Apa Nova, filiale du groupe français Veolia, va consacrer 50 millions d'euros à la rénovation du réseau de distribution d'eau à Bucarest, vient d'annoncer Jean-Patrice Poirier, directeur du groupe pour la région.
Très critiquée par les médias et des élus locaux lors des importantes inondations de cet automne, la filiale roumaine de Veolia, numéro un mondial du secteur, a obtenu en 2000 la concession des eaux de Bucarest et de Ploiesti pour une durée de 25 ans.
Le secteur de l'eau et de tout ce qui navigue autour devient un enjeu crucial du 21ème siècle. Sa valeur économique et marchande sera à terme de même type que celle du pétrole. SUEZ bénéficie également de ce phenomène qui ne fait que commencer.
I - Les activités de Véolia en Roumanie
Apa Nova,qui compte 2.500 employés en Roumanie, a investi un total de 126 millions d'euros ces cinq dernières années dans le pays avec 51 millions pour la création d'une usine de traitement des eaux, mise en service cette année.
Concernant les récentes intempéries, le groupe a précisé que le grand collecteur traversant la capitale roumaine, "est de la seule responsabilité de l'Agence nationale des Eaux de Roumanie», et qu'un doublement ou changement du grand collecteur coûterait des centaines de millions d'euros. Selon la société, le réseau de Bucarest "est sous-dimentionné", le collecteur "Cassette" conçu pour un débit de 100 M3 d'eau s'est trouvé confronté à devoir gérer 400 voire 500 M3. M. Poirier a également rappelé que Apa Nova respectait son cahier des charges et "n'a pas subi de pénalités en raison de ces inondations".
Apa Nova, détenue à 84% par Veolia et à 16% par la municipalité de Bucarest, a atteint en 2004 un Chiffre d'Affaires de 70 millions d'euros et des bénéfices de 15 millions d'euros l'an dernier, seuls 4 millions ont été destinés aux actionnaires, le reste étant réinvesti.
II - Secteur de l'eau en Roumanie
En vue de l’adhésion de la Roumanie à l'UE, prévue en 2007, le chapitre environnement a nécessité de longues négociations qui ont duré jusqu’en novembre 2004. Toutes les directives européennes concernant l’environnement ont été transposées dans la législation roumaine, la directive sur la gestion des eaux usées a obtenu l’échéance la plus lointaine (2018).
Le coût total pour la mise en application de l’acquis communautaire dans le domaine de l’environnement est estimé à 29,3 milliards d’Euros pour la période 2004-2018, dont 20% seront apportés par le Budget de l’Etat roumain, 30% par des fonds européens, 35% par les entreprises et 15% par des sources diverses.
La Roumanie dispose de ressources en eau relativement limitées. Les nappes souterraines et phréatiques couvrent 10% seulement des besoins en eau potable. Les réserves en eaux sont estimées à 1750 m³/habitant/an par rapport à une moyenne européenne de 4800 m³, le potentiel du Danube étant peu utilisé actuellement. De plus, elles se trouvent mal réparties: abondantes en zone montagneuse et plus pauvres en plaine. Mais le problème principal n’est pas seulement d’ordre quantitatif mais également qualitatif.
III Organisation du secteur
En Roumanie, la gestion des eaux relève de l’Administration Nationale des Eaux Roumaines « Apele Romane » qui dispose du monopole de la production et de la distribution de l’eau aux municipalités. Elle gère près de 80.000 km de voies d’eau, et dispose de 7.100 km de digues et de 157 canaux.
La distribution de l’eau aux consommateurs est effectuée par plus de mille opérateurs qui se répartissent en quatre catégories: Régies Municipales, Sociétés Commerciales dont le capital est détenu majoritairement par les municipalités, Services Municipaux, Concessions (Veolia ). Les principaux opérateurs (environ 260) sont regroupés dans l’Association Roumaine de l’Eau (ARA).
D’une manière générale, les réseaux de distribution d’eau sont anciens et en mauvais état, entraînant un taux de fuites très important. On note une forte proportion de canalisations en acier, mais également en amiante-ciment et en plomb. En 2003, Apele Romane a répertorié 1.462 stations et installations d’épuration des eaux, dont seulement 47,3% fonctionnent de manière satisfaisante. En 2003, le volume total des eaux usées est évalué à 4.494 millions de m³, dont 51% (2.294 millions de m³) nécessitent une épuration.
La modernisation du secteur nécessite des investissements très lourds que les municipalités ne peuvent assumer seules. Dès lors, elles s'orientent vers des formules de concession ou de PPP, comme Bucarest et Ploiesti qui ont concédé ces services à Veolia. D’autres villes roumaines devraient suivre l’exemple et concéder ces services à des intérêts privés dans les années qui viennent.
Les besoins urgents en matière d’investissements de réhabilitation, de modernisation et de développement des infrastructures de services publics d’eau et d’assainissement sont évalués à 620 millions d’Euros par an entre 2004 et 2007.
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Paris, 14 décembre 2005 - commmunique de presse
Contrat de 160 millions d'euros en Arménie
Veolia Eau, Division Eau de Veolia Environnement, a signé aujourd'hui avec le gouvernement arménien (State Committee for Water Economy) le contrat de gestion des services d'eau de la ville de Erevan, capitale de l'Arménie, qui compte 1 million d'habitants.
Attribué dans le cadre d'un appel d'offre international piloté par la Banque Mondiale, ce contrat d'une durée de 10 ans représente un chiffre d'affaires cumulé sur la période de 160 millions d'euros.
20 décembre 2005 à 23:412
http://www.roumanie.com/Environnement-puits-eau-secheresse-est-de-la-Roumanie-A2216.html
Pb majeur en Roumanie , et d'autres pays ?
26 mai 2007 à 01:33Ajoutez un commentaire
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