Articles parus en juillet 2005

Arcelor, action pas chère (ou très chère ?)

En mars, ici, je me demandais si Arcelor était la valeur la plus chère ou la moins chère du CAC 40.

Je concluais en disant que l'action n'irait ni "à la cave", ni au ciel ; mais qu'il y avait de quoi faire pour un boursier actif, entre 16 et 20 euros. De fait, l'action a pointé vers le bas jusqu'à 15 euros, et franchit les 18 euros aujourd'hui, après l'annonce de résultats semestriels absolument mirifiques (doublés, à 1,9 milliard d'euros).

Mais... La hausse des prix de base de l'acier devrait commencer à se faire sentir sur les marges des aciéristes au second semestre - malgré les efforts d'équilibrage du marché et de couverture. Pour cette raison, l'action Arcelor reste encore sous les 20 euros.

L'oscillation du titre Arcelor devrait donc se poursuivre... Entre 17 et 21 euros, cette fois-ci ?

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TF1 dépassé par M6 en bourse

L'évolution comparée des deux actions TF1 et M6 depuis le début de l'année penche en faveur de M6 depuis début mai : dépuis janvier, M6 est à +8%, TF1 est à -4%.

Et ceci n'est que l'accusé de réception tardif du marché de la surperformance "réelle" de M6 actuellement - contrairement à ce que la majorité des observateurs et intervenants pensait.

L'activité semestrielle de TF1 n'est en effet pas brillante, avec un chiffre d'affaires en recul de 1,7%, à 1,470 milliard d'euros. En cause, le repli de la publicité dans les secteurs Alimentation et Toilette-Beauté. Par ailleurs, à noter la cession drs filiales Studios 107 et Visiowave ainsi que la baisse conjoncturelle de TF1 Vidéo.

Le contraste est particulièrement saisissant avec le groupe Publicis, dont l'action caracole.

Y-a-t-il un décalage de quelques mois entre ces deux secteurs nourrit par la publicité ?

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Bouygues refuse les concessions autoroutières

Ce n'est pas que je veuille encenser Bouygues, mais je l'avoue, l'indépendance d'esprit de la direction m'impressionne.

D'abord son refus, en 2000, d'acquérir une licence UMTS dans la téléphonie mobile, au prix monstrueux de quelques milliards d'euros - avant de finalement l'acquérir pour quelques centaines de millions d'euros auprès du même vendeur : le gouvernement.

Maintenant, sa décision de ne pas être candidat à l'investissement dans une ou plusieurs concessions autoroutières (ASF, APRR, Sanef) au motif que cela ne correspondrait pas à ses métiers d'entrepreneur. L'esprit est louable, même s'il est légèrement de mauvaise foi dans la mesure où : 1) Bouygues a déjà versé un dividende exceptionnel (au lieu de l'investir en "création") 2) Equilibrer des activités cycliques (travaux, construction) par des activités "récurrentes" (concessions) n'est pas incompatible - au contraire, voir Vinci.

Alors, ça m'intéresse : dans quoi Bouygues va-t-il investir à l'avenir ? Je cherche...

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Puma : un bond en arrière pour mieux sauter

Avant-hier, l'action Puma a vécu une séance agitée : un plus haut à 238 euros, un plus bas à 206 (soit 13% de variation) pour une clôture à 215 euros.

Que se passe-t-il ? La success story a annoncé un nouveau plan d'expansion, qui implique 1 milliard d'euros d'investissements d'ici 2010. Pour quoi faire ? Pour développer des lignes "style de vie" (non plus spécifiquement pour le sport), notamment pour les communautés de golfeurs et de motards.

Du coup, le bénéfice 2006 devrait se réduire à 210-230 millions d'euros (contre 264-274 millions en 2005). La marge d'exploitation devrait se redresser en 2007.

Voilà une firme qui voit loin. En attendant, la valeur pourrait se tasser et revenir dans la zone où elle était (190) lorsque j'en ai parlé sur ce blog pour la première fois.

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Starbucks, le Café qui rend encore millionnaire?

Starbucks,le Café qui a rendu millionnaire, n'a pas fini de surprendre. Hier, l'action a fini en progression de près de 5% après un bond en séance jusqu'à 8%.

C'est que, après 13 années de bons et loyaux services, les résultats de Starbucks peuvent encore surprendre leur monde.

Au troisième trimestre (de son année fiscale), Starbucks a sorti un bénéfice en hausse de 29%, légèrement meilleur qu'attendu en terme de bénéfice par action. Ce sont surtout les perspectives de bénéfice annuel qui ont motivé les achats.

Starbucks n'en finit pas d'ouvrir de nouveaux cafés : sur les 21% de hausse du chiffre d'affaires trimestriel (1,6 milliard de dollars), 7 points seulement proviennent de la croissance dite organique (un nouveau café à la fraise peut-être ?).

La firme capitalise 21 milliards de dollars et 43 fois le bénéfice 2005 attendu - un ratio digne des meilleures compagnies du Net.

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Gameloft, société en hypercroissance

Déjà 9 trimestres d'affilée que Gameloft sort une croissance supérieure à 100%. Ainsi, au dernier trimestre, le chiffre d'affaires a bondi de 122% par rapport au second trimestre 2004.

Quel chiffre d'affaires ? 10,5 millions d'euros. Bon aller, si je table sur 50 millions d'euros annuel, la capitalisation boursière de 338 millions d'euros n'est pas si extravagante... Surtout que l'entreprise est rentable... Le multiple de capitalisation du bénéfice espéré cette année est d'environ 50 au cours actuel.

Le recrutement suit aussi l'hypercroissance du chiffre d'affaires : de 750 à 1500 salariés en 1 an. Enorme...

Je comprends pourquoi Ubi Soft (qui détient 20% de Gameloft) suscite autant de remous et de spéculation haussière. Ceci dit, l'action Gameloft aussi a doublé dans le même temps...

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Ilog sort la tête haute de son année 2004/2005

Début avril, je signalais des investissements de la société de gestion de portefeuille Financière de l'Echiquier dans Ilog et ESI (acquisition de plus de 5% du capital de chacune).

Vu les résultats annuels bondissants d'Ilog (bénéfice net quadruplé à 6,5 millions de dollars), ce choix semble judicieux, et l'action a pris brutalement de l'altitude hier dans des volumes d'échanges nourris.

L'activité d'ESI, au premier trimestre 2005, avait plutôt déçu. J'attends donc la publication du chiffre d'affaires semestriel le 13 septembre pour voir si la société de gestion aura fait un doublé.

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France-Télécom : tout le monde a l'air d'applaudir

L'affaire est dans le sac, et tout le monde a l'air de s'en réjouir : un montage financier exemplaire qui ne contrarierait pas les ratios d'endettement, une merveilleuse stratégie européenne (de l'Espagne au Royaume-Uni) d'intégration fixe-mobile-internet...

L'esprit de conquête retrouvé chez France Télécom, sous la bénédiction du Gouvernement, c'est-à-dire en l'occurrence de l'ex patron de l'opérateur français, Thierry Breton.

Ce beau tableau, en fait, c'est du présent conditionnel. Car à 1000 euros l'abonné espagnol, ça fait tout de même plusieurs années d'abonnement...

En attendant, Bruxelles a bien raison d'être pointilleux sur les obligations de France Télécom face à la concurrence dans le haut-débit. Car, je le répète en tant qu'usager, les frasques de France Télécom à l'étranger ont coûté à la France un retard d'équipement numérique.

M'enfin, moi, je préfère investir dans Mobistar (filiale belge de France Télécom) ou Maroc Télécom (filiale marocaine de Vivendi, cotée à Paris).

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Gemplus, Axalto et OCS : second trimestre brillant

L'action Gemplus dépote enfin ! +7% hier sur l'annonce d'un bénéfice d'exploitation triplé par rapport au premier semestre 2004. Le résultat net se retrouve, lui, à... 29 millions pour un chiffre d'affaires semestriel de 430 millions d'euros.

En fait, les trois grandes compagnies de la carte à puces ont réalisé un très bon second trimestre : +12% pour Gemplus, à 236 millions d'euros de chiffre d'affaires, +15% pour Axalto, à 261 millions de dollars et +13,6%, à 121 millions d'euros pour OCS.

L'ensemble du secteur a donc la cote. Je note que Gemplus est encore trop concentré sur les télécoms (même défaut qu'en 2000) et que ses branches "services financiers" et "Identité et sécurité" sont encore dans le rouge.

Nota : mes préférences vont toujours à Axalto et OCS, mais je reconnais le caractère spéculatif de Gemplus.

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Alten, Altran, Assystem, Sii et les autres

Aujourd'hui, Alten tire l'ensemble du secteur du conseil et de l'assistance en R&D externalisée. Même Altran monte, c'est dire...

Faut dire qu'Alten a sorti un chiffre d'affaires semestriel canon : +30%, à 211 millions d'euros, dont 22 points de croissance organique. Les secteurs automobile, aéronautique et télécoms sont actuellement très demandeurs. Du coup, la direction revoit à la hausse sa croissance annuelle interne : supérieure à 15% contre 10% aux avant-dernières nouvelles. L'action s'est emballée et a touché un plus haut de 3 ans au-dessus de 25 euros.

Le compartiment suit : Altran gagne 2%, Assystem 1,5% et Sii 3%.

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Unocal : le revers politique de CNOOC

Dans le feuilleton politico-nationalo-économique d'Unocal (à chacun son Danone), la compagnie pétrolière chinoise CNOOC risque de perdre la partie face à Chevron.

Eh oui, dans la nuit de lundi à mardi, une commission réunissant Sénat et Chambre des représentants s'est offert un délai de... 141 jours avant de prendre toute décision concernant l'offre de la compagnie pétrolière chinoise.

Et comme les actionnaires d'Unocal doivent se prononcer le 10 août sur l'offre de ChevronTexaco, on peut penser que ce délai d'attente infligé aux actionnaires annule l'avantage des 10% supplémentaires offerts par CNOOC.

Le libéralisme ne s'use que si on s'en sert..!

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Auféminin : une autre exception française

Le titre de la société Auféminin.com cotait au plus bas dans les 1 euro fin 2001. Aujourd'hui, l'action pointe vers les 16 euros, soit au-dessus du plus haut de la bulle internet, en 2000, vers 12 euros. Là réside l'exception française... car parmi toutes les start-up introduites en bourse dans les années de bulle, je n'en vois pas d'autre qui aurait retrouvé son sommet.

Ainsi, Auféminin.com capitalise aujourd'hui 137 millions d'euros pour un objectif de 3,5 millions d'euros de résultat net cette année, ce qui donne un multiple de capitalisation de "seulement" 40. On est plus très loin des grands du secteur de l'internet...

Cette valorisation est probablement exagérée, mais comme il n'y a pas d'autre valeur équivalente à Paris, elle attire les liquidités. C'est l'effet pépite.

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PSA : pas top le premier semestre

Oh ! ce n'est pas que les résultats semestriels se soient effondrés au point où certains constructeurs sont tombés (GM, Ford, Fiat...), mais tout de même, la chute de 20% est assez significative : à 681 millions d'euros contre 858 au cours du premier semestre 2004.

En cause : non pas tant la commercialisation des nouveaux modèles (Peugeot 407 et 1007, Citroën C4) mais la hausse du coût de l'acier qui pèse 164 millions d'euros dans cette baisse des bénéfices semestriels. Et ça ne devrait pas s'améliorer d'ici la fin de l'année. Ensuite, les pays où les ventes sont les plus dynamiques (Amérique Latine, Chine...) sont aussi ceux où les marges sont les plus faibles.

Et en bourse ? Hier, l'action a ouvert en baisse très sérieuse, puis s'est repris. Aujourd'hui, grâce à l'atmosphère générale favorable, elle est revenue à son niveau d'avant-hier. Apparemment, donc, c'est un non événement. Attention tout de même...

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Pétrole : 10,5 milliards de dollars de profits ce semestre pour BP

PubbpAu moment au British Petroleum annonce des profits semestriels records de 10,5 milliards de dollars, en hausse de 29%, la compagnie se lance dans une campagne de communication qui tente d'amadouer...

"Il est temps de penser au-delà du baril", dit la pub en quatrième de couverture du plus international des hebdo, The Economist. Et cette page de rappeler les initiatives de BP sur la réduction des gaz à effet de serre dès 1997, la politique de développement durable au sein de certaines communautés où ses installations pompent le liquide noir et ses gestes en matières d'éducation.

En fait, tout cela est d'assez mauvais goût... Mieux vaudrait que la totalité de ses surplus de bénéfices dus au prix élevé du baril soit investis en R&D dans les systèmes d'énergies renouvelables.

imaginez si seulement les 6 milliards (au moins) de rachat d'actions en cours servaient à cela... Les fonds de pension ne pourraient en aucun cas lever les bras au ciel car ces dollars en surplus, c'est du gras purement lié au prix du pétrole - un événement inopiné, on va dire, sur lequel personne ne tablait.

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Alternext et le capital-risque

Depuis son lancement en mai, Alternext a permis à une dizaine d'entreprise de lever environ 50 millions d'euros.

Une entreprise qui souhaite lever 5 millions d'euros a tout intérêt à viser directement la bourse plutôt que le capital-risque car les valorisations y sont en général supérieures.

Comme le souligne le journal Les Echos du jour, cette concurrence entre introductions en bourse et capital-risque devrait avoir au moins un effet positif : faire revenir les capitaux-risqueurs vers leur premier métier (déserté ces dernières années) : l'amorçage et les premiers tours de table.

Car aujourd'hui encore, tout de se passe encore comme si les investisseurs en bourse  étaient prêts à courir davantage de risques que les fonds de capital-risque... Un comble dans la chaîne traditionnelle du financement !

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Autoroutes : la privatisation suscite la colère de l'UDF

Dans un sens, le président de l'UDF François Bayrou n'a pas tort de dénoncer l'opération de privatisation totale des 3 compagnies autoroutières ASF, APRR et Sanef : selon lui, il s'agit d'une opération de court-vue (ce que j'appelle le "courtermisme"), visant à gérer le quotidien des finances publiques et qui ne s'inquiète pas de comment seront financés à long terme les grands projets d'infrastructures (AFTIF).

Les futurs plantureux dividendes des concessions autoroutières étaient censés y pourvoir...

D'un autre côté, il faut bien gérer le quotidien, et à chaque époque ses solutions de financement.

Mais il ne faudra pas venir se plaindre si, un jour, le capital des futurs propriétaires (Vinci, Bouygues, Eiffage...) des concessions autoroutières passent dans des mains étrangères..!

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Wavecom : la renaissance se confirme

Wavecom revient de loin, très loin. Mais... pour le second trimestre consécutif, les résultats se redressent avec un résultat net positif de 3,1 millions d'euros (contre une perte de 20 millions au second trimestre 2004).

Le résultat opérationnel est lui aussi positif, malgré une baisse de 20% du chiffre d'affaires sur le trimestre, qui devrait reprendre de la hauteur en fin d'année d'après la société.

Quant à la trésorerie , elle s'est améliorée à 57,4 millions d'euros contre 54,4 millions d'euros à la fin du premier trimestre. L'hémorragie financière a donc été stoppée.

A moyen terme, l'action devrait aller plus haut, mais aujourd'hui, en hausse de 12%, elle me semble aller un peu vite en besogne - c'est l'effet surprise.

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Dassault Systèmes dans un nouveau cercle vertueux de confiance

Fin avril, alors que l'action bondissait de 5% après l'annonce des résultats du premier trimestre, je soulignais combien l'inefficience du marché était un sujet d'amusement.

Aujourd'hui, rebelote, avec l'annonce des résultats du second trimestre, qui surprennent encore le marché, alors que le consensus s'est amélioré -avec retard- depuis 3 mois : le titre Dassault Systèmes gagne près de 5%, en tête des hausses du  SRD.

Le groupe lui-même vient de revoir en légère hausse ses prévisions de résultat annuel. Le titre est cher mais il semble s'être repositionné dans un cercle vertueux de confiance du marché.

J'ajoute que Dassault Systèmes a annoncé l'acquisition de la petite société Virtools, qui créé des univers 3D interactif, en particulier pour l'e-commerce. Je crois énormément au potentiel des outils qui permettront d'améliorer l'ergonomie des sites internet. Reste à savoir si Virtools est le bon cheval - et au stade actuel, je suis bien incapable de porter un jugement. Je suppose que Dassault Systèmes s'est penché lui sur la question...

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e-commerce : déjà 10 ans !

Dans sa dernière livraison, l'hebdo The Economist consacre à un article aux "big four" de l'internet : Amazon, eBay, Yahoo et Google - les trois premiers fêtent cette année leur dixième anniversaire, tandis que le petit dernier, Google, est devenu le plus gros question capitalisation boursière.

Le point commun à toutes les grandes success story de l'internet est d'avoir su se réinventer, presque en permanence - ce qui fait aussi que les uns les autres marchent mutuellement sur leurs plates-bandes. Google est même en train de concurrencer Microsoft sur certains aspects des logiciels de recherche online.

L'e-commerce stricto sensu ne se différencie pas tant du commerce traditionnel par les produits et services vendus (bien que leur grande variété a été un sérieux atout concurrentiel), mais plutôt par la créativité des business model.

Enfin, phénomène assez spécifique au web, et qui est sans doute durable : l'e-commerce est grandement aidé par les "communautés du Net".

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Taittinger devient américain en silence

La vie des affaires a toujours en réserve des petits côtés grotesques. A la levée de boucliers politiques sur "l'affaire Danone", accompagnée d'un tohu-bohu médiatique, on écoute le silence entourant le passage du groupe Taittinger sous pavillon américain...

Je rappelle que le groupe Taittinger rassemble des actifs typiquement français : du champagne, des hôtels der luxe (et d'autres économiques), la cristallerie Baccarat, les parfums Annick Goutal... Le fonds Starwood capital valorise 2,6 milliards d'euros le groupe qui emploie quelques 8000 personnes en France.

Pourquoi les membres de la famille Taittinger vendent-ils ? Officiellement, parce que la plupart ont des difficultés à s'acquitter de l'impôt sur la fortune. Ah bon d'accord, je comprends pourquoi le gouvernement n'a rien dit..!

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Ubi Soft : à quand un nouveau sommet ?

Pour le moment l'action plafonne - en haute altitude d'ailleurs. Mais, bien que le dossier Ubi Soft fasse beaucoup moins parler de lui ces dernières semaines au "profit " du groupe Taittinger ou de Danone par exemple (c'est la loi tournante des médias et des marchés), son PDG ne rate pas une occasion de rappeler que l'action serait encore sous-évaluée.

La banque d'affaires Calyon (Crédit Agricole & Crédit Lyonnais) aurait estimé l'action à 52 euros (contre 44 actuellement) partant d'une estimation de chiffre d'affaires 2005/2006 maintenant caduque - elle serait révisée à la hausse d'après le PDG d'Ubi Soft.

Yves Guillemot fait tout pour défendre la valeur de son groupe : toujours selon lui, un rapprochement avec un éditeur de jeux vidéo pourrait générer 30 millions d'euros de synergies, soit 25 euros par action... En cas de rapprochement avec un groupe de medias, les synergies seraient encore plus élevées...

On a compris. Ce qui compte finalement dans ce dossier n'est pas tant la nationalité du repreneur que le prix qui serait proposé...

A noter : les fonds de gestion de portefeuille FMR Corp et Fidelity sont montés récemment à 5,69% du capital.

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Terrorisme : les valeurs tourisme en ligne de mire

Le nouvel accès de terrorisme meurtrier dans la station balnéaire égyptienne de Charm-el-Cheikh risque peser, aujourd'hui, sur les valeurs "tourisme" internationales les plus importantes comme Accor, Club Méditerranée ou Air France.

Les valeurs "assurances" et "réassurances" pourraient aussi fléchir.

Mais le tourisme est le secteur le plus fragile, le plus sensible au climat de la terreur.

L'ensemble de la cote devrait pourtant résister à ce nouvel épisode, après ceux de Londres. Mais la résistance des bourses au terrorisme, si elle est nouvelle, n'est pas une raison suffisante pour acheter aujourd'hui. En revanche, c'est une occasion de prendre des bénéfices dans de bonnes conditions.

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Danone : suite au prochain épisode

Quelle levée de boucliers politiques aurait-on eu si PepsiCo avait, effectivement, lancé une OPA sur Danone ?

Car chacun le sait maintenant, PepsiCo a déclaré à l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) qu'il n'avait pas l'intention, actuellement, de se lancer dans l'aventure.

L'action avait déjà reflué de près de 10 euros (de 96 au plus haut à 88 en clôture vendredi). L'action va chuter aujourd'hui, après cette annonce du week-end, mais de combien ? De l'ordre de 10% sans doute, puis la valeur pourrait se stabiliser entre 75 et 80 euros durant la semaine grâce à ses bons résultats semestriels et à la persistance d'un biais spéculatif.

Cet épisode n'aurait été qu'un épisode spéculatif supplémentaire si, comme probable, Danone va mettre en oeuvre une stratégie de développement qui lui assurera une meilleure protection.

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Trader Classified Media : chute en bourse

Encore un signe que nombre de valorisations sont devenues un peu tendues... A quelques jours d'une distribution exceptionnelle de 0,63 euro par action, l'action Trader CM chute de près de 6% sur l'annonce d'une activité trimestrielle visiblement inférieure aux attentes.

Sa croissance interne s'est montée à 4,6% au dernier trimestre contre 5,7% au premier trimestre. La croissance totale signe tout de même un 16,5%  !

Noter : la direction pense que la croissance sera plus forte au second semestre (entre 6 et 8% en organique).

Bref, cette chute est plutôt la bienvenue. Laissons-là s'épuiser. Et le dossier sera à nouveau attractif.

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Saint-Gobain sur les plates-bandes de Lafarge

A croire que la torpeur estivale augmente les appétits d'acquisitions.

L'action du groupe britannique BPB (producteur du placoplâtre) a bondi de 26%, hier, à 645 pences sur des bruits selon lesquels Saint-Gobain serait intéressé par avaler ce groupe qui réalise tout de même un chiffre d'affaires de 2,3 milliards de livres, et dont la capitalisation boursière atteignait hier 3,2 milliards de livres. Ce n'est pas du petit poisson !

Cette perspective paraît séduire certains analystes qui ont relevé leurs objectifs de cours entre 50 et 60 euros sur Saint-Gobain. A court terme, je ne suis pas si optimiste : pour peu que les bourses rebroussent chemin dans les mois qui viennent, la digestion du placoplâtre risque de durer - sachant par ailleurs que les grosses acquisitions françaises aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni n'ont pas toujours été des parties de plaisir à la rentabilité facile (vu les timing et les prix des acquisitions).

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France Télécom : folie des grandeurs en Espagne ?

France Télécom serait sur le point d'annoncer l'acquisition d'Amena, le troisième opérateur mobile espagnol. Le prix serait de 6,5 milliards d'euros pour 80% du capital. Certaines informations ont fait état d'une offre à plus de 10 milliards d'euros.

Un paiement panaché entre cash et actions est nécessaire pour "respecter" des ratios décents d'endettement et de cash par action.

Le marché n'a pas l'air d'apprécier : l'action est la plus forte baisse du CAC aujourd'hui (après Danone). C'est logique : les opérateurs craignent que France Télécom ne renoue avec ses vieux démons : surpayer ses acquisitions à l'étranger - une crainte d'autant plus fondée que, alors que les prix des opérateurs (à vendre) ont monté depuis 2 ans, le cours de l'action France Tel n'est pas plus haute qu'en janvier 2004.

A plus long terme, c'est différent... Etre un opérateur intégré fixe/mobile/internet de l'Espagne à l'Angleterre, ça a du sens.

Mais y a quelque chose qui m'exaspère profondément avec France Télécom : sous prétexte d'un surendettement (contracté avec l'étranger et les licences UMTS), elle a ces dernières années limité ses investissements dans le haut-débit en France - jusqu'à faire pression au Sénat pour empêcher les collectivités territoriales de devenir opérateurs de télécommunications. J'y reviendrai !

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Google : l'action a-t-elle culminé ?

Hier soir, hors séance, Google a publié des résultats trimestriels extraordinaires : un bénéfice net multiplié par quatre au cours du second trimestre 2005, à 343 millions de dollars - contre 79 millions de dollars au second trimestre 2004. Le chiffre d'affaires a bondi de près de 100%, à 1,38 milliard de dollars contre 700 sur la même période en 2004.

Le bénéfice par action atteint sur ce trimestre 1,19 dollar contre 0,3 en 2004. Mais... Il semble que le consensus tablait sur... 1,21 euros.

Comme déjà évoqué dans ce blog, les niveaux de valorisation boursière ont atteints de tels sommets que la moindre déception par rapport aux attentes élevées risquent de provoquer une brutale correction - au moins à court terme ; en suite, la valeur se reprendra.

Aujourd'hui, donc, Google devrait ouvrir en forte baisse...

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Bourse : yoyo post euphorie

Le CAC a joué à l'élastique aujourd'hui.

L'indice a grimpé en pointe à plus de 4460, en hausse de plus de 1%, en particulier grâce à la bonne tenue de Wall Street hier soir (baisse du pétrole), mais aussi après l'annonce de la réévaluation du yuan - les opérateurs anticipants des exportations plus faciles vers la Chine : Pernod-Ricard, Michelin et Veolia Environnement (membres du CAC 40) ont tous gagnéplus de 3%.

Total a signé la seconde plus forte baisse de l'indice (après Danone), en raison du repli (momentané ?) du prix du pétrole.

Mais la forte hausse de l'indice s'est vu réduite à néant en deux minutes après l'annonce "d'incidents" aux allures terroristes à Londres.

Les marchés commenceraient-ils à se réveiller d'une certaine euphorie dans laquelle ils baignent depuis, précisément, les attentats de Londres il y a quinze jours exactement ?

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Danone : la spéculation retombe

Le titre Danone a perdu aujourd'hui ce qu'il avait gagné hier.

Au plus haut de la séance d'hier (96 euros), la valeur était proche du niveau présumé d'une OPA (100 euros). Or rien n'est venu corroborer le scénario d'une opération imminente. Au contraire, les prises de paroles des politiques et du PDG (interview dans les Echos du jour) ont calmé les ardeurs acheteuses - Franck Riboud estimant avoir "des moyens de défense" et expliquant aussi n'avoir eu aucun contact avec des acheteurs possibles.

Je souligne que la mobilisation gouvernementale contre une éventuelle OPA en provenance américaine (à l'exception de Renaud Dutreil) n'est pas de haute-diplomatie économique, alors que de grands groupes français et européens ont des visés sur les marchés US (eads, Areva, Alstom...).

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Nokia : gros plongeon en bourse

-11% pour le leader mondial de la téléphonie mobile. Aujourd'hui, le titre Nokia se comporte comme celui d'une valeur technologique à la valorisation extrêmement tendue, et ne souffrant pas la moindre déception.

Or la valorisation de Nokia n'était pas extravagante (PER 2005 proche de 17 ou 18), en tous cas loin des sommets atteints en juillet 2005 lorsque Nokia avait administré son premier vrai coup de semonce boursier.

Tout cela pour dire qu'en fait, sans en avoir l'air, les valorisations sont tendues...

Car le bénéfice trimestriel de Nokia (second) n'a manqué les attentes que d'1 centième d'euro. Le marché attendait 0,19 cent par action, alors que la direction  avait annoncé fin avril s'attendre à un bénéfice compris entre 0,15 et 0,18... 0,18 est sorti...

Bon, c'est vrai que les commentaires de la direction n'ont rien arrangé : la pression sur les prix des combinés dans les pays émergents (Inde...), où est le gros de la croissance du marché, va se maintenir jusqu'en fin d'année. Le bénéfice du troisème trimestre sera donc inférieur aux attentes.

Je ne sais pas à quel niveau l'action va se reprendre. Mais la brutalité de la réaction à la baisse me dit que les marchés d'actions, en général, sont surachetés, donc dangereux à l'achat...

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Yuan : réévaluation symbolique mais réelle

A une semaine des débats américains sur la taxation de toutes les importations en provenance de Chine, les autorités chinoises ont donc décidé de réévaluer leur monnaie.

Oh, rien de révolutionnaire, juste de 2%.

Cette décision tombe aussi juste au moment de l'annonce des chiffres de l'excédent commercial chinois sur le premier semestre : les exportations ont bondi de 32,7%, portant cet excédent à 39,6 milliards de dollars, c'est-à-dire autant que sur toute l'année 2004.

Si cette réévalutation reste symbolique, elle a pourtant le mérite d'être bien réelle, et surtout de décoincer la situation. Indirectement, la compagnie CNOOC, qui tente de racheter le groupe pétrolier américain Unocal, devrait trouver-là une monnaie d'échange diplomatique.

Ne suis pas surpris de la décision, maintenant, de la Chine. Les grands mouvements monétaires démarrent souvent l'été. Qui ne souvient pas de la dévaluation du baht thaïlandais en juillet 1998 ?

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eBay : le retour en bourse ?

Hier soir, dans les échanges hors marché, le titre eBay bondissait de 12%, après que la première place de marché mondiale a révélé ses résultats trimestriels, supérieurs aux attentes de Wall Street, tant du point de vue de l'activité (+40%, à 1,086 milliard de dollars) que des résultats (0,21 cent par action contre 0,14 au second trimestre 2004).

L'accélération est venue des Etats-Unis, d'Allemagne et du système de paiement PayPal (affaires internes et externes à eBay).

Pour toute l'année, le groupe s'attend à un résultat par action de 0,82 à 0,83 cent contre 0,79 précédemment anticipé par le marché.

Enfin une bonne nouvelle financière pour eBay dont l'action a été divisée par près de deux en moins d'une année. Ces résultats contrastent avec ceux de Yahoo, qui ont fait plonger le titre de 11,5% hier.

Pendant ce temps-là, Google continue son ascension, royale.

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Puma bondit

Mes secteurs et valeurs favoris, je les suis à la trace !

Puma, success story mondiale exceptionnelle, en fait partie :

Je vote pour les actionnaires de Puma

Les ailes et les chaussures du Puma

La chasse au Puma

Depuis ma première note, l'action a bien redecollé (de 180 à 235 euros !). Hier, elle a bondi de 5%. Je n'ai pas d'informations pour le moment, je constate...

Garder les positions bien sûr.

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Téléphones mobiles : 1 milliard en 2009 ?

Les dernières prévisions du cabinet Gartner pêchent-ils par excès d'optimisme ? Comme au bon vieux temps des années bulle TMT où ces instituts s'étaient totalement discrédités avec des prévisions farfelues...

Ce n'est pas certain... Si, effectivement, 780 millions de portables sont vendus cette année, la barre des 1 milliard en 2009 n'apparaît pas absurde.

Il y aurait donc 2,6 milliard de portables en circulation. Sachant que nous sommes 6,5 milliards aujourd'hui, ça ferait 38% de la population pour 6,8 milliards d'habitants sur la planète en 2009. Et ben !

Toujours est-il que ça conforte un de mes secteurs de prédilection : la carte à puces avec Axalto, Gemplus et OCS.

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France Télécom viserait des parts de marché en Espagne

France Telecom viserait le troisième opérateur mobile espagnol, avec près de 8,5 millions de clients. S'il rachetait Amena pour 8,5 milliards d'euros, soit 1000 euros par tête de client, l'opération serait, paraît-il, encore positive pour le bénéfice par action de France Télécom - malgré le surcroît d'endettement, et en raison d'une offre panachée (paiement en cash et en titres France Télécom).

Mais : est-il raisonnable de payer 1000 euros l'abonné dans un marché arrivé à maturité, dont les perpectives de croissance sont réduites ? France Télécom mettrait en avant une stratégie combinant la téléphonie fixe, mobile et l'internet pour justifier des prévisions de croissance sur le marché espagnol.

France Télécom est-il en train de renouer avec ses démons des années 1999-2001, qui ont failli lui coûter... la vie ? Pas à ce point, non, car Amena est rentable.

Mais la bourse risque de faire la fine bouche assez longtemps, alors que l'action retrouvait à peine ses plus hauts de trois ans.

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Ford : pertes béantes dans le coeur du métier

Que deviendraient Ford ou General Motors si leurs branches financières (crédits automobiles et autres) n'épongeaient pas leurs énormes pertes sur le marché automobile américain ?

La faillite, sans doute. Au premier semestre 2005, Ford a cumulé 900 millions de dollars de perte sur son coeur métier et d'activité : l'automobile et les Etats-Unis. Un chiffre à comparer avec les 450 millions de profits au premier semestre 2004.

Les constructeurs automobiles américains se battent contre les asiatiques dont les structures de coût sont plus performantes. A cela s'ajoute la guerre des ristournes qui a tourné au profit de General Motors contre Ford en juin - le n° 1 ayant proposé au public les mêmes prix que ceux offerts à ses employés...

Heureusement, donc, la branche financière sauve les comptes avec 1,3 milliard de dollars de résultat courant sur le seul second trimestre. Grâce à cela, l'objectif d'un bénéfice annuel par action compris entre 1 et 1,25 dollar a été confirmé.

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Danone : une question de Défense Nationale ?

L'agro-alimentaire peut-il être une question de "Défense Nationale" ?

Si j'en crois les propos de J.L. Borloo (ministre de l'Emploi) sur Danone, oui : " (...) C'est une entreprise très importante pour l'équilibre de notre pays sur l'emploi, sur l'aménagement du territoire, sur la santé et sur l'art de vivre."

Ce matin, l'action a encore bondi jusqu'à 96 euros - 100 euros étant le prix supposé pour qu'une OPA hostile puisse marcher. Est-ce le gouvernement qui achète, via la Caisse des Dépôts et Consignations, pour faire monter rapidement la valeur de l'action et dissuader un acquéreur ? Possible... D'autant que si Danone trouvait 34% d'alliés au capital, un prédateur serait confronté à la "pilule empoisonnée" prévue dans les statuts et ses droits de vote seraient limités à 6%...

Mon avis : garder ses positions pour le moment.  En revanche, attention aux opérations spéculatives initiées maintenant - dans un sens ou dans un autre d'ailleurs.  A une telle hauteur de cours, l'action va se mettre à faire du yo-yo avec changements brutaux de direction.

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Soitec : si cher !?

Grosse progression du chiffre d'affaires trimestriel du fabricant de plaques silicon sur isolant (Wafer sur SOI). Et grosse révision à la hausse des estimations de la direction sur les perspectives d'activité de l'année 2005/2006 : de +40% à +60%.

Le chiffre d'affaires annuel pourrait donc atteindre 230 millions d'euros. La rentabilité se redresserait avec un bénéfice par action compris entre 0,15 et 0,20 euro par actionselon les estimations des analystes qui couvrent le dossier. Des prévisions enthousiasmantes - qui expliquent le bond de 10% de la valeur aujourd'hui, accompagné de gros volumes d'actions échangées.

Mais le groupe capitalise déjà 630 millions d'euros pour des dettes encore au moins équivalentes aux fonds propres.

Ce n'est plus le moment d'acheter. Prendre ses bénéfices ou commencer à y songer.

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Greenspan : les marchés attendent ses murmures

L'homme qui murmurait aux oreilles des marchés va parler demain (Chambre des représentants) et après-demain (Sénat) - comme chaque semestre.

Comme d'habitude, il ne devrait rien dire qui chambarde les marchés. C'est un point d'honneur pour lui : mettre tellement de nuances dans ses discours qu'il est quasiment impossible pour les marchés, au tempérament bipolaire, d'en faire une interprétation manichéenne.

"En attendant Greenspan" risque donc d'être un non événement.

Faudra tout de même scruter ses dires (ainsi que la température de son bain) sur au moins deux sujets : la soutenabilité des prix de l'immobilier* aux Etats-Unis, ainsi que ceux des obligations d'Etat américaines, dont les plus gros détenteurs sont les asiatiques.

* Nota : j'ai appris l'autre jour quelque chose (à confirmer) : en 1992, alors que le marché de l'immobilier fléchissait, menaçant la situation de 1 à 2 millions de ménages et la conjoncture américaine, l'administration Clinton aurait purement et simplement réduit à zéro les dettes de ces ménages... Quelqu'un confirme ?

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NewsCorp. : 580 millions cash pour le Net

L'essor de la pub sur le Net attire les groupes de Media vers l'édition on-line.

Le géant NewsCorp. vient de proposer 580 millions de dollars en cash pour Intermix, qui édite une trentaine de sites, dont MySpace.com sur lequel les internautes créent leur blog et forment des communautés.

Cette opération n'étonnera pas ceux qui suivent la stratégie de Rupert Murdoch : lors d'un exposé assez récent sur les bouleversements du journalisme, il avait presque exclusivement parlé des blogs...

Cette opération de NewsCorp. survient après celle du groupe New York Times sur About.com pour 400 millions de dollars...

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IBM : le "boom" de Big Blue

A chaque saison, sa surprise - bonne ou mauvaise.

Mi-avril Big Blue avait littéralement douché Wall Street en publiant des résultats trimestriels en-deçà des espérances.

L'inverse s'est passé hier, avec une progression inattendue des résultats du second trimestre. Les revenus dans les services informatiques ont progressé de 6% à 12 milliards de dollars, et le résultat net par action a grimpé de 1,12 dollar par action contre 1,01 au second trimestre 2004. Les commandes de services ont grimpé à 14,6 milliards ce trimestre.

Du coup, l'action rebondit de 4% ce matin à Paris, et le secteur des SSII en profite - Cap Gemini et Atos gagnent 2% chacune.

A suivre, l'effet général sur les marchés d'actions. Mais l'action Big Blue a déjà regagné toute sa chute d'avril - de 56 à 70 euros.

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Danone : le gouvernement s'en mêle !

Il se passe toujours quelque chose l'été.

L'action Danone s'envole à nouveau ce matin ! Plus de 7%. Il aura suffit que le Gouvernement par la voix de son ministre de l'économie déclare "se préoccuper personnellement" du sort de Danone pour que l'action rebondisse. Les opérateurs accordent aujourd'hui davantage de crédit à la thèse de l'OPA estivale - période idéale pour lancer une attaque boursière, où l'économie n'est pas protégée par une épaisse couche de crème solaire... Pas d'écran total sur les marchés.

Le député UMP Patrick Ollier se déclare en colère, trouvant scandaleux de voir partir des fleurons de l'économie française. Mais dans quel monde vit-on ? Les politiques découvrent-il aujourd'hui le système financier avec lequel la majorité des pays fonctionne ? Le libéralisme n'est-il qu'un simulacre pour campagne électorale ? Tout cela est pathétique, et en dit long soit sur la naïveté économique des politiques soit sur leur mauvaise foi. Au choix.

"On" se rassure en se disant que Nestlé, le grand voisin d'origine suisse, viendra sauver Danone du méchant et obèse américain PepsiCola.

Je l'ai déjà dit ici : la seule solution (c'est mon point de vue) est (aurait été) que Danone se lance dans un quatrième métier : le légume (voir l'avenir du légume frais !) en se mariant avec Bonduelle (le n°1 européen du secteur). Cela effrayerait sans doute un prédateur...

Une autre solution serait une grève générale du personnel de Danone. Cela serait assez rigolo.

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SES Global : "une visibilité exceptionnelle"

Dans sa dernière livraison, le Journal des Finances consacre une page entière à l'opérateur de satellites SES Global, numéro 1 mondial du genre.

La valeur a été introduite à la bourse de Paris au printemps 2004. La progression s'affiche à 67% ! Et le multiple de capitalisation estimé (JdF) pour 2005 s'élève à 35. Malgré cette cote apparemment hors de prix, l'hebdo boursier conseille l'achat aux cours actuels avec 15 euros pour objectif - soit une plus-value possible de 17% sur le cours actuel.

Pourquoi une telle confiance ? Une visibilité exceptionnelle sur l'activité grâce à un carnet de commande de près de 6 années de chiffre d'affaires et grâce à l'amélioration de la rentabilité liée à la réduction des investissements (les satellites déjà en place peuvent supporter une charge supérieure). En corollaire, les rachats et annulations d'actions soutiendront la valeur.

Je sentais que c'était un bon plan cet SES...

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Le boom immobilier et la consommation

The_economist Dans le dernier numéro de The Economist, je note un petit papier intéressant, qui met en évidence le lien entre la progression des prix de l'immobilier ces quatres dernières années, et l'allure de la consommation au cours de cette même période.

Plus l'immobilier a progressé, plus la consommation a suivi. C'est ce qu'on appelle l'effet de richesse, qui est à la fois psychologique et réel - réal car dans certains pays il est possible de transformer une partie de la progression du capital immobilier en cash, moyennant une hausse des hypothèques.

Les seuls pays  où l'immobilier a stagné ou baissé - le Japon et l'Allemagne - sont aussi ceux où la consommation a été la plus faible.

Evidemment, The Economist ne manque d'attirer l'attention sur les risques que feraient peser une stagnation ou une baisse des prix de l'immobilier sur la consommation - Etats-Unis et Royaume-Uni en tête.

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OPA sur DANONE : les rumeurs persistent

Je pensais que le soufflé allait retomber un peu. Mais le titre Danone tient bien sur les hauteurs où les rumeurs d'OPA l'ont propulsé. Les bruits de marché ont redoublé vendredi.

L'américain PepsiCo serait prêt à débourser 25 à 30 milliards d'euros (Danone capitalise 21 milliards d'euros) pour se diversifier dans des métiers très marqués "santé" et "bien-être", alors que lui-même reste catalogué "produits qui font grossir". Voir MacDo, qui glisse petit-à-petit vers une politique du "bien-être".

Or, qui ne sait pas que la lutte contre l'obésité (!) est un marché stratégique du XXI siècle..?

Mais si cette OPA n'arrive pas durant l'été, le titre Danone paraît cher payé, à 20 fois les résultats attendus pour cette année.

Ceux qui souhaitent spéculer sur l'OPA savent qu'un retour vers 72 euros (environ) est possible.

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CNOOC-Unocal : l'affaire de l'été

Etant donné les tensions commerciales et monétaires entre les Etats-Unis et la Chine, et vu la crispation internationale sur les ressources pétrolières, l'offre du chinois CNOOC sur l'américain Unocal est un peu devenue l'affaire économico-politique de l'été.

Je me demande jusqu'où ira CNOOC face à Chevron pour emporter le morceau. Les 18,5 milliards en cash pourraient n'être pas suffisants. La compagnie chinoise aurait proposé aux actionnaires d'Unocal un dédommagement de 2,5 milliards de dollars au cas où les autorités américaines feraient barrage - et des tas d'autres garanties sociales et sur les réserves américaines d'Unocal. Enorme...

Les actionnaires d'Unocal diront le 10 août s'ils acceptent l'offre de Chevron.

L'affaire est d'envergure. Si les politiques américains faisaient blocage, ils réduiraient du même coup leur pouvoir de négociation sur les tarifs des importations de Chine et sur la réévaluation de la monnaie chinoise.

Dans tous les cas, les chinois seront "gagnants", sauf peut-être les actionnaires minoritaires de CNOOC et le contribuable chinois au cas où Unocal serait outrageusement surpayé.

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Privatisation des Autoroutes : les particuliers évincés !

La privatisation totale des 3 sociétés d'autoroutes ASF, APRR et Sanef est lancée ce matin selon la méthode d'appel à candidatures. Le Yalta des groupes de BTP vole donc en éclats.

Les enchères risquent donc de monter, et les groupes comme Bouygues ou Vinci sont impliscitement favorisés. Mais rien n'empêche d'autres groupes, comme Eiffage, de former des consortium avec des investisseurs institutionnels.

Du côté des particuliers, ils n'auront rien de plus que ce qu'ils ont déjà ! Dommage, car c'est le genre de dossier qui convient à l'actionnariat individuel, en particulier parce que les actionnaires sont aussi clients.

En attenant, ça spécule sec sur les trois titres. APRR a dépassé ses records de février, et gagne  25% par rapport au prix de l'ouverture du capital (un prix déjà élevé). Idem pour les ASF et la Sanef : sont au plus haut ! La bulle autoroutière, en deux mots.

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Volkswagen : une "révolution" se prépare

La chute dramatique depuis 2001 de la rentabilité du n°1 européen des voitures va conduire à une révolution dans les méthodes de management.

On pense en particulier à des fermetures d'usines. Mais quelles usines ? On se doute que Volkswagen lorgne sur les méthodes de PSA et de Renault, qui font presque figure de cas d'école dans le secteur.

Par exemple, pourquoi pas externaliser une partie de la production d'accessoires ? Les sièges, les blocs tableaux de bord, les pare-chocs etc.

Et là, des équipementiers automobiles internationaux comme Faurecia (qui décolle en bourse depuis deux jours) ou Plastic Omnium pourraient,  in fine, en bénéficier. Le titre Plastic Omium n'est pas cher payé, mais la hausse du prix du pétrole et des matières plastiques freinent la valeur pour le moment.

Dans cette affaire, ne pas l'oublier, le titre Volkswagen relève bien la tête.

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Livret A : taux réduit à 2%

La dépolitisation des taux "administrés" est en marche.  A partir du 1er août, le taux versé sur les livret A, B, Bleu et Codevi va descendre à 2% - contre 2,25%. Calculé par rapport à l'inflation (1,6% dernièrement hors tabac), le taux réel restera donc légèrement positif (ce qui est la moindre des choses).

Je pense que cette mesure ne va en aucun cas relancer la consommation, ni d'ailleurs entraîner une décollecte d'épargne - le besoin d'épargne liquidide et son évolution n'étant pas fonction de petites variations du taux versé.

La mesure devrait donc bénéficer au financement du logement social grâce à une révision en baisse du taux des prêts consentis par la CDC aux organismes de logements sociaux.

M'enfin, faudrait voir dans le détail si ça suit !

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Google : le nord magnétique du Net

"L'action Google, l'action au plus haut des Cieux" - ça pourrait être le slogan d'un marchand d'actions fervent religieux, non ?

Le titre Google n'aura pas reculé longtemps : à peine 15 jours pour un recul d'à peine 5%. La valeur est revenue au-dessus des 300 dollars (introduite à 85 dollars en septembre 2004) et pourrait dépasser son record de 310 dollars en séance.

La banque Lehman Brothers vient de relever son objectif de cours à 35O dollars...

Remarquez, 50 dollars de potentiel par rapport à 300 dollars, ce n'est pas énorme. La banque est finalement assez prudente pour quelqu'un comme moi, qui suis convaincu de l'énorme potentiel économique de Google.

Mais évidemment, l'action ne résisterait pas à un repli de plusieurs mois du marché des valeurs techno, le Nasdaq.

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"Des psychopathes à la bourse" (suite)

Le fondateur de WorldCom, Bernie Ebbers, 63 ans, visé dans la note "Des psychopathes à la bourse" vient d'être condamné à... 25 ans de prison. Sa peine a été réduite de 30 à 25 ans en raison du don de sa fortune à des associations caritatives et de ses problèmes de santé.

Pas de main morte, la justice américaine. Pour mémoire, WorldCom avait signé des fraudes comptables de 11 milliards d'euros, et la société, dont la capitalisation boursière avait culminé à 180 milliards de dollars, a été complètement détruite.

Mon avis : le problème avec les "psychopathes de la vie des affaires", si on admet leur état pathologique, est de les empêcher d'agir - pas de les condamner une fois le mal accompli. Si des patrons sont effectivement des malades mentaux, ils ne sont pas responsables de leurs agissements.

Dans ce domaine en particulier, la gouvernance d'entreprise doit s'améliorer en filtrant davantage - les test sont une des solutions.

Nota : pourquoi les élus politiques ne seraient-ils pas soumis à ces tests ? Quand un pays décide "sciemment" (?) de passer d'une situation d'excédent budgétaire à un déficit notoire (je pense en particulier aux Etats-Unis), je m'interroge...

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Trader Classified Media à la conquête de la Chine

Si eBay est la première place de marché mondiale, les acteurs "classiques" restent virulents - je veux dire, ceux qui viennent des secteurs des "annonces classées" éditées dans des journaux papier.

Trader Classified Media mène une expansion ambitieuse dans l'Internet. Ainsi de la prise de participation de 15% dans le premier site web chinois d'annonces immobilières (Soufun.com), qui pourra être étendue à 45% du capital en cas d'introduction en bourse dans les 18 mois, voire même à 100% si l'introduction n'a pas lieu - moyennant 140 millions d'euros supplémentaires. Pour le moment, le chiffre d'affaires de Soufun.com sort à 8,5 millions d'euros avec une généreuse marge d'exploitation. Des journaux papiers gratuits seront tirés de ce site. Le marché de l'immobilier chinois a moins de chances de se retourner qu'ailleurs...

Pas dit qu'un jour, John MacBain, co-fondateur et principal actionnaire de Trader Classified Media ne cède pas le tout à eBay.

En attendant, son groupe cherche à "assurer" un rendement annuel (dividende) d'au moins 5%. Une somme exceptionnelle de 0,63 euro par action sera d'ailleurs versée fin juillet. Et l'action évolue sur une tendance haussière.

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CAC 40 : joli feu d'artifices pour le 14 juillet

La bourse est ouverte aujourd'hui 14 juillet, et le CAC 40 s'envole.

On se rapproche à grande vitesse des 4 400 points. A ce rythme, tant que le dollar ne s'affaisse pas et le prix du pétrole ne poursuit pas sa hausse, les 4500 peuvent aussi se pointer. On est dans un rallye haussier - ce qui est assez courant durant l'été. Faut à la fois tenir le plus possible les hausses et en profiter pour prendre des bénéfices, refaire des liquidités pour réinvestir plus tard - ça s'appelle de la gestion de portefeuille.

Ce matin, ST-Microélectronics tire l'indice CAC, avec une hausse de 4%, à près de 15 euros. La valeur profite du bénéfice trimestriel surprise du fabricant de processeurs AMD et d'informations selon lesquelles le groupe franco-italien prendrait une participation dans le groupe coréen Hynix en échange d'une délocalisation d'une partie des lignes de production de STM.

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CNP : mieux qu'une assurance-vie !

Je rappelle que le groupe CNP Assurances est le premier assureur de personnes en France et que le parcours de son action (auquel il faut bien entendu ajouter un dividende annuel confortable) a procuré  ces dernières années un rendement total supérieur à tous les contrats d'épargne proposé par la CNP.

Et je ne vois pas de raison majeure que cela change fondamentalement - même si, bien sûr, le titre CNP est mieux valorisé qu'il y a deux ans.

L'action CNP est vraiment l'exemple type du placement bien adapté aux réfractaires de l'investissement en bourse - ceux qui préfèrent un rendement garanti, même minime. C'est en quelques sortes un placement dans le secteur de l'assurance-vie.

Récemment, à l'occasion de sa sortie de l'indice Euronext 100, le titre a fourni une opportunité d'achat vers 51 euros, avant de rebondir sur 55 euros.

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"Des psychopathes à la bourse"

"Des psychopathes à la bourse" - c'est le titre de la dernière Chronique Agora, que je lis régulièrement. Avec eux, je me dis que la Finance n'est faite n'y pour s'ennuyer, ni pour se faire plumer. Bon, la chronique quotidienne est d'un niveau inégal, mais c'est dur dur de rester au top chaque jour...

Là, leur correspondant aux Etats-Unis (Eric Fry) s'intéresse à un sujet auquel je suis sensible : certains patrons sont-ils psychiquement normaux ? Il revient sur les commentaires du Professeur Robert Hare, qui s'est intéressé à la psychopathie en entreprise.

Je me permets de citer deux de ses citations :

- "Selon des reporters du Canadian Press et du Toronto Sun... Hare a commencé en parlant des tueurs de la mafia et des maniaques sexuels, dont les photos étaient projetées sur grand écran derrière lui. Puis ces images furent remplacées par les photos de cadres dirigeants de WorldCom, qui venait de faire faillite, et d'Enron, qui avait implosé quelques mois auparavant."

- "Ce sont des individus sans coeur et insensibles", a déclaré Hare. "Ils se soucient peu du fait que vous ayez des pensées et des sentiments. Ils n'ont aucun sentiment de culpabilité ou de remords... j'ai toujours dit que si je n'étudiais pas les psychopathes en prison, je le ferais à la Bourse."

Et Eric Fry ajoute son commentaire : " Collectivement, les psychopathes des entreprises infligent des souffrances à des centaines de milliers -- sinon des millions -- d'employés et d'actionnaires. Parmi ces souffrances absurdes, on trouve la perte des moyens de subsistance et de l'épargne amassée durant toute une vie, et parfois même des familles brisées ou des suicides. Et pendant que ces PDG sèment la misère chez les autres, ils s'enrichissent de leur côté. "

Bien sûr, la question se pose en France. La période 1995-2005 a été spécialement psychopathique. Certains "grands patrons" (et petits et moyens patrons) ont hélas illustrés les propos du professeur Hare.

La question : comment faire pour les éviter et les empêcher de nuire ? Il y a bien la solution des tests destinés à détecter les comportements psychopathiques. Mais, pas évident à mettre en oeuvre. Et la fiabilité, ô combien discutable...

Sujet ouvert, important, non tabou. C'est vrai, c'est comme un dictateur qui conduirait à la ruine son pays.

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Freelance.com et Sporever : baisse des prix d'introduction !

Les sociétés Sporever et Freelance.com revoient à la baisse leurs prétentions financières. Sporever diminue même la quantité de titres proposée au marché.

La baisse est assez significative, de l'ordre de 10 à 30% selon. C'est une bonne chose que les investisseurs ne soient pas prêts à payer n'importe quel prix sur ces valeurs destinées à l'Alternext, comme jadis, il y a 5 ou 6 ans...

J'aurais tendance à suivre de près Freelance.com, qui s'introduit avec une large rabais par rapport à la demande intiale.

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Pétrole : dans le ronde des cyclones

En ce moment, le prix du pétrole -en particulier celui du "light sweet crude" négocié aux Etats-Unis- valse au gré des "chroniques annoncées de cyclones", de leurs flux et reflux.

Après Cindy, Dennis, voici Emily qui peut perturber la production pétrolière du golfe du Mexique (1,5 million de barils par jour) - et le risque "Ouragan" menace de durer tout l'été.

Bon, ce n'est pas grand-chose par rapport aux éléments "fondamentaux" du secteur et de l'économie mondiale, mais dans un secteur très tendu, sur lequel se crispe bien des attentes, des facteurs secondaires peuvent se révéler importants au-delà du raisonnable...

En attendant, depuis deux séances, Wall Street semble s'être affranchi des perturbations pétrolières, comme si ce n'était rien à côté des attentats de Londres, par ailleurs brillamment surmontés.

C'est un classique : dans les phases de rallye haussier, l'optimisme domine au point d'édulcorer parfois totalement une accumulation de faits et phénomènes plutôt négatifs. Certains de ces faits et phénomènes, s'ils durent, ressortent alors durement dans d'autres phases...

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Alstom : l'action va-t-elle baisser ?

Entre le point bas de l'action, à 0,31 euro le 11 août 2004 (au cours de la dernière recapitalisation) et le point haut d'hier, à 0,90 euro, les investisseurs les plus audacieux et les plus tenaces auront donc pu réaliser une très très jolie plus-value.

Et maintenant ? En terme de valorisation par rapport au redressement des marges (marges opérationnelles de 6% en 2006 et de 7 à 8% à horizon 2008), la capitalisation boursière semble assez généreuse, voire supérieure à celle de ses "concurrents" - Siemens ou Schneider.

D'ailleurs, les énormes volumes échangés hier, avec un point haut en séance et une clôture en repli ne sont pas bon signe.

De là à vendre à découvert la valeur, il y a un pas que je ne franchirai pas : l'action n'est pas à l'abri d'une bonne nouvelle, genre grosse commande dans les trains à grande vitesse.

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Carrefour : des hyper hypotrophiés

Les "Hyper" français de Carrefour souffrent d'une hypotrophie de la consommation. Les investisseurs attendaient du mieux au second trimestre. Et ce matin, ils sont déçus, l'action flanche de 3% !

En tout, les ventes trimestrielles progressent de 4,6%, à 40 milliards d'euros. Mais en France, le chiffre d'affaires des hypermarchés baisse de 0,9% hors les prix de l'essence (+0,2% avec).

La guerre des prix fait rage, et en bourse, l'atmosphère négative qui entoure la réforme de la loi Galland, pèse sur le secteur.

Du même coup, Casino trinque aussi.

Restez à l'écart du secteur. Ne pas acheter jusqu'à ce que de nouvelles rumeurs d'OPA surviennent. Potentiel de chute jusque vers 35 euros.

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L'Oréal : le poil de la bête se lustre

Mon Dieu, enfin une bonne nouvelle au pays merveilleux des cosmétiques.

L'Oréal est allé plus vite au cours du second trimestre (voir communiqué de presse). L'Europe de l'Ouest a repris du poil de la bête tandis que les autres grandes zones cosmétographiques (Les Amériques et l'Asie) ont poursuivi sur leur lancée.

Tout d'un coup, le marché accorde donc du crédit aux perspectives de croissance soutenue des bénéfices cette année. Et l'action gagne près de 4% ce matin - un phénomène rare sur "Lolo" (sobriquet attribué par les boursicoteurs amoureux de leur action). Lolo a donc rebondit de plus de 10% par rapport à son point (très) bas du jour des attentats de Londres. Eh oui, les cosmétiques ne font pas bon ménage avec le terrorisme.

Et si l'action parvenait à évincer les 62 euros, eh bien, tout serait permis jusque vers 70 euros.

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Egide renaît de ses cendres boursières

Qui s'en souvient ? Une petite action de folie... Introduite en bourse en juin 1999 à 18 euros, elle a culminé à 759 euros en novembre 2000. La spéculation sur le déploiement mondial des réseaux optiques pour le Net avait porté aux nues ce petit équipementier de boitiers isolants.

Ses réserves financières lui ont permis de survivre au cours des dernières années : son chiffre d'affaires a été divisé par plus de trois et ses pertes cumulées sur les 4 dernières années s'élèvent à près de... 100 millions d'euros. C'est énorme vu le chiffre d'affaires 2004 de... 19 millions d'euros.

Hier, et ce matin encore, le titre s'est envolé de plus de 20% dans des volumes de titres plus que respectables. Le chiffe d'affaires semestriel est en hausse de 12% d'un semestre à l'autre. Egide s'est redéployé dans la défense et l'industrie au détriment du secteur encore sinistré des télécommunications.

A suivre à mon avis...

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Mitsubishi à la conquête du nucléaire américain Westinghouse

La vie économique se politise dans le secteur hautement stratégique de l'énergie.

Après la compagnie pétrolière chinoise CNOOC qui tente d'acquérir l'américain Unocal, c'est au tour du japonais Mitsubishi de tenter le "diable" en déclarant vouloir acquérir un des leader mondiaux du nucléaire -Westinghouse- dont la technologie fonctionne dans la moitié des centrales nucléaires nord-américaines.

Westinghouse, qui est à vendre, est actuellement possédé par le groupe public anglais BNFL - ce qui n'a posé pas de problème étant donné les liens entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Le japonais risque en revanche de se heurter aux politiques américains. S'il l'emportait, il n'aurait sans doute pas l'autorisation de construire de nouvelles centrales.

General Electric sera sur les rangs (il lui manque la technologie utilisée par Westinghouse) et sera sans doute poussé par les autorités locales. Areva (le français et leader mondial) serait aussi intéressé, mais sa taille rend improbable son succès pour des raisons de concurrence (sans parler des motifs politiques...).

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Euro : brutal rebond, et fléchissement des bourses européennes

Le "non" français au référendum avait accéléré la chute de l'euro face au dollar et la hausse des bourses (en raison du regain espéré de compétitivité).

Le "oui" du Luxembourg lui redonne un coup de fouet, et les marchés d'actions ont tendance à fléchir. L'euro vient de rebondir de 1,19 à près de 1,22 dollar - et les bourses européennes fléchissent ce matin alors que Wall Street a encore caracolé hier sur recul du prix du pétrole.

Le phénomène peut-il durer cet été ? Le "oui" luxembourgeois n'est évidemment pas suffisant pour alimenter une nouvelle phase de hausse de l'euro. En revanche... Un regain de fermeté des taux d'intérêt courts et longs en Europe peut suffire à bloquer la baisse de l'euro. Pour peu que les données économiques à venir sur le déficit extérieur américain décoivent et inquiètent, la faiblesse pourrait peser sur le dollar (et l'euro remonter)

Nota : Warren Buffet a fait savoir récemment que son fonds conservait des positions baissières sur le dollar...

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Alcatel, mon désespoir (9)

Nouvelle rémission temporaire du désespoir ou espoir sérieux ?

Y a du monde ce matin sur le titre Alcatel ! Le volume d'une journée s'est échangé en un quart d'heure... L'action gagne près de 6%...

La publication d'un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 8% met le feu aux poudres. De l'aveu même de la direction, des "éléments positifs inattendus" sont survenus, dont le déploiement des réseaux de communication mobiles dans les pays émergents,une bonne performance dans les routeurs IP et les transmissions optiques, ainsi qu'un moindre déclin dans la téléphonie fixe.

La marge d'exploitation est légèrement supérieure à 8%. Les résultats définitifs seront annoncés le 28 juillet.

Mais... Ces "éléments positifs inttendus" ont-ils quelques chances de se reproduire ? Il semble que la lisibilité sur ces marchés des télécommunications soit assez réduite, et que les prévisions au-delà d'un trimestre tiennent actuellement de la prouesse. Par ailleurs, la nouvelle intervient au moment où le CAC pourrait souffler...

Bref, prendre des positions longues et/ou durables sur le titre me semble encore sujet à caution.

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e-commerce : la France se rattrape !

Les internautes français passent à l'achat !

Au premier trimestre 2005 (source étude Fevad et Médiamétrie), 47% des internautes français (près de 25 millions) avaient déjà effectué au moins un achat sur le Net - contre 39% une année auparavant.

Nous sommes encore loin derrière les Britanniques (71%), les Allemands (61,9%) et les Suédois (56,1%).

Mais... la confiance augmente, et 3,6 millions d'internautes seraient prêts à passer à l'achat à l'occasion.

Le développement du e-commerce est bien sûr lié à l'essor de l'internet rapide, mais aussi à une féminisation des achats (leur nombre a progressé de 38% sur un an, à 5,1 millions). L'avenir est aussi du côté des plus de 50 ans : 19,5% des internautes pour 40% de la population.

Comme on s'en doutait, les produits culturels et touristiques sont les plus prisés sur le Net.

A titre personnel, je suppose que l'ergonomie des sites fera beaucoup pour l'essor du e-commerce. D'ici une dizaine d'années, les boutiques en ligne deviendront des lieux où il fera bon vivre - ce qui, il faut l'avouer, n'est que très très rarement le cas aujourd'hui. Bon, ce n'est pas encore trop gênant puisque la recherche du meilleur prix reste une des motivations de l'achat sur le Net. Mais ça ne durera pas ! Les meilleurs prix devront se dinstinguer...

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Carrere : un petit groupe qui monte qui monte

Carrere est un groupe audiovisuel diversifié : au départ producteur de films d'animations (co-producteur des célèbres "Triplettes de Belleville"), il a grandi rapidement dans la production de films pour la télévision et les émissions dites de "flux", comme "Des racines et des ailes", en prenant des participations souvent majoritaires.

Croissance et rentabilité sont au rendez-vous. Pourtant, il reste très discret en bourse depuis son introduction... L'action est bon marché.

L'augmentation de capital réservée réalisée en juin a trouvé une application presque immédiate, avec l'annonce ce matin de l'acquisition de 51% du groupe de films et émissions télévisuelles PM Holding, qui a réalisé 21 millions d'euros de chiffre d'affaires et 1 millions d'euros de résultat en 2004. D'autres prises de participations sont annoncées pour les semaines qui viennent.

Qui a dit qu'il ne se passait rien en été ?

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Danone : la rage de l'OPA

La spéculation a fait rage sur Danone en fin de semaine. La titre a bondi de 10% en deux séances sur des rumeurs qu'une OPA survienne sur le n°1 français (d'origine) de l'agro-alimentaire. Il approche de son plus haut historique en 2000.

Danone est une proie tentante pour un géant bourré de cash comme Pepsi, Coca-Cola, Unilever...

Mais le plus intéressé et sans doute le plus à même de d'articuler un rapprochement réussi tant sur le plan financier que humain (management, culture...) serait le n°1 mondial : Nestlé.

Pour faire simple, les analystes "spécialistes" du dossier voient une OPA possible jusqu'à 100 euros.

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Gaz de France : le triomphe de la bourse

La qualité du dossier , mais aussi la rareté du "papier" mis en bourse par l'Etat explique que les investisseurs se soient rués sur le titre Gaz de France, coté pour la première fois vendredi. L'action a gagné 22% et un quart des titres mis en bourse a changé de mains.

Dans ce secteur stratégique de l'énergie, Gaz de France est clairement une perle : nombre de zinzins (investisseurs institutionnels) ont complété leurs portions congrues obtenues au prix de 23,4 euros l'action, quitte à surpayer un dossier dont la cote boursière tient déjà compte de la forte progression des bénéfices attendue cette année. Les zinzins misent donc sur le long terme ! Bravo... d'autant plus que le groupe est encore une entreprise d'Etat à 80%...

Comme déjà dit ici : l'Etat met d'abord en bourse ce qu'il a de meilleur.

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La bourse "libérée" par les attentats

La réaction des bourses aux attentats de Londres a de quoi troubler de prime abord - moi le premier !

En Europe, les indices ont dépassé leurs plus hauts de 3 ans dès le lendemain des "événements". Le CAC 40 s'est littéralement envolé pour émarger ce matin au-dessus de 4300 points, à la suite du rush de Wall Street vendredi soir.

Interprétation : aussi paradoxal que ça puisse paraître, les marchés ont été comme "soulagés" que ces attentats aient "finalement" eu lieu, et que le monde continue de tourner. Statistiquement, ils pensent que, maintenant, une période de répit s'ouvre. Cela peut choquer - ce sont les faits des marchés financiers.

Je ne pense pas qu'il faille suivre sans méfiance ce rallye haussier estival. Il y a du malsain là-dedans. Les données "fondamentales" ne justifient pas cette envolée, là, maintenant, alors que le prix du pétrole menace lui aussi d'atteindre de nouveaux sommets.

Il semble pourtant que certains gros investisseurs institutionnels arbitrent les obligations pour des actions, considérant que leur prime de risque n'est plus justifiée. C'est à suivre.

Historiquemement, les indices d'actions s'orientent vers une figure annuelle presque classique, où les plus hauts annuels sont touchés durant l'été.

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Sécurité : Axalto dopée par les attentats

Hier, Axalto est une des seules valeurs a avoir été dopée par les événements de Londres.

En effet, les passeports biométriques et toutes les formes de contrôle d'accès sont dans l'air du temps.

Les investisseurs ont considéré que les attentats allaient accélérer les programmes publics dans ces domaines et qu'Axalto était une des mieux placées pour en tirer parti.

Du coup, la valeur a dépassé ses plus hauts historiques. Introduite en bourse en juin 2004, elle a presque doublé !

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Google investit dans l'accès à Internet

Dans quelle (s) partie (s) du Net, Google n'investit pas ?

La plus grosse capitalisation du secteur de la communication déploie ses tentacules dans toutes les directions. Allié avec Goldman Sachs et Hearst, 100 millions de dollars viennent d'être investis dans une start-up fournisseur d'accès haut-débit via les lignes électriques : Current Communications Group.

Doté de ces fonds, la start-up va pouvoir se déployer en dehors de sa "ville natale" : Cincinnati.

Aux Etats-Unis comme ailleurs, le haut-débit  à Internet est un enjeu économique majeur.

Dernièrement, la valeur a marqué une léger repli après un rallye haussier époustoufflant.

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Bourse : comme si de rien n'était...

Les bourses internationales font comme si rien ne s'était passé hier à Londres.

Wall Street a même terminé dans le vert. Ce matin, le CAC 40 est revenu au niveau d'hier matin à l'ouverture du marché. Entre temps, durant quelques heures, les marchés (et le cours du pétrole) ont comme été purgés...

Je trouve cette forme de fierté et d'indifférence assez bizarre, voire dangereuse.

Ici, le CAC 40 est bien sûr soutenu par Total qui monte aussi vite que le prix du pétrole - pour le moment, les opérateurs considérent que ce prix élevé n'est pas un frein suffisant pour infléchir la demande de pétrole (ce qui est vrai : l'élasticité de la demande de pétrole aux variations de son prix est faible). Cependant, rien ne se perd, tout se transfert : le moindre pouvoir d'achat lié au surcoût du pétrole (de l'essence en particulier) viendra en moins ailleurs.

Au stade actuel, et faute de davantage de certitude personnelle, je m'en tiens à ma ligne de conduite : du point de vue de la gestion de portefeuille à moyen et long terme, ne pas acheter d'actions à tour de bras. Indépendamment du contexte géopolitique tendu, l'été n'est (presque) jamais une bonne période pour se constituer des lignes de fonds de portefeuille. Mieux vaut prendre des bénéfices pour refaire des liquidités.

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Maporama en bourse : à suivre !

Je signale la venue en bourse, discrète, sur le Marché Libre (et non sur l'Alternext) de la société Maporama International, qui outre son site connu du grand public (maporama.com) édite et vend des solutions logicielles de géolocalisation pour les entreprises (et les administrations).

La géolocalisation est un secteur ô combien stratégique des services Internet - en forte croissance mais aussi en forte concurrence.

La société attend un doublement de son chiffre d'affaire cette année (close au 31 octobre), à 4,6 millions d'euros, et espère un nouveau doublement sur l'exercice clos en octobre 2006, à 9,8 millions d'euros. Le point mort devrait être atteint cette année. En 2006, le résultat net pourrait atteindre 600 000 euros. Point positif, la société n'est pas endettée, veut lever 3 millions d'euros sans aucune cession des actionnaires actuels. Voir l'étude économique et financière ici.

L'investissement est risqué, mais la valorisation à 10 millions d'euros (avant augmentation de capital) me semble plus raisonnable que certaines valeurs récemment introduites en grandes pompes sur l'Alternext.

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Gaz de France : une fourmilière au capital !

L'ouverture du capital de GdF est un gros succès : 3,15 millions d'actionnaires individuels et des zinzins (investisseurs institutionnels) ayant sursouscrits 27 fois la quantité de titres proposée.

Résultat : comme seulement 22 % du capital ont été vendus par l'Etat, les investisseurs particuliers (très nombreux) vont se retrouver avec des quantités riquiqui : 44 titres au maximum poour ceux ayant formuler une demande pour un montant supérieur à 3000 euros. Les ordres compris entre 200 et 700 euros seront servis intégralement a déclaré fièrement le Ministre - ça fait entre 8 et 30 titres...

Que faire ? soit les garder et renforcer sa position si le cours avait des accès de faiblesse au cours des prochains mois, soit vendre rapidement si le cours gagnait entre 10 et 20 %.

Je penche pour la première solution. Comme je l'ai dit ici x fois, Gaz de France est une belle entreprise dans laquelle investir en confiance - dans la durée, pas pour faire un aller et retour de pingre !

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Attentats : que va faire la bourse ?

Hier, à tout hasard, je me demandais si le point haut de l'année sur le CAC 40 n'avait pas été atteint...

Les attentats - à Londres et maintenant - vont raviver la prime de risque née des attentats de New-York, de Madrid et de la guerre en Afghanistan et en Irak, et dont les marchés d'actions se défaisaient progressivement.

Depuis le début de l'année en particulier, l'Europe s'en sortait mieux que les Etats-Unis du point de vue boursier. La sous-évaluation des actions de la zone euro se résorbait assez rapidement.

Les attentats d'aujourd'hui alourdissent l'atmosphère générale qui, malgré la conjoncture économique faiblarde et la hausse record du prix du pétrole, s'était allégée.

Pour autant, le long trend haussier démarré voici plus de 2 ans risque-t-il de s'inverser ? Je ne pense pas.

Les attentats du 11 mars 2004, à Madrid, avaient fait plonger le CAC 40 de 6,5 % (au maximum, entre les points hauts et bas). Puis, les marchés s'étaient repris avec toutefois quelques mois d'incertitude. Raisonnablement, si j'ose dire vu les circonstances, le CAC 40 pourrait revenir vers les 4000 points. Cela va dépendre bien sûr aussi de l'évolution de la conjoncture économique aux Etats-Unis. En Juillet, les investisseurs en sauront plus sur les perspectives du second semestre.

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Londres : des explosions font plonger les marchés

Alors que les marchés actions européens réculaient légèrement ce matin après la hausse record du pétrole hier soir, ils ont brutalement plongé (le CAC 40 est passé de -0,6% à -1,7%) lorsque la nouvelle s'est confirmée que des explosions avaient eu lieu dans le métro de Londres.

Il y a eu des blessés, et on ne sait pas quelle est l'origine de ces incidents qui interviennent au lendemain de l'obtention des JO 2012 par Londres. Evidemment, on pense au terrorisme, comme les membres du CIO avaient dû y penser pour Madrid...

Sur le  CAC 40, LVMH, L'Oréal, Bouygues, Axa et Alcatel chutent le plus, autour de 2%.

Je note l'extrême nervosité du marché. C'est là une épreuve pour sa tendance haussière, que les plus optimistes considèrent comme très solide. Des opportunités d'achat vont se présenter, en fonction des informations à venir sur l'origine de ces explosions.

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Pétrole & Wall Street : Cindy et Dennis baissiers

Le prix du baril de pétrole négocié sur le marché américain a touché un record hier : le "light sweet crude" a dépassé les 61 dollars.

En cause ? Après les remous de l'élection présidentielle iranienne voici venus les tourbillons (possibles) des tempêtes tropicales dans le golfe du Mexique : Cindy et Dennis. La première tempête ne s'est finalement pas transformée en cyclone, le second menace encore.

En septembre 2004, l'ouragan Yvan avait paralysé l'extraction pétrolière offshore dans le golfe du Mexique.

En ce moment, tous les prétextes épidermiques sont bons pour faire monter l'or noir - ce qui en dit long sur la tendance.

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Danone attire les rumeurs d'OPA

Si  les groupes concernés ont pour habitude de "ne pas commenter les rumeurs", moi au contraire, je les aime et les commente !

Danone aime les rumeurs d'OPA : un beau groupe agro-alimentaire sans canard boiteux ni branche "inutile", bien positionné avec une image "bien-être", à la croissance supérieure à son marché et avec un capital flottant de 85 %, donc opéable.

L'action bondit ce matin de 5% après que la magazine Challenges a révélé que Pepsi Cola aurait accumulé 3% du capital et pourrait aller jusqu'à offir 25 milliards pour s'emparer de Danone (contre 20 milliards de capitalisation boursière).

Je n'y crois pas trop cependant car si Danone est une proie séduisante, sa culture managériale très spéciale risquerait de se heurter à un actionnaire principal américain.

C'est d'ailleurs ce qui explique qu'il y a peu d'OPA américaines d'envergure en France...

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Axalto a le vent en poupe

Faut bien s'envoyer quelques fleurs de temps en temps : ici même, le 22 avril, je supputais que 22 euros serait un bon point d'entrée pour Axalto, qui cotait alors 24 euros. Et paf, le titre a reculé dans les 22 euros, et se trouve en ce moment au plus haut, au-dessus de 26 euros.

Pourquoi cela ? Le secteur est assez chaud, avec des relèvements de recommandations, notamment sur OCS (sur lequel j'étais acheteur à cette date). Et hier, l'annonce est tombée qu'Axalto entrerait dans l'indice SBF 120, ce qui lui donne une coup de fouet : eh oui, certaines gestions institutionnelles automatiques se calent sur la composition de leurs indices "modèles". Et puis, ça améliore la liquidité du titre.

Axalto et OCS avaient ma préférence, et l'ont encore.

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Renault-Dacia et Renault-Samsung décollent

Au cours du premier semestre, les ventes mondiales de Renault ont gagné 3,6%, mais en Europe de l'Ouest, elles se tassent de près de 1% dans un marché en très légère hausse.

Alors ? Renault Samsung (filiale coréenne) a vendu 66 000 véhicules (+44%) et Renault Dacia (la Logan !) a vendu 80 000 voitures (+90%).

Belle surprise pour Renault : non seulement un goulot d'étranglement (d'attente) s'est formé sur sa Logan, mais en outre les amateurs ont pris des options portant les prix de vente moyens à 9000 euros en France et 7000 euros en Roumanie pour des prix de base de 7500 et 5700 euros. Or les accesoires apportent de la marge...

A suivre, donc, cette saga Logan qui arrive à moment où les "gros" véhicules de Renault sont en déclin. Le bébé de Louis Schweitzer le haut fonctionnaire est loin d'être mort-né...

L'action est au plus haut.

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Belvédère et ses variations polonaises

Dans l'univers du pétrole, il y a les "majors" (les énormes compagnies) et les jeunes pousses, qui grandissent à partir d'un filon ou deux et qui, avec un peu de chance et la hausse du prix de l'or noir, se développent vite. La vocation des secondes est d'être absorbées au bon moment par les majors.

Dans l'univers légèrement moins volatile des spiritueux, on retrouve les mêmes distinctions : Belvédère est une jeune pousse par rapport à Pernod-Ricard : elle a trouvé son filon dans les alcools blancs en Pologne.

Mais elle vient de perdre une bataille (face à CEDC) dans le rachat de Bialystok. Le groupe a perdu récemment un quart de sa valeur en bourse. Comme je disais récemment, elle dispose maintenant d'un trésor de guerre de 60 millions d'euros (l'argent qui ne sera pas dépensé pour racheter Bialystok et l'endettement qu'elle ne contractera pas à cette occasion) pour avancer ses pions différemment. A ce sujet, CL Financial (son actionnaire de référence) a annoncé hier vouloir monter au capital jusqu'à 32 % (contre 21 % actuellement) en achetant des actions sur le marché.

Quel meilleur soutient les actionnaires pouvaient-ils espérer maintenant ?

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Wall Street : ne pas jurer sur la hausse

Je ne jurerai pas sur la hausse d'hier soir à Wall Street.

Il semble que le long week-end de l'Independance Day a réveillé les ardeurs acheteuses. Peut-être est-ce Wal Mart ? Ce baromètre de la consommation courante sur le sol américain a revu en hausse ses chiffres de croissance en juin.

Mais... le prix du baril de "light sweet crude*" a rebondi aux abords de 60 dollars. Et surtout, la saison des annonces de bénéfices trimestriels (le second) va démarrer avec, normalement, des hausses trimestrielles les plus faibles depuis deux ans. Les bénéfices des entreprises de l'indice S&P 500 devraient avoir gagné 7,1% (contre 7,8% estimé en début de période). Depuis une semaine, 32 sociétés ont revu en baisse leurs prévisions pour 18 changements à la hausse.

Comme souvent, ces prévisions sont-elles déjà dans les cours ? Va-t-on remonter sur le fait accompli ? Méfiance, car si ce fait est accompli, rien ne prouve que la tendance à la moindre progression des bénéfices se termine au 30 juin... Au contraire, la hausse des taux à court terme alors que les taux à long terme stagnent ou baissent aurait tendance à signifier que les marchés anticipent un ralentissement voire une récession aux Etats-Unis.

* C'est décidé, pour les besoins du blog, je rebaptise Georges W. Bush : désormais, je l'appelerai comme sa grand-mère : Light Sweet Crude.

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Taux d'intérêt : "Laissez la BCE tranquille!"

C'est le titre d'une analyse livrée dans Les Echos d'hier par Jean-Marc Vittori.

Je ne vais pas me plaindre : pour une fois que la presse officielle s'en prend à la vindicte communément admise tant dans les milieux politiques que (plus étonnant) parmi les économistes, c'est à souligner.

J'ai déjà dit ici (mais ici, ce n'est pas la presse financière officielle) que le harcèlement dont fait l'objet la Banque Centrale Européenne était une hérésie économique. Faire porter à la BCE les maux économiques du pays, je me demande comment il est possible d'être d'aussi mauvaise foi. Heureusement, la BRI (Banque des Règlements Internationaux), dont le dernier rapport est édifiant, souligne que l'heure serait plutôt au resserrement du robinet monétaire plutôt qu'à une expansion des liquidités via une baisse du taux directeur.

Bon, maintenant, j'attends que Le Monde, le Figaro et Libération fassent de même et cessent d'abdiquer sur le bons sens et l'esprit critique.

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Stallergènes, toujours plus haut

L'offre de rachat d'actions à 95 euros, au plus haut après un rallye haussier et portant sur 10% du capital avait quelque chose d'extravagant.

J'avais conseillé de ne pas apporter ses titres. Moyennant quoi, en un mois, l'action a poursuivi son rallye jusqu'à 115 euros. En une année, la valeur a presque triplé. Le marché anticipe de plus en plus la réussite des futurs comprimés anti allergies et le changement de dimension du laboratoire.

Sa capitalisation boursière est devenu extravagante, à 3 fois le chiffre d'affaires 2004 et 29 fois le résultat estimé pour 2005.

Pourquoi vendre ? Tant que ça monte... Attention au chiffre d'affaires semestriel publié le 15 juillet.

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Pizzorno Environnement : valeur verte ou rouge ?

Pizzorno Environnement, qui se présente comme la "nouvelle valeur verte" de la bourse de Paris, s'introduit en bourse le 8 juillet et cherche à lever au moins 30 millions d'euros pour financer ses investissements et son expansion.

C'est une entreprise solide, positionnée sur des secteurs porteurs et dont l'activité est récurrente.

Mais... Trop chère l'action, à 27 fois les résultats attendus pour 2005. C'est sûr, si j'allonge l'horizon des prévisions à 2007 ou 2008, l'action paraît bon marché avec une croissance annuelle de 17% de chiffre d'affaires et un quasi doublement de la marge nette. Rien n'est certain et entre temps, j'estime que l'action peut rougir.

Une valeur à suivre assurément, mais pas tout de suite.

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Geox, les semelles de vent

Enorme réussite marketing que ces chaussures Geox, à la semelle respiratoire... Qui a dit que la chaussure était une industrie difficile ? Combien d'usines et de marques ont mis les clés sous la porte ces 20 dernières années. Là, c'est en Italie que le phénomène Geox est né.

Quelques chiffres : 340 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2004 contre 254 en 2003. Résultat : 52,6 millions d'euros en 2004 contre 30,7 en 2003. Quelle rentabilité... ça me rappelle Timberland, Puma et les autres, dans le genre success story "style de vie, technique et marketing". Au premier trimestre, les vente ont progressé de 35%, à 185 millions d'euros et le résultat de 35%, à 41 millions d'euros.

Les chaussures Geox sont jeunes et pourtant, c'est l'une des marques européennes les plus connues en Chine. d'où son accord de fabriction et de distribution locale avec la chaussure chinoise Aokang (fabricant et distributeur doté de 2800 magasins).

Introduit en bourse fin 2004, le fabricant miracle de chaussures pèse lourd : 1,75 milliard d'euros de capitalisation boursière et 25 fois environ le résultat escompté pour 2005. Cela fait cher pour de la chaussure ! Mais ce n'est qu'une impression car la croissance et la rentabilité justifient la cote !

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Michelin attaqué par les matières premières

Chaque jour, je me dis : quelle va être la plus forte baisse du CAC 40 ? Ah ! si j'étais devin, omniscient...

Aujourd'hui, c'est le tour de Michelin : chute de 4% ! Assez rare sur cette valeur. En cause ? La montée des prix du caoutchouc (+25% depuis le début de l'année) et du pétrole (+25% en deux mois). Mais enfin, ces données ne datent pas d'aujourd'hui. Mystère... à moins que la rencontre avec des investisseurs hier, à Londres, n'explique ces dégagements brutaux dans des volumes assez nourris.

Le titre enfonce aujourd'hui sa corde raide à 150 jours (moyenne mobile). Reste, plus bas, celle à 200 jours (48 euros) qui se situe sur la ligne support de la tendance haussière. Le graphe de Michelin depuis une année montre que la valeur a su relancer par deux fois sa tendance haussière en prenant appui sur sa moyenne mobile à 200 jours.

Attendre ces eaux-là pour agir.

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Laurence Parisot : patronne des patrons

Dans ce pays, où on en cesse de se plaindre du défaut de parité hommes-femmes dans la vie professionnelle, l'élection de Laurence Parisot (45 ans) à la tête de l'organisation patronale (Medef) est une petite révolution. La première femme patron des patrons, tu parles !

La presse people et féminine va en faire ses choux gras, et il va donc falloir supporter tous les commentaires secondaires de cette élection, dont l'élue était soutenue par le Président sortant (Seillière), et des PDG ou ex PDG de poids comme François Pinault, Michel Pébereau ou Claude Bébéar.

Difficile de dire aujourd'hui quelles seront les grandes lignes de cette féminisation du patronat. Dans le doute, les patrons peuvent s'en réjouir, comme les membres du parti communiste peuvent s'estimer heureux d'avoir Marie-Georges Buffet à leur tête ou comme les syndicalistes de la CFDT avaient pu apprécier Nicole Notat. Non, non, je ne glose pas, ces deux dernières sont ou ont été (à mon sens) les meilleurs n°1 que ces deux organisations n'avaient pas eu depuis longtemps.

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Autoroutes : le Yalta des groupes de BTP

Le gouvernement veut poursuivre la privatisation des sociétés d'autoroutes. Cela, on le sait.

On sait aussi que sur le papier, les groupes de BTP Vinci, Bouygues et Eiffage se sont partagés les actifs : Vinci vise ASF (il possède déjà 23 % du capital), Bouygues la Sanef et Eiffage APRR.

Mais ce qu'on ne sait pas encore, c'est si le Gouvernement va apprécier ce Yalta autoroutier.

Les usagers des autoroutes aimeraient peut-être aussi participer directement au festin pour peu que le prix ne soit pas indigeste. Attention, ça a déjà bien spéculé sur ASF.

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Qui a peur des "hedge funds" ?

Beaucoup de gens ont peur et craignent les fonds spéculatifs, y compris Gerhard Schröder, pour qui la révocation des dirigeants de la bourse de Francfort est due aux "hedge funds".

En fait, les seuls qui pourraient vraiment avoir les jetons sont ceux qui placent leur argent dans cette nébuleuse.

Rien ne semble arrêter le développement de ces fonds. Depuis 5 ans, c'est-à-dire depuis l'éclatement de la "bulle TMT", ils ont doublé : ils seraient aujourd'hui dans les 8000 pour environ 1000 milliards de dollars d'actifs "sous gestion" - soit seulement 2% de la capitalisation boursière mondiale, mais selon certains, jusqu'à la moitié des transactions... 30 nouveaux milliards de dollars auraient été investis depuis le début de l'année.

Et pendant ce temps-là, leur fourchette de performance varie entre - 10,2 % et + 0,8% (stats Standard & Poor's à fin mai).

Et pendant ce temps-là, le simple CAC 40 a fait dix fois mieux...

Pas besoin d'être un spécialiste de l'entropie des systèmes pour comprendre que l'expansion des hedge funds aboutit inévitablement à la diminution de leurs performances... Et là, il semblerait que certains points critiques aient été atteints.

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Alcatel, mon désespoir (8)

Peu de temps après mon dernier soupir de désespoir (le 15 juin), la fenêtre haussière s'est vite refermée.

Mais quelle malédiction pèse sur cette action ? Il y avait enfin un léger mieux, un rebond au-dessus de 9 euros l'action : le marché s'était rassuré sur les ambitions de S. Tchuruk dans la Défense à l'occasion du Salon du Bourget : profil bas. Puis, rechute, le voilà qui reparle de l'avenir d'Alcatel dans la Défense.

Et dernièrement, le patron de Nokia a crû bon de faire savoir qu'il avait repéré des signes de faiblesses chez les "petits" constructeurs d'infrastructures pour réseaux mobiles (Ericsson est n°1, Nokia n°2) parmi lesquels figurent Alcatel... Ses commandes dans la 3G laissent à désirer. Il s'attaque alors aux zones en voie de développement.

En bref, la lisibilité du groupe ne s'améliore pas, et voilà la calamiteuse action retournée près de 9 euros. Attention, à ne pas mettre en PEA, réservée aux traders pour lesquels la hausse ou la baisse, c'est du pareil au même - juste une question de bon sens.

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CNOOC-Unocal effarouche les vierges de la Chambre des représentants

Cette affaire d'entreprises est devenue d'emblée une affaire d'Etat, à l'avantage diplomatique de la Chine.

La Chambre des représentants a voté contre un rachat éventuel de la compagnie pétrolière Unocal, d'origine américaine, par la compagnie chinoise publique CNOOC. Il fallait s'y attendre, mais si c'est hors jeu. Hors jeu, oui, car cette opération ne porte pas atteinte aux intérêts vitaux des Etats-Unis : il ne s'agit "que" de pétrole, une matière première qui se négocie sur les marchés mondiaux. Et surtout, comme le rappelle The Economist dans sa dernière livraison, la banque centrale chinoise détient 230 milliards de dollars de titres de dette émis par le gouvernement américain. Si ce n'est pas un actif stratégique ça... Qu'elle s'en déleste d'un dixième, ça serait bien plus dramatique que l'achat d'Unocal... Et pourtant, le Trésor américain est bien content de pouvoir placer sa dette à l'étranger.

Le problème : les parlementaires font preuve d'irrationalité. Dans un contexte de prix du pétrole au plus haut, ils sentent poindre le début du déclin de l'Empire américain. Mémoire courte, rien n'est aussi manichéen : à la fin des années 80, le Japon partait à la conquête des entreprises occidentales. On sait ce qu'il en advint... Payer trop cher ses acquisitions peut être lourd et long de conséquence.

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Le CAC 40 caracole avec la baisse de l'euro

Souvent, le CAC 40 donne l'impression d'être un chienchien à son maître Wall Street. Tiens, aujourd'hui, il ne bouge pas d'un poil alors que les Etats-Unis fêtent leur "Indepandance Day".

Pourtant, depuis le début de l'année, l'indice français gagne près de 12% tandis que les indices S&P 500, Dow Jones et Nasdaq Industrial reculent de 1,5%, 4,5% et 5,5%.

Pas de miracle : presque toute la "différence" réside dans la baisse de l'euro depuis le début de l'année : de 1,35 à 1,20 dollar. Bien sûr, la hausse a été rendue possible parce que les actions étaient en solde en Europe et parce que les taux d'intérêt à long terme sont restés orientés. Mais sans la baisse de l'euro, ç'aurait été peanuts, pas de déclencheur.

Et c'est ainsi que le CAC 40 est au plus haut depuis 3 ans et, y a 7 ans, début juillet 1998, l'indice phare (mais non représentatif de l'économie) franchissait pour la première fois le niveau atteint vendredi soir : 4270...

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Le Royaume-Uni va-t-il entrer en récession ?

Il n'en est pas encore là, mais l'office national de statistiques a révisé (a postériori) la croissance enregistrée sur le premier trimestre 2005.

Elle a été (pour le moment) de 0,4% contre 0,5 % auparavant estimé. En glissement annuel, la révision est plus signulière de 2,7% à 2,1%.

Par ailleurs, autre statistique, l'indice PMI des intentions des directeurs d'achats est resté en juin à 49,6, sous la barre des 50, qui sépare l'expansion de la contraction.

L'économie britannique est bien sûr à la merci du marché immobilier. Selon les données de l'institut RICS, les prix ont reculé en mai pour le dixième mois consécutif. Et le volume des transactions a diminué d'un tiers par rapport à mai 2004. La conjoncture immobilière et les anticipations de hausse des prix (ou de baisse en l'occurrence) exerce une influence sur la consommation et l'emploi dans le secteur des services de proximité (si développé là-bas).

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Unilog met le feu aux poudres des SSII

Comment passer du statut de prédateur à celui de proie ? Il suffit que le patron et premier actionnaire le dise...

C'est le cas chez Unilog, dont le patron a fait savoir qu'il préférait être racheté plutôt que de racheter -faute de cible adéquate. Et voilà l'action qui bondit de 8% (ce matin) et les analystes qui font valoir une marge de progression (en cas de rachat) d'encore au moins 10%.

Les grandes SSII CGI (canadien), Logica (britannique) et Tata (indien) seraient sur les rangs.

Du coup, Sopra, GFI et même Steria rebondissent dans la foulée.

Tout ceci n'est pas forcément une bonne nouvelle spéculative pour les plus petites SSII, à moins qu'elles ne se marient d'égal à égal, entre elles.

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Gemplus est-elle une entreprise du secteur public ?

Je n'y crois pas !

Selon La Tribune, le gouvernement américain convoiterait les activités de cartes à puce biométrique du co-leader mondial du secteur, Gemplus (avec Axalto). En échange (oui, j'ai bien lu "en échange"), le gouvernement français demanderait la sortie du fonds Texas Pacific Group, premier actionnaire minoritaire (d'origine américaine). Ce fonds est soupçonné d'avoir organiser un transfert de technologies vers les Etats-Unis.

Gemplus n'est-elle donc plus une entreprise privée, cotée en bourse, avec des actionnaires ? Qu'est-ce que c'est que ce troc à la noix ?

Je rappelle que l'action Gemplus a été introduite à 7 euros et qu'elle vaut actuellement moins de 2 euros. Le gouvernement américain devra payer ou tout simplement, comme c'est la règle dans une économie de marché évoluée, organiser un appel d'offre...

De temps en temps, je sens comme des pointes de profonde régression de capitalisme... ça fait légèrement République mondiale bananière.

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M6 : TPS et CanalSat gagneraient à s'unir

Selon Les Echos du jour, le groupe M6 a mandaté une banque d'affaires pour vendre sa participation dans le bouquet TPS. Et personne ne serait véritablement intéressé - ce qui prouve combien cette position de minoritaire (34%) n'est pas, actuellement une place enviable : d'un côté, les parts de marché de TPS et Canal Sat sont attaquées par la TNT, de l'autre Canal + attaque TPS avec son exclusivité sur les droits de retransmission du football.

Canal + et TPS sont depuis assez longtemps pour une fusion des deux bouquets numériques satellitaires. TF1 bloque et ne fournit pas d'explications convaincantes.

Reste à espérer que la décision de M6 va décider TF1 à se rallier à cette solution optimale pour les trois acteurs - même TF1 qui, sans cela, est condamné à investir en repoussant loin le jour où TPS sera (serait) rentable.

En attendant, le marché apprécie : le titre M6 bondit de 3,5% de matin.

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Wall Street fait machine arrière après la restriction monétaire

Le robinet aux liquidités monétaires a été resserré pour la neuvième fois consécutive – hier soir. Le taux central administré par les autorités monétaires américaines sous l’imprimatur du grand manitou Greenspan atteint maintenant 3,25%.

Normalement, la hausse mesurée devrait se poursuivre (sauf crise majeure quelque part ou un ralentissement économique marqué aux Etats-Unis). En d’année, l’étau monétaire pourrait se situer entre 3,5 et 4 %, et y plafonner. A 4% ou plus, la situation deviendrait  gênante pour le système bancaire américain (l’argent emprunté à court terme coûterait pratiquement plus cher que l’argent prêté à long terme).

Wall Street a sérieusement reculé  après cette décision qui laisse entendre que d’autres du même ordre suivront (la crainte : l'impact du pétrole sur l'inflation serait bien réel). Le Dow Jones (l’indice action le plus symbolique au monde sinon le plus représentatif) a flanché de 1%. Mieux vaudrait qu’il reprenne appui, aujourd’hui, sur le niveau 10250 sinon je m’attends à une nouvelle glissade. « Les fondamentaux » des entreprises pourraient ensuite reprendre la parole.

En Europe, on suit la politique monétaire américaine, le niveau dollar et du prix du pétrole. Le CAC 40 est au plus haut avec la re-baisse de l’euro et du pétrole ces dernières séances.

Ce matin, suite à Wall Street, ça devrait baisser aux abords de 4210-4200.

Si un double sommet (graphique) devait se former sur 4250, ça augurerait mal de la suite. Les juilletistes auront mauvaise conscience à être toujours être des vacanciers précoces, voire prématurés…

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