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2005 : l'année de l'offshore au Brésil
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La compagnie brésilienne PETROBRAS est le leader mondial dans le développement de l’exploitation en eaux ultra-profondes. 76 % de ses réserves sont en offshore profond, d’où provient 75 % de sa production.
Les campagnes d’exploration de PETROBRAS ont montré à partir des années 80 que les réserves se trouvaient en eaux de plus en plus profondes. Le Brésil abrite à lui seul plus de 15 Gtep (tonnes équivalent pétrole) de la production mondiale en eaux profondes. L’ex-monopole d’état s’est ainsi attaqué de front aux défis technologiques qui lui étaient posés et dont la résolution était vitale pour la mise en valeur de ses réserves : d’où un investissement massif dans un programme spécifique, PROCAP, aujourd’hui à sa 3e version (PROCAP 3000).
Le secteur occupe désormais une place croissante dans la géopolitique pétrolière et gazière mondiale. L’offshore profond et ultra-profond devrait en effet assurer 40 % de la croissance de la production pétrolière mondiale de ces prochaines années et produirait en 2015, à titre de comparaison, autant de pétrole que l’Arabie Saoudite en 2002.
Pour rappel : 2005 ... est aussi l'année du Brésil en France.
I - L'activité de PETROBRAS
PETROBRAS est une entreprise globale de production d'énergie qui explore, produit, raffine, commercialise et transporte dans le monde entier le pétrole et ses produits dérivés.
1ère entreprise industrielle au Brésil, PETROBRAS travaille dans 11 pays, et se situe au 8e rang mondial des entreprises pétrolières.
En 2003, la société a publié un chiffre d'affaires net de 30,8 milliards de dollars pour un bénéfice net de 6,6 milliards de dollars. La société intervient dans 4 domaines : Exploration et Production, Approvisionnement, Gaz et Energie et Inter-national, avec le support de deux activités annexes, Finances et Services, plus de multiples branches reportant directement à son Président. La Distribution est gérée par une filiale séparée.
II L'exploitation en off-shore profond et ultra-profond
Après avoir longtemps hésité, l’industrie pétrolière semble dorénavant retenir le seuil de 1.500 pieds (500 m) pour l’offshore profond, et 5.000 pieds (environ 1.500m) pour l’offshore ultra-profond.
Trois zones géographiques se partagent plus de 75 % de ces réserves situées par plus de 500 mètres d’eau : l’Afrique de l’Ouest, le Golfe du Mexique et le Brésil. On estime aujourd’hui à près de 100 Gbep les réserves accessibles de pétrole et de gaz (62% pétrole et 38 % gaz) enfouies à plus de 500 m de profondeur à travers le monde.
Succès technologique des années 90, l’offshore profond est aussi aujourd’hui un succès économique. La taille des gisements et la productivité des puits en eaux profondes sont largement supérieursà ceux situés sur le plateau continental et les coûts d’exploration et de production ont fortement diminué.
Certes avec moins de 5 % du total mondial, les réserves d’hydrocarbures situées en offshore profond et ultra-profond restent encore limitées.
III La place croissante de l'offshore dans la géopolitique pétrolière
Cependant, compte tenu notamment de :
. leur localisation géographique généralement hors zone OPEP
. de leur proximité des marchés occidentaux
. et de leur éloignement des côtes diminuant ainsi le risque politique,
le secteur occupe une place croissante dans la géopolitique pétrolière et gazière mondiale.
L’industrie des hydrocarbures produit aujourd’hui en mer respectivement 34% et 28 % de sa production mondiale de pétrole et de gaz. Dans une décennie, ces parts seront de 40% et 34%. En volume, cela revient à dire que la production pétrolière mondiale offshore va passer de 27 Mb/j (millions de barils par jour) en 2004 à 33 Mb/j en 2015 endant que celle de gaz naturel passera de 750 Gm3 (milliards de mètres cubes) à 1300 Gm3.
Au cours des 10 prochaines années, la production de l’offshore profond pétrolier devrait progresser de 230%, soit une croissance moyenne de 11,5% par an (2,5 Mb/j en 2004 à8,25 Mb/j en 2015).
A noter pour nos amis du blog auto : Petrobras est aussi dans le sport auto !
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Voici les sites qui parlent de 2005 : l'année de l'offshore au Brésil:
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