"Les prix de l'immobilier dans certains pays de la zone €uro et en particulier en France augmentent trop vite".
Voici la phrase que vient de prononcer Issing à Londres. Pour le numéro trois de la BCE, qui part à la retraite en juin prochain, le tableau n'est pas tout noir, mais la bulle immobilière prend des proportions inquiétantes. Même si on observe une reprise de confiance des ménages des Douze et si on s'attend à ce qu'elle s'améliore encore, "la hausse actuelle des prix immobiliers n'est plus viable", vient de déclarer cet après-midi lors d'une réunion de travail Otmar Issing, le chef économiste de la BCE (Banque Centrale Européenne).
"Dans certains pays - en Espagne, Irlande, France, ou même en Italie - les prix de l'immobilier suivent une courbe qui n'est pas viable", a répété Issing lors d'une réunion de travail à Londres.
Comme vous pouvez le constater, les mises en garde - remettant en cause la poursuite de la flambée - se multiplient. Et la question de la prochaine remontée des taux directeurs par la BCE, qui pourrait venir calmer les ardeurs des ménages qui n'hésitent plus à s'endetter plus que de raison, est sur toutes les lèvres.
On a l'impression que de nombreux observateurs et économistes regardent cette machine lancée à toute vitesse et aimeraient qu'elle ralentisse avant que tout cela ne finisse dans un krach immobilier, qui ne manquera pas de peser sur l'ensemble de l'économie..

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