Le robinet aux liquidités monétaires a été resserré pour la neuvième fois consécutive – hier soir. Le taux central administré par les autorités monétaires américaines sous l’imprimatur du grand manitou Greenspan atteint maintenant 3,25%.
Normalement, la hausse mesurée devrait se poursuivre (sauf crise majeure quelque part ou un ralentissement économique marqué aux Etats-Unis). En d’année, l’étau monétaire pourrait se situer entre 3,5 et 4 %, et y plafonner. A 4% ou plus, la situation deviendrait gênante pour le système bancaire américain (l’argent emprunté à court terme coûterait pratiquement plus cher que l’argent prêté à long terme).
Wall Street a sérieusement reculé après cette décision qui laisse entendre que d’autres du même ordre suivront (la crainte : l'impact du pétrole sur l'inflation serait bien réel). Le Dow Jones (l’indice action le plus symbolique au monde sinon le plus représentatif) a flanché de 1%. Mieux vaudrait qu’il reprenne appui, aujourd’hui, sur le niveau 10250 sinon je m’attends à une nouvelle glissade. « Les fondamentaux » des entreprises pourraient ensuite reprendre la parole.
En Europe, on suit la politique monétaire américaine, le niveau dollar et du prix du pétrole. Le CAC 40 est au plus haut avec la re-baisse de l’euro et du pétrole ces dernières séances.
Ce matin, suite à Wall Street, ça devrait baisser aux abords de 4210-4200.
Si un double sommet (graphique) devait se former sur 4250, ça augurerait mal de la suite. Les juilletistes auront mauvaise conscience à être toujours être des vacanciers précoces, voire prématurés…

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