En mars, ici, je me demandais si Arcelor était la valeur la plus chère ou la moins chère du CAC 40.
Je concluais en disant que l'action n'irait ni "à la cave", ni au ciel ; mais qu'il y avait de quoi faire pour un boursier actif, entre 16 et 20 euros. De fait, l'action a pointé vers le bas jusqu'à 15 euros, et franchit les 18 euros aujourd'hui, après l'annonce de résultats semestriels absolument mirifiques (doublés, à 1,9 milliard d'euros).
Mais... La hausse des prix de base de l'acier devrait commencer à se faire sentir sur les marges des aciéristes au second semestre - malgré les efforts d'équilibrage du marché et de couverture. Pour cette raison, l'action Arcelor reste encore sous les 20 euros.
L'oscillation du titre Arcelor devrait donc se poursuivre... Entre 17 et 21 euros, cette fois-ci ?
L'évolution comparée des deux actions TF1 et M6 depuis le début de l'année penche en faveur de M6 depuis début mai : dépuis janvier, M6 est à +8%, TF1 est à -4%.
Et ceci n'est que l'accusé de réception tardif du marché de la surperformance "réelle" de M6 actuellement - contrairement à ce que la majorité des observateurs et intervenants pensait.
L'activité semestrielle de TF1 n'est en effet pas brillante, avec un chiffre d'affaires en recul de 1,7%, à 1,470 milliard d'euros. En cause, le repli de la publicité dans les secteurs Alimentation et Toilette-Beauté. Par ailleurs, à noter la cession drs filiales Studios 107 et Visiowave ainsi que la baisse conjoncturelle de TF1 Vidéo.
Le contraste est particulièrement saisissant avec le groupe Publicis, dont l'action caracole.
Y-a-t-il un décalage de quelques mois entre ces deux secteurs nourrit par la publicité ?
Ce n'est pas que je veuille encenser Bouygues, mais je l'avoue, l'indépendance d'esprit de la direction m'impressionne.
D'abord son refus, en 2000, d'acquérir une licence UMTS dans la téléphonie mobile, au prix monstrueux de quelques milliards d'euros - avant de finalement l'acquérir pour quelques centaines de millions d'euros auprès du même vendeur : le gouvernement.
Maintenant, sa décision de ne pas être candidat à l'investissement dans une ou plusieurs concessions autoroutières (ASF, APRR, Sanef) au motif que cela ne correspondrait pas à ses métiers d'entrepreneur. L'esprit est louable, même s'il est légèrement de mauvaise foi dans la mesure où : 1) Bouygues a déjà versé un dividende exceptionnel (au lieu de l'investir en "création") 2) Equilibrer des activités cycliques (travaux, construction) par des activités "récurrentes" (concessions) n'est pas incompatible - au contraire, voir Vinci.
Alors, ça m'intéresse : dans quoi Bouygues va-t-il investir à l'avenir ? Je cherche...
Avant-hier, l'action Puma a vécu une séance agitée : un plus haut à 238 euros, un plus bas à 206 (soit 13% de variation) pour une clôture à 215 euros.
Que se passe-t-il ? La success story a annoncé un nouveau plan d'expansion, qui implique 1 milliard d'euros d'investissements d'ici 2010. Pour quoi faire ? Pour développer des lignes "style de vie" (non plus spécifiquement pour le sport), notamment pour les communautés de golfeurs et de motards.
Du coup, le bénéfice 2006 devrait se réduire à 210-230 millions d'euros (contre 264-274 millions en 2005). La marge d'exploitation devrait se redresser en 2007.
Voilà une firme qui voit loin. En attendant, la valeur pourrait se tasser et revenir dans la zone où elle était (190) lorsque j'en ai parlé sur ce blog pour la première fois.
Starbucks,le Café qui a rendu millionnaire, n'a pas fini de surprendre. Hier, l'action a fini en progression de près de 5% après un bond en séance jusqu'à 8%.
C'est que, après 13 années de bons et loyaux services, les résultats de Starbucks peuvent encore surprendre leur monde.
Au troisième trimestre (de son année fiscale), Starbucks a sorti un bénéfice en hausse de 29%, légèrement meilleur qu'attendu en terme de bénéfice par action. Ce sont surtout les perspectives de bénéfice annuel qui ont motivé les achats.
Starbucks n'en finit pas d'ouvrir de nouveaux cafés : sur les 21% de hausse du chiffre d'affaires trimestriel (1,6 milliard de dollars), 7 points seulement proviennent de la croissance dite organique (un nouveau café à la fraise peut-être ?).
La firme capitalise 21 milliards de dollars et 43 fois le bénéfice 2005 attendu - un ratio digne des meilleures compagnies du Net.
Déjà 9 trimestres d'affilée que Gameloft sort une croissance supérieure à 100%. Ainsi, au dernier trimestre, le chiffre d'affaires a bondi de 122% par rapport au second trimestre 2004.
Quel chiffre d'affaires ? 10,5 millions d'euros. Bon aller, si je table sur 50 millions d'euros annuel, la capitalisation boursière de 338 millions d'euros n'est pas si extravagante... Surtout que l'entreprise est rentable... Le multiple de capitalisation du bénéfice espéré cette année est d'environ 50 au cours actuel.
Le recrutement suit aussi l'hypercroissance du chiffre d'affaires : de 750 à 1500 salariés en 1 an. Enorme...
Je comprends pourquoi Ubi Soft (qui détient 20% de Gameloft) suscite autant de remous et de spéculation haussière. Ceci dit, l'action Gameloft aussi a doublé dans le même temps...
Début avril, je signalais des investissements de la société de gestion de portefeuille Financière de l'Echiquier dans Ilog et ESI (acquisition de plus de 5% du capital de chacune).
Vu les résultats annuels bondissants d'Ilog (bénéfice net quadruplé à 6,5 millions de dollars), ce choix semble judicieux, et l'action a pris brutalement de l'altitude hier dans des volumes d'échanges nourris.
L'activité d'ESI, au premier trimestre 2005, avait plutôt déçu. J'attends donc la publication du chiffre d'affaires semestriel le 13 septembre pour voir si la société de gestion aura fait un doublé.
L'affaire est dans le sac, et tout le monde a l'air de s'en réjouir : un montage financier exemplaire qui ne contrarierait pas les ratios d'endettement, une merveilleuse stratégie européenne (de l'Espagne au Royaume-Uni) d'intégration fixe-mobile-internet...
L'esprit de conquête retrouvé chez France Télécom, sous la bénédiction du Gouvernement, c'est-à-dire en l'occurrence de l'ex patron de l'opérateur français, Thierry Breton.
Ce beau tableau, en fait, c'est du présent conditionnel. Car à 1000 euros l'abonné espagnol, ça fait tout de même plusieurs années d'abonnement...
En attendant, Bruxelles a bien raison d'être pointilleux sur les obligations de France Télécom face à la concurrence dans le haut-débit. Car, je le répète en tant qu'usager, les frasques de France Télécom à l'étranger ont coûté à la France un retard d'équipement numérique.
M'enfin, moi, je préfère investir dans Mobistar (filiale belge de France Télécom) ou Maroc Télécom (filiale marocaine de Vivendi, cotée à Paris).
L'action Gemplus dépote enfin ! +7% hier sur l'annonce d'un bénéfice d'exploitation triplé par rapport au premier semestre 2004. Le résultat net se retrouve, lui, à... 29 millions pour un chiffre d'affaires semestriel de 430 millions d'euros.
En fait, les trois grandes compagnies de la carte à puces ont réalisé un très bon second trimestre : +12% pour Gemplus, à 236 millions d'euros de chiffre d'affaires, +15% pour Axalto, à 261 millions de dollars et +13,6%, à 121 millions d'euros pour OCS.
L'ensemble du secteur a donc la cote. Je note que Gemplus est encore trop concentré sur les télécoms (même défaut qu'en 2000) et que ses branches "services financiers" et "Identité et sécurité" sont encore dans le rouge.
Nota : mes préférences vont toujours à Axalto et OCS, mais je reconnais le caractère spéculatif de Gemplus.
Aujourd'hui, Alten tire l'ensemble du secteur du conseil et de l'assistance en R&D externalisée. Même Altran monte, c'est dire...
Faut dire qu'Alten a sorti un chiffre d'affaires semestriel canon : +30%, à 211 millions d'euros, dont 22 points de croissance organique. Les secteurs automobile, aéronautique et télécoms sont actuellement très demandeurs. Du coup, la direction revoit à la hausse sa croissance annuelle interne : supérieure à 15% contre 10% aux avant-dernières nouvelles. L'action s'est emballée et a touché un plus haut de 3 ans au-dessus de 25 euros.
Le compartiment suit : Altran gagne 2%, Assystem 1,5% et Sii 3%.


