Ce sera une fusion de GDF sur SUEZ, et non l'inverse !! En effet, Gaz de France va absorber Suez au terme de la fusion qui devrait être finalisée d'ici la fin de l'année. L'Etat sera le premier actionnaire du nouvel ensemble avec une minorité de blocage "légèrement supérieure à 34%", a-t-on appris dimanche d'un négociateur de la fusion. Le schéma de l'opération serait dicté "pour des questions fiscales et légales".
Les parités ont été arrêtées et elles représentent une prime de 10% pour GDF, la surcote tenant compte de la flambée du titre Suez au cours des dernières séances boursières. En effet, l'action de Suez s'est envolée depuis mardi, après l'annonce d'une éventuelle Offre Publique sur la société, faite par le groupe d'électricité italien Enel.
Le Premier ministre Dominique de Villepin avait annoncé samedi une fusion entre le groupe public Gaz de France et le groupe privé Suez, contrant ainsi toute OPA. Les équipes de Suez, de GDF et de l'Agence des participations de l'Etat ont travaillé d'arrache-pied dimanche pour faire avancer les négociations.
1 – Les modalités de l'opération
Les modalités de l'opération et en particulier les parités d'échange ont été votées par le conseil d'administration de Gaz de France. Compte tenu de la prime pour GDF, la part de l'Etat dans le groupe gazier public actuellement de 80,2% devrait être ramenée lègèrement au-dessus de 34%.
En fonction des valorisations vendredi à la clôture de la Bourse et de cette prime de 10%, la participation de l'Etat pourrait être de l'ordre de 34,5%. Le deuxième actionnaire le plus important serait le financier Albert Frère dont la participation passerait de 7,2% à 4,1%.
Le Conseil d'Administration donnerait ainsi son feu vert à la fusion. L'opération devrait pouvoir terminer pour le mois de décembre 2006. Auparavant, il est nécessaire d'étudier toutes les conséquences sociales, les synergies entre les branches, les régions, les problèmes posés en termes de concurrence en France, en Belgique et au niveau européen, et modifier la loi.
Cette "fusion entre égaux" devrait créer de la valeur et de l'emploi, les deux entreprises étant complémentaires en terme d'activités et sur le plan géographique.
2 – Implication des syndicats
Parmi les quatre administrateurs salariés au Conseil d'Administration, la CGT et FO ont voté contre, tandis que la CFDT et la CFE-CGC ont préféré s'abstenir, faute d'avoir obtenu des éléments d'appréciation sur le volet social de l'opération.
A la demande du Premier ministre Dominique de Villepin, Thierry Breton ouvre lundi un cycle de discussions bilatérales avec les organisations syndicales, en présence des présidents des deux groupes, Gérard Mestrallet (SUEZ) et Jean-François Cirelli (GDF), ainsi que du ministre délégué à l'Industrie François Loos.
Les deux premières organisations syndicales reçues lundi à Bercy seront la CGC (9h45) et la CGT (11h15). Thierry Breton pourrait s'exprimer lundi matin entre ces deux rendez-vous. D'autres rencontres bilatérales sont prévues les jours suivants avec FO, la CFDT et la CFTC.
Au cours de ces réunions, les deux entreprises présenteront leur projet de fusion, l'Etat indiquera pourquoi il soutient ce projet, l'objectif étant de permettre aux organisations syndicales de préciser l'ensemble des questions qu'elles se posent.
3 – Statu quo coté suez
Suez et Gaz de France devaient réunir chacun un conseil d'administration dimanche soir sur les modalités de la fusion qui a été annoncée samedi par le Premier ministre Dominique de Villepin. Cependant, à 22H00 GMT dimanche soir, Suez n'avait pas réuni de conseil d'administration
4- L'Italie considère que le "néo-protectionnisme" menace l'Europe
Le ministre italien de l'Industrie a déclaré dimanche que le "néo-protectionnisme" menaçait "le destin politique et économique de l'Union européenne", après l'annonce samedi d'une fusion entre Gaz de France et le groupe Suez, également convoité par l'Italien Enel.
"Si le néo-protectionnisme prévaut, le destin politique et économique de l'Union européenne est compromis", a déclaré le ministre, qui a annulé samedi une rencontre prévue pour lundi à Paris avec son homologue français François Loos. Selon lui ce type de réaction porte atteinte aux droits des consommateurs et aux possibilités de développement des entreprises.
L'annonce, samedi, de Dominique de Villepin, d'une fusion entre Gaz de France et le groupe privé Suez a ainsi fermé la porte à une éventuelle OPA d'Enel.
Enel, leader de l'électricité en Italie et numéro trois de l'énergie en Europe en valeur boursière, avait créé la surprise mercredi en annonçant l'éventualité d'une OPA sur Suez pour s'emparer de sa filiale Electrabel. Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi avait demandé jeudi aux autorités françaises de faire preuve de neutralité dans ce dossier, l'Etat italien détenant 30% de Enel.
A lire également :
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13 Commentaires
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Fusion GDF-Suez: M. Imbrecht (CGT) taxe le gouvernement d'"amateurisme"
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PARIS, 27 fév 2006 (AFP)
Frédéric Imbrecht, le secrétaire général de la fédération CGT Mines-Energie, a accusé lundi le gouvernement de "mensonge" et d'"amateurisme" après l'annonce de la fusion Gaz de France-Suez, l'accusant d'infliger "un risque majeur à l'avenir énergétique français et européen".
"Ce qui me paraît le plus important dans cette affaire, c'est le mensonge, la précipitation et j'ose même dire l'amateurisme avec lequel le gouvernement et le ministre procèdent dans ce dossier", a déclaré M. Imbrecht à Europe 1.
"On apprend aujourd'hui qu'il y avait des discussions en cours entre les deux groupes. Je rappelle l'engagement solennel du gouvernement et du président de la République, il y a moins d'un an et demi", selon lequel EDF et Gaz de France "resteraient de toute façon des entreprises publiques à hauteur de 70%", a ajouté le responsable de la première organisation syndicale à EDF et Gaz de France.
"Aujourd'hui l'Etat dans un secteur stratégique comme celui de l'énergie ne dispose plus que de deux opérateurs importants, qui sont EDF et Gaz de France et on livre tout simplement Gaz de France à un groupe privé !", s'est-il indigné.
"Je pense que c'est un risque majeur pour l'avenir énergétique français et européen", a confié M. Imbrecht selon lequel "il n'y avait pas lieu et il n'y a toujours pas lieu de se précipiter, y compris pour répondre à une menace d'OPA d'Enel pour d'autres opérateurs européens".
Selon le responsable CGT, "il y a d'autres solutions alternatives" pour préserver le groupe Suez d'une quelconque OPA d'un groupe étranger. Faisant valoir la présence au sein du capital de Suez de groupes tels "que Framatome, le Crédit agricole, la Caisse des dépôts et la Caisse nationale de prévoyance", il a estimé que "l'Etat pourrait leur demander de monter à hauteur de 34% dans le capital de Suez". Il a aussi suggéré qu'on fasse "intervenir la Caisse d'Epargne".
"Cela aurait l'avantage à la fois de sauvegarder les potentialités industrielles du groupe Suez" en évitant son "éclatement" envisagé par Enel "et de garder un opérateur public", a fait valoir M. Imbrecht qui refuse qu'on "singe ce qui se passe partout et qui ne fonctionne pas, les privatisations à outrance".
Il faut que l'Etat français "préserve ses opérateurs actuels et propose à l'ensemble de ses partenaires européens" une politique "qui assure l'indépendance énergétique de l'Europe", a conclu M. Imbrecht.
27 février 2006 à 10:422
Fusion Suez/GDF: "énorme violation", selon Rome qui en appelle à Bruxelles
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ROME, 27 fév 2006 (AFP)
La décision de Paris de fusionner Gaz de France et Suez, pour empêcher une offre publique d'achat (OPA) sur ce dernier par le groupe italien Enel, représente "une énorme violation du droit communautaire", a estimé lundi le ministre italien de l'Industrie, Claudio Scajola.
"Nous nous trouvons face à une énorme violation du droit communautaire et du libre marché", a déclaré le ministre qui a annoncé dans une interview à la Stampa son intention de porter l'affaire devant les instances européennes.
"Nous avons affaire à une action gravissime du gouvernement français qui a utilisé d'importantes ressources financières pour effectuer un raid qui entrave le libre marché", a poursuivi le ministre qui a annulé une rencontre prévue lundi avec son homologue français, François Loos.
"En se faisant la championne d'une position néoprotectionniste, la France provoque des dommages aux citoyens-consommateurs et aux entreprises", a ajouté M. Scajola.
"Nous demandons à la Commission européenne: Où êtes vous ? Faites-vous respecter ! Il y a des sanctions prévues pour ceux qui ne respectent pas les règles", s'indigne M. Scajola, ex-ministre de l'Intérieur italien et proche du chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
Au journaliste qui lui demandait si l'Italie demande des "sanctions" contre la France, M. Scajola a répondu que Rome "demande le respect des règles".
"La chose qui m'a le plus surpris est que cet exemple négatif est venu d'un des pays fondateurs de l'Europe, dirigé par un gouvernement libéral", a poursuivi le ministre.
M. Scajola est cependant resté évasif concernant les éventuelles mesures de rétorsion que Rome pourrait prendre contre les entreprises françaises.
"Nous sommes en train d'évaluer la situation. Nous discuterons de mesures spécifiques", a-t-il dit sans autre précision.
27 février 2006 à 10:443
Tiens je connais ce type à droite. Il a bossé chez Raffarin, non ?
Il aime venir en Italie (vu son nom) :-)
27 février 2006 à 12:484
Bien vu marie !!!! En effet :
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Raffarin impose Gadonneix à la tête d'EDF
LExpansion.com 08/09/2004
Dans un dossier miné politiquement et après deux mois d’atermoiements, Jean-Pierre Raffarin est finalement parvenu à imposer son choix pour la présidence d’EDF : Pierre Gadonneix, patron de Gaz de France, ouvertement cornaqué par le Premier ministre, succèdera donc à François Roussely, PDG sortant, candidat à un nouveau mandat et adoubé, lui, par le ministre de l’Economie.
Formellement, la nomination de Pierre Gadonneix, un polytechnicien de 61 ans dont 17 ans de maison chez GDF, interviendra vraisemblablement mercredi 15 septembre, lors du prochain Conseil des ministres. Pour l’heure, le candidat de Matignon a déjà été coopté au conseil d’administration de l’électricien en tant que représentant de l’Etat. Ce qui ouvre la voie à son accession au sommet. On ignore encore le nom de son remplaçant à la tête du groupe gazier. Toutefois, deux noms semblent émerger : Jean-François Cirelli, le directeur-adjoint de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, qui lorgnait pourtant le fauteuil de directeur général d’EDF, et Philippe de Ladoucette, le président de Charbonnages de France.
27 février 2006 à 12:545
BRUXELLES (Reuters) - Le soutien du gouvernement français au projet de fusion entre Gaz de France et Suez ne semble pas enfreindre les règles européennes sur la libre circulation des capitaux, estime la Commission européenne.
"En ce qui concerne la libre circulation des capitaux, il semble qu'il n'y ait aucune violation du traité. Nous surveillons la situation", a déclaré Oliver Drewes, porte-parole de Charlie McCreevy, le commissaire au Marché intérieur.
Le ministre italien de l'Industrie, Claudio Scajola, avait déclaré dans un entretien publié lundi par La Stampa que Rome saisirait la Commission sur le projet de fusion GDF-Suez et lui demanderait d'infliger des sanctions le cas échéant.
"Nous nous trouvons face à une énorme violation des règles de l'UE et des règles du marché libre", avait-il dit au quotidien.
27 février 2006 à 12:566
Fusion GDF-Suez: la CGC dénonce une "improvisation"
AP | 27.02.06 | 12:34
PARIS (AP) -- Le secrétaire général de la CGC-Energie Jean-Claude Pélofy a déclaré lundi qu'il n'était "pas convaincu" par le projet de fusion entre GDF et Suez, et a dénoncé une "improvisation".
"La méthode ne nous convient pas. Sur le fond, nous ne sommes pas convaincus non plus", a-t-il expliqué à l'issue d'un entretien avec le ministre de l'Economie Thierry Breton.
Le représentant des cadres a dit n'avoir "pas de réponse sur le projet industriel commun des deux groupes" et sur ses craintes pour l'emploi.
"Aujourd'hui, la confiance n'y est pas", a-t-il expliqué. "Nous avons indiqué à nos interlocuteurs cette perte de confiance qui nous semble détestable pour mener à bien un projet industriel".
Jean-Claude Pélofy a accusé le gouvernement d'avoir trahi les engagements pris en 2004 au moment de l'ouverture du capital de GDF. Jean-Claude Pélofy a confirmé que les organisations syndicales se réuniraient dès lundi soir pour envisager une riposte commune.
27 février 2006 à 13:057
Suez-GDF: Gérard Mestrallet devrait prendre la tête du nouveau groupe
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PARIS, 27 fév 2006 (AFP)
Gérard Mestrallet, président du groupe Suez, devrait prendre la tête du nouveau géant de l'énergie qui va naître dans quelques mois de la fusion avec Gaz de France, a indiqué lundi à l'AFP une source proche du dossier.
Les modalités de fusion des deux groupes, annoncée samedi par le Premier ministre Dominique de Villepin, ont été élaborées au cours du week-end mais la la gouvernance de la nouvelle entité n'a pas encore été dévoilée.
"C'est quasiment fait", a déclaré la source proche du dossier, précisant que "Gérard Mestrallet devrait prendre la présidence du conseil" du nouveau groupe et Jean-François Cirelli, patron de GDF, devrait être numéro deux.
Une situation qui devrait être "temporaire", a relevé une seconde source. Selon elle, M. Cirelli devrait succéder à M. Mestrallet dans les mois suivant la fusion, prévue pour le second semestre 2006.
Mais "aucun calendrier" sur cette passation de pouvoir n'est prévu, a indiqué la première source.
Le ministre de l'Economie, Thierry Breton, s'est contenté lundi matin d'indiquer que "comme dans tout groupe, il y aura un numéro un et un numéro deux", sans citer de noms.
Gérard Mestrallet, 56 ans, est entré chez Suez en 1984. Il est à sa tête depuis 1995 et a fait évoluer le groupe, vieux de plus de 150 ans, vers deux métiers principaux, l'énergie et l'environnement.
Jean-François Cirelli, 47 ans, est à la tête de Gaz de France depuis septembre 2004, après avoir été longtemps conseiller économique de Jacques Chirac à l'Elysée puis un proche collaborateur de Jean-Pierre Raffarin à Matignon. Enarque, il a débuté sa carrière à la direction du Trésor en 1985.
27 février 2006 à 18:308
Je suis surpris par cette idée de fusion GDF-Suez.
02 août 2006 à 17:05N'a-t-on pas séparé il y a quelques années EDF et GDF ?
Dans ce cas ça ne peux pas être pour rassembler un gazier et un électricien.
Avec 34% du capital dans quelle mesure l'état aura-t-il encore le droit de bloquer les augmentations de tarif, ceci en connaissance des contraintes européennes en la matière (ingérence, concurence, subvention...) ?
Vu les exemples Californien, New Yorkais, Anglais : une entreprise de distribution privée sous-investi toujours pour garantir sa productivité et ses dividendes, en conséquence des coupures, défauts d'approvisionnement et augmentation de starifs pour faire face aux accidents postérieurs.
Et encore je ne parle pas de la menace d'OPA de Gazprom, qui a déjà acquis une entreprise Anglaise et s'apprète à absorber un distributeur Allemand.
Dans quel mesure GDF ne devrait-elle pas être complètement nationalisée pour garantir un contre poids face à la concurence locale (france) tout en étant concurentielle au niveau européen ?
Enfin si l'on imagine un objectif à 25 ans, je sais ça dépasse les visions d'un gouvernement, mais supposons alors que la seule énergie stratégique pour faire fonctionner nos chars, nos bateaux ne soient alors plus que le gaz et que justement alors l'entreprise privée annonce qu'elle na pas les capacités pour assurer l'approvisionnement de combat ?
En réalité l'énergie ce n'est pas comme des tomates, des autoroutes ou des aéroports, sans cela un pays n'est rien.
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"Et encore je ne parle pas de la menace d'OPA de Gazprom, qui a déjà acquis une entreprise Anglaise et s'apprète à absorber un distributeur Allemand." , je pense que justement c'est pour protéger SUEZ , et notamment d'une OPA de GAZPROM ....tres, tres gourmand en ce moment.
De + , GAZPROM pourrait proceder par groupe intermédiaire.
02 août 2006 à 18:4510
A lire sur le sujet
GAZPROM pourrait s'allier avec ENI et ENEL
02 août 2006 à 18:4811
A lire également :
02 août 2006 à 18:50Gazoduc Baltique : GDF associé à GAZPROM ?
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Lien aussi avec choix eventuel de Total sur champs gaziers Russes
http://www.leblogfinance.com/2006/06/gazprom_monopol.html
02 août 2006 à 18:5213
Tout cela est faux.
24 octobre 2006 à 19:16Ajoutez un commentaire
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