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Fin du contentieux Total/SCH sur CEPSA ?
Le premier groupe bancaire espagnol, Santander Central Hispano (SCH), s'attend à une décision à "court terme" de l'Institut d'arbitrage de la Haye sur le contentieux l'opposant à Total au sujet du pétrolier espagnol Cepsa.
Fin novembre 2004, la Haye avait obligé SCH à maintenir son partenariat avec Total au sein de Cepsa, que SCH avait rompu en lançant une OPA surprise sur 16% du deuxième pétrolier espagnol, y portant sa participation directe et indirecte à 45,3%.
Estimant que SCH agissait ainsi en violation des engagements mutuels existants entre les deux parties dans Cepsa depuis 1990 - subordonnant à leur consentement mutuel toute modification de la participation de l'un des deux signataires - Total avait engagé mi-octobre 2004 une procédure auprès de la Haye pour réclamer "l'immobilisation" des titres de SCH dans Cepsa.
De son côté, SCH avait justifié sa position en affirmant que ses engagements avec Total se trouvaient rompus du fait d'une nouvelle législation espagnole. Mais l'intention du groupe espagnol pourrait bien être de se défaire de sa part dans Cepsa après décision de la Haye.
I – La position de SCH
La vente de la part de SCH dans Cepsa rapporterait à la banque un gain de 1,75 milliard d'euros, mais rien ne permet de confirmer si cette participation sera vendue courant 2006, la décision dépendant du conseil d'administration de la banque.
Le patron de SCH, Emilio Botin, non partisan des participations industrielles stables, pourrait vouloir forcer Total à lancer une contre-OPA, ce qui permettrait à SCH de quitter Cepsa avec une importante plus-value.
II - Accords passés
L'affaire en cours est assez complexe, compte-tenu notamment de la constitution de l'actionnariat de Cepsa : pour admettre l'entrée de Total au sein de Cepsa, le gouvernement espagnol avait imposé dans les années 90, comme condition préalable, une limitation de ses droits. Ce qui expliquait que Total, avec 45,3 % du capital, ne détenait en fait que 36,9 % des droits de vote. A l'inverse, SCH, avec 19,9 % du capital, contrôlait alors 33,2 % des droits. L'OPA partielle lui assurait donc une position de contrôle.
III – Rappel des faits et procédure associée
En septembre 2004, SCH avait annoncé le lancement d'une OPA sur 16 % supplémentaires du capital de Cepsa. Cette décision rompait les accords passés en 1995 avec Total, accords qui subordonnaient toute montée en puissance de l'un à l'approbation de l'autre.
Pour justifier ce coup de force, SCH estimait alors que ces dispositions n'étaient plus applicables. La réforme législative espagnole destinée à accroître la transparence des marchés, entrée en vigueur en juillet 2004, déclare nuls et non avenus les accords de ce type passés entre actionnaires contrôlant ensemble plus de 25 % du capital d'une société. Total, rejetant l'argument, s'était alors tourné vers les tribunaux, considérant qu'il s'agissait là d'une interprétation "hâtive".
La vente des actions de Cepsa acquises par Santander dans le cadre de l'OPA fut également interdite, les mesures prises étant néanmoins jugées comme « préventives et provisoires".
SCH détient 59,95% du capital de Somaen Dos, Total 25% et l'opérateur électrique espagnol Union Fenosa 15,04%.
IV – Position de Total
En juillet 2004, Total avait réclamé à SCH 500 millions d'euros à titre de dédommagement dans le litige qui oppose les deux sociétés à propos de l'actionnariat de Cepsa, estimant que c'était le contrôle même du pétrolier qui était en jeu.
Les avocats de Total avaient alors avancé que le paquet d'actions de la compagnie française avait perdu de la sorte la "prime de contrôle", évaluée à 20 % de la valeur totale des titres.
Sur le fond, Total réclamait surtout que l'institut d'arbitrage reconnaisse explicitement que SCH ne pouvait rompre unilatéralement les accords de 1995. De multiples rumeurs avaient alors circulé, selon lesquelles Total envisagerait comme solution au litige un échange entre ses propres titres et ceux de Cepsa afin d'acquérir définitivement le contrôle de la compagnie espagnole. Ce qui pourrait d'ailleurs être l'objectif de SCH.
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Voici les sites qui parlent de Fin du contentieux Total/SCH sur CEPSA ?:
Commentaires
Elisabeth
9 févr. 06 00:56:02
Sur Total également :
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Nouvelle-Calédonie
Les camionneurs transporteurs de carburant occupent depuis mardi matin les accès du dépôt de Total et Mobil à Numbo. Ils veulent une revalorisation de leurs contrats de sous-traitance. Des ruptures dans les stations sont à craindre dès aujourd’hui.
Des camionneurs mécontents, rassemblés sous la bannière du GTMD (Groupement des transporteurs de matières dangereuses) bloquent depuis hier matin les dépôts de carburant communs aux compagnies Total et Mobil à Numbo, dans la zone industrielle de Nouméa. Conséquence, seule la Shell était encore en mesure d’approvisionner ses stations hier, et l’on s’achemine vers une perturbation rapide des stations-service du territoire si le mouvement doit se prolonger.
Autre inquiétude, celle des réserves de kérozène de l’aéroport de Tontouta, gérées par le binôme Total-Mobil.
La situation pourrait se durcir aujourd’hui car les camionneurs du GTMD ont demandé à leurs collègues qui travaillent en sous-traitance pour Shell de les rejoindre aujourd’hui par solidarité dans leur mouvement.
Communique TOTAL
4 avr. 06 10:53:09
TOTAL satisfait de la décision des arbitres dans le cadre du litige avec SCH à propos de CEPSA
Le 3 avril 2006, l’Institut d’Arbitrage des Pays-Bas (NAI) a communiqué aux deux parties (Santander Central Hispano (SCH) et Total), sa décision à propos du litige qui les oppose.
Total reconnaît le travail des arbitres désignés par le NAI dans l’analyse de ce litige et est satisfait des principales décisions de cette sentence :
le manquement de SCH à son obligation conventionnelle et légale d’agir de bonne foi ;
la restitution à Total de la participation de 8,31 % de Cepsa actuellement détenue via Somaen Dos, holding dont SCH et Total sont actionnaires ;
la reconnaissance du droit de Total d’exercer son option d’achat vis-à-vis de SCH portant sur 4,35 % du capital de Cepsa à un prix estimé aujourd’hui à moins de 5 euros par action ;
La sentence rendue par le NAI sera complétée, notamment, par une décision sur les dommages à supporter par SCH.
Total est très satisfait d’être l’actionnaire industriel de référence de Cepsa, 2ème société pétrolière espagnole et entend à ce titre, continuer à soutenir le développement de cette société
Elisabeth
16 oct. 06 12:00:02
Total détient désormais 48,83% de Cepsa
16 Oct. 06
Après l’autorisation reçue le 13 octobre 2006 de la Commission Européenne, Banco Santander Central Hispano (Santander) a vendu à Total 4,35 % des titres Cepsa à un prix de 4,54 €/action, soit un montant global d’environ 53 M€.
Cette transaction fait suite à l’accord signé le 2 août 2006 par Total et Santander visant à mettre en œuvre les dispositions de la sentence partielle rendue le 24 mars 2006 par l’Institut d’Arbitrage des Pays Bas, sur le litige les ayant opposés à propos de Cepsa.
Total détient désormais 48,83% du capital de Cepsa.
Total et Santander vont demander aux arbitres de mettre fin à la procédure arbitrale.
Communique TOTAL



