se vend assez bien .Mais qui achète ? Souvent des familles qui ont des revenus moyens surs et deux enfants . Mais chose surprenante , ces acquéreurs ne mettent pas leur bien en location pour amortir l'achat , contrairement aux années 1970 où là le rapport locatif était recherché pour financer l'achat .
12 octobre 2006 à 08:33Ajoutez un commentaire
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