Total se renforce au Nigeria

7_3_usine_nigeria_2Total annonce le démarrage de la production de pétrole brut du champ pétrolier et gazier en eaux profondes de Bonga, au Nigéria.

Situé à 120 kilomètres au large des côtes, Bonga produira à terme plus de 200 000 barils de pétrole et plus de 150 millions de pieds cubes de gaz par jour. Le champ de 60 kilomètres carrés est situé à une profondeur d’eau de plus de 1 000 mètres.
Le gaz sera acheminé par un réseau sous-marin de collecte de 268 kilomètres de long jusqu’à l’usine de liquéfaction Nigeria LNG (NLNG), avant d’être exporté vers l’Europe et les Etats-Unis.
L’Afrique est la première zone de production de Total qui y a produit 813 000 barils équivalent pétrole par jour en 2004. Total est présent au Nigeria depuis 1962. Sa quote-part de production s’est élevée à 271 000 barils équivalent pétrole en 2004.

Elf Petroleum Nigeria, filiale à 100 % de Total, détient un intérêt de 12,5 % dans le projet, aux côtés de ses partenaires Shell Nigeria E&P Corporation, Esso Exploration and Production Nigeria Limited et Nigerian Agip Exploration.

Par ailleurs, le Groupe Total a récemment lancé le développement du gisement en eaux profondes d’Akpo dont l’entrée en production est prévue fin 2008 à un rythme plateau de 225 000 barils équivalent pétrole par jour. Total détient également un intérêt de 15 % dans l’usine de liquéfaction de gaz de Bonny.

I - Apercu du secteur pétrolier du Nigéria

Premier producteur de pétrole du continent africain, premier également de par sa démographie avec plus de 130 millions d'habitants, le Nigeria est un géant de l'Afrique. C'est aussi un pays qui, en dépit d'énormes difficultés, tente de se réformer.
Aujourd'hui débarrassé de la dictature des militaires, le Nigeria a longtemps été tenu pour le mouton noir des Etats corrompus. Sous l'impulsion du président Olusegun Obasanjo, les autorités se sont lancées dans d'importantes réformes et revendiquent une lutte ouverte contre la corruption, fait qui reste néanmoins grandement à vérifier selon maintes sources.
Le Nigeria produisait en avril 2004, 2 millions de barils par jour. Le pays, confronté à l'aggravation de la crise économique qu'il traverse, affichait début 2004 sa volonté de doubler sa production pour qu'elle atteigne 4 millions de barils/jour en 2010 et de porter les réserves prouvées à 40Md.
La réalisation de ces objectifs reposera en grande partie sur l’exploitation des bassins situés dans l’offshore profond mais aussi sur une relance des activités d’exploration des gisements à terre.
Le Nigeria devrait également bénéficier des accords conclu avec Sao Tomé et Principe (nous en reparlerons) pour l’exploitation commune des ressources pétrolières offshore.
La restructuration en cours de la compagnie nationale NNPC et la privatisation de nombre de ses filiales engagées dans des activités amont et aval accélereront l’assainissement du secteur et l’optimisation des infrastructures

II – Polémique autour des méthodes d’évaluation des réserves

Le pays a pris en compte la découverte de nouveaux gisements annoncés en décembre 2003 par la Compagnie Nationale Petrolière NNPC pour évaluer le montant global de ses réserves à 3,4 milliards de barils début 2004, ceci afin de renforcer sa position dans ses négociations avec l'OPEP, en vue d'augmenter son quota de production, l'OPEP calculant le quota de chaque pays membre en fonction de ses réserves prouvées.
Connus fin mars 2004, des documents confidentiels de la compagnie laissent à penser que Shell n’a pas communiqué des informations vitales concernant le volume de la révision à la baisse de ses réserves au Nigeria, 1,5 milliard de barils (60% des réserves totales du pays) - ceci pour renforcer la position du Nigeria dans ses négociations avec l’OPEP.
Selon les responsables politiques du pays, l'importance de la population du Nigeria, comparée aux autres pays membres de l'OPEP, le besoin urgent en devises étrangères pour financer des infrastructures et la politique sociale justifient un traitement préférentiel de l'Organisation.

III - Opérateurs pétroliers présents au Nigéria

Sur un total de 1183 champs découverts, 250 sont productifs, opérés par 17 compagnies. Les 6 majors établies de longue date dans la région assurent, par le biais de concessions en joint venture et, depuis 1991, de contrats en partage de production (PSC) conclus avec la société nationale NNPC (National Nigerian Petroleum Company), 95% de la production (Shell, 1Mb/j ; Exxon Mobil,500.000 b/j ; Chevron, 500.000 b/j ; Total, 271.000 b/j et Agip, 180.000 b/j).

L’amont pétrolier nigérian compte également un nombre croissant d’opérateurs indépendants ou étatiques étrangers, comme les sociétés AddaxPetroleum Development Company (45.000 b/j), Devon Exploration NigeriaLimited (filiale d’Ocean Energy), Conoco Phillips (44.000 b/j) ou encore Nexen Petroleum, Petrobras et Statoil.
Par ailleurs, le gouvernement favorise depuis 1990 l’émergence de compagnies locales d’exploration-production. Elles sont aujourd’hui au nombre de 56, dont 7 détiennent des champs entrés en production : qui produisaient à fin 2004 près de 120 000 b/j.
Les autres compagnies, auxquelles viendront se rajouter de nouveaux acteurs locaux qui ont remporté des permis dans le cadre du round d’adjudication 2005, sont en phase d’exploration ou d’évaluation de leurs champs respectifs. Regroupés au sein de la NAIPEC, les opérateurs nigérians ambitionnent de porter leur production à 350 000 b/j dans les deux ans. Pour sa part, la National Petroleum Develoment Company (NPDC), filiale de la compagnie nationale NNPC, exploite en propre cinq gisements à terre et en zone de marécages, et affiche une production de 55 000 b/j pour 2004.

IV – Potentiel de l’off shore

L’exploitation des gisements situés dans l’offshore profond et très profond joue un rôle clé dans la réalisation des objectifs stratégiques du Nigeria. L’intense activité dans ces zones depuis 1999 a déjà permis au Nigeria d’acquérir près de 6 Mds de barils de réserves supplémentaires. Les mises en service, qui donneront lieu à des investissements considérables, seront échelonnées entre 2006 et 2010 :Agbami (800 Mb de réserves), Akpo (600 Mb), Bonga (700Mb), Bonga SW(500Mb), Erha (500Mb), Bosi (400Mb), Usan (500Mb), Bolia/Chota (en cours d’évaluation). Dans le cadre de la campagne d’adjudication de nouveaux permis, conclue en septembre 2005, le gouvernement a octroyé 44 nouvelles licences d’exploration dont 8 pour des périmètres de l’offshore profond très prometteurs.

V - Nigeria , OPEP et diplomatie pétrolière américaine

Le Nigeria était en 2003 le 5ème fournisseur des Etats-Unis en brut : il y exporte 1,5 million de barils/jour sur une production totale de 2,018 millions. Selon le département américain de l'Energie, 15,3% du brut aux Etats-Unis provenait d'Afrique en 2003 et d'ici 2015, l'Afrique de l'ouest devrait représenter 25% des approvisionnements des Etats-Unis."Le brut africain représente un intérêt national stratégique pour nous, et cela va aller en s'accroissant", avait dit en 2002 le responsable chargé de la politique africaine dans le gouvernement américain, Walter Kansteiner.

Les lobbies américains sont en outre favorables à la sortie du Nigeria de l'OPEP, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole , ce qui permettrait à ce pays de dépasser son quota OPEP actuel et de vendre le baril moins cher... notamment aux américains.
Mais le Nigeria est réticent à quitter l'OPEP de peur de perdre de l'argent. L'économie du Nigeria est en effet très fragile, puisque 96% des revenus extérieurs du pays dépendent du brut.

La manne pétrolière est cependant un atout maître pour Obasanjo, qui entend bien monnayer son pétrole contre l'annulation de la dette monumentale du Nigeria : près de 28 milliards d'euros. A noter que le Nigéria assure actuellement la présidence de l'Unité Africaine, ce qui l'a amené à traiter des graves problèmes politiques du Togo avec les Etats-Unis.

VI – Transport du pétrole au Nigéria

Le Nigeria compte 13 terminaux pétroliers, situés pour la plupart dans la région du delta du Niger, dont six terminaux d’exportation. La zone franche gazière et pétrolière de Onne, qui accueille une centaine de compagnies pétrolières et de sociétés de services, est équipée de terminaux seuls en mesure d’accueillir des navires de 60.000 T. Elle est devenue en l’espace de quelques années la plaque tournante du transport maritime des hydrocarbures en Afrique de l’Ouest.

VII – Risque de guerre civile pétrolière

L'insécurité règne dans le delta du Niger, et jusque dans la ville de Port-Harcourt. «Les expatriés qui vivent ici sont des pionniers, confie un diplomate. Ils mènent une existence difficile, parqués sur leurs sites, obligés de se soumettre à des règles de sécurité très strictes et à une corruption généralisée.»
Environ mille Français, trois fois plus d'Américains et presque autant de Britanniques vivent à Port-Harcourt.
En dépit des immenses profits de l'industrie pétrolière, les trois quarts de la population (135 millions d'habitants) vivent dans une extrême pauvreté. Cédant au mirage pétrolier dans les années 70, le pays a totalement délaissé l'agriculture et ses industries traditionnelles comme la pêche.
Depuis quelques années, cette situation engendre des violences meurtrières dans la région. Dans le delta du Niger, une guerre civile pétrolière menace. «Le boom pétrolier a rendu la vie des locaux beaucoup plus difficile», explique Nalaguo Chris Alagoa, directeur de l'ONG pro-Natura. «Ils sont pour la plupart illétrés, ils ne comprennent pas pourquoi ils n'ont pas de travail, pourquoi il n'y a que trois routes pour desservir cette région qui compte près de 10 millions d'habitants. »
Les plus décidés n'hésitent plus à saboter et à attaquer les sites de production, conduits dans cette guerilla par Mujahid Dokubo Asari, chef de la Force volontaire du peuple du delta du Niger (FVPDN).
Celui-ci a lancé «une guerre totale contre le gouvernement d'Obasanjo» et affiche avoir la capacité de lever une armée de 5 000 hommes. Son but est de garder le contrôle d'une zone d'extraction illégale qui lui permet de détourner à peu près 100 000 barils par jour... qu'il raffine lui-même dans des installations de fortune.
Suite à cette situation, cinq personnes ont été tuées, il y a quelques mois dans un site de production mineur de Total de la région de Warri. Le groupe français a partiellement résolu le problème en se concentrant sur le off-shore.


A lire également :

. Total se renforce dans le Golfe du Mexique

. Zoom sur Total

 

6 Commentaires

  1. 1

    Anonyme

    Diplo pétro quand tu nous tiens ....

    ou un exemple de diplomatie pétrolière Chine : Nigéria

    -------------------------------------------------------

    La Chine va lancer un satellite commercial pour le Nigeria, a annoncé lundi Xu Dazhe, directeur général adjoint de la China Aerospace Science and Technology Ltd, actuellement en visite à Hong Kong.

    Xu a tenu ce propose en réponse à une question de savoir si la Chine coopère avec les pays en voie de développement dans l'utilisation pacifique de la technologie spatiale, lors d'un meeting entre la délégation de Shenzhou-6 et des étudiants de Hong Kong.

    Il a ajouté que la Chine coopérera également avec le Venezuela dans ce domaine.

  2. 2

    Elisa / PB SHELL

    AUGMENTATION des risques pour les compagnies pétrolières au Nigéria !!!!

    -------------------------------------

    Nigeria: sabotage d'un oléoduc de Shell qui perd 170.000 barils par jour
    LAGOS, 20 déc 2005 (AFP)

    Shell a annoncé mardi qu'un groupe non identifié avait fait exploser un de ses oléoducs dans la région pétrolifère du Delta du Niger (sud du Nigeria), provoquant une perte de production de 170.000 barils par jour, soit 7% des exportations nationales.

    L'explosion a provoqué une importante fuite de pétrole qui s'est enflammé, a affirmé la compagnie.

    "Les enquêtes préliminaires ont révélé que le feu a pu être causé par une attaque à la dynamite menée par des inconnus", indique le communiqué.

    "Pour permettre d'éteindre l'incendie, Shell a fermé sa production dans les champs pétroliers de Diebu Creek et Nun River, ainsi que dans toutes ses installations établies sur la terre ferme, sauf celle de Rumuekpe", précise le texte.

    Première compagnie occidentale en terme d'exportations de pétrole implantée au Nigeria, Shell assure dans ce communiqué "perdre 170.000 barils par jour".

    Un porte-parole de Shell au Nigeria a refusé de se prononcer sur d'éventuelles victimes causées par cette explosion, affirmant n'avoir aucun détail à ce sujet pour le moment.

    En revanche, dans son communiqué, Shell reconnait que "le nombre de personnes touchées reste à déterminer. Nous avons été informés que des villages voisins auraient pu être affectés. Nous avons mobilisé des équipes médicales qui se tiennent prêtes à Port Harcourt".

    Selon Shell, l'explosion s'est produite mardi matin tôt sur un de ses oléoducs sur le détroit Opobo, à 50 km au sud-ouest de Port Harcourt, capitale de l'Etat pétrolier de Rivers, dans le Delta du Niger.

    Cette explosion fait suite à deux autres problèmes de sécurité rencontrés récemment par Shell ces derniers jours dans cette région instable et peu sûre du Nigeria.

    Le Nigeria est le premier producteur de pétrole brut d'Afrique et le sixième exportateur mondial avec 2,5 millions de barils par jour.

    Le Delta du Niger, principale zone de production du pays, est souvent le théâtre d'acte de piraterie ou de banditisme et le détournement de pétrole est courant.

    Cette région est très instable, car des miliciens prennent souvent pour cibles ces compagnies en leur reprochant de ne pas faire bénéficier les populations de la manne pétrolière.

  3. 3

    elisabeth RISQUES ++++

    RISQUES ACCRUS POUR TOTAL !!!!

    Nigeria: Shell déclare situation de "FORCE MAJEURE" après explosion oléoduc
    LAGOS, 22 déc 2005 (AFP)

    Shell s'est déclaré en situation de "force majeure" suite à l'explosion mardi d'un de ses oléoducs dans la région pétrolifère du sud du Nigeria, qui lui fait perdre 180.000 barils par jour, a indiqué jeudi à l'AFP un de ses porte-paroles.

    "Shell s'est déclaré en situation de force majeure mercredi soir à 17h30 locale (16h30 GMT) ce qui veut dire que nous ne pourrons pas tenir nos engagements vis-à-vis de nos clients", a déclaré à l'AFP un porte-parole de Shell qui a souhaité garder l'anonymat.

    "Nous ne pouvons plus pomper de pétrole à partir du terminal de Bonny (principal terminal de la zone du Delta du Niger (sud), ndlr), donc nous réduisons la production et l'exportation et nous ne pourrons pas fournir tout le brut que nous devions", a-t-il précisé.

    "Le feu continue à faire rage. Aujourd'hui notre personnel va encore aller combattre le feu. Nous espérons que nous parviendrons aujourd'hui à le maîtriser", a-t-il dit, soulignant que "ce n'est qu'après cela que l'on pourra faire le bilan des dégâts et savoir quand les opérations pourront reprendre".

    Aucun bilan des victimes de cet incendie et de l'explosion n'a été confirmé officiellement pour le moment, mais un responsable de la police de Port Harcourt a expliqué à l'AFP par téléphone que l'incident avait fait au moins huit morts.

    "Il y a eu au moins huit morts, mais nous n'avons pas encore leur identité, il peut y avoir plus de victimes. L'enquête est toujours en cours et comme l'explosion a eu lieu dans un endroit très reculé, il est difficile de se rendre sur place", a indiqué cette source.

    L'oléoduc de Shell, situé à une cinquantaine de km au sud ouest de Port Harcourt, a explosé mardi matin, provoquant une importante fuite de pétrole brut qui s'est enflammée.

    Pour contrôler l'incendie, Shell a dû fermer trois de ses stations de pompage dans la région et le terminal pétrolier de Bonny, principal terminal de la zone du Delta du Niger (sud).

    Shell est le premier producteur et exportateur de brut implanté au Nigeria avec environ 900.000 barils par jour sur une production nationale quotidienne de 2,5 millions de barils.

  4. 4

    elisabeth SHELL aussi

    LAGOS, 3 janvier (XINHUANET) --
    Shell a embarqué sa première cargaison de 200 000 barils de pétrole brut de Bonga, le premier gisement pétrolier et gazier en eau profonde du Nigeria.

    "C'est un triomphe technologique de voir Shell produire avec succès du pétrole et du gaz dans les zones d'eau profonde du Nigeria, et nous avons salué ce succès avec la première cargaison aujourd'hui", a dit M. Ibeneche.

    La station pétrolière de très haute technologie de Bonga a été construite par une compagnie indigène, Nigerdock, a souligné Shell.

    L'installation de Bonga, dont le développement a coûté quelque 3,6 milliards de dollars, s'est fixée pour objectif de production 225 000 barils de pétrole par jour et 150 millions de pieds cube de gaz par jour.

  5. 5

    Anonyme

    Nigeria : Total réceptionne le premier chargement de GNL issu du train 4 de NLNG


    23 Jan. 06

    Total annonce que le premier chargement de gaz naturel liquéfié (GNL) issu du train 4 de l’usine de liquéfaction de Nigeria LNG (NLNG) a quitté l’île de Bonny Island aujourd’hui à destination de l’Espagne.

    Cette livraison intervient dans le cadre de l’accord de vente et d’achat entre Total Gas & Power Ltd et NLNG pour 1,15 million de tonnes par an (MTPA) de gaz à partir des trains 4, 5 et 6.

    Le train 4, entré en production au quatrième trimestre 2005, et le train 5, dont la mise en production est prévue pour février, devraient accroître la capacité totale de production de NLNG de 8 MTPA pour la porter à plus de 17 MTPA. Le train 6, actuellement en construction, permettra d’augmenter la capacité de l’usine de 4 MTPA supplémentaires.

    Total détient un intérêt de 15 % dans la compagnie nigériane NLNG, aux côtés de la société Nigerian National Petroleum Corporation (49 %), Shell (25,6 %) et ENI (10,4 %).

  6. 6

    ROKHAYA MBAYE

    I have fine your references by internet and I am interested to make business with a big company like your.
    I am a distributor of SHELL OILS since 5 years sell all the products of this company but principaly oils.
    Now, I want to make my own business I have a lot of customers in the senegalaise market and I cannot fine the quantity I need to satisfy them.
    It's because if get a big and good partner like yourcompany that will resolve my problem.
    I can sell all products you are ready to give me by container in senegalese market and in WestAfrica. If you are interested by my proposition, you can contact me as soon as possible by e-mail, fax or telephone.
    Waiting for your quick reply, best regards.
    TEL : 002216301390 - 002216391637
    FAX : 002218935760
    HUSBAND : 002213665559

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée