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L’endettement : Espagne + 21%

henri baltzer Immobilier 10 commentaires

456521254Le deuxième carton rouge de la journée va à des articles trop optimistes sur le marché immobilier espagnol va à La Tribune. Il faut donner la parole à El Banco de España et aux économistes.

L’Espagne se porte bien, mais c’est absurde de nier l’évidence : le marché est au sommet. Et en Espagne plus qu’ailleurs. Un bel excédent public et un taux de chômage qui est aussi as qu’il y a 20 ans, ne doit pas faire tomber les analystes dans un optimisme béat.

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10 commentaires

  1. joe la Nausée 29 décembre 2005 à 15:30

    Bravo Marie !
    Heureusement vous êtes la pour mettre les pendules à l’heure !

  2. Marie 29 décembre 2005 à 16:15

    A votre service,
    J’ai tjs aimé remettre les pendules à l’heure. Et en économie c’est d’utilité publique. ;-)
    Je vous prépare quelques dossiers croustillants. :-)
    Bien à vous, Marie

  3. Jraf 29 décembre 2005 à 18:47

    Quelle tribune!
    et quelle constance, on peut dire que vous enfoncez le clou (dans la bulle).
    Est-ce que ce sera suffisant pour qu’elle éclate enfin?

  4. Marie 29 décembre 2005 à 19:31

    Bonjour Jraf,
    Merci pour le compliment.
    Je ne cherche pas à la faire éclater, mais à la démontrer. Je suis économiste de formation, et à moi, on ne me la fait pas :-) . Les brochures des promoteurs et la pression des AI, j’y suis vaccinée ;-) .
    N’hésitez pas à nous faire connaître à des pro-achat à 7.000 E du m². ;-)

  5. Hispano 30 décembre 2005 à 22:31

    Pourriez-vous, SVP, nous résumer l’essentiel de l’article, pour les non hispanophones ?
    Merci,
    Hispano d’origine, attaché au pays des ancêtres, mais anglophone.

  6. Marie 30 décembre 2005 à 22:32

    Je vous promets une traduction. Bientôt.
    Et je vous envoie un autre lien : http://www.burbuja.info/inmobiliaria/showthread.php?threadid=15480
    Le Minsistre espagnol du travail lance une mise en garde : la bulle immobilière risque d’exploser.
    Bien à vous, Marie

  7. Marie 12 janvier 2006 à 19:21

    Charlie-Hebdo daté du 4 janvier 2006 publie cette note :
    ” Ah! le miracle espagnol !
    Le taux de chômage de 22% dans les années 80 est tombé à 8,4%, moins que la France. Le pouvoir d’achat augmente de 4% par an.
    (…)
    Et pourquoi un tel “milagro” ? Parce que l’Europe sucre l’Espagne et surtout parce que les espagnols bétonnent comme des malades ! 600000 logements par an ! Plus que la France et l’Allemagne réunies !
    (…)
    Le BTP représente 42% des emplois. Emplois précaires d’ailleurs , à faible productivité. La recherche et le développement n’existent pas. L’Espagne est une monoculture, une économie-bâtiment. (…) ”

  8. Marie 14 janvier 2006 à 00:53

    Antonio Trueba, president de Urbis, a declare il y a un an que durant le premier semestre 2006 il pourrait y avoir des SURPRISES (dans le secteur immobilier espagnol).

  9. Lorenz 26 février 2006 à 15:06

    Deux remarques:
    L’Espagne est entrée dans l’UE en 1986, et non en 1996.
    Mais surtout, l’Espagne n’est pas prospère comme on le croit. Elle vit à crédit, tout simplement!
    Si on retire de la croissance les chiffres pharaoniques de l’immobilier, il ne reste plus grand chose… sauf l’inflation, le déficit extérieur et la dette *kolossale* des ménages espagnols.
    L’Espagne est le seul Etat membre de l’UE qui a fait faillite dans l’Histoire. 3 fois faillite, c’est-à-dire en cessation des paiements! 2 fois sous Philippe II (XVIe s.) malgré les cargaisons d’or des Indes, et 1 fois sous Charles III (XVIIIe s.).
    Bonne après-midi.
    Lorenz

  10. Marie 29 mars 2006 à 16:12

    “Le maire de Marbella interpellé dans une affaire de corruption immobilière
    MADRID, 29 mars 2006 (AFP) – La station balnéaire de Marbella, sur la Costa del Sol, était mercredi au centre d’une nouvelle affaire de corruption immobilière, avec l’interpellation de dix-sept personnes, dont le maire de la ville, a-t-on appris auprès de la police.
    Les policiers perquisitionnaient mercredi la mairie de cette station balnéaire huppée du sud de l’Espagne, lieu de villégiature prisé par les mafias d’Amérique latine et d’Europe de l’Est et théâtre habituel de scandales financiers et règlements de comptes sanglants.
    Le maire de Marbella, Mme Marisol Yagüe, appartenant à un petit parti local de droite, et seize autres personnes, dont l’adjoint chargé de l’urbanisme, Juan Antonio Roca, le secrétaire de mairie et deux conseillers municipaux, ont été interpellées dans le cadre d’une “vaste opération” anticorruption liée à des projets d’urbanisme, selon la police.
    Mme Yagüe est une proche de l’ancien maire de Marbella et président du club de football de l’Atletico de Madrid, Jésus Gil y Gil, écroué en 2002 pour détournement de fonds publics, et dont Juan Antonio Roca, était déjà l’adjoint à l’urbanisme.
    La police a longuement fouillé mercredi le domicile de Mme Yagüe, et a déjà bloqué un millier de comptes bancaires, selon la radio Cadena Ser.
    Cette opération de police baptisée “Malaya” est menée sous la direction d’un juge d’instruction de Marbella et du parquet anticorruption espagnol, selon le ministère de l’Intérieur.
    Les enquêteurs soupçonnent la mairie de Marbella d’être impliquée dans des affaires de corruption liée à l’urbanisme via un “important conglomérat de sociétés”, est-il précisé.
    L’enquête, qui se déroule à Marbella, Madrid et en Murcie vise notamment des délits de malversation, détournements de fonds publics, corruption et trafic d’influence.
    Le juge à l’origine de l’opération de mercredi est celui qui avait dirigé l’affaire “Baleine Blanche”, ayant permis de démanteler à Marbella en mars 2005 un immense réseau international de blanchiment d’argent portant sur au moins 250 millions d’euros.
    La police avait arrêté près de 60 personnes de diverses nationalités, soupçonnées d’opérer au sein de ce réseau ayant des ramifications à l’île de Man, au Luxembourg, en Andorre ou à Gibraltar.
    Devant l’ampleur de la spéculation immobilière, liée au blanchiment d’argent, les autorités socialistes de la région Andalousie avaient annoncé fin 2005 qu’elles allaient retirer à Marbella ses compétences en matière d’urbanisme.
    Depuis l’arrivée au pouvoir de Mme Yagüe, le gouvernement andalou a contesté la légalité de 211 permis de construire à Marbella.
    Le gouvernement espagnol a créé une unité spéciale de lutte contre le crime organisé pour cette région, qui a arrêté 593 personnes entre janvier et août 2005.
    En 2003, la police y a démantelé 53 groupes criminels dédiés au blanchiment d’argent, au trafic de drogue, d’armes et de voitures.”