UKRAINE : appel d'offre sur le pétrole

Ukrainegasmap L'Ukraine envisage de lancer un appel d'offre public pour l'exploration des champs de pétrole et de gaz dans la Mer Noire, a révélé le vice-Premier ministre ukrainien samedi.

Ces propos interviennent après que la Russie ait décidé d'élever les prix de gaz vendus à l'Ukraine. Le géant du secteur gazier russe "Gazprom" a  en effet relevé son tarif de ses exportations en Ukraine pour 2006.

Les investissements totaux pour l'exploration des champs de pétrole au large de la péninsule de Kerch pourraient s'élever à deux milliards de dollars. De l'ordre de 4 milliards de m3 de gaz et 3 millions de tonnes de pétrole pourront être produits dans ces champs, a ajouté M. Stashevsky.

Parallèlement, le géant du secteur gazier russe "Gazprom" a  relevé son tarif de ses exportations en Ukraine pour 2006. Le prix de 1 000 m3 de gaz sera désormais fixé à 230 dollars contre un tarif préférentiel actuel d'environ 50 dollars. Gazprom précise également qu'il interrompra ses livraisons de gaz vers l'Ukraine en 2006, en cas de désaccord de celle-ci sur la hausse des prix.

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4 Commentaires

  1. 1

    elisabeth

    Les commentateurs estiment que le récent problème du prix du gaz entre la Russie et l’Ukraine est essentiellement politique (Moscou ne tolérerait pas que Kiev ait conquis son indépendance au point de vouloir rejoindre l’OTAN et l’UE).

    Mais il s’inscrit dans un contexte beaucoup plus large: celui du passage d’une économie basée sur des faveurs à une économie de marché.
    En déclarant récemment qu’on ne laisse pas sa carte de crédit à une maîtresse qui vient de vous quitter, un ministre russe évoquait bien tout ce tissu de relations douteuses qui entoure la plupart des transactions économiques dans l’ex-bloc soviétique.

    Il est évident que Moscou veut faire vaciller Iouchtchenko en affaiblissant l’économie de l’Ukraine.

    Mais si l’Ukraine veut son indépendance, elle doit être prête à en payer le prix. A long terme, comme l’a observé un politologue ukrainien, Oleksandr Zintchenko, elle a tout avantage à accepter de payer son gaz naturel au prix du marché international, puisque cela la forcerait à diversifier sa consommation et à ne plus dépendre de la «drogue gazière» qui l’empêche d’accéder à une relative indépendance économique et, surtout, à un assainissement de ses transactions financières avec l’étranger.
    Les lois du marché sont dures, mais elles ont au moins l’avantage de ne pas être des stupéfiants.

  2. 2

    elisabeth

    MOSCOU, 28 déc 2005 (AFP)
    Les discussions à Moscou pour tenter de résoudre le conflit gazier entre la Russie et l'Ukraine n'ont abouti à aucun résultat mercredi soir, mais se poursuivront jeudi, a annoncé le ministre ukrainien de l'Energie Ivan Platchkov cité par les agences russes.

    "Nous avons convenu de nous arrêter jusqu'à demain", a déclaré le ministre ukrainien, selon l'agence Interfax.

    M. Platchkov a ajouté que la délégation ukrainienne et les représentants du géant gazier russe Gazprom se rencontreraient jeudi à 09H00 locales et que les responsables de Gazprom et du complexe gazier public ukrainien Naftogaz se retrouveraient à 15H00 (12H00 GMT).

  3. 3

    elisabeth

    MOSCOU, 29 déc 2005 (AFP)

    L'UE n'envisage pas actuellement d'intervenir dans le différend gazier entre la Russie et l'Ukraine, a déclaré jeudi le chef de la mission de l'UE en Russie Marc Franco.

    "A l'étape actuelle, l'UE ne prévoit pas d'intervenir dans cette querelle, cette discussion sur les livraisons et le transit de gaz entre deux pays, je dirais plutôt entre deux compagnies", a déclaré M. Franco dans une interview accordée à l'agence russe.

    "Cette querelle doit être réglée en tenant compte des principes de l'économie de marché en ce qui concerne le transit de gaz", a ajouté le diplomate, selon la même source.

    Evoquant la décision de Bruxelles d'accorder à Kiev le statut d'économie de marché, M. Franco l'a qualifiée de "correcte" et "bien réfléchie", tout en estimant que "dans chaque pays on peut relever des éléments qui ne répondent pas au statut d'économie de marché".

    L'Ukraine, qui a envoyé mercredi à Moscou son ministre de l'Energie Ivan Platchkov pour tenter de trouver un compromis de dernière minute qui éviterait que le russe Gazprom ne ferme les vannes au 1er janvier, envisage en cas d'échec d'appeler Washington à intervenir sur ce dossier.
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    L'Europe occidentale est indirectement concernée par le conflit, car l'Ukraine pourrait être tentée de prélever une partie du gaz russe transitant par son territoire vers les marchés occidentaux.
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    Gazprom avait initialement demandé à Kiev de payer pour 2006 un tarif de 160 dollars pour 1.000 m3 de gaz, contre 50 dollars actuellement - un prix largement subventionné.

    Devant le refus ukrainien, il a relevé sa demande et insiste désormais sur un prix semblable à ceux imposés aux partenaires européens, de 220 à 230 dollars.

    Si aucun accord n'est conclu, les livraisons seront stoppées dimanche, a répété le patron de Gazprom Alexeï Miller.

  4. 4

    elisabeth

    vraiment de l'eau ds le gaz ... on en reparle ce soir !!!

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