Au terme de la 45è session de l’Organisation Inter-africaine du Café (Oiac) tenue récemment, d’importantes décisions ont été prises en vue de trouver des prix rémunérateurs pour les pays producteurs africains.
Le café est une matière première de grande envergure en Afrique, et ce, pour de nombreux états, dont la Côte d’Ivoire. Cependant, depuis quelques années, la caféculture est en proie à des difficultés. En outre, le prix du café est en baisse constante.
Pour remédier à cette situation, l'assemblée générale de l’Organisation Inter-africaine du café qui s’est tenue récemment à Abidjan , a tenté d’apporter des solutions concrètes, notamment en terme de formation technique agricole.
Concernant la chute drastique des prix, des mesures ont été prises. Dans ce cadre, la mise sur pied d’un code commun pour la communauté caféière est envisagée. Ce code s’il est imposable à tous les pays africains producteurs va permettre de fixer des prix attractifs pour les planteurs .
En ce qui concerne les techniques liées à la culture du café, il semble que cela soient les pays anglophones qui aient jusqu'à présent reçu les rudiments dans la lutte contre l’ochratoxine, qui met en péril la qualité sanitaire du café.
L'ochratoxine A est une mycotoxine particulièrement dangereuse pour la santé humaine. Elle est élaborée par des moisissures. Un adulte de 60 kg ne devrait pas ingérer une quantité équivalente à 75 grammes de café en grains contaminé à la teneur maximale tolérée de 4 microgrammes/kg. La limite convenue aujourd’hui pour les grains de café torréfié est de 5,0 μg/kg et de 10,0 μg/kg pour le café soluble 10,0 μg/kg.
La décision de l’Union Européenne de soumettre les exportations de café vert vers l’Europe à un contrôle sanitaire rentre en vigueur le 30 juin 2006. C’est pour trouver une solution à cette sérieuse menace qui plane sur les producteurs Africains que le président du conseil international du café et représentant de la Côte d’Ivoire à l’Organisation Internationale du Café (Oic), M. Djikalou Saint-Cyr, a demandé au participants de la 45ème assemblée générale de l'Oiac de se pencher véritablement sur le problème de l'ochratoxine A.
L’ochratoxine A est présente dans la nature et peut contaminer les produits agricoles dans les champs ou après la récolte. La législation communautaire européenne définit des teneurs maximales autorisées pour certaines sources alimentaires importantes afin de réduire l’exposition humaine autant que possible. Selon l’UE, il est prouvé que les céréales et les produits à base de céréales constituent les principales sources alimentaires d'exposition à l'ochratoxine A pour la population européenne. Le vin, le café et la bière sont également des sources notables.
La nouvelle présidente de l’Oiac, Mme Tadelech Harle Michael, ambassadeur d’Ethiopie en Côte d’Ivoire, a entrepris par ailleurs de mettre en place une politique de consommation du café dans les pays producteurs. La plupart des Africains consomment peu de café, bien que le continent représente un grand marché potentiel. Au total, le développement économique et social exige la mise sur pied d’une politique concrète sur le long terme.

5 Commentaires
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-L'ochratoxine A est une mycotoxine particulièrement dangereuse pour la santé humaine.
-En outre, le prix du café est en baisse constante.
Ce n'est pas en énonçant des fausses vérités que l'on fera avancer la question de la caféiculture africaine.
La toxicité pour l'homme de l'Ochratoxine n'est pas avérée. Elle est à l'étude par le Comité Scientifique de l'alimentation de l'Union Européenne, comme le rapporte opportunémentle rapport du comité consultatif du secteur privé dans sa réunion du 26/09/05 (voir ce rapport sur le site de l'OIC)...
Pourquoi parler de "baisse constant" des prix, alors que ceux-ci varient beaucoup et s'est bien redressée depuis quelques mois ? Le cours est tombé à 345 $/tonne (base premier mois) le 10/10/2001... et il est aujourd'hui autour de 1050 $/tonne soit trois fois plus élevé !!
Ne faudrait-il pas s'interroger plutôt sur les problèmes de prix de revient des robustas africains (en comparaison de ceux du Viet-Nam), et des questions de qualité (triage, stockage...).
A noter que tous les producteurs africains ne sont à mettre dans le même panier. La gravité des problèmes (pour la caféiculture)touche pour l'essentiel l'Afrique de l'Ouest et Madagascar.
Pouquoi ne trouve-t-on plus des cafés arabicas de bonne qualité (fiable) au Cameroun ?? Phénomène pas nouveau et indépendant des prix, car la questio^n se posait déjà quand les prix étaient plus élevés...
La réponse à ce type de questions (trop réalistes ?)ne pourrait-elle pas faire avancer un peu le débat ?... au lieu de contenter des incantations habituelles et innefficaces et pour tout dire, finalement assez fatiguantes !
30 novembre 2005 à 11:042
A partir du millésime 2005, le taux maximum d’ochratoxine autorisé dans les vins sera de 2 microgrammes par litre, en vertu de la directive européenne N°123/2005.
30 novembre 2005 à 11:58Au-delà de ce taux, les vins seront considérés comme impropres à la consommation. Mais certains acheteurs fixent dans leur cahier des charges des valeurs plus restrictives : 1µg/l pour la SAQ (Société des Alcools du Québec), voire même 0,5µg/l pour certaines enseignes de la grande distribution.
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Parler d'ochratoxine dans le vin c'est une chose, dans le café c'en est une autre !!
30 novembre 2005 à 14:51Rien ne prouve la toxicité du produit, particulièrement sa génotoxicité.
La sacro-sainte règle du principe de précaution s'applique... privilège des pays riches. Mais surtout de l'hypocrisie et de l'absence de perspectives...
Pourquoi ne pas interdire aux industriels de rejeter des déchets toxiques (alors que c'est parfaitement possible, mais coûteux), notamment dans notre ville du Havre ?? Hypocrisie, hypocrisie et odeur d'argent !
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il est a craindre que l'ochratoxine et ses présupposés effets sur la santé (à quelle dose ?) et le café (très faible contributeur d'ochratoxine dans une alimentation "normale"), ne soient une façon supplémentaire d'opprimer l'Afrique.. curieusement sont essentiellment montrés du doigt les producteurs africains !!! Et au Brésil et en Colombie pas d'ochratoxine !! ??
Par ailleurs il est très difficile de "mesurer" de façon objective l'ochratoxine présente dans le café car la torréfaction en détruit une grande part (les scientifiques ne savent pas ... mesurer combien ... mais...!). Le fait de mélanger réduit aussi la proportion d'ochratoxine... en tout état de cause la seule mesure valable serait celle faîte dans une tasse de café (produit "fini") et non dans le café vert alors même que l'ochratoxine (mycotoxine ou champignon) peut parfaitement être présente dans une seule partie d'un lot... on parle de millions de tonnes quand un échantillon fait 500 grammes...
30 novembre 2005 à 17:265
merci pour vos precisions qui permettent d'enrichir nos connaissances et d'avoir ainsi une vue plus complete et plus objective
Effectivement le sommet de l'OMC à Hong Kong approche ... et l'ochratoxine pourrait etre la grippe aviaire de demain ... pour ceux qui cherchent à écouler leurs produits pasteurisés et stérilisés
cf . mon article sur le sujet en cliquant sur url
30 novembre 2005 à 17:50"Le poulet asiatique bat de l'aile"
http://www.leblogfinance.com/2005/11/lasie_bat_de_la.html
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