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Economie : déficit commercial historique pour la France en 2005

1254012457_2Alors que ses dépenses publiques explosent et que sa croissance est à la traîne, la France a atteint un triste record : son déficit commercial en 2005 est qualifié d'historique, le plus lourd de son histoire. Nos exportations battent de l'aile, et nous sommes loin derrière le numéro un mondial, l'Allemagne, qui fait deux fois mieux que nous.

Notre ministre déléguée au Commerce extérieur, Christine Lagarde, l'a annoncé publiquement : le déficit commercial qui sera publié vendredi par les douanes s'établira à "un peu plus de 25 milliards d'€", soit trois fois plus qu'en 2004 (8,35 milliards).

Un chiffre qui constitue "un record absolu dans l'histoire économique française", déplore Marc Touati, économiste de Natexis Banques Populaires, et l'un des analystes du marché immobilier que nous connaissons bien. Il a rappelé que la précédente "annus horribilis" remonte à 1982.

Et même si elle vend de plus en plus d'Airbus, la France voit s'éroder ses positions sur des marchés qui constituaient autrefois ses points forts, comme l'automobile et du vin. Tout comme sa voisine transalpine, l'Italie. Ces chiffres, peu réjouissants, vont saper encore un peu plus le moral de Français.

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Voici les sites qui parlent de Economie : déficit commercial historique pour la France en 2005:

Commentaires

Jean-Christophe

9 févr. 06 14:23:48

Ca sent le sapin tout ça... essouflement de l'économie de moins en moins compétitive, obésité de l'Etat, réformes impossibles à mettre en place, mais que nous reste-t-il à part nos yeux pour pleurer ?


Marie Phoenix

10 févr. 06 00:44:39

Bonjour Jean-Chritophe,
Ce n'est pas rose et ce qui est inquiétant c'est que la France, toujours dépensière (dép publiques), aimant recevoir avec faste et attachée à ses services publics, se rattrappait grâce à ses exportations, grâce à cette "French touch" qui se vendait si bien.
On va se prendre un coup, un sacré coup, on au pied du mur on passera les réformes nécessaires.
Très cordialement, M Ph


10 févr. 06 10:29:35

Bonjour Marie,

Il n'est pas certain que même au mied du mur les réformes puissent se faire. Les syndicats de fonctionnaires sont en effet encore forts.
Par exemple, dans une perspective de Gestion Prévisionnelle des Emploi et des Compétences, l'Etat a introduit un nouveau système de notation et d'évaluation des agents. Les syndicats de l'éducation nationale (personnels hors enseignants) ont déjà fait capoter le projet avec leur travail de sappe, avant même que cette technique ne soit mise en application. Tout les pauvres directeurs énarques de ce boat people en puissance sont terrorisés par les multiples recours possibles que les fonctionnaires pourraient utiliser en dénaturant la réglementation: aucun ne prendra le risque.
Même la plus petite évolution de n'est pas possible dans l'administration fwançaise...


Paupiette

10 févr. 06 11:38:20

Bonjour à tous,

encore une fois, le politique fait l'autruche... à quand le courage de trancher dans le vif en matière de dépenses publiques ?
aujoud'hui, près de 60% de notre dette appartient aux fonds de pension américain et fonds de retraite japonais, et bien ils ont pas peur les loulous.


Gaius

10 févr. 06 17:54:33

que c'est beau le " libéralisme " ....mais naturellement tout celà c'est de la faute des socialistes !!!


gaius

10 févr. 06 17:57:20

Bizarre...pendant ce temps là la valeur du C.A.C. 40 s'envolent !!!!!!


Marie Phoenix

10 févr. 06 18:04:34

Je partage vos avis, et je sais que le bateau est contôlé par les capitaines, réfractaires à tout changement.

C'est vrai que l'immobilier m'occupe bcp, car nous SOMMES en plein dans une période charnière, et que la presse traditionnelle manque de jugeotte, de courage dans le suivi. Les echos par ex nous avaient mis de l'eau à la bouche avec leur "prix en baisse à Paris", mais ils ont vite repris le chemin de "je te copie le communiqué FNAIM" vite fait. Alors, je continue à faire le tour et à réagir.

mais je souhaite me consacrer davantage à l'économie, un de mes domaines de prédilection.

Cdlt, M Ph


Marie Phoenix

12 févr. 06 01:19:19

"Le déficit commercial de la France est-il inquiétant ?

La France a beau afficher des exportations records, son déficit extérieur n'a jamais été aussi important : 26,4 milliards d'euros. Le chiffre traduit certaines failles du tissu productif français. Mais pour les économistes de l'OFCE, l'Allemagne pénalise sciemment ses partenaires.

Quel contraste entre les deux rives du Rhin! Côté allemand, un excédent commercial record de plus de 160 milliards d'euros. Côté français, un déficit, lui aussi record, de 26,4 milliards d'euros, (1,5% du PIB), et ce, alors que le pays était encore excédentaire en 2003. Pourtant les exportations françaises n'ont jamais été aussi fortes – 355 milliards d'euros – mais n'ont pas suffi à compenser la hausse de sa facture énergétique (responsable de la moitié du déficit), l'appétit de consommation de ses ménages pour des produits importés, et la perte de ses parts de marché. Des exportations qui paraissent en tout cas bien maigres comparées aux 790 milliards d'euros de produits exportés par l'Allemagne, championne du monde de la discipline.

Les économistes sont toutefois d'accord pour dire qu'un déficit commercial est aujourd'hui moins grave que par le passé. Nombreux sont les pays, qui, comme la France, ont basculé dans une économie de services, et sont confrontés au même problème, parfois à une échelle plus grande encore : c'est le cas de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis ou encore de l'Espagne dont le déficit représente autour de 8% du PIB. La balance commerciale ne prend en effet pas en compte les exportations de services, comme le tourisme. Bref, le commerce extérieur reflète moins toute la force économique d'un pays. Pour preuve, la croissance de l'Allemagne en 2005, malgré ses exportations, a été très inférieure à celle de la France : 0,9% contre 1,4%. A l'inverse, la hausse des importations, pétrole mis à part, n'est pas en elle-même porteuse d'inquiétudes : le relatif dynamisme de la consommation française, comparée à la moyenne européenne, justifie des importations plus importantes.

A l'unisson, les économistes expliquent également que, grâce à l'euro, le déficit français est moins dramatique qu'au temps du franc, car la monnaie unique protège le pays du risque de dévaluation. Par ailleurs, les grandes entreprises françaises sont performantes. A travers leur filiales étrangères, elles se débrouillent même plutôt bien sur les marchés extérieurs.

Il n'en reste pas moins que le déficit commercial actuel illustre bien une faiblesse : la France perd des parts de marchés, notamment par rapport à l'Allemagne, et profite mal du dynamisme du commerce mondial, qui a cru de près de 6% en 2005. Pourquoi ? Les réponses divergent. La plus courante : les exportations françaises sont mal orientées, tant au niveau sectoriel que géographique, alors que l'Allemagne profite mieux des zones dynamiques, notamment Europe de l'Est et Asie. Pour Patrick Artus, qui a remis un rapport sur le thème au conseil d'analyse économique, le vrai problème français "tient au fait que nous n'avons pas suffisamment de PME en mesure d'exporter, et qu'elles ne sont pas suffisamment grosses pour s'attaquer au marché étrangers". Au contraire, l'Allemagne dispose d'un tissu de PME exportatrices performantes.

Mais il y a aussi un phénomène nouveau depuis trois ans qui explique vraiment ce déficit, selon Eric Heyer, directeur adjoint de l'Observatoire français des conjonctures économiques : les entreprises allemandes ont considérablement baissé leurs coût salariaux. Une politique qui lui a permis de surcompenser la hausse de l'euro. Avec deux conséquences sur ses principaux partenaires européens, la France et l'Italie. Primo, la baisse des salaires lui permet d'être plus compétitive et de leur soufller des parts de marché. Secundo, cette politique assèche les revenus et donc la demande intérieure allemande, qui est le premier client de la France. "Il est remarquable de voir qu'au niveau européen, seul un pays a réussi a augmenter ses parts de marchés, et il serait naïf de penser que c'est juste à cause de son orientation sectorielle et géographique. En menant cette politique, l'Allemagne ne gagne pas des parts de marchés sur les pays asiatiques ou sur les Etats-Unis, mais sur ses partenaires européens » explique l'économiste qui conclut : sans cette politique allemande, la France aurait pu davantage exporter." L'Express

http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=140048


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