Le gouvernement koweïtien a décidé d'engager les procédures constitutionnelles en vue de destituer l'émir, cheikh Saad Al-Abdallah Al-Sabah, en raison de la détérioration de son état de santé.
En vertu d’une loi de 1964, si l'état de santé de l'émir l'empêche d'exercer ses fonctions, le Premier ministre doit saisir immédiatement le Parlement en vue de le relever, ouvrant ainsi la voie à la désignation d'un nouvel émir. Pour entériner toute décision de cette sorte, le Parlement doit se prononcer à la majorité des 2/3 de ses 65 membres.
Cheikh Saad a automatiquement succédé à la tête de l'Etat à la mort dimanche dernier de l'émir, cheikh Jaber Al-Ahmad Al-Sabah. Prince héritier depuis 1978 et âgé de 75 ans, sa santé s'est détériorée depuis une opération au côlon en 1997.
La majorité écrasante des membres de la famille régnante des Al-Sabah ont néanmoins apporté leur soutien au Premier ministre et homme fort de l'émirat, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, auquel ils ont rendu visite vendredi, et lui ont demandé de devenir émir.
Le clan des Al-Salem et celui des Al-Sabah alternent à la tête de l'Etat depuis 85 ans.
La controverse sur la succession a été suscitée par un débat sur l'incapacité de cheikh Saad à prêter serment pour pouvoir exercer ses fonctions d'émir. Mais cheikh Saad a officiellement demandé à prêter serment dimanche devant le Parlement.
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lundi 23 janvier 2006 (Reuters - 17:42)
La crise de succession ouverte par le décès, le 15 janvier, de l'émir du Koweït,le cheikh Djaber al Ahmed al Sabah, s'est intensifiée à la veille d'un vote du Parlement sur la capacité à gouverner de son successeur désigné, le cheikh Saad al Abdallah, 76 ans, cousin du défunt.
La crise a contraint le Parlement à reporter sine die ses séances régulières et notamment un DEBAT sur un projet de 8,5 milliards de dollars de montée en puissance de la PRODUCTION PETROLIERE en partenariat avec des compagnies étrangères.
Le différend s'est intensifié lorsque le gouvernement du Premier ministre cheikh Sabah al Ahmad alSabah a demandé au Parlement de se prononcer mardi sur la capacité du cheikh Saad à assumer ses fonctions. Le nouvel émir devrait prêter serment le jour même.
23 janvier 2006 à 22:50Ajoutez un commentaire
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