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Zoom sur le Pétrole

PtroleLe pétrole n’est pas une marchandise ni une matière première comme les autres. Se joue, derrière le cours du baril, des enjeux géopolitiques internationaux ou nationaux, des relations internationales (OPEP…) et des rapports de forces entre zones géographiques (moyen orient – USA …).

Je vous propose une stratégie à adopter pour jouer le pétrole en bourse.

L’évolution du cours du pétrole est centrale pour les économies occidentales (Europe / USA). En effet, de nombreuses nations sont totalement dépendantes de l’or noir pour assouvir leurs besoins énergétiques (la France dans une moindre mesure grâce au nucléaire).
Les chocs pétroliers de 1975 et 1979 ont étés les déclencheurs des dépressions économiques dont la France n’est jamais vraiment sortie depuis. Avec un baril au dessus de 65 $, les économistes assurent que l’économie française perd 1,5 % de croissance annuelle. Les coûts élevés d’approvisionnement en matière première "pétrole" touchent de nombreuses entreprises françaises et ceci joue sur leurs résultats (les fortes variations quotidiennes du brut à la hausse s’accompagnent presque à coups sûrs de replis des indices mondiaux, même si ceux-ci sont dans un trend haussier).
Le baril de brut est côté à NY et à Londres (pour le brut de la mer du nord qui est de qualité différente). Les cours ont explosés depuis 1 an et demi passant de 35 $ à 65 $ le baril.

Pourquoi cette hausse ?

Les tensions géopolitiques au moyen orient, les menaces terroristes et les conflits stratégiques ne peuvent êtres innocents d’une variation à la hausse du brut.
Néanmoins, l’explication est aussi purement économique dans la confrontation de l’offre et de la demande de pétrole. En effet, plusieurs observatoires et économistes jugent que le « pic » de production (la capacité maximale de production en volume et de raffinage) aura lieu en 2005 ou 2006 où pour la première fois, la demande de brut dépassera la production annuelle (Croissance de l'Asie...). Les inquiétudes majeures sont donc bien de savoir si les producteurs sont capables de répondre à cette demande qui ne cesse de croître de manière vive avec le développement de l’Asie (Chine et Inde…). Il est aisé de constater que les découvertes annuelles de gisements « prouvés et probables » sont en baisse constante depuis le début des années 70’ . Les « giants fields », gisements géants, sont presque aujourd’hui inexistants dans les grandes découvertes des sociétés, ce sont pourtant eux seuls qui pourraient stabiliser dans le temps l’approvisionnement.
Le principe de valorisation en bourse des grandes majors du pétrole avant la flambée récente du brut se calquait sur les « découvertes » de gisements car le produit fossile est périssable. C’est donc la capacité des compagnies à s’approprier une part supplémentaire du gâteau qui était valorisée.
Depuis la flambée du brut, seul le « prix » de vente du pétrole joue à plein dans l’explosion des titres des sociétés pétrolières ou parapétrolières. Il faut rappeler que la moyenne mondiale du coût de production d’un baril de pétrole brut est de 6 $. Calculer vous-mêmes les bénéfices colossaux et la situation de « surprofit » économique dans laquelle se trouve le secteur.

Le pétrole devenant rare, il devient cher.

Quelle stratégie adopter ?

Le baril a cassé toutes ses résistances et ne semble pas faiblir sur les marchés, passant de 35 à 65 $ en quelques mois. Les seuils psychologiques qui nous semblent souvent atteints sont franchis assez rapidement et l’on se demande bien jusqu’où celui-ci pourrait aller sans une vague de correction assez prononcée. De plus, les grandes organisations mondiales n’ont pas réagit à cette flambée, l’OPEP étant quasiment à saturation de production, elle ne peut presque plus faire jouer son poids sur le cours du baril (voir challenges n° 251).
Personnellement, je pense que le baril de brut peut toucher 100 $ (ou tout du moins s’en approcher fortement) dans les mois qui viennent et dès lors, un scénario se dessine.

Un scénario possible :

Si les cours du pétrole viennent flirter avec les 100 $ à court moyen terme, il y a fort à parier que les économies rentreront dans une nouvelle forme de « choc pétrolier », sûrement d’une ampleur bien moindre que par le passé, mais le brut agira comme une « fiscalité » supplémentaire, un « impôt » sur l’économie mondiale.
S’en suivra nécessairement une phase de reflux des indices et particulièrement du DJ , NASDAQ ou CAC 40…ce qui ne serait d’ailleurs pas vraiment étonnant compte tenu de la vague haussière que nous avons connu (2400-4500) quasiment sans reflux (hormis des stagnations 3300-3600) depuis 2 ans. Un retour vers 3800-3600 sous forme d’une vague baissière de 2-3 mois n’est pas à exclure si le scénario « pétrole » se réalisait, je ne pense pas que cela entraînerait un crash (retour sous 3500) car le poids des « pétrolières » dans les indices mondiaux augmente avec la hausse des cours de ces sociétés, freinant ainsi mécaniquement la chute des indices eux mêmes.

Nous pouvons donc jouer le pétrole sous 3 aspects :

Les grandes majors : TOTAL

Le titre a explosé son plus haut historique à 213 €, néanmoins la valeur réagit bien aux variations du brut. Vous pouvez jouer une grande major avec un programme stable de dividende élevé (mais dont le rendement baisse avec l’envolée du cours) et de rachat d’action (des millions d’€ y sont consacrés depuis 2 ans). Le titre représente 15 % de l’évolution du CAC et sa capitalisation est la 1ère de la place de Paris. Société solide, diversifiée, recordwoman des bénéfices annuels réalisés par une société française.
Avec un baril à 100 $, on peut penser que TOTAL ira flirter avec les 300 €.

L’indépendant en forte croissance : MAUREL & PROM

A 20 €, le titre était bien valorisé (il a pris 300 % en 2004) pour un baril autour des 40 $. La société s’est constituée pour la gestion de 2 puits au Congo sous la houlette de Jean François Henin. Il faut savoir que la société a procédé depuis à plusieurs opérations de croissance externe (Vénézuéla, Gabon…) et que ses investissements deviennent relutifs à court terme au dessus de 39 $ le baril. MAU reste une des très rares sociétés indépendantes et fera sans doute l’objet d’une OPA dans les années à venir si le baril continu à tirer sa croissance (212% sur le semestriel S1-05). Avec un baril de brut stable (environ 60$), l’objectif de cours que je me fixe est à 25 €. Avec une poursuite de la hausse, je pense que nous irons vers les 35 €.

Le rendement vache à lait : TOTAL GABON

Cette société, cotée à paris, est la filiale de production de ELF AQUITAINE (donc TOTAL) au Gabon, détenue à 25 % par l’état gabonais. Depuis de nombreuses années, ce titre sert un rendement annuel supérieur à 15%. Néanmoins la flambée des cours du brut à fait connaître à la société un parcours boursier étonnant : de 150 € à 602 € en 2 ans. Pourtant, à 580 € le titre devrait servir en juin 2006 (compte tenu de l’explosion des cours du brut et donc de ses bénéfices) un rendement de l’ordre de 10% (soit le meilleur de toute la cote parisienne). Attention, car les réserves de la société sont évaluées à 9 ans.
Le titre suit invariablement les cours du brut et si le baril poursuit sa progression, il n’y a aucune raison que le titre ne suive pas. Objectif : 10% de rendement annuel dans les années qui viennent et un cours à 750 €.

Personnellement

J'ai renforcé MAUREL & PROM (MAU) à 19.90 € la semaine dernière pendant l'envolée vers 67 $ du baril, la chute de 4 % jeudi dernier du cours du baril a ramené le titre vers 19,50 €, encore un cours d'achat. Mon PRU (prix de revient unitaire, moyenne des prix d'achat en fonction des quantités sur le même titre) sur cette ligne est à 18.25 €. Ainsi j'ai une ligne pour jouer la "croissance" du marché pétrolier de cette société.

J'ai renforcé TOTAL GABON (EC) à 570 €, un rendement de 10% avec le baril à 60 $ (moyenne anticipée de prix de vente sur S2-05) cela ne se refuse pas. Mon PRU est de 395 €. Ainsi, j'ai une ligne pour jouer le "rendement" du marché pétrolier.

Le "pétrole" représente maintenant 10 % de mon portefeuille global, le cours du baril sera le métronome pour nous dire si cette stratégie est la bonne. Bon trade !

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Voici les sites qui parlent de Zoom sur le Pétrole:

Commentaires

BP

24 août 05 19:09:18

Je suis tout à fait d'accord avec toi sur les conséquences du choc pétrolier qui s'annonce. Je te conseille "La vie après le pétrole" de JL Wingert chez Autrement (2005).
Mais si tu penses réellement que le pétrole va monter à 100$ (Patrick Artus prédit 380$ en 2015) et que les indices boursiers vont s'effondrer, alors pourquoi rester à 10% sur le secteur pétrole et 90% sur le reste ? Il ne suffit pas d'avoir une bonne analyse, il faut en tirer les conséquences pour son portefeuille...
Personnellement, après avoir investi sur TG à 100% en 2001, puis sur Maurel et Prom à 100% en 2002-2003-2004, j'ai tout misé sur le baril de brent depuis un mois (certificat 100% quanto de la SG, qui permet d'annuler les effets des variations de cours euro/dollar), et je vais rester assis dessus au moins trois ans, sinon cinq.
A mon avis c'est de la folie de conserver autre chose que des actions du secteur énergie ou des certificats brent.
En tout cas je ne suis pas mécontent des résultats que j'ai obtenus depuis 2001 en restant à 100% sur le pétrole...(TG, PRU 140 € moins 40€ de dividende en 2001, puis MP, PRU 2,1€ en 2003, puis 3,5€ en 2004 après renforcement).
Avant on achetait de l'or comme valeur refuge. Maintenant c'est l'or noir...


Romain

24 août 05 19:57:47

A chacun d'évaluer son niveau de risque acceptable.
La plue value se juge non seulement sur le % obtenu mais surtout en fonction du niveau de risque que l'on est prèt à prendre.
Même si je suis très positif à C-MT sur le secteur pétrolier, jamais je ne mets + de 10% de mon portefeuille sur un seul secteur d'activité, c'est ma règle de gestion, a laquelle je ne veux pas déroger.
Les scénarios ou objectifs, sont souvent probables, voire très probable, mais jamais certains.
Tu as pris le bon train du pétrole, comme certains les TMT en 98-99, mais tout mettre sur ce seul secteur (aujourd'hui) est à mon sens suicidaire et beaucoup trop risqué. Nous ne sommes à l'abri d'aucun retournement même s'ils sont très peu probables.
Encore une fois chacun évalue son niveau de risque acceptable pour trader.
J'avais lu ton post sur le certificat SG, peux tu m'en dire plus ?


Romain

24 août 05 23:52:26

janv-99 2005 Perf
Baril 10 67 570%
TG 140 600 329%


janv-01 2005 Perf
Baril 30 67 123%
TG 145 600 314%

janv-03 2005 Perf
Baril 30 67 123%
TG 150 600 300%

Que penses tu de celà ?

TG par ex surperforme largement le cours du baril depuis 2001 soit 4 ans et demi et ceci sans compter les dividendes faramineux.... J'ai l'impression que dans le temps les cours de sociétés de ce type s'ajustent beaucoup mieux qu'avant au cours du brent/baril alors que ce n'était pas le cas avant comme tu le soulignais...

A oui, au fait, pour répondre à une phrase de ton post , je n'ai pas dis que les indices boursiers allaient s'effondrer, mais peut etre corriger (-10 %) sous le mini-choc pétrolier d'un baril à 100 $.


romuald

1 sept. 05 12:34:22

Bonjour, je ne cromprend plus tres bien vos recommendations: la liste publiee ce jour comprend 30% de petrolieres et vous dites ne pas exceder 10%.


Romain

1 sept. 05 15:25:37

Parce qu'il y a une différence entre mon portefeuille personnel duquel je parle dans cet article et qui est constitué de longue date et l'orientation du portefeuille virtuel leblogfinance qui est constitué selon les tendances d'un mois de recul... donc + de pétrole ... compte tenu du marché...



mdbrut

18 oct. 05 23:28:16

pour info sur la diplomatie petroliere , qui influe nettement sur le prix du petrole

cf. www.mondedebrut.com

pour ma part , je pense que si l'IRAK retrouvait ses quotas OPEP tels qu'ils lui étaient fixés avant "l'invasion" américaine , les cours du baril pourraient baisser
cf. http://perso.wanadoo.fr/unmondedebrut/PETROL_PAYS/IRAK/Petrole_IRAK_APERCUGRL.html
cependt , l'arabie saoudite ne voit pas forcement cela d'un bon oeil ....car elle serait peut etre obligée de baisser sa production et donc ses revenus pétroliers, ceux ci representant la majeure partie de son budget d'état
cf.
http://perso.wanadoo.fr/unmondedebrut/PETROL_PAYS/ARABIESAOUDITE/Petrole_ASOUDITE_APERCUGRL.html

par ailleurs , je ne suis pas seul(e) à penser que les USA ont tout interet à maintenir haut le cours du baril pour freiner les economies concurrentes telles que l'Europe et la Chine ;
cf. http://perso.wanadoo.fr/unmondedebrut/PETROL_PAYS/MAROC/Petrole_MAROC_SAHARA_USA.html

certes si ces charges augmentent, ne pas oublier que les revenus des majors augmentent également... majors aux quelles le gvt de BUSH est fortement lié , ne serait ce que via Condoleca RICE dont le tanker qui portait son nom (en tant qu'ancienne PDT du Conseil d'administration d'EXXON) a été rebaptisé recemment en ALTAIR qui fait certes + soft

www.mondedebrut.com


mdbrut

18 oct. 05 23:36:24

avec mes excuses les + plates ce n'est pas EXXON mais CHEVRON dont MME RICE était pdte du conseil d'administration

cf . http://aztlan.net/oiltanker.htm

Chevron named oil tanker the
"Condoleezza Rice"
Below is a picture of the oil tanker before Chevron quietly renamed it the "Altair Voyager" and before President George Bush appointed Ms. Rice as National Security Advisor.

www.mondedebrut.com


gana

31 oct. 05 14:08:58

Actuallement, avec la hausse des prix du pétrole, les pays qui disposent des reserves de change aussi importantes, comme le cas de l'algerie, sont dans l'obligation d'assurer la bonne gestion de ces reserves. je crois, personnellemnt, que ce qui manque les algeriens c'est le savoir fair qui s'explique par:
- les algeriens, ont accédè à l'indépendance pendant une période , trés peu.
- les algeriens ont vecu des periodes et des crises finaciéres, politique...etc. trés difficiles.
- manque de confiance de la population nourrit par le pessimisme, l'engoisse et la peure à partir de 1988.
- la guerre civile et le terrorisme sont aussi des indicateurs qu'on peux pas negliger.
sans oblier que l'algerie a connu la méme conjoncture economique dans les années 80, le premier choc pétrolier, les resultats étaient insufisant.
pour conclure, il faut developper la structure interne du pays avant la liberalisation des echanges externe.pour eviter des crises de change. merci


romain

3 nov. 05 09:33:42

bonjour,
quelqu un connait il le prix du baril de petrol a la date d'aujourd hui?
merci


mdbrut

3 nov. 05 09:56:46

http://fr.finance.yahoo.com/q/bc?s=CL5Z.N


mdbrut

3 nov. 05 10:04:00

http://www.boursier.com/vals/ALL/news.asp?id=159701


mdbrut

3 nov. 05 10:06:50

59,80 $ le baril


lucienne

23 nov. 05 09:58:27

Pour plus info sur le baril www.afterbug.com / crude oil


madonna lior

23 nov. 05 10:31:38

Venezuela to Provide Discount Oil to Mass.

QUINCY, Mass., Nov. 23, 2005
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(AP) Thousands of low-income Massachusetts residents will receive discounted home heating oil this winter under an agreement signed Tuesday with Venezuela, whose government is a political adversary of the Bush administration.

A subsidiary of Venezuela's state-owned oil company will supply oil at 40 percent below market prices. It will be distributed by two nonprofit organizations, Citizens Energy Corp. and the Mass Energy Consumer Alliance.

The agreement gives President Hugo Chavez's government standing as a provider of heating assistance to poor U.S. residents at a time when U.S. oil companies have been reluctant to do so and Congress has failed to expand aid in response to rising oil prices.

U.S. Rep. William Delahunt, D-Mass., met with Chavez in August and helped broker the deal. He said his constituents' needs for heating assistance trump any political points the Chavez administration can score.

"This is a humanitarian gesture," Delahunt said, speaking after a news conference with Venezuelan officials outside the home of a constituent who will receive heating aid.

Citgo is the Houston-based subsidiary of Venezuela's state-owned oil company and has about 13,500 independently owned U.S. gas stations. It is offering Massachusetts more than 12 million gallons of discounted heating oil over the next four months, starting in December.

The two nonprofit organizations will screen recipients for financial need and cooperate with oil distributors that will make discounted deliveries to qualifying homes and institutions, such as homeless shelters and hospitals.

Chavez proposed offering fuel directly to poor U.S. communities during a visit to Cuba in August. He has said the aim is to bypass middlemen to reduce costs for the American poor _ a group he argues has been severely neglected by Bush's government.

Chavez has become one of Latin America's most vocal critics of U.S.-style capitalism, which he calls a major cause of poverty. U.S. officials accuse Chavez of endangering Venezuelan democracy by assuming ever-greater powers. During a short-lived 2002 coup against Chavez, the U.S. government promptly recognized the new leaders, who were soon driven out amid a popular uprising.

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Associated Press writer Marcel Honore contributed to this report from Caracas.

http://www.spy.co.il
http://www.jobdeal.fr


elisabeth

23 nov. 05 10:46:07

en francais ca donne
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Le Venezuela a convenu lundi de fournir à l'Argentine du gasoil à bas prix lors d'une rencontre entre le président Hugo Chavez et son homologue argentin Nestor Kirchner dans l'Etat de Bolivar dans le sud du Venezuela.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Ali Rodriguez a indiqué que son pays s'était mis d'accord pour fournir cinq millions de barils de gasoil chaque année à l'Argentine à un prix privilégié.

Par ailleurs, l'Argentine s'est engagée à soutenir la demande du Venezuela qui veut devenir un membre à part entière du Marché commun du Sud (Mercosur), regroupant l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. Le Venezuela est aujourd'hui un membre associé du groupe.
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A noter egalement entre Venezuela / Equateur :

Le ministre équatorien de la Défense, Solon Espinoza, a démissionné vendredi sur fond de manifestations qui ont paralysé la production pétrolière d'Equateur et vont obliger le pays à emprunter du brut au Venezuela pour maintenir son niveau d'exportation.

D'importantes manifestations ont éclaté dans deux provinces d'Amazonie, dans l'est de l'Equateur, obligeant la compagnie pétrolière nationale du pays, Petroecuador, à interrompre sa production jeudi. Cette interruption a entraîné une hausse de 3,5% des cours du brut à New York.

L'Equateur est le cinquième producteur de pétrole d'Amérique du Sud et le deuxième fournisseur de brut des Etats-Unis, derrière le Venezuela.

Le pays va devoir solliciter un prêt de 400 millions de dollars auprès du Fonds de réserve de l'Amérique latine pour prévenir tout déséquilibre dans sa balance des paiements et importer pour 140 millions de dollars de pétrole, a annoncé vendredi la ministre de l'Economie, Magdalena Barreiro.

Le président équatorien Alfredo Palacio a décrété mercredi l'état d'urgence dans les provinces de Sucumbios et d'Orellana, où les manifestants ont commencé lundi à envahir des champs de pétrole, à saboter des équipements et à bloquer des autoroutes.

Mais la crise, la plus grave traversée par Palacio depuis sa prise de fonction en avril, s'est encore aggravée vendredi avec la démission du ministre de la Défense, à la demande du chef de l'Etat, qui lui reproche son laxisme face aux manifestants, a souligné la présidence.

mais SURTOUT :

La production de Petroecuador, qui est passée jeudi de 201.000 barils par jour à zéro, ne devrait pas revenir à la normale avant le mois de novembre, a estimé la ministre de l'Economie.

L'Equateur va demander au Venezuela de lui prêter du pétrole afin de remplir ses objectifs d'exportations, a-t-elle annoncé. Elle n'a pas précisé le montant de l'emprunt mais a déclaré que le ministre équatorien des Affaires étrangères, Antonio Parra, en ferait la demande auprès du président vénézuélien Hugo Chavez vendredi à Cuba.


elisabeth

23 nov. 05 10:55:31

en fait sur l'aspect venezuela / usa :
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Le Venezuela va bientôt commencer à vendre du pétrole à bas prix aux communautés des villes de New York et Boston, à la suite de la promesse faite par le président vénézuélien Hugo Chavez d'aider les Américains indigents de réduire leurs dépenses énergétiques.

Citgo, filiale de la compagnie pétrolière nationale du Venezuela, va vendre du pétrole à bas prix à Boston, dans le Massachusetts, dès la semaine prochaine, selon un communiqué publié vendredi sur le site Internet.

"La première étape de ce programme, à Boston, va offrir jusqu'à 4,5 millions de litres de pétrole (de chauffage) à des prix accessibles, représentant 10 millions de dollars (8,6 millions d'euros) d'économie pour ces secteurs", précise le communiqué.

Dans une deuxième étape, Citgo qui gère 16.000 stations d'essence aux Etats-Unis, va vendre du pétrole à bas prix dans le Bronx, où Hugo Chavez s'était rendu au mois de septembre. Une visite qui avait d'ailleurs poussé le président vénézuélien à lancer cette opération de vente à bas pris aux citoyens américains en difficulté financière. AP

le post précédent parle :
. Venezuela / Argentine
. Venezuela / Equateur


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