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OPEP : pas de mesure d'urgence malgré l'Iran

Opepiran_1La crise diplomatique entre Téhéran et l'Occident sur le programme nucléaire iranien ne nécessite pas que l'Opep adopte une mesure d'urgence sur sa production, a estimé samedi le président du cartel pétrolier, le Nigérian Edmond Daukoru à son arrivée à Vienne, où aura lieu mardi une réunion de l'Opep.

Par ailleurs, le ministre du Pétrole koweïtien a appelé dimanche l'Organisation à ne pas décider de réduire la production, pour éviter ainsi une hausse des prix, déjà élevés.

L'Iran, qui a demandé au cartel de réduire son offre d'un million de barils par jour, a menacé de suspendre ses exportations de brut si l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui doit se réunir jeudi à Vienne, demandait son renvoi devant Conseil de Sécurité de l'ONU.

Les prix du pétrole ont fini en forte hausse vendredi à New York, en raison du froid et des risques sur la production en Irak, en Iran, au Nigeria et au Venezuela

I – Avis du président de l'OPEP

Selon le président de l'OPEP, la crise iranienne actuelle est une situation en cours d'évolution. Pour lui, un intervention du cartel ne devrait intervenir que si l'Iran décidait d'interrompre sa production.

Il a par ailleurs souligné que l'Opep n'était pas concernée par le conflit entre l'Iran et les démocraties occidentales, se disant par ailleurs favorable à un maintien des quotas de production du cartel lors de la réunion de mardi, contrairement à Téhéran qui prône leur réduction.

Avec des prix au-dessus de 67 dollars le baril, il ne voit en tant que ministre nigérian du Pétrole, aucun besoin d'abaisser les quotas. Pour rappel, néanmoins ... le Nigéria fait l'objet de violences dans le Delta du Niger, la principale zone de production pétrolière du pays, à tel point que l'on puisse craindre une guerre civile pétrolière.

Vendredi à Davos, le secrétaire général de l'Opep, également Nigérian, avait indiqué que le cartel ferait en sorte d'approvisionner davantage le marché en pétrole au cas où l'Iran en viendrait à réduire sa production.

Le président de l'Opep a chiffré à 200.000 barils par jour la baisse liée aux troubles au Nigéria. Il a dit croire à une libération prochaine de quatre expatriés enlevés il y a 17 jours dans le delat du Niger, assurant qu'au moins 120.000 barils par jours pourraient être remis en production aussitôt les otages libérés.

II – Appel du ministre koweitien

Le ministre du Pétrole koweïtien a appelle dimanche l'Opep à ne pas réduire la production. Selon lui, au vu des prix actuels élevés, proches des prix-records, le cartel ne devrait pas la réduire en dépit du surplus sur le marché.

Bien que la majorité des membres de l'Opep penche pour un maintien de la production à son niveau actuel pour éviter une flambée des prix, il n'est pas exclu que le cartel s'accorde dès mardi pour réduire sa production plus tard, au deuxième trimestre, quand la fin de l'hiver dans l'hémisphère nord pourrait réduire la demande et tirer les cours à la baisse. La réunion suivante de l'Opep est programmée pour le 8 mars.

L'Arabie saoudite, chef de file du cartel, ainsi que l'Indonésie, l'Irak et l'Algérie, se sont également prononcés en faveur du statu quo.

III Prix du pétrole en hausse

Les prix du pétrole ont fini en forte hausse vendredi à New York, en raison du froid et des inquiétudes sur l'instabilité dans plusieurs grands pays producteurs.

A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en mars a bondi de 1,50 dollar à 67,76 dollars, annulant sa baisse de la veille. A Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord, a pris 1,32 dollar à 66,24 dollars.

Les prix de l'énergie doivent leur hausse aux inquiétudes croissantes sur la sécurité de l'énergie, des risques de production en Irak, en Iran, au Nigeria et au Venezuela provoquant l'anxiété.

Les exportations pétrolières de ces quatre pays combinés s'élèvent à un peu plus de 7 millions de barils par jour. Le monde dispose actuellement d'une capacité de production non utilisée de 1,5 mbj seulement, 2 mbj selon les analystes les plus optimistes. Celle-ci est pratiquement entièrement située en Arabie saoudite.

De plus, la victoire du Hamas aux élections palestiniennes va accroître les inquiétudes dans la plus grande région productrice du monde que représente le Moyen-Orient.

En Irak, les sabotages continuels dans le nord, et la mauvaise météo dans le sud perturbent le marché. Au Venezuela, la politique du président Hugo Chavez préoccupe les analystes pétroliers la jugeant anti-américaine et hostile aux milieux des affaires.

Le grand froid qui sévit actuellement en Europe et est attendu aux Etats-Unis risque d'accroître la demande de fioul de chauffage et de gaz.

Sur le Nymex, le gallon de fioul (3,78 L) a terminé en hausse de près de 3 cents à 1,8069 dollar.

Le gaz naturel est aussi reparti à la hausse, prenant 17 cents à 8,40 dollars par MBtu (British thermal units).

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Commentaires

Elisabeth

29 janv. 06 14:46:54

TEHERAN, 28 janvier (XINHUANET)

Un haut responsable militaire iranien a averti samedi que l'Iran lancerait des contre-attaques avec ses missiles au cas où il est attaqué, a rapporté la télévision d'Etat iranien.

"Tout le monde sait que l'Iran a des missiles balistiques avec une portée de 2.000 km...Nous ne serons jamais les premiers à lancer une attaque contre un pays, mais nous défendrons notre pays avec tous les moyens s'il est attaqué, a indiqué Yahya Rahim Safavi, commandant en chef du Corps des gardes révolutionnaires islamiques.

Il a tenu ces propos au moment où les efforts pour régler le problème nucléaire iranien stagnent depuis la reprise par l'Iran de ses recherches nucléaires.

Le missile balistique iranien Shahab-3 a une portée de 2.000 km peut atteindre Israël.

Israël avait déclaré récemment qu'il n'accepterait jamais un Iran équipé d'armes nucléaires, alors que les Etats-Unis avaient refusé à plusieurs reprises d'exclure des attaques militaires contre l'Iran.

Tous deux avaient menacé de lancer des attaques préventives sur les installations nucléaires iraniennes.


Romain

29 janv. 06 16:54:39

Hamas + Iran = pétrole à 100 $ ?

bizzare mais c'est mon sentiment actuellement...


Elisabeth

30 janv. 06 10:32:06

lundi 30 janvier 2006 (Reuters - 08:11)

AGOS - Quatre employés expatriés de la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell enlevés au début du mois au Nigeria ont été RELACHES lundi et sont en bonne santé, annonce un porte-parole du gouvernement.

Les quatre expatriés, un Américain, un Britannique, un Bulgare et un Hondurien, avaient été enlevés le 11 janvier sur une plateformepétrolière par des activistes du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger, qui réclame une meilleure redistribution des richessesde la région.

"Ils ont tous été libérés. Ils sont vivants, et en bonne santé", a déclaré le porte-parole de l'Etat de Bayelsa (Sud).



Venezuela

30 janv. 06 11:12:10

L'Opep "doit se tenir prête" à réduire sa production (Venezuela)
VIENNE, 30 jan 2006 (AFP)
L'Opep "doit se tenir prête" à réduire sa production de brut, soit à sa réunion de mardi à Vienne soit à la prochaine session du cartel en mars, a déclaré lundi le ministre venezuélien du Pétrole, Rafael Ramirez.

"L'Opep doit se tenir prête à réduire (sa production), peut-être maintenant à cette réunion, peut-être à la prochaine", a-t-il déclaré à des journalistes.
La baisse de l'offre nécessaire serait d'un million de barils par jour (mbj), selon lui.

"Le marché est sur-approvisionné", a déclaré le ministre, mais les prix du pétrole restent très élevés "en raison de facteurs géopolitiques".

Les quotas de production de l'Opep sont actuellement fixés à 28 mbj bien que les pays membres produisent plus de 29 mbj avec l'Irak, actuellement exclu du système de quotas.



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