Comme un géant, Alain Chamfort a quelqu'un, maintenant qui croit vraiment en lui.... Faisant siens les préceptes de l'estime de soi, il navigue désormais sur des flots plus surs que ceux qu'Alain Colas dut affronter sur son Manureva.
Bien que victime d'un certain malaise face au caractère malaisé de EMI - son ancienne maison de production avec laquelle il est en procès, cette dernière lui ayant ferme ses portes en avril 2004 compte-tenu du faible volume de ventes de son nouvel album de l'époque - il renaît aujourd'hui de ses cendres en devenant son propre producteur.
La voie qu'il se trace lui-même désormais le mènera peut-être à un Palais-Royal voire même au paradis, Dieu seul le sait.
En tout cas, le coup de Bambou auquel il a du faire face lui a permis de prendre du recul sur la politique des majors qui mettent un peu trop rapidement leurs joujoux à la casse.
Alain Chamfort le dit : “Aujourd'hui, cela me paraît moins difficile pour moi que pour les salariés d'EMI-Capitol qui ont été remerciés. Je ne suis pas le plus à plaindre”.
Sa rupture de contrat faisait partie d'un plan social mondial d'EMI-Capitol, où les responsables de chaque pays étaient libres de choisir les artistes concernés. La personne avec laquelle il avait signé le contrat avait elle-même été remerciée... et remplacée par une autre qui a d'ailleurs été renvoyée aussi quelques mois après .
Le disque était sorti le 24 septembre 2003. EMI-Capitol avait arrêté les comptes au 31 décembre avec un chiffre de 46 000 exemplaires, ce qui n'était sensiblement pas un échec, mais ne représentait pas, certes, un résultat immédiat. La société ne laissant pas le temps au CD de se développer, Alain Chamfort estime que le contrat n'a pas été respecté, accord selon lequel le chanteur s'engageait à livrer quatre albums à EMI, en échange de la fourniture des moyens nécessaires pour se faire. Du coup, le conseil de prud'hommes a été saisi pour rupture illégale. L'affaire sera jugée en janvier.
Depuis peu, Alain Chamfort a resigné avec un nouveau label indépendant XIII Bis Records qui édite le live du chanteur "Impromptu dans les jardins du Luxembourg" (CD et DVD), suite au concert "surprise" qu'il avait donné en mai dernier.
Warner l'avait contacté mais il n'avait pas envie de renouer avec une "major"... on le comprend. Pour lui, c'était plus logique et cohérent de passer par un indépendant.
Il a ainsi entièrement produit le double album et le DVD, puis l'enregistrement et le mixage achevés, il a pris contact avec les gens de XIII Bis, qui ont démontré (eux ...!) une grosse motivation et beaucoup d'enthousiasme. "Ce projet n'aurait jamais pu se faire par une maison de disques, estime le chanteur. Ils auraient dit "C'est trop risqué" ou "C'est trop cher".
Une politique de prix agressive a néanmoins été décidée, prouvant ainsi que cela est possible. "Les majors investissent dans des partenariats avec certains groupes de médias et télévisuels et de l'achat d'espace, mais ça manque vraiment d'idées", affirme Alain Chamfort. "Elles vont s'épuiser, car elles ne constituent pas de répertoire. Elles jouent à remplir les caisses sur le court terme".
Distribués à la fin de novembre, l'un par Gaumont, l'autre par Sony BMG, ces deux oeuvres vont faire l'objet d'une tournée .... que le chanteur a montée seul....
C'est certain, le grand Serge, s'il était là, nous en ferait une chanson ....

4 Commentaires
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17 décembre 2005 à 01:202
Vous l'auriez compris : les termes ne cherchent pas à etre offensants ... mais sont des clins d'oeil à des titres de chansons .... tout de même du grand Serge ...!
et tout en étant fourmi ... je suis aussi cigale ;)
A noter que Bertrand CANTA peut remercier Vivendi de lui avoir fourni un avocat réputé .. même si cela n'est peut etre pas désinteressé totalement , puisque dans le livre à son sujet , "L'expérience des Limites", Canta mentionnait bien devoir par contrat un disque à Vivendi , chose qu'il n'a pu réaliser que depuis peu ... compte tenu des evenements .
04 janvier 2006 à 21:37Ce n'est d'ailleurs peut etre pas pour rien qu'il se trouve en prison à Muret , pres de Toulouse , sachant que la Ville Rose dispose du studio d'enregistrement réputé PORTERIE , qui travaille notamment pour Francis Cabrel.
désolée pour les naïfs ....
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Toulouse, il était au Zénith avec Les Enfoirés
La Dépêche du Midi, 6 février 2004
Michaël Jones en studio
Si la plupart des Enfoirés sont venus chanter au Zénith toulousain pour enrichir les Restos du Cœur et s'offrir aussi une belle émission de télé, Michael Jones, lui, a profité de l'occasion pour travailler en solo. Et ce, malgré la fatigue due, surtout, aux "deux séances
successives de dimanche".
Mais le vieux complice de Jean-Jacques Goldman en a vu d'autres. Habitué aux méga-concerts, rien ne l'arrête. Il a donc prolongé son séjour de 24 heures dans la Ville rose pour fignoler quelques chansons
de son prochain album.
Et c'est au Studio Condorcet que nous l'avons retrouvé. Michael Jones, venait aussi chercher là les conseils avisés de François Porterie, l'ingénieur du son toulousain, l'un des fondateurs du fameux Studio Condorcet né dans les années 60.
04 janvier 2006 à 21:434
Petits clins d'oeil à Gainsbourg, auteurs des chansons :
- Manureva 1979
04 mars 2006 à 12:58- Malaise en Malaisie 1981
- Bambou 1981
- Joujou à la casse 1977
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