Le montant du commerce extérieur de Chine atteint 891,1 milliards US$ sur la période des 8 premiers mois de l’année 2005, soit une augmentation de +23,5% comparés aux 8 premiers mois de l’année 2004.

Les exportations atteignent 475,7 milliards US$ (+32% sur les 8 premiers mois 2004), et les importations 415,4 milliards US$ (+14,9% sur les 8 premiers mois 2004).

Les statistiques des Douanes chinoises présentent le distinguo subtil entre le commerce de sous-traitance : 424,3 milliards US$ (sous entendu géré par les firmes étrangères) et le reste géré par les firmes chinoises : 382,2 milliards US$.

L’écart entre les données (806,5 milliards comptabilisés sur le total des 891,1 milliards cité plus haut) n’est pas explicité clairement. Cet écart correspond à la partie gérée par des firmes non chinoises continentales et non étrangères. Peut être taiwanaises ou de Hong Kong/Macau ? Les données présentées ne sont pas assez explicites pour trancher.

Sur 8 mois 2005, l'UE demeure le 1er partenaire de la Chine avec 137,9 milliards US$ d’échanges commerciaux (+23,5%). Les USA : 133,5 milliards US$ (+24,8%). Le Japon : 117,5 milliards US$ (+10,2%). Classement inchangé depuis début 2004.

L'excédent commercial total de la Chine atteint 10,04 milliards US$ en août 2005, pour 10,4 milliards en juillet 2005, ce qui porte le cumul d’excédent en 2005 à 60,2 milliards US$, pour seulement 32 milliards d’excédent total en 2004.

Non seulement l’effet de la réévaluation du RMB en juillet 2005 est totalement oublié, voire ignoré, mais de plus la Chine s’oriente vers un doublement voire un triplement de son excédent commercial en 2005. Sans trop de vagues en fait, car les deux postes des importations et des exportations progressent. Peu de vagues sauf aux USA où l’on proteste.

Sur 7 mois 2005, les USA présente un déficit commercial de 404,3 milliards US$, (+18% comparés aux 7 premiers mois 2004). La dessus, le déficit commercial des USA avec la Chine atteint plus du 1/3 de ce déficit total.

La France reste le 1er partenaire commercial de l'Allemagne (52,2 milliards € d’exportations et 75,3 milliards € d’imports en 2004), mais sa part de marché baisse régulièrement au profit de l'Europe de l'Est et de la Chine.

  

La part de marché française dans le commerce international allemand est de 8,8% en 2004 (10,6% en 1996), celle de la Chine : 6%, soit le score que réalisent les Italiens ou les Anglais. La part des Chinois montent régulièrement.

 

Notons que l'Allemagne réalise des échanges commerciaux avec la Chine cinq fois plus importants que la France ne sait le faire. 

Gemplus et Axalto sont co-leader mondiaux, Oberthur est n°3 et maintenant Sagem défense sécurité (groupe Safran) devient le n°4 avec l'acquisition de l'allemand Orga.

Le chiffre d'affaires du nouvel ensemble atteindrait 300 millions d'euros en 2006, avec selon les propos de Sagem de belles perspectives de croissance à court terme. Dans l'affaire, Sagem apporte son savoir-faire pointu notamment en biométrie tandis qu'Orga offre un réseau commercial plus large ainsi que des centres de fabrication en Allemagne, au Brésil et en Russie.

Ainsi, le paysage de la carte à puce se solidifie. Reste à savoir si les quatre principaux acteurs dominants et d'origine française finiront par se réduire à 2 ou 3 en sorte de limiter la guerre des prix en résistant mieux aux grands donneurs d'ordre que sont les grands clients finaux : réseaux télécoms et bancaires, organismes publics (santé, sécurité...)...

Ce qui a de bien avec les analystes financiers, c'est qu'ils ne surprennent (presque) jamais. Hier encore, une étude financière (d'UBS) a remis sur le tapis la possibilité d'un mariage entre géants : Société Générale et BNP Paribas. Les auteurs de l'étude font valoir qu'un tel mariage apporterait un supplément de bénéfice d'environ 8%. Géant, non ? Incroyablement petit, oui. Il faudrait au moins un + 20%, sans quoi le risque ne vaut pas d'être couru. Faut arrêter les mauvaises plaisanteries !

En 10 ans, le titre BNP a été multiplié par 4 (sans compter les dividendes), celui de la Société Générale par 4,5 (sans compter de copieux dividendes). Pas évident du tout qu'une fois ces deux-là unis, les titres seraient multipliés par 4 d'ici 2015. Les économies de coûts ne sont pas tout, et ne peuvent pas remplacer la création de valeur.

Vf La Vie Financière fête ses soixante ans avec une nouvelle formule où l'accent est mis sur l'ANTICIPATION - plutôt que sur le commentaire de l'actualité (commentaires de communiqués de presse). Voilà un joli défi de journalisme car, comme le disait John M. Keynes en son temps et à propos de la City, les meilleurs esprits sont davantage occupés à "voler le départ", à pratiquer le "court-termisme" qu'à scruter les chemins tortueux de l'avenir. Anticiper implique deux comportements pas faciles à mettre en oeuvre :

- pousser les investigations (pas évident sur un rythme hebdomadaire);

- indépendance et esprit critique de façon à savoir déceler ce à quoi la majorité des gens ne s'attend pas.

M'enfin faut pas trop se prendre la tête étant donné que le temps d'écoute moyen d'un individu non concentré (95% du temps d'éveil?) n'excède pas une minute : ainsi si quelqu'un me pose une question du genre " Et comment va la bourse ?" je réponds d'abord "oh ! It still goes up and down". Ensuite, et en fonction de la réaction, on peut pousser ou non le propos.

Hier soir, je suis tombé sur un reportage sur les drogués des jeux de chance (Envoyé Spécial). Un joueur, qui a connu la descente aux enfers de la drogue du jeu, colle un procès au casino qui l'aurait laissé faire, encouragé même. Le procès a lieu en novembre. C'est une première en France (ailleurs, je sais pas). Si d'aventure il gagnait son procès sous forme de dédommagement pour les préjudices matériels et moraux subis, ça va faire mal sur les comptes des casinotiers. J'imagine que les 26 000 interdits de jeux pourraient s'y mettre aussi. Et pourquoi pas attaquer la Française des jeux ? Y a bien les drogués du "Rapido". Et pour la bourse, qui on attaque ? Euronext ?

Suivre l'action Partouche. Tiens, d'ailleurs, elle est en train de redémarrer.

Mon avis sur les jeux de chance et la bourse : 1 et 2

Nouvelle séance de baisse marquée à Wall Street aujourd'hui, qui confirme la mauvaise humeur d'hier. Les investisseurs se crispent sur les effets des cyclones, sur la hausse du prix de l'énergie, des taux d'intérêt et sur la politique monétaire de moins en moins accommodante. Le mot de "stagflation" refait surface alors qu'il n'est du tout de circonstances - il s'agit d'un mélange d'inflation et de stagnation économique inadapté pour décrire les risques qu'encoure l'économie américaine.

Toujours est-il que demain -au moins le matin- les bourses européennes vont à nouveau marquer un repli. Et franchement, j'apprécierai que ce repli soit significatif, et même dure plusieurs séances. Les valeurs du CAC 40 seraient à nouveau attractives. Ne pas se précipiter à l'achat sur 1 ou 2% de baisse. 3 à 4 % sur l'indice serait déjà plus avenant.

Même question qu'hier, mais encore plus dans le vif du sujet : en cas de baisse du CAC 40, quelles seront les valeurs de l'indice les plus touchées ?

J'ai évoqué avant-hier L'Oréal, dont la cote actuelle me paraissait un peu exagérée. Je pense aujourd'hui à EADS, qui récemment culminé à près de 29 euros, après de jolis semestriels et après que des rumeurs de rapprochement avec Thalès se soient précisées. Sur ces deux points, le marché a sous doute un peu exagéré : d'une part les marchés civils d'EADS ne sont pas linéaires à la hausse, d'autre part un rapprochement avec Thalès n'est peut-être pas imminent - ce dernier n'est pas nécessairement sur la même longueur d'onde qu'EADS.

Un repli du titre vers 26 ou 27 euros est assez probable à court terme. Ce n'est pas assez pour vendre des positions au comptant ou "shorter" la valeur. En revanche, l'achat d'une option de vente me paraît bien adaptée. Je recommande le put warrant choisi par mon sélectionneur préféré : Eric Attal sur laviefinanciere.com.

IPSOS, qui vient d'annoncer de jolis résultats semestriels, en progression plus rapide que l'activité (elle-même en hausse plus forte que celle du marché des études par enquêtes), prévient dans la foulée que sa croissance 2005 sera meilleure qu'attendu.

D'ici 2007, le chiffre d'affaires atteindrait 1 milliard d'euros avec une marge opérationnelle de 10% contre 700 millions d'euros et 9% en 2005. Au cours des deux prochaines années, le chiffre d'affaires et le résultat gagneraient donc de l'ordre de 40% et 50% respectivement. La confiance du groupe (3eme mondial dans les études par enquêtes) est impressionnante.

Et vu la crédibilité du management, je comprends que le marché propulse le titre ce matin au-delà de 100 euros, un niveau pas vu depuis le début 2001...

Celle-là, elle va être dure à être acheter à bon compte. Attendre un couac sur les marchés d'actions, non ?

C'est étonnant de voir à quel point, en bourse, la qualité met parfois un temps fou à être reconnue.

C'est chose en cours pour l'équipementier automobile Plastic Omium, que je recommandais déjà il y a une année en d'autres lieux (avant division par deux du nominal). Depuis, la valeur a gagné 40%. Mais c'est tout récemment que le titre a accéléré sa hausse. La croissance semestrielle, avec un chiffre d'affaires en progression de 20% dans un marché automobile médiocre, y est pour beaucoup -tout comme l'amélioration de la capacité d'autofinancement. Lire le communiqué.

Malgré la hausse des matières premières (plastiques), qui grève la progression de la marge, l'action reste assez bon marché. M'enfin là, mieux vaut attendre un repli vers 25 à 26 euros pour revenir à l'achat fondamental.