Les prix du pétrole ont bondi mardi, en raison du conflit actuel relatif aux tarifs du gaz vendus par la Russie à l'Ukraine et des achats spéculatifs.
A New York, le baril de "light sweet crude" a progressé de + 1,92% à 63,68 dollars, son plus haut niveau depuis le 19 octobre 2005.
A Londres, le baril de Brent a pris 2,37 dollars pour terminer à 61,35 dollars. Les bourses de Londres et de New-York étant fermées lundi, les volumes d'échanges étaient encore réduits mardi, amplifiant ainsi les variations de prix.
L'approvisionnement en gaz des pays européens semblait revenir à la normale mardi.
Paradoxalement, le gaz naturel a fortement baissé sur le Nymex, perdant plus de 60 cents à 10,626 dollars par MBtu (million de British thermal units), son plus bas niveau depuis le 19 août 2005, alors qu'essence et fioul de chauffage étaient en hausse, suivant ainsi le cours du brut.
Le marché du gaz étant soumis de manière importante aux contexte géographique, le conflit gazier en Europe n'a pas joué sur les cours du gaz sur le marché new-yorkais.
Les fonds d'investissement sembleraient considèrer par ailleurs que les matières premières – et en particulier l'énergie et les métaux - doivent faire partie de leurs portefeuilles d'après la plupart des analystes.
L'annonce faite par l'Organisation iranienne de l'énergie atomique - informant que l'Iran allait reprendre dans quelques jours ses activités nucléaires - semble également provoquer de nouvelles inquiétudes.

3 Commentaires
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MERCREDI 4 janvier
Pour prévenir d’éventuelles insuffisances de livraisons de gaz, la demande envers d’autres sources d’énergie, dont le pétrole, s’est trouvé logiquement renforcée.
C’est le cas notamment du groupe italien Enel, qui déclarait, hier, être prêt à se reporter sur le pétrole pour éviter de possibles interruptions de d’approvisionnement en gaz.
04 janvier 2006 à 00:542
LONDRES, 4 jan 2006 (AFP)
Les prix du pétrole se REPLIAIENT mercredi matin après l'accord trouvé entre la Russie et l'Ukraine sur le prix du gaz, qui assure la stabilité des exportations vers l'Europe.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en février BAISSAIT de 49 cents à 62,65 dollars lors des échanges électroniques vers 11H00 GMT (12H00 à Paris).
A Londres, sur l'IntercontinentalExchange (ICE), le baril de Brent de la mer du Nord perdait 63 cents à 60,72 USD sur l'échéance de février.
04 janvier 2006 à 12:583
NEW YORK, 4 jan 2006 (AFP)
Les cours du pétrole ont fini en HAUSSE mercredi à New York, les INQIETUDES nées du conflit gazier en Europe continuant à PLANER sur le marché, à la veille des stocks hebdomadaires de produits pétroliers aux Etats-Unis.
A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a gagné 28 cents à 63,42 dollars.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a pris 33 cents à 61,68 dollars.
Le brut avait ouvert en baisse, après l'accord trouvé entre la Russie et l'Ukraine sur le prix du gaz. Les cours sont ensuite repartis à la hausse dans l'après-midi.
L'accord russo-ukrainien met un terme à la crise qui avait interrompu les livraisons de gaz russe à Kiev dimanche, et réduit provisoirement les exportations vers l'Europe transitant par l'Ukraine.
Malgré un certain soulagement affiché par les opérateurs dans la matinée, ce conflit continue de les préoccuper et devrait peser pour longtemps sur le marché pétrolier.
05 janvier 2006 à 02:50Ajoutez un commentaire
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