La flambée des prix de ces dernières années aurait conduit à un lissage des prix entre Paris et la province et entre les zones résidentielles les plus cotées et les quartiers plus populaires, traditionnellement moins chers.
La revue Capital décrit ce qu'elle appelle la dynamique spatiale des prix parisiens.
Elle confirme la poursuite de cette tendance, qui est considérée par des spécialistes comme l'un des signes du dérèglement du marché immobilier."La tendance actuellement observée est que le niveau des prix se déplace pour aller de l’ouest parisien vers le centre, et touche petit à petit l’est parisien, en s’étalant des deux côtés de la Seine."
Quand les quartiers plus éloignés, offrant des prestations nettement moins élevées en matière de qualité d'environnement ou de logement ou encore de transports, se mettent en tête de rattraper les zones chics, nous sommes incontestablement en présence d'un marché spéculatif, où certaines estimations et transactions sont effectuées en dépit du bon sens.
"Dans le cadre d’un programme de recherches sur Paris, une étude réalisée selon une méthodologie originale a mis en évidence une dynamique spatiale des prix parisiens. Jusqu’en 1999, une ligne Nord-Ouest /Sud-Est reliant la Porte de Clichy à la Porte Dorée marquait la frontière entre les prix supérieurs les plus élevés et les prix les plus faibles. À partir de 2000, cette ligne s’est peu à peu repoussée vers le Nord-Est."
Depuis plusieurs années, une tendance se dessine à Paris : les quartiers les plus prisés sont désormais les quartiers les plus centraux. Il y a une quinzaine d'années, les 8ème et 7ème arrondissement tenaient la dragée haute dans la capitale, suivis de près par le 5ème et le 16ème.
Désormais, le 6ème arrondissement arrive systématiquement en tête du classement "et tout ce qui permet d'y arriver à pied, sans prendre de transports ni de taxi", d'après un homme politique français, qui a m'a dressé sa propre vision de l'immobilier parisien avec beaucoup humour. L'insécurité et la commodité reviennent comme deux leitmotivs dans la bouche des parisiens pour justifier leur choix de vivre au coeur de Paris.
"En termes de progression, c’est au centre de la capitale que les prix augmentent le plus. Ils évoluent ensuite en spirale décroissante jusqu’aux arrondissements périphériques de l’est parisien qui demeurent les moins chers." La décote du très bourgeois XVIème au détriment du pas très huppé mais nettement plus central IXème arrondissement s'inscrit dans cette logique.
"À l’échelle des quartiers, on retrouve des zones de prix beaucoup plus hétérogènes dans la mesure où des prix élevés peuvent être localisés à proximité de zones où les prix sont faibles", comme le XVIIIème arrondissement, dont le prix aurait progressé ces derniers mois plus que tous les autres arrondissements parisiens d'après nos observations et calculs, à cause de quelques partie qui ont la côte des parisiens.
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4 Commentaires
1
Le lissage des prix est caractéristique d'un haut de cycle.
Les gens vont rapidement se rendre compte qu'il vaut mieux pour le même prix acheter aux bons emplacements, ce qui devrait provoquer le blocage et la baisse des quartiers réputés moins chers.
Merci pour cet éclairage ... dynamique... et spatial !
30 janvier 2006 à 13:332
http://www.parisist.com/archives/2006/01/30/extra_extra_en_vrac_le_30_janvier_2006.php
"Le lissage des prix immobiliers se confirme à Paris, d'après le blog finanace. Une bonne nouvelle ? Que nenni, ça veut juste dire que les quartiers pas chers deviennent aussi chers que les quartiers chers. Et que donc, vu que tout le monde est cher, tout est lisse: "La tendance actuellement observée est que le niveau des prix se déplace pour aller de l’ouest parisien vers le centre, et touche petit à petit l’est parisien, en s’étalant des deux côtés de la Seine (...) nous sommes incontestablement en présence d'un marché spéculatif, où certaines estimations et transactions sont effectuées en dépit du bon sens". Ca 'appelle la "dynamique spatiale des prix", et pour les non-initiés, ça veut dire 25 ans d'emprunt pour un 12 mètres carré."
01 février 2006 à 03:163
Merci Parisist de nous avoir cité et référencé.
01 février 2006 à 03:17A bientôt, M Ph
4
Regardez les prix données par MSN
Les Echos ont fait leurs stats sur un échantillon de 200 ventes. Je crains que ces derniers chiffres ne soient trop optimistes.
03 février 2006 à 00:41Ajoutez un commentaire
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