Articles parus en juin 2005

Le blog finance recrute

recruitment.jpgVous êtes passionné d'analyse technique, incollable sur les hedge funds, expert en devises ou en matière première ? Vous maitrisez la dette émise en monnaie souveraine sur plus de 2 continents et l'econométrie est votre principal hobby ? Vous êtes tout cela à la fois ou au contraire rien de cela mais estimez avoir un point de vue et êtes prêt à en débattre? Le blog finance est toujours à l'écoute de sa communauté, rejoignez la communauté des auteurs du blogfinance.com! Pour cela, merci de nous faire parvenir un mail ici en nous indiquant vos motivations.

Le pétrole, l'Iran et le gouvernement américain

Les marchés financiers sont tellement sous perfusion pétrolière que chacun s'interroge sur la répétition (?) de ce qui s'est passé depuis 8 jours : une hausse brutale au-delà de 60 dollars le baril de "light sweet crude" (quel sobriquet...) suivie d'une chute non moins brutale. Avec un haut-le-coeur en bourse.

L'élection présidentielle iranienne en a été le point névralgique, avec l'arrivée du maire de Téhéran, réputé ultra conservateur.

L'Iran, c'est tout de même le second producteur mondial de pétrole (après l'Arabie Saoudite) avec 13,3 % de la production (en mai) et 10% des réserves mondiales prouvées.

Naturel que les opérateurs se soient crispés - le gouvernement américain, qui voyait l'Iran comme une sorte de réservoir potentiel pour le terrorisme, a tout intérêt à modifier ses positions et prises de positions s'il ne veut pas provoquer une nouvelle envolée du pétrole.

C'est un des paramètres du dossier chaud de l'été...

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Freelance.com sur l'Alternext : à suivre !

Freelance.com met à la disposition des entreprises des indépendants en informatique, marketing et communication.

L'entreprise est une réussite : elle surfe sur la tendance des entreprises à vouloir externaliser une partie croissante de leurs activités non régulières.

Elle fonctionne un peu comme une agence d'intérim, mais sans agence, donc avec une structure de coûts fixes très basse. Toute la charge du risque financier de l'activité repose sur ses membres travailleurs indépendants.

Le business plan est séduisant : le chiffre d'affaires 2006 serait de 38 millions d'euros contre 26 en 2004, et le résultat bondirait à 1,6 million d'euros contre 240 000 euros l'an dernier. Si ces chiffres sont atteints, le prix de l'action (9 euros en milieu de fourchette) est raisonnable avec un multiple de capitalisation du bénéfice 2006 de 14. Je pense aussi que la société va attirer les convoitises de certaines grosses sociétés (Interim)

Evidemment, c'est un investissement risqué - mais il s'agit d'une introduction en bourse très cohérente avec les incitations fiscales en faveur de l'Alternext.

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Exacompta, Evialis, Securidev, Lectra : la Financière de l'Echiquier se renforce

Pas inutile de suivre la politique de gestion de portefeuille des établissements réputés, comme la Financière de l'Echiquier.

Cette société de gestion de portefeuille a récemment annoncé avoir franchi les seuils de 5% du capital des sociétés Exacompta Clairefontaire (papéterie), Securidev (serrures) et 10% du capital de Lectra (tables de découpe dans la confection) et Evialis (alimentation animale).

A l'exception de Lectra, il s'agit de valeurs d'actifs ("value"), raisonnablement valorisées et qui, vraisemblablement, ferait l'objet de rapporchement avec d'autres entreprises dans les années à venir.

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Bonduelle : qu'est-ce qui est rouge et qui descend ?

Que se passe-t-il sur l'action Bonduelle, en chute de 10% ces dernières séances ?

(Je ne cache que je l'espérais : que l'action finisse par redevenir vraiment intéressante à l'achat..!)

La direction a fait savoir que l'activité au cours du semestre en cours aurait du mal à rattraper la contreperformance enregistrée sur le semestre précédent.

Et la canicule ? Oui, c'est un risque pour la qualité et la quantité des récoltes (voir en 2003).

Alors là, justement, il faut savoir séparer le conjoncturel du structurel. Les "fondamentaux" (le groupe et ses marchés) sont favorables à long terme. Plus l'action baissera, plus l'opportunité d'achat sera grande. Ne pas se presser pour acheter, mais suivre de près la valeur.

Pour des épousailles Danone Bonduelle

Bonduelle, chouette, l'action baisse

Bonduelle au-delà du petit pois

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Altran : la star déchue au régime "Taillefine"

Sur son secteur -le conseil technologique- l'action d'Altran était la plus brillante : elle est devenue la plus terne à force "d'affaires internes" et de contre-performances dans les opérations.

Le graphe sur 10 ans à quelque chose de monstrueux.

Evidemment, enfin, le groupe cherche à faire disparaître ce passé souffreteux. Le nouveau patron (ex PDG de Microsoft France) est en train de mettre au point un régime de 40 à 60 millions d'euros d'économies annuelles (rationalisations au sein de la nébuleuse des 200 filiales)- soit 3 à 4 points de marge d'exploitation.

Cela va prendre du temps, mais si cet objectif est atteint, l'action est sous-évaluée aujourd'hui...

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France Télécom redevient une valeur de rendement

Le parcours boursier de France Télécom depuis 2 ans est très lassant : la tendance haussière a été rompue, l'action a navigué entre 19 et 25 euros et baissote depuis le début 2005.

Le plan 2008 de France Télécom est-il de nature à changer la donne ? On pourrait le croire : ce matin, l'action bondit dans de gros volumes. Mais Je n'en suis pas convaincu.

Tout simplement, France Télécom redevient une valeur de rendement (c'est très logique) : l'annonce d'un dividende de 1 euro, l'an prochain, fait ressortir le rendement à 4,3% au cours actuel. Il est donc normal que l'action s'ajuste vers le rendement sans risque de référence : celui de l'obligation d'Etat à 10 ans (3,15%).

Par ailleurs, la poursuite de la réduction de l'endettement doit améliorer le profil défensif de la valeur et, à ce titre, autoriser des multiples de capitalisation plus élevés.

L'un dans l'autre, la valeur pourrait dépasser ses plus hauts depuis 2 ans (25 euros) et tendre vers les 30 euros. C'est un scénario plausible, à condition que le CAC 40 reste sur sa tendance haussière.

Dans les télécoms, mes préférences vont vers Mobistar (filiale de France Télécom), Maroc Telecom (filiale de Vivendi) et Telefonica.

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Havas sans patron

Mieux vaut-il un groupe sans patron mais avec un actionnaire (minoritaire) de référence ou un groupe avec patron mais sans actionnaire de poids ?

Havas se retrouve donc sans patron : Dru, le pressenti de Bolloré reste là où il était, à la tête de TBWA Worldwide (Omnicom).

Oh, ce n'est pas si grave : des managers et des créatifs de chez Havas vont partir chez des concurrents, des clients vont s'inquiéter,  l'action va valser quelques temps jusqu'à que Bolloré se renforce au capital ou vende.

Je déconseille d'acheter aujourd'hui l'action devenue imprévisible. Mieux vaut donc éviter aussi de spéculer sur une baisse durable. Bref, rester à l'écart, observer cette société qui se donne en spectacle.

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Bénéteau : vents contraires sur l'action

La success story Bénéteau me fait rêver. Oh ce n'est que je sois plaisancier (en fait, je préférerais naviguer sous l'eau), c'est plutôt sa plaisance boursière qui m'impressionne...

Entreprise en situation très difficile au milieu des années 90 dans un secteur non moins difficile, Bénéteau est devenu leader mondial de la petite plaisance, et son cours de bourse est passé de 3 euros (à peine) en 1995 à 70 euros en 2000. Après, chute, et il a fallu attendre février 2005 pour que l'action retrouve presque son niveau de 2000.

Que s'est-il passé ces cinq dernières années, alors que le chiffre d'affaires a augmenté de 60% ? D'abord l'éclatement de la bulle internet, puis le 11 septembre 2001 (action divisée par trois rapido) et enfin, en 2002 et 2003, une baisse des marges d'exploitation.

Donc, pour le moment, alors que groupe continue, trimestre après trimestre, a sortir de la croissance, l'action plafonne...

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Google mania : un signe d'essoufflement boursier

Avec Google, une chronique quotidienne ne serait pas de trop.

Je tiens juste à signaler ce matin un petit fait : hier, après avoir signé un plus haut historique en cours de séance, à 309,25 dollars, après une quinzaine de jours de hausse, la valeur s'est retournée pour finir en légère baisse, de 0,69%, à 302 dollars... au moment même où Wall Street et les valeurs technologiques se reprenaient fortement.

Est-ce un signe de prudence ? Oui ! Malgré les objectifs boursiers plus élevés de certains courtiers (360 dollars pour Citicorp)... L'action pourrait marquer le pas d'ici le 21 juillet (publication des résultats du premier semestre).

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Wall Street : variations intempestives

Les marchés (actions et obligations) sont actuellement à la merci des variations insensées et nerveusement spéculatives du prix du pétrole.

Hier, le cours du pétrole a viré de bord brutalement avec une chute de près de 4% du prix du baril.

Du coup, Wall Street a rebondi puissamment - le Dow Jones a sorti son plus gros gain en six semaines après avoir connu sa plus plus forte chute en 8 semaines, jeudi dernier.

Un indice de confiance des consommateurs (mois de juin) est sorti au plus haut sur 3 ans, meilleur qu'attendu. Cela a aussi contribué à cette vague de rachats.

Voir aujourd'hui si ce même indice Dow Jones refranchit à la hausse ses moyennes mobiles longues à 150 et 200 jours - ce que j'appelle leurs cordes raides.

Avec la période des annonces de résultats semestriels (et des prévisions) des entreprises, Wall Street pourrait changer de maître en juillet, et regarder de plus près les "fondamentaux" : activité, résultat, perspectives.

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Mondial 2006 : Adidas et Nike, les deux valeurs favorites

Les actions des deux géants du sport Adidas et Nike sont au plus haut. Mais ce n'est pas le moment de les acheter, d'autant qu'hier l'action Nike a lâché près de 5% à l'annonce de son résultat annuel, en forte hausse de 28%, et supérieur aux attentes du marché. C'est le signe d'une certaine survalorisation, à l'heure actuelle.

Pourtant, la perspective du Mondial de Football 2006, qui aura lieu en Allemagne devrait les favoriser - surtout Adidas l'Allemand, qui réalise près de 15% de son chiffre d'affaires avec le foot.

Adidas va mettre le paquet (produit et marketing) à cette occasion.

A première vue, un achat de l'action vers 120 euros (contre 140 euros) serait un assez bon shoot boursier.

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PartyGaming : tenter sa chance !

Je recommande fortement à tous les joueurs de jeux de chance d'arrêter de perdre leur argent et de le parier sur les actions de PartyGaming, qui s'introduit à la bourse de Londres aujourd'hui (et dont les actions montent déjà sur le marché gris).

Attention, les chiffres sont impressionnants : en 2004, le chiffre d'affaires a bondi à 602 millions de livres (contre 153 en 2003) et le résultat s'est établi à 371 millions de livres contre 89 en 2003. Un taux de marge nette de 60% !

Une tirelire géante ce PartyGaming, dont 90% des joueurs sont américains (aux Etats-Unis les jeux d'argent sont officiellement interdits - sauf dans les casinos...).

Cette machine à sous sur le Net s'introduit avec une capitalisation de 4,65 milliards de livres et un multiple de bénéfice 2004 proche de 25, soit un niveau très raisonnable !

En bourse, on trouve déjà Sportingbet PLC (au parcours boursier éloquent) et Empire Online PLC (récemment introduit).

PartyGaming n'est pas sans risque : la réglemention américaine pourrait leur tomber dessus, mais... le pari est beaucoup moins risqué que de tenter sa chance à leurs jeux !

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Taux d'intérêt : la BRI plutôt pour la hausse

Incroyable les sottises entendues sur la nécessaire baisse des taux centraux en Europe continentale. Bon, cela passe encore du côté des politiques, mais que nombre d'économistes militent en ce sens pour relancer l'économie de la zone euro est une aberration que je ne m'explique pas.

Heureusement, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) remet un peu les pendules à l'heure en expliquant que les taux d'intérêt directeurs réels (ndlr : corrigés de l'inflation) n'ont pas été aussi bas depuis la fin des années 60...

Et la BRI d'inviter à une orientation de politique monétaire plus "neutre" (c'est-à-dire moins favorable à l'endettement !).

Les spéculations et les rumeurs sur une baisse du taux directeur de la Banque Centrale Européenne pourraient donc se calmer. Elle n'imiterait pas la Suède !

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France Télécom : miser sur sa filiale Mobistar

Mobistar est la dernière filiale de France Télécom, dont les parts des actionnaires minoritaires (49%) n'ont pas été rachetées (au contraire de Wanadoo, Orange et Equant).

Or Mobistar (filiale belge de téléphonie mobile), cotée en bourse, est extrêmement rentable et presque complètement désendettée. Que va devenir le cash généré par Mobistar ? Faire l'objet d'un dividende exceptionnel ? Ou remonter dans les caisses de France Télécom, s'il lancait une opération de rachat ?

Dans les deux cas, l'actionnaire de Mobistar est tout intérêt à le rester...

Celui qui cherche aujourd'hui à investir dans les télécoms peut logiquement s'intéresser à Mobistar plutôt qu'à France Télécom, ou à Maroc Télécom (plutôt qu'à Vivendi Universal).

A noter : alors que Mobistar peut être logé dans un PEA (valeur de la zone euro !), ce n'est pas le cas de Maroc Télécom.

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ITER : objectif 2080, au milieu du thym, de la lavande et de la sarriette

Le programme de recherche en fusion nucléaire aura finalement lieu en France, dans les hautes-terres provençales, près de Manosque.

J'imagine la bulle immobilière dans un périmètre de 50 km au moins. Les herbes aromatiques sauvages vont prendre de la valeur, et ça va durer longtemps puisque les premières retombées industrielles ne sont pas attendues avant 2080... Mais si les futurs habitants paieront le prix fort le moindre cm 2 de rocaille environnante, au moins auront-ils l'espoir de découvrir un trésor préhistorique (un os, un outil taillé dans la pierre?) dans leur "jardin" : le coin est en effet un haut-lieu humain préhistorique. Clin d'oeil de l'Histoire, le passé enchâsse l'avenir de l'humanité...

Les enjeux ? En toute modestie, il s'agit de sauver la planète de sa consommation d'énergie polluante...

Cocorico ? Loin de là, car les japonais ont été d'excellents négociateurs : ils ont obtenus la direction générale, 10% du budget pour 20% des effectifs et 600 millions d'euros pour moderniser leurs propres équipements en Japon. Mais, dans le monde, un quart des spécialistes de la fusion nucléaire sont japonais. Et, état des lieux rassurants, le peuple japonais a fait voeux de chasteté en matière militaire (en quelques sortes).

Au total, la moitié des 10 milliards d'euros du "projet du nouveau siècle" incombe à l'Europe et à la France. Bof, une goutte d'eau pour sauver la planète.

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Pétrole : Total peut-il baisser ?

La question complète est bien sûr : Total peut-il baisser même si le prix du pétrole reste élevé ou monte encore ?

Si cela arrivait, ça ferait de sérieux dégâts sur l'indice CAC 40. Je rappelle que le poids de la capitalisation boursière de Total dans le CAC 40 est d'environ 15% actuellement.

La hausse du CAC 40 est largement entraînée par celle de Total, qui gagne 22% depuis le début de l'année. Aujourd'hui, alors que le CAC 40 plie avec la hausse à 60 dollars le baril de pétrole, Total est le principal parachute du CAC.

Alors ? Si la psychologie baissière s'installait, l'action Total finirait par emboiter le pas, provoquant une accélération de la baisse. La hausse du pétrole à long terme peut entraîner des anticipations de ralentissement économique ou de récession, et de baisse de la demande de pétrole...

Je n'y crois pas trop. Je pense plutôt à une désaffection temporaire pour les actions en général, dont pâtirait aussi Total. Mais globalement, le CAC 40 est immunisé contre une grosse correction.

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Boeing-Airbus : publicité comparative

BoeingEn général, lorsque je lis The Economist, je commence par regarder les pages de publicité - je ne désespère pas de mettre au point, un jour, un indicateur mesurant le lien entre les compagnies et les secteurs qui annoncent dans cet hebdomadaire et les variations de leurs cours de bourse.

Pour l'heure, dans un autre registre, je constate que la bataille publicitaire fait rage entre Airbus et Boeing. Dans le dernier numéro, Airbus s'est offert 4 pages où sont mis en avant les atouts comparatifs de l'A350 - très classique, efficace, je dis. Ma surprise est venue de LA page de publicité de Boeing (reproduite ci-dessus), qui peut-être interprétée comme un appel à la conciliation : Boeing ne serait pas seulement cette compagnie qui colle un procès à son rival à cause de ses avances. Le géant américain se présente, pour une fois, comme un afficionados du partenariat, un conciliateur hors pair, un mediateur même... Etonnant.

Il est écrit en gros : "Le partenariat est le langage universel" ; en petit : "Boeing et ses nombreux partenaires européens, incluant Alenia Aeronautica, Dassault Systèmes, Messier-Dowty, Smiths Aeospace, Thales and Rolls-Royce développent un nouvel avion révolutionnaire par son efficacité - le Dreamliner 787. Quand les meilleurs esprits du monde travaillent ensemble, vous produisez de la pensée qui parle le langage du changement."

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Google et eBay : l'un monte, l'autre baisse

Google n'est pas concerné par le prix du pétrole et le début de correction des valeurs technologiques : l'action a clôturé vendredi en forte hausse, à son plus haut historique, à 297,5 dollars.

L'action eBay n'est pas brillante en ce moment. Sa violente chute a commencé le 2 janvier, où elle était à son plus historique : 60 dollars. 6 mois après, elle cote 35 dollars, en perte de 41% depuis le début de l'année.

Le groupe ne ménage pas ses efforts pour ré-accélérer son développement. Non seulement, il se diversifie (shoppping.com), mais il cherche à tirer parti du développement du e-commerce et de sa notoriété de première place de marché sur le Net. Il veut inciter un nombre croissant de particuliers et de pme à se lancer dans l'e-commerce et à passer passer par eBay, qui s'occupe de (presque) tout, moyennant un abonnement mensuel de base fixé à 5,75 euros et des commissions entre 0,5 et 1,5% sur toutes les ventes.

De plus en plus de gérants reviennent sur le titre...

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Vinci et ASF : le mariage, c'est pour cet été ?

Le Journal des Finances pense que les groupes Vinci et ASF vont se marier cet été. C'est en ce sens que les limiers du Jdf ont interprété le discours de politique générale de D. de Villepin, au cours duquel une phrase a été prononcée sur le désengagement de l'Etat des sociétés d'autoroute.

Pourquoi si vite et pourquoi avec les ASF ? C'est un secret pour personne que le ministère de l'économie cherche à faire rentrer des sous dans les caisses de l'Etat. Or la bourse est assez haute, les sociétés d'autoroute sont très bien cotées et ASF est le plus gros morceau : les 41% de l'Etat valent plus de 4 milliards d'euros.

Vinci possède déjà 23% des ASF. En détenir la majorité lui permettrait de faire reminter dans ses caisses les flux de cash, abondant, d'ASF - des sommes utiles pour financer environ 25 projets pour 10 milliards d'euros.

Selon le Jdf, l'opération pourrait se faire à raison de 4 actions ASF pour 3 Vinci ou 50 euros en cash par action ASF.

Les actionnaires actuels d'ASF feraient une plus-value de l'ordre de 20%, tout comme ceux de Vinci, dont le (nouveau) titre grimperait à 77 euros. Pourquoi ? Parce que le marché valoriserait davantage Vinci comme une société de concessions, c'est à dire dont la récurrence de l'activité et des bénéfices autorise des multiples plus élevés.

Vinci n'en serait donc pas au terme au terme de son très joli parcours haussier.

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Bourse : it still goes up and down

L'été est une saison délicate en bourse - il s'y passe toujours quelques chose d'important. Tant pis pour les vacanciers !

Là, l'été a commencé par un violent décrochage à Wall Street, jeudi et vendredi. Le très symbolique indice Dow Jones a enfoncé net ses moyennes mobiles longues à 150 et 200 jours - ce n'est pas de très bon augure pour la suite, à moins d'une reprise rapide aujourd'hui ou demain.

Les inquiétudes sur les dommages collatéraux réels du prix du pétrole ont déclenché la baisse. Voir : Wall Street : grincements, craquements et autres folies orageuses.

Ce matin, enfin, l'Europe boursière a suivi le mouvement. Le CAC 40, à 4160 (-1%) est encore proche de ses plus hauts sur 3 ans à 4250, mais la correction enclenchée est la plus significative depuis la vague de hausse entamée début avril.

Ouf ! ça respire  - le marché retrouve un peu de rythme. J'appréhende toujours les phases d'ascension raide et longue, qui débouchent inévitablement sur des corrections dont les portefeuilles conservent longtemps la trace douloureuse.

Donc, pas de panique, et si on vous demande comment va la bourse, répondez que tout va bien, que "it still goes up and down" (elle continue toujours à monter et descendre) - un signe de bonne santé quoi.

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Carrefour : l'Emploi contre la réforme de la loi Galland ?

La grande distribution et les grands industriels semblent vouloir se mobiliser pour que le Gouvernement infléchisse sa réforme de la loi Galland.

Les vrais enjeux de cette bataille sont le niveau de la consommation et l'emploi en France. Le gouvernement veut libérer du pouvoir d'achat pour augmenter la consommation. A cela, Carrefour rétorque en annonçant la création cette année de 8000 emplois en CDI (sur 70000 en France) dans ses hypermarchés français, dont un tiers de jeunes de moins de 26 ans. C'est un argument de poids ! Et c'est probablement le meilleur qui soit actuellement du point de vue du Gouvernement. Bon, faudrait connaître le solde net de créations d'emplois (compte tenu des départs en retraite).

En bourse : depuis 2 années, l'action est parvenu à stopper sa tendance baissière de longue durée, sans pouvoir reprendre durablement son élan, et alors que le CAC 40 a regagné 45% sur son point bas de la crise de mars 2003 (moment du déclenchement des hostilités militaires en Irak). L'action, sur les 40 euros, se situe à un point charnière : il ne manque qu'une impulsion significative...

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Fiat Auto : un coup de génie serait nécessaire

Nombreux sont les constructeurs automobiles moribonds en bourse (exceptions : les asiatiques et les français).

Les raisons sont variées, mais ils ont tous un point commun, incontournable : le recul des ventes !

De ce point de vue, Fiat Auto (filiale du groupe Fiat) est dans une situation assez dramatique : depuis le début de l'année ses ventes ont chuté de près de 20% en Europe. Y a certes eu la grève des transporteurs de voitures en mai, mais ce n'est pas l'essentiel : les voitures Fiat se vendent de moins en moins bien.

Alors, oui, l'entreprise est lancée ans une course aux "cost killing", sans doute nécessaire, mais, à terme, on sera loin du compte. Regardée sur 5 ans, l'action Fiat colle pathétiquement au plancher.

Que faire ? Alfa Roméo a doublement perdu son âme : dans les années 80, en construisant des voitures extrêmement banales et dans les années 90 en suivant le mouvement mondial de la forme "en bulle" des automobiles. Tout reste à faire pour relancer cette marque mythique. Et chez Fiat ? peut-on compter sur le futur nouveau pot de yaourt, la Piccolo ? Peut-être...

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GrosBill dans l'escarcelle d'Auchan

Préparer son introduction en bourse est-il le meilleur moyen de susciter l'intérêt d'un industriel ?

GrosBill.com, vendeur sur le Net de matériel informatique et multimédia, préparait son entrée en bourse sur l'Alternext. Auchan aura mis la main dessus avant.

Pour GrosBill l'intérêt est clair : adossé à Auchan, donc à Auchan Direct, il va disposer d'un meilleur pouvoir de négociation sur le prix ainsi que d'une promotion à la mesure des moyens du distributeur.

Sur ce type de marché, très concurrentiel et où les comparateurs de prix orientent les consommateurs, le meilleur prix est déterminant.

A la limite, tant mieux pour les ex futurs actionnaires, qui auraient peut-être payé le prix fort une entreprise de taille inférieure à ses grands concurrents (CDiscount...) et où les marges sont donc en permanence menacées.

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CNOOC et Unocal : une affaire d'Etat

La compagnie pétrolière chinoise CNOOC  a finalement décidé de passer à l'attaque en offrant 18,5 milliards de dollar en cash pour s'emparer de l'américain Unocal, qui est actuellement en passe d'être rachetée par Chevron.

Cette affaire est un cas d'école : d'un côté, il y a la théorie américaine du libéralisme, de l'autre les faits (ils sont têtus !) et la raison d'Etat. Evidemment, et c'est là que la théorie devient au mieux une douce illusion, au pire un instrument de dogme et de propagande ordinaire, le monde politique s'émeut d'un tel affront chinois...

Je soupçonne la compagnie d'Etat CNOOC de mener là une manoeuvre politique de haute volée : ils tentent le coup (sachant pertinemment que la partie sera difficile) pour montrer aux américains que leurs exigences en matière de réévaluation du yuan et surtout de barrières douanières pour limiter les importations chinoises ne sont pas reçevables si eux-mêmes ne jouent pas le jeu du libre-échange (de biens et... d'actifs).

Dans tous les cas, les chinois sortent gagnants de cette affaire : s'ils obtiennent Unocal, ils augmentent de 80% les réserves de leur compagnie publique, s'ils perdent pour des raisons politiques, ils gagnent une monnaie d'échange diplomatique dans la régulation de leurs exportations... Bravo...

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Gaz de France à la conquête de l'Europe

L'annonce d'une prise de participation de 51% dans la société belge SPE (Société de Production d'Electricité), second producteur d'électricité en Belgique avec 10% du marché tombé pile poil : les investisseurs devraient être remontés et enthousiastes à l'occasion de la mise en bourse de Gaz de France.

Certes, cette opération se fait avec la britannique Centrica au travers de leur filiale commune Segebel, mais c'est plutôt une bonne chose que GDF ne se lance pas tout seul dans les acquisitions hors de France...

GDF a raison d'agir vite car d'ici quelques années les "proies" seront hors de prix et/ou indigestes.

Le marché de la production et de la distribution de l'énergie en Europe est en passe de devenir un des plus chauds qui soit.

Cette opération, maintenant, donne donc du sens à la privatisation et à l'augmentation de capital de Gaz de France. Bien joué !

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Wall Street : grincements, craquements et autres folies orageuses estivales

Dur dur la vie de chroniqueur financier - faut se coltiner Wall Street et ses décalages horaires.

Là, ce soir, il s'est passé something. L'indice Dow Jones (pour n'évoquer que lui) a chuté à un plus bas de 5 semaines. C'est sa plus grosse chute en 2 mois : - 1,6% ! Paf d'un coup sous ses moyennes mobiles longues à 200 et 150 jours !

Soit-disant, il s'agit du pétrole qui est remonté en pointe à 60 dollars le baril. C'est étrange car la chute aurait pu avoir lieu en début de semaine alors le prix du baril poussait déjà fortement vers les 60 dollars.

Alors deux choses : les opérateurs ont brutalement admis que la hausse du prix de l'or noir de début de semaine n'était pas éphémère et que les précédents records d'avril allaient être durablement dépassés. Ensuite, les résultats moins bons que prévu de Fedex Corp pour cause de surcoût de kérosène ont agi comme un bain de réalité sur le marché : oui, le coût élevé de l'énergie peut provoquer des dommages collatéraux.

Puis y a eu Warren Buffet qui a dit, à son tour, que le marché immobilier aux Etats-Unis était en bulle, et que les derniers acheteurs allaient sans doute regretter un peu d'être passés l'acte. Dingue, jamais en 8 jours, je n'avais vu autant de commentaires internaionaux sur le sujet "bulle immobilière". Mais si Warren parle...

Résultat : ça va plonger demain en Europe. Bon, j'avais quand même un peu prévenu que la hausse devenait légèrement myope et qu'il était de bon ton de prendre ses bénéfices.

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EADS s'est envolé

Le titre EADS a été la star du CAC 40 ces dernières séances avec une envolée de près de 10%. L'objectif de 26 euros que je suggérais dans ma note de lundi (EADS s'envole) est atteint aujourd'hui.

La valeur a bénéficié d'un afflux de bonne nouvelles (commandes au bourget pour Airbus, probable montée au capital d'Airbus, glissement de l'euro, du mieux à la direction d'EADS...) qui lui a permis de sortir de son enlisement annuel de la zone 21 à 24 euros et dépasser ses records historiques.

Les traders devraient pourtant prendre garde - la valorisation commence à être tendue : l'action pourrait se retourner violemment si le CAC 40 changeait lui même de direction.

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Ligarena (Games Services) au Marché Libre

La petite société Ligarena organise des compétitions de jeux vidéo dans une cinquantaine de pays.

La finale de la "coupe du monde de sports électroniques" a lieu début juillet au Carrousel du Louvre et verra s'affrontrer près de 800 joueurs internationaux. Evidemment, l'événement va être filmé et sera retransmis sur plusieurs chaînes internationales.

Pour le moment, l'entreprise est petite : 2 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier accompagnés de ses premiers bénéfices (symboliques). Mais le créneau me semble disposer d'un gros potentiel !

Epaulés par Euroland Finance, Ligarena cherche à lever 2 à 3 millions d'euros. J'attends avec impatience les conditions de l'introduction... Sur le marché libre qui ne bénéficie pas des mêmes avantages que l'Alternext, les dirigeants pourraient être moins gourmands, et les actions proposés à un prix attractif.

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Areva se prépare à la bourse

Cela fait si longtemps qu'Areva se prépare à la bourse... ça se précise, semble-t-il, puisque le groupe nucléaire chercherait à vendre sa filiale "connectique" FCI pour au moins 1 milliard d'euros.

Cette diversification de Framatome (1989) s'est avéré être un fiasco financier complet, une vaste destruction de valeur puisque, in fine, Areva a dû injecter 1,3 milliard d'euros de capital fin 2003. Entre temps, en 1999, FCI avait acquis la compagnie américaine Berg pour 1,5 milliard de dollars...

Et... lorsque je me retourne sur le passé boursier du certificat d'investissement d'Areva (x7 en 10 ans), je me demande quel aurait été le parcours boursier si ce genre de fiasco n'avait pas eu lieu... un x10, un x 15 ?

Et les 10 prochaines années ? Les soucis écologiques militent, finalement, pour un "renouveau" du nucléaire.... où Areva est un des leaders mondiaux.

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Gaz de France dans les tuyaux de la bourse

Je dis : heureusement qu'il y a la batterie d'avantages "offerts" aux investisseurs particuliers : 1 action gratuite pour 10 détenues au terme de 18 mois et les frais de garde sont exonérés durant 18 mois. Quant à la décote accordée aux particuliers par rapport aux professionnels, elle est ridicule, à 0,2 euro, sachant que la fourchette de prix se situe entre 20,70 et 24 euros.

Je dis encore : par rapport aux estimations des analystes, qui valorisent l'entreprise entre 20 et 24 milliards d'euros, la valorisation qui ressort de la fourchette de prix ci-dessus n'offre aucune décote significative (au plus quelques %).

Au regard des résultats 2004, le multiple de capitalisation est élevé (égal ou supérieur à 20). Investir dans Gaz de France revient donc à parier sur l'amélioration de ses marges et sur son développement durable sur des marchés porteurs.

En interne, le potentiel d'amélioration des marges est significatif surtout lorsqu'on sait que l'absentéisme est record (2 fois le taux moyen des entreprises du SBF 120). Comme chez France Télécom à la suite de sa privatisation, GDF doit faire sa révolution... L'actionnariat salarié à des conditions préférentielles y aidera !

En attendant, la première cotation aura lieu le 7 juillet et le livre d'ordres est ouvert.

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La bourse aime-t-elle la croissance molle ?

Les prévisions de croissance économique en provenance du Gouvernment et de l'Insee ont généralement un goût de "dépassé". Lorsque le Ministère de l'économie constate que la croissance ne sera -au plus- que 2% cette année, et que l'Insee surenchérit en prévoyant seulement 1,5 % (compte tenu d'une reprise envisagée au second semestre), "on" était déjà au courant que l'année ne serait pas brillante.

"On" en connait les causes conjoncturelles : hausse du pétrole (faiblesse du pouvoir d'achat plus généralement), enlisement voire récession de certains des principaux partenaires commerciaux de la France tels que l'Allemagne, l'Italie ou les Pays-Bas...

Cet accusé de réception officiel tardif de la croissance molle n'empêche évidemment pas la bourse de monter.

Ce n'est pas que les opérateurs anticipent une reprise de la croissance en France, mais plutôt que les actions internationales sont apparues faiblement valorisées par rapport à leur principal concurrent international, les obligations... Les risques géopolitiques qui pesaient sur les marchés existent toujours, mais à force d'en parler, l'information tue l'information, et l'habitude étant la mère de biens des comportements...

Le déclenchement de la hausse générale des marchés a été, comme déjà évoqué dans ce blog, l'élection présidentielle américaine - avant laquelle, les marchés retenaient leur souffle. Il y a eu comme un effet ressort.

Ceci dit, les entreprises franco-françaises ou franco-européennes souffrent tout de même, et leurs actions aussi. Le secteur de la distribution en particulier est mal en point en France. De même, une entreprise centrée sur la France et le tourisme (Pierre&Vacances) a vu son action chuter récemment pour cause de mauvaise conjoncture intérieure.

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Valueclick et l'essor de la pub sur le Net

L'agence de marketing web américaine Valueclick vient de revoir à la hausse ses perspectives annuelles de revenu et de résultat.

Doit-on voir là un signe général ? Un début de résorption du fossé existant entre le temps que les consommateurs passent sur le web et le budget publicitaire qui est accordé au web par les annonceurs ?

Peut-être... Il est certain, en tous cas, que les succès de Google ont tendance à éclipser les formes traditionnelles de publicité sur le web, qui bien sûr se renouvellent...

Ainsi, ValueClick se présente comme une valeur en croissance sur un marché en croissance sans être aussi chère que les "majors". A 27 fois environ  les résultats 2005 anticipés par le groupe, la valeur semble bien partie pour un rattrapage significatif.

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Introductions en bourse : attention, prix caniculaires

Contrairement à juin 2004, période où l'atmosphère boursière était pesante, et où il y avait de bons voire même très bons investissements à réaliser avec les quelques sociétés se présentant à la bourse (je pense à Axalto en France ou à l'incontournable Google en septembre), juin 2005 voit les candidats se bousculer au portillon et les prix monter en flèche, en particulier sur les petites valeurs comme Maximiles (PER 2004 et 2005 de 60 et 30), Harvest ou Satimo.

Je rappelle que Meilleurtaux, qui a connu un goulot d'étranglement lors de sa mise en bourse (en mai) a vu son cours de bourse revenir bien vite au prix d'introduction. Pour le moment, sur ce dossier, je me demande qui sont les gagnants. Certainement pas les investisseurs invidividuels qui auront obtenu des clopinettes de titres au moment de l'intro.

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Dette publique : 17 000 euros par tête de français

Le ministre de l'économie, M. Breton, a rappelé haut et fort, hier, ce que les "pessimistes avec un fonds d'optimisme" (dont je suis) savent depuis longtemps : l'endettement public est un dangereux scandale !

Il est aujourd'hui supérieur à 1000 milliards d'euros. Il était d'environ 150 milliards en 1980. Et tout ça pour obtenir quoi ? Je pose juste la question pour souligner combien les 17 000 euros de dette publique qui tombent sur les frêles épaules de chaque nouveau né constituent un monstrueux acte d'irresponsabilité des générations actuelles pour les générations futures.

Attention, cette tendance n'est pas spécifiquement française... même si elle est assez forte ici.

Et comme j 'avais suggéré durant la campagne pour les élections présidentielles en 2002, la moindre des politiques économiques "juste" serait de doter chaque nouveau né d'un capital qui serait investi dans l'économie mondiale (en actions) jusqu'à sa majorité, en sorte qu'il dispose in fine d'un capital équivalent à "sa" part de dette publique.

Je sais qu'on y viendra...

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Chine et Etats-Unis bataillent pour l'énergie

Les bruits enflent selon lesquels la compagnie pétrolière publique chinoise CNOOC lancerait une contre-OPA sur l'américain Unocal, qui est en cours de rapprochement avec son compatriote Chevron.

Ce serait un comble : l'Empire du milieu, officiellement encore régime communiste, s'emparerait d'une compagnie américaine, dont les réserves en Asie lui permettraient d'améliorer ses sources d'approvisionnement.

CNOOC serait prêt à allonger 20 milliards de dollars en cash (contre 16 de la part de Chevron).

Autant il est habituel que les USA investissent la Chine, autant le contraire est rare - même si la Chine est membre l'OMC. Ce serait une révolution politique.

Une telle opération soulignerait à quel point la quête des ressources énergétiques est actuellement cruciale - ce genre de grandes manoeuvres ne va évidemment pas calmer la spéculation sur les cours du barils...

C'est, pour le moment, l'unique conclusion que je tire de cette information hypothétique.

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Google, la pieuvre mondiale, sur les terres de PayPal

Je ne sais pas s'il y a un seul domaine du Net, et par extension de la vie en général, qui soit étranger aux tentacules de Google.

Après son comparateur de prix Froogle, voici que Google va lancer un système d'e-paiement, qui vise à "améliorer l'expérience vécue par le consommateur". En d'autres termes, si Google déclare qu'il ne sera pas directement concurrent du système PayPal (eBay), il entend toutefois être meilleur que lui...

Ce développement tentaculaire sur les plates-bandes virtuelles des géants du Net et du logiciel conduit certains courtiers à relever leur objectif de cours sur Google : 350 dollars contre 290 actuellement (85 dollars à l'introduction). Qui dit mieux ?

Nota : eBay aurait pu se mettre à vendre des actions Google aux enchères si le Nasdaq n'avait pas déjà existé...

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Boom du e-commerce : et moi, je suis à vendre sur eBay?

Tout s'achète et se vend sur Internet.

Après les livres, les disques, l'informatique, le vin, les téléphones, les voyages, le matériel domestique, voici le boom des achats (et des ventes) de voitures : l'an dernier, l'e-commerce a progressé de 54 % en France (contre 13% pour la vente à distance genre La Redoute, Bakker...) pour un bond de 259% des voitures (sur eBay).

Et après ? L'immobilier peut-être, mais après le krach (non je plaisante, enfin à moitié seulement).

Et comment jouer cela en bourse ? eBay, toujours eBay, qui est une éponge de toutes les tendances de l'e-commerce. Les champions français du e-commerce à prix discount - PriceMinister et Mistergooddeal entre autres - ne sont pas cotés.

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Nokia : n°1 et "suiveur rapide"

Depuis une année, Nokia a fait sa petite révolution et la valeur a redoré son blason de n°1 mondial.

Début 2004, sa part de marché mondiale était subitement tombée à moins de 29% contre les 35% habituels. Bien sûr, Nokia a réduit ses prix, mais surtout, il s'est rapidement adapté aux design "exigés" par les usagers - les constructeurs asiatiques avaient pris de l'avance (les combinés à clapets principalement). Sur ce point, aux dires des spécialistes, les 7 nouveaux modèles lancés la semaine dernière sont excellents.

Ce n'est pas tout : Nokia a courbé l'échine en produisant des combinés et logiciels dédiés pour certains opérateurs - à ce jour, seul l'accord avec China Mobile a été annoncé.

Résultat, la valeur a repris de l'altitude : +50% sur les points bas du mois d'août 2004. Faut-il rêver à beaucoup plus ? Pas certain : d'une part, elle n'a pas encore trouvé de solution pour vendre à grande échelle aux Etats-Unis des combinés à la norme CDMA, d'autre part, et là l'investisseur doit se faire une raison : je ne vois pas, à ce jour, les débouchés qui lui permettraient de retrouver la cote qu'elle avait dans le temps.

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EADS s'envole

Actionnaires d'EADS, allez-vous retrouver le sourire ? L'envolée du titre aujourd'hui le laisse penser.

Ce serait un événement..! Depuis plus d'une année, le valeur navigue dans une bande assez étroite comprise entre 21 et 24 euros. Y a pire, bien sûr, mais les actions végétatives donnent toujours l'impression de reculer - surtout quand l'indice de référence (CAC 40) affiche une tendance haussière.

Alors, que passa ? Bon, il y a eu les succès commerciaux gagnés au Salon du Bourget, et qui permettent de soulager les inquiets : le retour de Boeing sur le devant de la scène commerciale n'écrase pas Airbus, loin de là.

Et puis, hier, il y a eu une journée de présentation aux analystes financiers. C'est évidemment cela qui fait bouger le cours aujourd'hui. Rassurer les investisseurs (le dissensions franco-allemande pour le pouvoir chez EADS) et les séduire par des projets d'investissement, comme le rachat de certaines activités de Thalès.

L'envolée est à confirmer. Si oui, les 26 euros seront la prochaine étape.

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Saint-Gobain à la conquête de la Scandinavie

Comme l'Air Liquide, Saint-Gobain est une force tranquille - beaucoup plus tranquille que son cours de bourse, qui a été violemment heurté ces 3 dernières années par les procès liés à l'amiante aux Etats-Unis.

Mais sur la longue période, depuis 1995, le cours a doublé (comme le CAC 40), auquel j'ajoute un dividende confortable et régulier procurant un rendement annuel d'environ 3%.

Ce matin, le groupe annonce l'acquisition d'une société scandinave (Optimera Gruppen), dont les 514 millions d'euros de chiffre d'affaires s'ajouteront aux 13,7 milliards d'euros du pôle "distribution bâtiment" - soit près de la moitié de l'activité totale.

Cela fait quelques années déjà que le groupe a choisi d'utiliser une partie de son cash pour se développer aussi en aval, dans la distribution de matériaux pour la construction. Belle réussite dans un secteur à l'activité récurrente et qui a été porté (évidemment!) pour les marchés de la construction.

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Prix de l'essence et rigidité du conducteur

Avec un prix du baril de pétrole à presque 60 dollars et un euro qui a perdu 10% face au dollar cette année, le prix de l'essence à la pompe a augmenté de 20% depuis un an. Comme je demandais l'autre, quand est-ce qu'on va nous offrir les voutures pour rouler ?

Pour l'heure, va-t-on rouler 20% de moins ? Non, l'élasticité (j'adore ce terme économétrique!) de la demande au prix est très faible (comme pour les patates) : la consommation d'essence baisserait de 1% pour une hausse de 20% du prix.

Mais, en économie, rien ne se perd tout se transfère : les 19% supplémentaires du budget des ménages consacrés à l'essence viendront en moins ailleurs. Mais où ? Qui va en faire les frais ? Probablement le secteur des loisirs et du tourisme et le secteur des "biens d'investissement", comme... les voitures.

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Alternext devrait décoller grâce au fisc

Les mesures de défiscalisation en faveur de l'investisseur sur le nouveau marché Alternext devraient assurer son succès.

A l'entrée, pour les investisseurs particuliers : La loi Madelin, permettant de déduire de l'impôt sur le revenu 25% des montants investis dans une société non cotée, dans la limite de 40 000 euros pour couple et 20 000 euros pour un célibataire va s'étendre aux titres cotés sur l'Alternext.

A la sortie, pour les investisseurs institutionnels : les plus-values sur cessions de titres mis sur Alternext seront exonérées dès cette année.

Avec de telles mesures, mieux vaut que l'offre de "papier" soit abondante, sans quoi les actions risquent d'atteindre des cotes irréalistes...

C'est évidemment une bonne nouvelle pour le financement de l'économie, mais les investisseurs individuels devront prendre garde à ne pas trop surpayer leurs titres au prétexte qu'ils vont faire une grosse économie d'impôts.

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Seniorplanet.fr et Freelance.com visent la bourse

Le secteur de l'internet va bien et la bourse assez bien, alors ça donne des idées à de petites sociétés internet françaises... C'est évidemment crucial pour ce type d'entreprise d'être opporuniste, de savoir déceler le moment où l'économie du secteur et le marché des capitaux peuvent se rencontrer.

En piste pour la bourse, je trouve une pure dotcom, Seniorplanet.fr, qui est une sorte de aufeminin.com pour les "seniors". L'entreprise a réalisé 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier et vise 1,6 million cette année.

Freelance.com est d'une autre dimension : 26,7 millions d'euros de chiffre d'affaires. Elle propose aux grandes entreprises les services de travailleurs indépendants dans les secteurs de l'informatique, du conseil et de la communication. Ses résultats sont faibles avec 154 000 euros de bénéfice l'an dernier mais l'entreprise me semble disposer d'un très bon potentiel de développement, en particulier à l'étranger.

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Danone sort des Sauces, et après ?

Danone est enfin sorti des "sauces" (HP Food au Royaume-Uni et Lea & Perrins aux Etats-Unis) avec une plus-value de 450 millions d'euros.

Je lis ici et là : "Danone achève son recentrage stratégique" sur les produits laitiers frais, l'eau et les biscuits, comme si le groupe agro-alimentaire avait atteint un point d'équilibre géostationnaire.

Les questions à poser maintenant sont : Danone va-t-il rester dans les biscuits (aux marges plus faibles) ? Et surtout, va-t-il chercher un nouveau secteur "bien-être" mondial et durablement porteur ?

Je l'ai écrit ici, je pense que la voie est toute tracée pour aller dans les légumes, en particulier les légumes frais : acheter Bonduelle. Encore faudrait-il que les actionnaires familiaux du roi du légume aient conscience de l'intérêt d'être mangé à la sauce Danone...

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Pétrole et immobilier, ça sent le souffre, non?

Vendredi, le prix du baril de pétrole a dépassé ses records historiques du mois d'avril (58,47 dollars à New-York et 57,76 dollars à Londres).

C'est à peine si Wall Street a cillé. Et pourtant, si cette envolée au-delà des précédents records se confirme cette semaine malgré le "geste" de l'OPEP, ça n'est pas de très bon augure pour les marchés d'actions.

L'idée s'insinue lentement dans les esprits : la hausse du prix de l'or noir va finir par pousser à la hausse les taux d'intérêt à long terme, dont la baisse a été le principal combustible de la bulle sur les prix de l'immobilier. Aux USA, la forte consommation et absence d'épargne ne résisteront pas à un retournement des prix de l'immobilier, et Wall Street reculera. La perspective s'éloignerait alors que le Dow Jones dépasse enfin ses plus hauts historiques des années 1999-2001.

Je ne dis pas qu'il faut, là, sortir masssivement du marché actions. Ces phénomènes prennent du temps. Rester sur ses gardes, prendre ses bénéfices. Eviter d'acheter maintenant. Et voir si la hausse se poursuit encore cet été...

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Salon du bourget : le boom aéronautique

Les intentions de commandes enregistrées au cours du Salon du Bourget ont battu les records historiques : Airbus et Boeing en ont totalisé 51 milliards de dollars, contre 32 milliards en 2003 et 46 milliards en 2001.

Airbus a repris l'avantage avec 280 intentions d'achat, soit 33,5 milliards de commandes, auxquelles s'ajoute une commande signée mais non annoncée de 40 Airbus A320. Boeing, lui, se contente de 148 commandes pour 15,8 milliards de dollars.

Avant le Bourget, l'avantage allait à Boeing avec 265 commandes enregistrées depuis le début de l'année contre 145 pour Airbus.

A noter : il s'agit d'intentions de commandes ! Air Canada, par exemple, vient d'annuler une commande de 5 milliards de dollars auprès de Boeing.

Ces commandes du Bourget sont d'autant plus à prendre avec des pincettes qu'elles émanent pour une part  importante de compagnies aériennes "start-up", comme IndiGo, Interjet, Kingfisher...

Ceci étant, pour l'heure, ce boom aéronautique accélère le développement des équipementiers du secteur, comme Latécoère et Zodiac, ou des sociétés d'ingénierie, comme Altran, Alten, Sii et Assystem, pour qui l'aéronautique est un débouché important.

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GDF, les prix du gaz montent, chouette

Le prix du gaz va monter de 4% au 1er juillet. Et d'ici au 1er avril 2006, la hausse sera d'au moins 14,6% - davantage si les prix du pétrole ne baissent pas.

A l'avenir, les tarifs du gaz évolueront tous les trois mois en fonction des variations des coûts d'approvisionnement et des autres charges.

Il est un poil maladroit de la part du Gouvernement d'avoir attendu la veille de la privatisation de Gaz de France pour décider de ces hausses de tarifs - cela ajoute aux clichés qui désignent toute privatisation comme fossoyeur du "service public".

C'est néanmoins une bonne nouvelle pour les investisseurs pour qui les marges de GDF sont préservées.

Une conclusion s'impose : tous les usagers devraient tenter de gagner sur les actions ce qu'ils vont perdre en faisant la cuisine ou en se chauffant.

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"bulle immobilière" : attention, chutes de prix !

Economist1824Cette semaine, l'hebdo The Economist aborde LE sujet dont tout le monde parle depuis assez long temps déjà - cette fameuse "bulle immobilière" internationale (à l'exception du Japon et de l'Allemagne) qui est, à l'évidence, l'épée de Damoclès de l'économie mondiale.

The Economist ne ménage pas sa peine (analyses et copieux chiffres à l'appui) pour démontrer que la hausse internationale des prix de l'immobilier est la plus grande bulle financière jamais observée - plus importante que les différentes bulles boursières, y compris celles qui ont précédé le krach de 1929 et l'éclatement de la bulle internet.

Le phénomène le plus inquiétant (et qui milite pour la thèse de la bulle) se passe aux Etats-Unis où de plus en plus d'achats de maisons sont gagés sur la poursuite de la hausse des prix et le maintien de taux d'intérêt bas. Par exemple, l'an dernier, un quart des acheteurs n'ont pas apporté de capital de départ (42% de ceux qui ont acheté de l'immobilier pour la première fois).

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Immobilier : les ventes à la découpe restent normales voire marginales

L'expression "vente à la découpe" a mobilisé les médias contre ce phénomène soit disant nouveau et soit disant ravageur pour les locataires.

Ici, je me contenterai de rappeler quelques uns des arguments du patron de Foncia (brillante valeur), exprimés dans le Figaro du 13 juin.

Elles ne représentent que 5% environ des 600 000 reventes annuelles moyennes - 15% à Paris en 2004, à comparer avec les 20% de 1997 et 1998. Il n'y a donc pas de phénomène nouveau et ces opérations s'inscrivent dans le fonctionnement normal d'un marché immobilier où les investisseurs propriétaires bailleurs doivent trouver des solutions au surtaxage...

Par ailleurs, les acheteurs des appartements vendus à la découpe correspondent à la sociologie générale des acheteurs d'appartements - les plus riches n'y sont pas sur-représentés, d'autant moins que les prix de ventes moyens à la découpe seraient légèrement inférieurs aux prix de vente moyen toutes origines confondues...

Enfin, pourquoi les locataires les plus aisés, qui bénéficient d'un loyer ancestral ne paieraient-ils pas un loyer en ligne avec ceux du marché ?

Que du bon sens, je dis. L'Etat, le gouvernement et les parlementaires feraient mieux de se saisir de la question de l'accès aux logements pour les moins fortunés plutôt que se crisper sur un sujet que les medias, à l'esprit décidément peu critique, ont monté en épingle.

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Saft en bourse : le retour

Décidément, Alcatel n'en finit de me déçevoir. Ses arbitrages d'actifs sont calamiteux.

Son ex-filiale Saft, vendue en janvier 2004 à un fonds d'investissement britannique, revient en bourse beaucoup plus tôt que prévu. Le fonds en question (Doughty Hanson) s'était donné 4 années pour remettre Saft en bourse, mais la hausse des résultats en 2004 ainsi que l'assez bonne conjoncture boursière permettent d'avancer radicalement le calendrier.

Franchement, Alcatel n'avait aucun besoin de liquidités au point de ne pas organiser lui-même ce retour en bourse dans de meilleures conditions que sa vente à Doughty Hanson.

L'introduction en bourse va se faire à un prix d'action compris entre 24,5 euros et 28,50 euros. La souscription est ouverte du 16 au 28 juin. Ses marchés ne sont pas en forte croissance (3 à 4 % par an), mais ses positions sont solides et les applications industrielles peuvent se développer avec l'essor de l'électronique embarquée (batteries pour relevés de compteurs, systèmes de péages...).

En 2004, son chiffre d'affaires s'est établi à 587 millions d'euros contre 557 en 2003, et son résultat avant impôt à 81 millions d'euros contre 43,5 en 2003.

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Sanofi-Aventis : la prime de risque génériques revient

Comme souligné dans Sanofi-Aventis et son épée de Damoclès, la valeur star du CAC 40 n'est pas à l'abri de violents retours de manivelles, d'autant plus qu'elle n'a pas lésiné sur la hausse depuis la publication des résultats annuels en février.

Hier, le brutal à-coup de plus de 5% de baisse accompagnés de gros volumes montre que la peur des génériques revient sur le devant de la scène.

Aux risques qui pèsent réellement sur le Lovenox (issu d'Aventis) via les laboratoires de génériques Teva et Amphastar s'ajoutent la perspective du procès Plavix (issu de Sanofi), dont le procès opposant Sanofi-Aventis et Apotex et Dr Reddy's se déroulera au second semestre.

La prime de "risque génériques" se reconstitue donc, et l'action va limiter sa hausse aux récents plus hauts.

Prendre ses bénéfices vers 70 euros et éviter les positions acheteuses longues me paraît de bon sens sur ce dossier pourtant brillant.

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Frankenstein Renault et sa Logan

Renault a-t-il peur de sa Logan ? C'est évident.

Toutes les logan disponibles ont été vendues. C'est un phénomène de société. Un comble : Renault organise la rareté de cette voiture en France par des quotas d'importations riquiqui. Il comptait en vendre 800 par mois en France, les commandes dépassent 2000...

Aujourd'hui, les concessionnaires sont tous en rupture de stock, et il faudra attendre fin novembre pour de nouvelles livraisons. Bref, Renault vise à décourager les acheteurs potentiels. A quand des logan aux enchères sur eBay ?

En France, il veut imposer son trio Clio-Modus-Mégane.

Qu'il prenne garde ! Les acheteurs déçus pourraient se venger en allant voir ailleurs et les actionnaires s'inquiéter. Le sentiment risque de gonfler que Renault ne joue pas le jeu - pas le jeu de l'Europe en tous cas !

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Eurotunnel : mais pourquoi se battent-ils ?

Le "putsch" de l'an dernier avait vu émerger le sauveur à grande gueule Jacques Maillot, puis cet hiver le PDG actuel Jacques Gounon, qui va lui-même faire l'objet, aujourd'hui, d'une tentative de renversement par l'ex directeur général Jean-Louis Raymond.

Il n'y a pourtant pas 36 solutions : seulement se mobiliser pour viabiliser l'exploitation et réduire le coût de la dette.

Le ballet des prétendants au pouvoir d'Eurotunnel ne serait qu'une amusante comédie de boulevard s'il n'y avait pas à l'origine ce beau projet qui remonte à Napoléon "une certaine idée de l'Europe et des grandes avancées humaines".

Au stade actuel, seule une "nationalisation" tripartite franco-britannico-européenne pourrait mettre un terme cette grotesque partie de qui perd gagne.

Mais avec ce genre de solution, les britanniques risquent d'avoir une attaque...

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Taux en baisse pour les livrets A, B, Bleu, LEP et Codevi

La "dépolitisation" des taux pourrait enfin connaître son heure en juillet.

Le nouveau mode de calcul de la rémunération de cette épargne (130 milliards d'euros pour les livrets A et Bleu) métisse le taux d'intérêt à court terme européen (Euribor 3 mois) et le taux d'inflation français (calculé en mai et novembre).

Or, à fin mai, l'inflation (hors tabac) s'est établie sur un an à 1,6%. Le taux servi sur le livret A sera donc ramené à 2%.

Evidemment, c'est une bonne nouvelle pour le financement du logement social (son coût va diminuer aussi), à laquelle cette épargne est destinée.

Les épargnants insatisfaits n'auront qu'à aller en bourse, où ils trouveront des tas de valeurs père et mère de famille. La CNP par exemple...

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La BCE, l'économie et l'emploi

Les critiques sur l'immobilisme de la Banque Centrale Européenne sont incroyables de la part de certains responsables politiques : soit ils ne comprennent pas l'économie, soit ils sont d'une mauvaise foi insondable.

Les taux à long terme n'ont jamais été aussi bas, et les prix de l'immobilier aussi haut. Côté financement des entreprises, la plupart profite de cette situation pour restructurer leur dette.

La Banque Centrale Européenne pourrait en revanche s'exprimer haut et fort sur les réformes dites "structurelles" que les pays devraient mener.

En France, il est évident que l'emploi ne dépend pas d'une baisse du taux central européen..! Si le gouvernement Villepin a su identifier LE secteur, où le potentiel de création est le plus important, les petites et très petites entreprises, en revanche le diagnostic manque de lucidité.

On dit que l'artisanat est la première entreprise de France. Eh bien, que le gouvernement mène réellement l'enquête, qu'il envoie une armée d'enquêteurs, sur le terrain, pendant plusieurs mois, pour juger ce qui bloque.

Ce que j'entends : les artisans considèrent qu'ils pourraient presque tous changer de dimension (grandir) car il y a du travail dans (presque) tous les corps de métiers. Mais le coût du travail est trop élevé : un smic à en gros 1000 euros coûte pratiquement 1800 euros à l'employeur. La réduction des charges dites "sociales" est requise - certains artisans seraient mêmes prêts à signer une augmentation simultanée de salaire, dès lors que cette augmentation serait inférieure à la baisse des charges.

Stricto sensu, le gouvernement ne peut pas baisser les charges, au risque de déséquilibrer ses déséquilibres... Mais il faut raisonner en investisseur, à savoir le surplus de recettes fiscales engendré par un accroissement de l'emploi en France.

Et sur ces sujets si importants, la BCE ne peut rien faire d'autre (et encore) que de parler - ce qui pourrait être efficace !

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Pétrole : les "gestes" de l'OPEP inefficaces

Le cartel de l'OPEP veut-il réellement que le prix du pétrole baisse ?

Je ne pense pas. Contenir sa hausse, voir pour les plus grands pays producteurs le maintenir sous les 50 dollars le baril semble être l'objectif prioritaire. En apparence, les niveaux actuels du pétrole ne cassent pas la croissance économique, et donc n'affaiblissent pas trop la demande de pétrole elle-même.

Mais, même cela, le relèvement des quotas de production quotidienne de 500 000 barils par jour n'y arrive pas. Ses "gestes" sont inefficaces. Actuellement, les cours du pétrole menacent de franchir leurs plus hauts - relançant la spéculation sur ce marché.

En attendant, avec l'essence au prix actuel, rouler en voiture est presque devenu un luxe... Bientôt les compagnies pétrolières vont racheter les constructeurs automobiles, et nous offrir les véhicules...

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Google sur les plate-bandes de Microsoft

Un risque plane au-dessus de la tête de Microsoft. Que Google parvienne à dégager suffisamment de ressources de la publicité sur le web et de ses package d'outils de recherches (pour les entreprises en particulier) pour qu'il puisse offrir aux internautes une sorte de "Google Office" - l'équivalent du "Microsoft Office", avec traitement de texte, tableur, outil de mise en page...

La part croissante des applications informatiques liées aux fonctions de recherche  "externalise"  le système d'exploitation des ordinateurs, et donne à Google le beau rôle, celui de l'avant-garde, alors que Microsoft devient le suiveur...

Evidemment, plus la gratuité des outils bureautiques universellement utilisés arriverait vite, plus ce serait un coup dur pour Microsoft qui en tire encore l'essentiel de ses bénéfices.

En bourse, Microsoft est encore sur une tendance baissière sous ses moyennes mobiles longues, tandis que Google a triplé en moins d'un an...

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Infogrames hyper spéculatif

Cela spécule sur Infogrames !

Hier, le marché du titre a été énorme - un record historique avec près de 50 millions de titres échangés, et l'action a gagné 22%.

Les nouvelles ne sont pas extraordinaires, mais un résultat d'exploitation meilleur qu'attendu a suffi pour que le titre sorte brutalement de sa torpeur. Certes, le résultat net est encore en perte de 25 millions (en réduction de 6,2 millions) mais l'endettement apparaît "soutenable".

Du coup, les investisseurs se disent que le groupe devient une proie attractive, bon marché en comparaison d'Ubi Soft, valorisée à 0,5 fois son chiffre d'affaires. Mais Ubi détient 30% de la pépite Gameloft...

Le capital d'Infogrames est ouvert... Une OPA, un rapprochement, à combien ? Quand et avec qui ? C'est ouvert... Et il subsiste une marge de hausse spéculative.

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Ioulia Timochenko ou l'investissement facile

Très impressionnante cette Premier Ministre ukrainienne du président empoisonné Viktor Iouchtchenko, ancienne chef d'entreprise dans la confection, la coiffure et... le gaz.

Sa première visite en France est aussi destinée à vanter les mérite de l'Ukraine terre fertile d'investissement. Selon le Medef, les secteurs des infrastructures et des équipements publics, la banque, l'énergie, l'agro-alimentaire ou l'hôtellerie offrent des opportunités d'investissement.

Franchement, quel homme politique ou quel chef d'entreprise ne rêverait pas de dîner en tête à tête avec l'élégante passionnaria ? Après, investir est presque naturel, et corruption et bureaucratie passent aux oubliettes.

Ah ! si la France pouvait se doter de pareille ambassadrice...

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Alternext s'étoffe avec Harvest

Harvest l'éditeur de progiciels d'aide à la gestion de patrimoine suivra-t-il la même voie qu'Oxbow ?

Je rappelle qu'Oxbow est venue en bourse en juin 2004 et est en train de sortir de bourse en ce mois de juin 2005, après l'OPA lancée par Lafuma. En un an, les investisseurs auront réalisé une plus-value de 25%...

Qui voudrait d'Harvest ? Clairement, Linedata Services, est un acquéreur possible (et un habitué de la croissance externe), qui pourrait vouloir "descendre" vers le particulier (plutôt que la gestion financière professionnelle).

La capitalisation boursière d'Harvest en milieu de fourchette d'introduction serait de 11,6 millions d'euros - à comparer avec les 200 millions d'euros de capitalisation de Linedata Services.

Alors, acheter du Harvest ? 6,74 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2004 pour un résultat de 345 000 euros. Euroland Finance prévoit un doublement du résultat cette année et un quasi triplement en 2006 (par rapport à 2004). A horizon 2005 et 2006, si ces prévisions sont tenues, l'action devient assez bon marché avec un PER 2005 de 17...

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BNP-Paribas : la conquête de l'Ouest se poursuit

Lorsqu'un groupe français achète une entreprise américaine (ou anglaise), j'ai régulièrement une sorte de pincement au coeur - pourquoi le vendeur vend-il ? A-t-il vendu trop cher ? La technologie est-elle porteuse ? Les marchés ne sont-ils pas trop mûrs ?

Mais, expérience à l'appui, le secteur financier fait exception (exception faite d' Executive Life...) : Axa a toujours bien joué (Equitable, DLJ..) et BNP-Paribas, avec le rachat de Commercial Federal, en est à sa quinzième acquisition aux Etats-Unis.

Je me contenterai de retenir deux points qui justifient, parfois, de payer le prix fort aux Etats-Unis. Deux points généraux, mais qu'on oublie parfois :

. La croissance économique y est structurellement plus élevée qu'en Europe

. La population se développe plus vite qu'en Europe.

Or en Banque et assurance, ce dernier point est déterminant.

Il n'est de richesses que d'hommes !

Trève de philosophie, sur 10 ans, les actionnaires de BNP-Paribas n'ont pas trop à se plaindre: x4...

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Gaz de France : sur la rampe de lancement

A trop dire que Gaz de France est un beau groupe (récurrence du chiffres d'affaires, rentabilité, perspectives de croissance en Europe), que l'action sera une belle valeur de référence, la mise en bourse, début juillet, risque de n'être pas bon marché - d'autant que l'Etat a besoin d'argent et que le CAC 40 caracole sur des plus hauts pas revus depuis trois années.

Mais je me rassure, ni le gouvernement ni GDF n'ont intérêt à décevoir les investisseurs : d'une part, de la réussite de l'introduction en bourse de Gaz de France dépendra celle d'EDF promise à l'automne, d'autre part les actionnaires de GDF sont aussi ses clients. Sur ce dernier point, la direction a tout à gagner d'avoir actionnariat populaire large et satisfait dans la durée. Le cercle vertueux actionnaire-client est une réalité dont le PDG de GDF a certainement conscience !

J'attends d'en savoir un plus sur les aspects financiers de l'opération, mais a priori, selon la trilogie autoroutière, mieux vaut se placer sur GDF que sur EDF.

Dans ce blog, je donne rarement un avis boursier tranché (c'et volontaire!), mais là... et comme je suis un militant de la cuisine au gaz...

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Alcatel, mon désespoir (7)

Un peu moins de désespoir ces dernières séances, ce matin en particulier, sur l'action du CAC 40 la plus destructrice de valeur du CAC 40 sur la période objective 1995-2005.

Les traders auront donc eu raison de se placer à la hausse sur franchissement sur la résistance oblique baissière située dans la zone 8,75 - 9 euros, comme indiqué dans Alcatel, mon désespoir (6). Actuellement, l'action est en passe de refranchir à la hausse sa moyenne mobile située vers 9,5 euros.

Alors, que se passe-t-il ? Il s'agit surtout, semble-t-il, d'un ouf de soulagement du marché qui craignait un rapprochement total avec Thalès, qui aurait détérioré encore davantage la "lisibilité" de la stratégie d'Alcatel . En effet, les dernières prises de positions (Salon du Bourget) du patron de l'italien Finmeccanica pour qui un rapprochement avec Thalès doit être circonscrit à l'électronique de Défense permettent de penser qu'un mariage global n'aura pas lieu.

Rien de transcendant donc, mais enfin l'action reprend pied, et les positions longues à court terme méritent d'être conservées, d'autant que le CAC 40 ne veut pas baisser pour le moment.

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Artprice ou l'art à tout prix

Une petite folie s'est emparée de cette action, qui vient de doubler en quelques séances.

Je note : l'entreprise capitalise 66 millions d'euros pour un chiffre d'affaires 2004 de 2,4 millions d'euros et une perte de 1,5 millions d'euros.

De gros acteurs du marché de l'art entreraient au capital, selon le management. Non sans blague, ç'est pas eBay..?

Et pourquoi ça ? Artprice, qui estime être LA base de données mondiale de référence dans le domaine des prix de l'art, a lancé en février une plate-forme de vente d'art par petites annonces (39 euros l'annonce). Fort de ses 900 000 membres de ses bases de données, il semble que les ventes démarrent assez bien, et que les investisseurs se mettent à tirer des plans sur la comète. Cette plate-forme se distingue des services d'eBay non seulement par le prix moyen de vente plus élevé, mais aussi par la codification de chaque artiste.

En novembre dernier, l'action valait dans les 1,5 euro pour plus de 10 euros aujourd'hui... ça me rappelle le bon vieux temps : la parenthèse novembre 99 - mars 2000, et ses multiplications par 5.

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La France à haut-débit

C'est peu dire que l'accès à Internet via l'ADSL est LE grand succès économique du moment dans ce pays (Avec la Logan ?). Question d'intérêt général.

En une année, entre la fin du premier trimestre 2005 et la fin du premier trimestre 2004, le nombre d'abonnés au haut-débit a progressé de 3 millions (de 4,4 à 7,4 millions), selon les derniers chiffres fournis par l'ARCEP (ex ART).

Sur le seul premier trimestre 2005, leur nombre a progressé de 850 000 !

L'ADSL a représenté 93% des abonnements (7 % vont au cable, aux BLR...)

Les retombées et les conséquences économiques de la généralisation du haut-débit sont évidentes : l'essor du e-commerce, la multiplication des réseaux d'information, la décentralisation économique...

Je peux dire sans grand risque d'erreur que le "second round de la Net économie" va de pair avec l'essor de haut-débit (relatif).

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Havas, de l'air et au boulot SVP !

Je trouve extrêmement lassant et stérile le petit western financier que se sont livrés via les medias les principaux protagonistes de l'affaire Havas : de Pouzilhac, le pdg et l'actionnaire entrant, Bolloré.

Et je trouve puéril de la part des medias de s'être fait l'écho en détails et à outrage des pseudo rebondissements de cette affaire en réalité sans importance.

Désespérant de voir combien la presse est portée à grossir ce qui est secondaire au détriment des informations critiques et des tendances d'envergure.

En attendant, les remous médiatiques de "affaire Havas" ne sont pas sans risques : ceux d'avoir effrayés les clients d'Havas devant tant d'inconsistance et démotivés les collaborateurs (principaux actifs du groupe) - à commencer par le premier des créatifs d'entre eux : Jacques Séguéla.

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M6 TV reprend de l'altitude

Le marché boursier n'a pas toujours raison.

Il a eu tort de privilégier l'action TF1 au détriment de M6. D'ailleurs, le parcours des deux titres depuis 3 mois le montre bien : l'action TF1 a reculé de près de 12% tandis que M6 est à - 1%.

Ces dernières séances, le titre a (enfin) repris de l'altitude (+7,5 %) dans des volumes d'échange étoffés. Les moyennes mobiles à 150 et 200 jours (si importantes pour les investisseurs à long terme) ont été re-franchies à la hausse. La valeur a également repris rapidement son copieux dividende. Bref, pas mal de signes qui permettent d'être confiants dans la durée.

Dans une interview aux Echos (semaine dernière), le boss considère que M6 est devenue une vraie chaîne généraliste, puissante, qui sait investir dans la durée, prendre des risques sans sacrifier sa rentabilité.

Je ne commente pas ici les programmes de M6... Je souligne juste que ses performances commerciales et financières ont été (et sont encore) mal valorisées par le marché et par la presse financière qui, un temps, l'a dédaigné.

M6 double TF1

M6, une valeur mère de famille

M6, la petite chaîne qui monte encore

M6 jugée sous-évaluée par son boss

Ne pas confondre TNT et T.N.T.

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Ubi Soft et Electronic Arts s'envolent en bourse

Parfois, c'est facile la bourse. Il aura suffit que la direction d'Ubi Soft susurre aux oreilles des investisseurs qu'elle ne n'était pas vendeur du bijou de famille en deça de 42 à 45 euros par action pour que celle-ci s'achemine, presque tout naturellement, vers cet objectif.

Ce matin, le titre Ubi Soft cote 42,5 euros, en hausse de 10% sur les dernières séances, porte par de nouvelles rumeurs d'OPA du n°1 mondial, Electronic Arts. Depuis début décembre, l'action a pris 150% - elle cotait 17 euros avant l'annonce de l'entrée d'Electronics Arts au capital.

De son côté, le titre Electronic Arts a bondi de près de 10% hier, repassant au-dessus de sa moyenne mobile à 150 jours - le marché spécule sur les retombées commerciales d'un accord avec la ligue de basket NBA.

Attention, Ubi Soft n'a pas de raison d'aller beaucoup plus haut.

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Vinci, Bouygues, Eiffage : la ruée sur les autoroutes

Les privatisations des autoroutes ont donné un nouveau métier, très lucratif, aux entreprises qui les ont construites.

Les autoroutes valent de l'or si j'en juge par la cote atteinte par les Autoroutes du Sud de la France (ASF), notamment. C'est assez logique : l'activité est récurrente, rentable voir très rentable à mesure du désendettement - accélé par l'arrivée de capitaux propres au moment de l'introduction en bourse et la baisse des taux d'intérêt à long terme. Des "rentes de situation", de vraies tire-lire...

Comme Dominique de Villepin a fait savoir la semaine dernière que les privatisations allaient se poursuivre, elles en veulent toutes !

Après ASF, APRR et Sanef, les Autoroutes du Nord et de l'Est de la France pourraient suivre.

A long terme, les actionaires de Vinci, Bouygues et Eiffage peuvent se réjouir de cet appétit autoroutier. Et le gouvernement aussi, car le papier se vend cher et bien. Reste les automobilistes...

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Unicredit - HVB : le "oui" à l'Europe bancaire

HvbunicreditLes mauvaises langues se demandaient pourquoi 13 années après la création du marché unique (1992), aucune banque vraiment européenne n'avait vu le jour.

A cela, je réponds qu'il existe déjà depuis longtemps une banque vraiment européenne : la franco-belge Dexia, dont l'action ce matin réagit à la hausse à l'annonce de l'OPA de 15,4 milliards d'euros de la banque italienne UniCredit sur l'allemand (mal en point) HVB. Oui, car, Dexia, fait figure de jolie fiancée en Europe...

Le mariage entre UniCredit et HVB donnerait naissance au quatrième groupe bancaire de la zone euro par sa taille  - derrière SCH (espagnol d'origine), BNP-Paribas et BBVA (espagnol d'origine).

Ceci dit, il n'y a rien d'étonnant à ce que les mariages européens transfrontaliers aient tardés : comme dans le secteur automobile, les fusions bancaires sont difficiles et la création de valeur très hypothétique.

Dans le cas d'UniCredit et de HVB, seule la conquête de l'Est (Europe) constitue leur passion commune.

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Belvédère : Vodka frappée en Pologne

Les actionnaires de Belvédère - cette société française déjà premier producteur de Vodka en Pologne - ne rigolent pas du tout en ce moment : l'action a perdu un quart de sa valeur vendredi.

La société était en négociations exclusives avec le Trésor polonais pour le rachat de la firme Bialystok (vodka Absolwent et Zubrowka) dans le cadre de sa privatisation.

Pour le moment, ça coince, et c'est au tour de l'américain CEDC de tenter d'emporter le morceau.

Pourtant, ces mêmes actionnaires ont de bonnes raisons de se rassurer et même de se réjouir. La progression de l'action Belvédère reste impressionnante sur 4 ans (multipliée par 4) et, surtout, les 90 millions d'euros levés pour financer Bialystok ne sont pas perdus..! Si l'acquisition de Bialystok ne se fait pas, ils permettront de financer une croissance interne plus audacieuse et de mener des opérations d'acquisitions. Dans le pire des cas, ils seront rendus.

Un commentaire : les autorités polonaise ont été très étonnées du "non" français au traité européen. Dès lors, pourquoi favoriser une entreprise française plutôt qu'une américaine ? Bien naïfs sont les investisseurs qui pensent qu'une privatisation en Pologne se mène exclusivement sur des questions financières...

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Loi Galland : la grande distribution fait la tête

Le dîner d'hier soir au ministère du Commerce avec les représentants de la grande distribution n'a rien changé aux positions ministérielles : la loi Galland sera réformée (selon le projet de loi Jacob) et les prix devraient baisser en sorte de (tenter) de redonner du pouvoir d'achat aux consommateurs.

Du coup, ce sont les actions de la grande distribution qui baissent  - la mouvement a commencé durant le discours de politique générale du nouveau premier ministre, mercredi dernier.

Effet inattendu : le distributeur Leclerc envisage de lancer une chaîne de magasins hard discount (1000 !) si la réforme de la loi Galland ne lui permet pas de vendre moins cher les grandes marques...

Aller, bientôt, les repas dans les ministères seront cuisinés avec produits hard discount !

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Pétrole : Maurel & Prom monte jusqu'au ciel

La hausse durable du prix du pétrole favorise l'expansion des petites compagnies pétrolière.

Les actionnaires de la petite française Maurel & Prom en savent quelque chose : en 2 années, l'action a été multipliée par huit !

Et ce matin, l'action bondit de 10% à l'annonce du rachat d'actifs pétroliers en Amérique du Sud, qui devrait permettre à la compagnie d'augmenter de 35% ses bénéfices en 2005 et 2006.

Avec la hausse du pétrole, la mécanique est bien huilée : les bénéfices augmentent, les investissements dans de nouveaux puits sont possibles, la production s'accroit, le cours de l'action grimpe, et là, l'émission d'obligations convertibles et le paiement en actions dans de bonnes conditions rendent possible une facture de 460 millions de dollars pour s'acheter des réserves au Vénézuela et en Colombie.

La belle histoire de Maurel & Prom n'est sans doute pas terminée...

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Pour un sous-marin de plaisance et de poche

Je passe mon temps à suivre la vie des sociétés. Je passe donc aussi mon temps à m'interroger sur leur avenir, leur croissance, et à imaginer (de temps à autre) des débouchés possibles.

Quand j'observe le tissu des entreprises, je m'étonne moi-même des possibilités de métissage.

Voici un exemple, en France. D'un côté, je vois Bénéteau - incroyable réussite internationale dans la petite navigation de plaisance, avec des diversifications hors de l'eau : les voitures sans permis et les mobil home. De l'autre côté, je vois ECA et Cybernétix qui fabriquent (entre autres) en exemplaires uniques ou en très petites séries des véhicules sous-marin (inhabités, autonomes ou non) destinés à la surveillance militaire (anti mines) ou à la réparation pour le secteur de l'offshore pétrolier. Comment utiliser ces compétences, les faires évoluer et tromper la modicité et l'irrégularité des marchés de ces deux compagnies ?

Je me persuade qu'il existe un marché annuel potentiel pour quelques centaines à quelques milliers de sous-marins de plaisance et de poche( 4 places) - amphibie ou pas ?

Pourquoi ? D'abord, il y a une question de moyens financiers ! les plaisanciers s'offrent des bateaux qui coûtent des fortunes - certains "Rodriguez" valent dans les 20 millions d'euros...  Et d'un strict point de vue de plaisance, l'univers sous-marin, c'est tout de même fantastique... Pas pour la bronzette, c'est sûr, mais on peut y faire des rencontres... Les premiers clients seraient les centres touristiques balnéaires proposant des excursions sous-marines - ça serait autre chose que les bateaux "bulle".

Quel coût ? Classique, plus les séries s'allongent, plus les coûts baissent. Quelques centaines de milliers d'euros. A terme, 150 000 euros maximum!

Bénéteau a les moyens financiers et marketing pour financer un tel projet. ECA et Cybernétix ont les bases techniques.

Le gouvernement parle de "relancer les grands projets industriels". Je n'y crois pas trop : on ne lance pas comme ça, tous les jours, un TGV, le nucléaire, l'A380, les autoroutes, l'hydro-électricité... En revanche, faire du lobbying, passer des commandes de prototype pour des projets "petits ou moyens", ça oui, il peut le faire !

Non, je ne me prends ni pour Jules Vernes, ni pour James Bond.

Quelqu'un ici a-t-il un seul argument solide technique ou économique contre le sous-marin de plaisance et de poche ? Je demande à mon collègue du Blog Nautique de se pencher sur la question.

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eBay's Birthday

TheeconomistMon hebdo préféré (hormis sur les questions françaises et européennes où, là, l'anglosaxonnisme le rend trop subjectif) fait sa une sur eBay , pour son dixième anniversaire.

Et c'est vrai que la période 1995-2005 est idéale pour apprécier le phénomène internet. 1995, c'était le début des web compagnies, c'était avant la bulle ; 2005, les remous du krach internet sont dissipés, des firmes sont très rentables, l'usage de l'Internet dure, s'étend et, surtout, évolue...

A titre d'exemple d'improbables évolutions : les dirigeants d'Ebay n'avaient pas imaginé que 30% de leur chiffre d'affaires viendrait des ventes de voitures d'occasion. Ils ont découvert cette possibilité de vente lorsque des clients ont mis en vente leur voiture dans la section "Jouets-auto"...

Dans l'e-commerce plus qu'ailleurs, les clés du succès sont bien sûr l'écoute de la clientèle, la réactivité, mais aussi cette capacité à se réinventer, à sortir de son modèle d'origine. Chez Ebay, par exemple, 30% des ventes viennent de ventes à prix fixes (pas aux enchères !)

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Prix du pétrole, OPEP et théorie du "geste"

Les taux d'intérêt et le prix du pétrole sont deux des grandes "humeurs" qui animent les marchés financiers. Le manitou Greenspan et l'OPEP en sont les prédicateurs.

Si l'un se distingue par une pratique sophistiquée de l'expression verbale pour mener la politique monétaire, il semble que l'autre se dirige vers une politique pétrolière du "geste".

Oui, hier, l'OPEP (Organisation [Cartel] des pays exportateurs de pétrole) s'est dit prêt à faire un "geste" pour permettre au prix du baril de pétrole de baisser.

La seule perspective, le seul spectre du "geste" sont-ils de nature à constituer la politique de l'OPEP de régulation des prix en harmonie avec ses clients et le marché financier du pétrole ?

C'est à voir. Si d'aventure l'OPEP joignait le geste à la parole, alors là... En attendant, les prix du baril flirtent encore avec leurs plus hauts, et menacent de s'envoler à nouveau.

A quand un vrai G.E.S.T.E ? (Groupement pour une Energie Sociale, Technologique et Ecologique)

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Le plan Villepin pour l'emploi implique des privatisations

Sur 2006, le plan pour l'emploi du nouveau ancien gouvernement devrait coûter environ 4,5 milliards d'euros : allègements de charges, contrats d'accompagnement et d'avenir, exonérations à partir du dixième salarié...

Vu la conjoncture actuelle, le gouvernement peut difficilement compter sur un surplus de recettes fiscales.

Bien sûr, la décision de finalement maintenir l'entrée en bourse de Gaz de France (j'y reviendrai) avant les congés d'été est lié à ces questions budgétaires... Tant mieux ! Il faut pouvoir mettre des recettes en face des dépenses - même si les recettes sont ponctuelles...

Mais le gouvernement ira plus loin : EDF, Areva et surtout, ce qui a si bien fonctionner : l'exploitation des autoroutes ! Qu'il vendra au prix fort.

Pour un peu, la Française des jeux pourrait suivre (pas tout de suite en raison de ses statuts), et là, mieux vaudra être actionnaire que joueur !

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Renault a-t-il peur de sa Logan ?

La Logan, un phénomène de société ? Comme on pouvait s'y attendre en ces temps de recherche du discount à tout prix, le côté "ringard" de la Logan va séduire non seulement les budgets modestes, mais aussi les plus aisés.

C'est très rigolo de voir les modes : cette voiture n'est pas sexy, n'est pas branchée, et pour cette raison, elle devient le nec plus ultra - une sorte de Lada moderne du moment. La voiture occidentale qui venait de l'Est...

Côté finances, Renault (maison-mère de Dacia le constructeur) va tout faire pour endiguer le mouvement : car les marges sont comparativement faibles. Les concessionnaires vont freiner ! Mais il reste le web et pourquoi pas un voyage à l'Est, où elle est vendue 30% de moins qu'en France, à 5000 euros.

Je remarque d'ailleurs que l'action Renault marque le pas ces derniers jours, alors que le CAC 40 est au plus sur 3 ans. Mais si la Logan prend des parts de marché aux concurrents de Renault, et pas seulement à sa propre gamme, qui sait si le hard discount automobile ne sera pas payant pour l'actionnaire ?

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Le manitou Greenspan, Intel, Wall Street et les autres

L'écume des journées boursières européennes suit assez fidèlement une chaîne d'influence désormais classique.

Le manitou Greenspan parle (c'était le cas hier), à cela s'ajoute les résultats et perspectives d'un "groupe baromètre" d'un secteur important et par extension de l'ensemble des marchés (c'était le cas hier soir avec Intel et Wall Street) : et paf le chien, les marchés financiers européens ( et même asiatiques dans une moindre mesure) rebondissent (ou reculent) fidèlement.

Qu'a-t-il dit le manitou des marchés ? Presque as usual : l'économie va, l'inflation aussi, les taux aussi. Si bulle immobilère il y a, il ne s'agit que de certaines localités ; et donc, l'insoutenabilité locale des prix n'aura pas de conséquence macro-économique lorsqu'ils baisseront.

Et Intel ? A confirmé ce que les analystes avaient déjà anticipé : une légère révision à la hausse du chiffre d'affaires sur le trimestre en cours ainsi qu'une marge brute dans le haut de la fourchette précédemment annoncée.

Du coup, ST-Microelectronics s'érige ce matin, plus forte hausse du CAC 40.

Bonne journée...  Que l'écume des jours soit avec nous. Et attention à la température du bain d'Alan...

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Google : faut-il jouer les Warren Buffet ?

En moins de deux mois, l'action Google a gagné près de 50%. En moins d'un an, elle a fait fois 3 !

Question : faut-il malgré tout les garder en portefeuille, vaille que vaille, à la vie à la mort, selon la caricature méthodologique de l'investisseur au long cours Warren Buffet ?

Lui prendrait sans doute la poudre d'escampette sur ce type de valeur : l'action Google capitalise 190 fois les bénéfice par action 2005 et 55 fois le bénéfice estimé par le marché pour l'année en cours !

Mais sans sans compter sur l'énorme potentiel économique de cette entreprise.

Et pour une fois (je parle dans ce domaine des valeurs TMT), j'aurais tendance à dire oui, c'est une valeur à garder, malgré les inévitables secousses qui vont la toucher au cours des mois et des années qui viennent.

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Voir loin

Les banques et les compagnies d'assurances regorgent de plans d'épargne, de retraite complémentaires et autres PERP.

Entre 40 et 50 ans, vous êtes la cible privilégiée : 20 ans plus tard, c'est la retraite.

Je le dis : mieux vaut investir en direct pour se constituer un capital. Les rendements sont nécessairement plus élevés !

On me dit : j'ai pas le temps, c'est aux "pro" de faire ça.

Je rigole. Mon oeil !

Bon sang, pourquoi les français s'intéressent-ils si peu à l'économie et à la bourse ?

C'est si ludique. Ludique... Je me demande si je ne tiens pas avec ce mot la clé du succès des anglo-saxons dans le business... Pour eux, la vie économique est une culture du jeux - a serious game, avec certes ses inévitables dérives et aveuglements.

Ma conclusion : lorsque j'entends une société financière tenir une argumentation sur un placement à 20 ans, je me dis, ouf, tu vas enfin pouvoir parler de l'investissement à long terme - ce qui n'exclut pas le trading à court terme...

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Alstom, les derniers jour d'une "action centime"

En moins d'un mois, l'action Alstom a bondi de 30% - de 0,6 euro à 0,78 euro. L'air de rien (à cause de l'effet penny stock), ça fait beaucoup.

Visiblement, la direction du groupe en a assez que le marché du titre Alstom soit la cour de récréation des Hedge Funds et la cour des miracles et des désastres des apprentis traders (cf. le forum Alstom sur le site boursorama).

Les 5,5 milliards de titres seront donc divisés par 40 (une des résolutions lors de la prochaine assemblée générale).

Ainsi, le nominal des actions bondira de 0,35 euro à 14 euros.

Ceci étant, que les traders se rassurent, la volatilité du titre a encore de l'avenir...

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La forêt, le dernier cri financier ?

Pendant des années les sociétés forestières se plaignaient et les investisseurs dédaignaient les forêts.

Selon les chiffres de la société forestière de la CDC, le prix des forêts a encore progressé de 8% l'an dernier. Sur 6 ans, la hausse est de 52%. 107000 hectares ont été vendus en 2004, une progression de 15%.

Ce n'est évidemment pas le prix du bois lui-même qui explique ce mouvement, mais la hausse de l'immobilier et des terrains constructibles dans toutes les zones rurales.

Bientôt, on va entendre parler de déforestation dans ce pays.

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Boeing voit loin

L'avantage de l'industrie aéronautique, dont les cycles sont très longs, est qu'elle contraint les constructeurs mais surtout les investisseurs à allonger leur horizon...

Dans sa dernière "étude de marché", Boeing a révisé en hausse ses prévisions à 20 ans pour le marché des avions de ligne.

Pour la période 2005 à 2024, Boeing prévoit un marché total de 25700 appareils (contre 25000 auparavant, notez la précision à 20 ans...). La flotte mondiale bondirait de 16778 à 35300 avions.

Bref, une industrie en croissance certes lente, mais durable.

Comme déjà souligné dans ce blog, pour une fois, il semble que les équipementiers soient mieux placés que les constructeurs, eux-mêmes favorisés par rapport aux transporteurs. Boursièrement, je veux dire.

Sur l'eurolist, nous avons deux beaux équipementiers aéronautiques : Zodiac (x4 en 10 ans) et Latécoère (x4 en 10 ans)

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Pierre qui roule...

Le groupe Pierre & Vacances vient de diviser par deux ses perspectives de résultat en 2005. Un gros "profit warning" !

Que se passe-t-il ? Une augmentation des coûts fixes et une fréquentation léthargique.

Réponses du groupe : nous allons diminuer les coûts à raison de 15 millions d'euros à partir du prochain exercice 2005/2006. Et nous allons stimuler les ventes en direct via internet notamment vis-à-vis des étrangers, et élargir la clientèle en basse saison.

Le redressement de la profitabilité du groupe n'est pas gagné. Mais je pense que la chute de ce matin (-24%!) va devenir une opportunité d'investir à bon compte dans un groupe dynamique placée sur un marché porteur - le tourisme en France et en Europe.

La chute devrait reprendre pieds entre 50 et 60 euros.

Pas de précipitation, attendre peut-être plusieurs jours que les actionnaires choqués soient tous sortis.

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Le grand manitou s'interroge en public

Pourquoi le taux d'intérêt à 10 ans servi sur le T-bond est-il au plus bas à 3,9 %alors que le taux directeur américain a grimpé de 200 points de base, à 3%, depuis que la Réserve Fédérale a ré-amorçé un mouvement de hausse ?

La raison traditionnelle (et qui a fait ses preuves) : les investisseurs anticipent une détérioration prononcée de la conjoncture - de ce fait, à long terme, l'inflation est sous contrôle, et les taux à long terme baissent en deçà du taux à court terme.

Mais le grand manitou Greenspan a fait savoir qu'il n'y croyait pas vraiment.

Alors ? Plusieurs autres raisons.

L'épargne asiatique continue d'être abondante, et les obligations américaines font figure de valeur refuge, encore très rentables.

Les américains issuent du baby boom de 1945 préparent leurs retraites en arbitrant leurs actions pour des obligations.

Les politiques massives de rachats d'actions et de distribution de dividende signaleraient aux investisseurs que les actions sont un placement moins porteur que les obligations...

Les investisseurs ont tellement confiance dans la capacité des banques centrales à lutter contre l'inflation qu'elles anticipent son éradication définitive...

En attendant, alors que la politique monétaire américaine s'est durcie, les conditions monétaires qui déterminent le plus la conjoncture (emprunts à long terme), se sont assouplies, et le marché immobilier peut continuer à caracoler...

C'est bien ce qui inquiète le grand manitou. Et s'il fait part de ses soucis en public, c'est bien qu'il espère que les marchés y réfléchissent et trouvent eux-mêmes la solution à cette évolution bizarroïde...

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Haut-débit : le club des 4

Club-Internet avait été un des premiers (sinon le premier) à proposer l'ADSL en France.

Il a donc finalement décidé d'intégrer le groupe des dégroupeurs : Wanadoo, Free, 9 Telecom-Cegetel et Club-internet, le quatrième.

Pour cela, il va investir 500 millions d'euros (construction de son réseau, dépenses de communication).

C'est une bonne nouvelle pour l'usager : le marché va rester très compétitif, à commmencer par une offre ADSL2+ à 9,9 euros au cours des trois premiers mois, proposée par Club-Internet à partir du 20 juin.

Pour les fournisseurs d'accès à Internet, en revanche, la pression sur les marges subsiste. Mais y de la marge..! Suffit de voir les résultats de Free...

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General Motors vise le bas régime

Fin avril, je me demandais si General Motors pouvait faire faillite ?

L'annonce, à l'occasion de l'assemblée générale, d'un plan de suppression de 25 000 postes d'ici 2008, ne résoud pas le problème de fond auquel est confronté le numéro 1 mondial (et par extension la plupart des constructeurs américains) : un diabolique effet de ciseaux entre la baisse des ventes de voitures et le fardeau fixe des retraites et des dépanses de santé.

La seule issue décisive sera de renégocier avec les syndicats une diminution de ce fardeau, décidé en 1999 (dépenses de santé) alors que les constructeurs étaient dans une situation bien meilleure.

Cette annonce n'a d'ailleurs pas fait s'envoler l'action hier.

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Lafuma à horizon 2010

Je reviens sur Lafuma pour livrer un simple calcul.

Le nouveau groupe Lafuma-Oxbow veut doubler de taille dans les cinq ans par croissance organique, donc atteindre 500 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2010. La direction vise des marges d'exploitation et nette supérieures à 10% et 5%, soit 50 et 25 millions d'euros.

Je fais deux hypothèses : le nombre d'actions en circulation ne va pas progresser (il s'agit de croissance organique et je rappelle qu'Owbow a été acquis via l'endettement) ; le multiple de capitalisation des bénéfices sera en 2010 le même que celui appliqué actuellement sur ses bénéfices 2004 (c'est très conservateur pour un groupe qui aura aligné 5 années de croissance rentable...)

En 2010, le cours de Lafuma serait ainsi de 232 euros..! Une révolution par rapport à ces cinq dernières années...

Extravagant ? Non. En revanche, comment le groupe va-til s'y prendre pour doubler l'activité de chacune de ses marques Lafuma, Oxbow, Millet et Le Chameau ? Augmenter le nombre de points de vente et se développer en Asie.

Pas évident l'Asie... Etablir la notoriété de marques coûte très cher. Pas évident pour un groupe qui très petit comparé à Quicksilver ou Puma.

D'une façon générale, je crois que les PME cotées et tournées vers le grand public avec des produits "style de vie" devraient davantage explorer les synergies possibles entre actionnaires et clients. Exemple : attribuer des actions gratuites aux bons clients (c'est tout de même mieux que de racheter des actions pour les détruire), accorder des réductions sur les produits aux actionnaires fidèles (c'est un frein puissant contre la baisse de l'action)...

En conclusion provisoire, je dirai que pour un investisseur à long terme, l'objectif économique et boursier est crédible.

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Pernod-Ricard en tête du palmarès

Pernod-Ricard vient d'écarter un concurrent à la surenchère sur Allied Domecq : le n°1 mondial des vins & spiritueux Diageo, avec lequel le français s'est entendu pour lui rétrocéder pour 774 millions d'euros le whyskey Bushmills et une partie des vins néo-zélandais Montana.

Jolie manoeuvre ! Non seulement cela réduit le risque de surenchère destructrice de valeur dans un jeu à trois, mais en outre Pernod se dote d'un surplus de moyens financiers pour monter son prix d'offre au cas où Constellation Brands lancerait une offre indépendante sur Allied Domecq.

Du coup, l'action s'est à nouveau envolée, hier, à 131,5 euros.

A l'instar de Vinci (valeur délaissée durant les années de monomanie TMT), Pernod-Ricard signe donc sur ces 5 dernières années le plus beau parcours boursiers parmi les valeurs du CAC 40.

Quelle erreur de n'avoir pas suivi début avril !

Mais... mieux vaut rater une hausse que d'encaisser une baisse, non ?

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Le destin des fabricants de portables (2)

Et deux trois ! Ericsson avec Sony, Alcatel avec le chinois TCL et enfin Siemens avec le groupe taïwanais BenQ. Et j'ajoute aussi : depuis 2001, le chinois CEC produit les portables de marque Philips (moins de 1% du marché mondial).

Siemens coupe donc aussi ses pertes fleuves (1 million d'euros par jour dit-on).

Le destin des fabricants de portables européens est de lâcher cette industrie.

Evidemment, Nokia est la grande exception (et Motorola aux USA). Tandis que Sagem. Son mariage avec Snecma lui permet de diluer la baisse très nette de cette activité - visible dans les comptes du premier trimestre 2005.

Comment Sagem va-t-il réagir ? Une chose est certaine : il ne pourra pas consolider le marché, comme il l'a fait en Europe avec les fax. Pour le reste, il va tenter d'intégrer sa technologie de biométrie, mais dans les applications multimédia, je ne le vois pas surnager face aux géants asiatiques.

Va-t-il suivre l'exemple de Wavecom, qui a abandonné les radio modules grand public pour se consacrer aux applications verticales "Machinetomachine" ?

Les rumeurs de rachat de Wavecom par Sagem sont un peu la tarte à la crème financière, mais...

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Free et la TV ADSL, je rigole

Oui, je rigole lorsque je vois le groupe TPS adresser des sommations à Free pour diffuser les programmes du bouquet TPSL via sa Freebox.

Parce que, il y a 6 mois, c'était l'inverse : Free demandait instamment à TF1 et M6 de pouvoir diffuser en ADSL leurs programmes diffusés en hertzien...

Les situations se retournent vite.

Free fait savoir à TPS qu'il est prêt à diffuser TPSL au même titre que le bouquet CanalSat DSL, à condition que les programmes de M6 et TF1 le soient également.

C'est que les abonnements à la TV ADSL deviennent un véritable enjeu économique : Ma Ligne TV de France Télécom compte 125 000 abonnés, Free TV 96 000 abonnés à une offre payante et 9 TV, 20 000 abonnés à une offre également payante (source Les Echos du jour).

En attendant, l'action Free flirte avec ses plus hauts.

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Biotech, ça bouge en Europe

Enfin un peu d'argent dans les biotechnologies en Europe !

Pas trop tôt... Aux Etats-Unis, le nombre de nouveaux médicaments issus de l'industrie biotech et acceptés par la "Food & Drug Administration"s est supérieur au nombre de nouveaux médicaments en provenance de la pharmacie traditionnelle... (Source Ernst & Young rapportée par The Economist).

La Compagnie Financière Edmond de Rothschild est en passe de constituer le plus gros fonds français spécialisé : 120 millions d'euros - et encore, il a fallu que le leader américain Amgen parraine l'ensemble avec 2 millions d'euros de mise pour décider les autres à suivre...

Ailleurs, la société danoise Topotarget compte lever une trentaine de millions d'euros à l'occasion de son introduction à la Bourse de Copenhague.

Je me garde de formuler des avis d'investissement sur ce secteur et ces valeurs actuellement. Je dois d'abord d'abord me replonger dans un bouquin spécialisé...

Sinon, y a toujours les graphes pour les flemmards...

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Du vif argent

Quicksilver, le tombeur de Skis Rossignol vient de publier des résultats trimestriels pour la quatorzième fois d'affilée supérieurs aux attentes.

L'annonce du rachat du français Skis Rossignol avait fait chuter le cours de 18 à 13 dollars, mais l'action est en passe de regagner le terrain perdu depuis lors - et sur 5 ans, le parcours est digne du "vif argent".

Comme Puma, Timberland et d'autres, Quicksilver surfe sur le succès des lignes de vêtements et d'accessoires "style de vie", pourvu que le marketing et le système de production soient au rendez-vous.

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Naturex conquiert les USA

Je me souviens, je me lamentais dans les années 1997-1998 que cette belle petite action traîne des pieds sur le Nouveau Marché.

Une fois encore, je me prends en flagrant délit d'impatience car elle a fini par décoller - la qualité finit par être reconnue !

Et hier, à l'annonce du rachat de la société américaine Pure World, l'action a bondi de 19% !

Avec Pure World (cotée au Nasdaq), Naturex double de taille : de 35 millions d'euros à 65 millions. Je rappelle que Naturex opère dans les essences naturelles (ex romarin) pour les industries de la nutrition, des cosmétiques et de la pharmacie.

Bien sûr, l'opération n'est pas sans risque : Naturex s'endette à presque ses fonds propres, le chiffre d'affaires de Pure World dépend à 50% d'un client et la société est pour le moment moins rentable que la petite française d'Avignon.

En tous cas, le marché apprécie, et comme pour l'opération Pernod-Ricard, le risque ne lui fait pas peur - un bon signe alors même que le rythme des introductions en bourse reste faiblard.

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Boeing reprend-il l'ascendant ?

Boing Dans son dernier numéro, The Economist analyse le retour de Boeing sur le devant de la scène commerciale. L'avionneur américain a, selon l'hebdo international, trouvé son salut après avoir enfin compris les vraies raisons de l'ascendant d'Airbus ces dernières années.

Il ne s'agit pas des subventions publiques mais d'une productivité supérieure, lui permettant d'être plus agressif sur les prix, et donc gagner des parts de marché avec les compagnies à bas coûts.

Boeing a réagi en faisant évoluer son process et ses chaînes de montage.

Boeing a donc appris du succès d'Airbus. Les commandes enregistrées depuis le début de l'année se montent à 265 appareils, contre 145 pour son grand rival européen.

En bourse, le titre Boeing a rattrapé son retard par rapport à EADS (Airbus), et sur 4 ans (avant la crise de l'aéronautique commerciale issue du 11 septembre 2001), les deux valeurs en sont exactement au même point.

Prochaine étape : le salon du Bourget...

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Vinci, du moins que rien à la cote d'amour

Un peu d'histoire boursière ne fait pas de mal - ça permet de mettre en perspective la vanité des modes boursières.

Vinci était la partie "construction & travaux publics" de l'ancienne Générale des Eaux. C'était "le lot" dont Jean-Marie Messier (alors PDG de l'ex Générale des Eaux) voulait se défaire au plus vite car elle plombait les ratios boursiers du futur Vivendi Universal. Faut reconnaître tout de même que Vinci avait laminé les comptes de l'ex Générale des Eaux, en raison des pertes issues de la crise immobilière du début des années 90...

M'enfin Bouygues n'a pas cédé ses activités de construction, et il s'en est pas mal sorti.

Moyennant quoi, aujourd'hui, l'action Vinci est une des stars du CAC 40 : elle ne cesse de battre ses records, et le titre a été multiplié par 6 depuis son indépendance en 1997.

Il s'agit de la meilleure performance du CAC 40 sur cette période.

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L'étau des taux ?

Ahurissant de constater le quasi consensus dans les milieux politiques pour dénoncer l'immobilisme de la Banque Centrale Européenne - pensez ! ça fait deux ans qu'elle ne fait rien avec des taux immobiles à 2% alors que la conjoncture s'enlise...

On veut des baisses, répètent-ils. Mais que veulent-ils ? Qu'on tombe dans la "trappe à liquidités", à la japonaise ? La "trappe à liquidités" ? En résumé, cela veut dire que plus les taux baissent, moins cette baisse n'a d'effet réel (et plus des bulles peuvent se former).

Je rappelle tout de même que les taux à long terme dans la zone euro sont au plus bas sur un siècle, et que l'inflation se situe à 2% environ.

Or ce sont bien ces taux-là qui ont le plus d'impact sur la conjoncture réelle (consommation et investissement des ménages) et pas le taux de refinancement des banques.

A 3,2%, le taux à long terme est incroyablement accommodant pour les crédits... à long terme. A leur avis, pourquoi le  boom du marché immobilier dure-t-il ?

Vive l'euro !

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Bercy a besoin de sous !

En douce ce week-end, mais à grande vitesse, le ministère de l'économie a décidé de placer "dans le public" 6 à 8 % du capital de France Télécom, soit environ 3,3 milliards d'euros qui vont rentrer dans les caisses publiques.

La part de l'Etat va donc descendre juste au-dessus de la minorité de blocage, entre 33 et 35% du capital.

Dans l'absolu, ce n'est pas une bonne opération patrimoniale pour l'Etat. Je rappelle que la première tranche de privatisation, en 1997, avait été menée à un cours plus élevé.

Privatiser GDF aurait été plus efficient - cela avait été prévu pour mai jusqu'à ce que l'affaire du référendum européen ne dissuade le gouvernement.

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Rendement et croissance, le pied

Trader Classified Media (annonces classées) annonce coup sur coup avoir négocié une ligne de crédit de 750 millions d'euros et verser 60 millions d'euros en dividendes pour 2005.

60 millions d'euros, ça donne 0,63 euro par action, et plus de 5% de rendement au cours actuel. A recevoir d'ici fin juin.

John MacBain, le fondateur déclare vouloir assurer un rendement annuel régulier de 5%...

J'applaudis, car dans le même temps, la nouvelle ligne de crédit doit servir à accélérer la croissance - notamment en Chine.

Si le cours de bourse monte et que le rendement reste à 5%, clap, clap !

Trader Classified Media me paraît un assez bon plan d'investissement - partant aussi du fait que le 1er actionnaire (MacBain avec 75% du capital) est personnellement endetté.

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Le café qui rend millionnaire

Starbucks fait rêver tous les investisseurs, petits et grands : une activité facile à comprendre (un chaîne américaine de "Cafés"), peu risquée a priori et un parcours boursier assez fulgurant depuis sa cotation en bourse en 1992 : x 28.

En treize années, 10 000 dollars investis valent aujourd'hui 280 000 dollars.

Ce type de succès est spécifique aux Etats-Unis, où l'étendue du territoire, l'importance de la population et la culture business du développement en chaîne permettent ce genre d'aventure, somme tout très banale et mécanique. En Chine, peut-être que de telles histoires seront possibles.

Eh oui, l'investisseur doit toujours garder un oeil sur les US et en jeter un autre vers la Chine.

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Thomson et Alcatel..?

Dans son édition du jour, La Tribune envisage l'hypothèse d'un rapprochement entre Thomson et Alcatel...

Tout est possible, j'ai déjà vu plus improbable. Mais je n'y crois pas.

Pourquoi un tel scénario ? Parce que Thomson concurrencerait de plus en plus les équipementiers télécoms à la fois dans les équipements terminaux (modems...) que dans certains équipements multimedia pour opérateurs en télécommunications.

Le chevauchement me semble tout de même marginal... Et surtout, Thomson prendrait un grand risque à diluer sa stratégie dans celle d'un groupe dont la propre stratégie à 5 ans est assez illisible et dont la puissance financière est insuffisante.

Les cours de bourse des deux actions ont évolué de façon opposée : Thomson en forte hausse, Alcatel en forte baisse. Je suppose que les actionnaires de Thomson n'apprécieraient pas ce genre d'initiative...

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Lafuma peut grimper

Cela y est, c'est sûr, Oxbow est rachetée par Lafuma.

Ma question : le titre Lafuma va-t-il bénéficier d'une prime de rareté, le groupe restant l'unique groupe de vêtements et accessoires "style de vie" coté sur le compartiment français de l'eurolist ? Ou, au contraire, sa solitude va-t-elle peser sur son évaluation ? Pas de risque, c'est un secteur assez chaud en bourse (voir Quicksilver).

D'ailleurs, le titre Lafuma monte ce matin après l'annonce de l'achat définitif : 3% !

Et la société de bourse Portzamparc fixe comme objectif 80 à 100 euros, à court et moyen terme.

Je compte aussi sur les prédateurs pour soutenir le cours.

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La Logan, un phénomène de société ?

Le cours de bourse de Renault est à son plus haut depuis sa privatisation.

L'arrivée de la Logan en France va-t-elle le pousser plus haut ?

Avant-même son arrivée officielle en France, certains conducteurs l'ont déjà acquise via des importateurs indépendants, et semblent très contents tant du prix que de la voiture elle-même.

Dans une conjoncture où le "discount" d'une façon générale est largement recherché, cette logan a les moyens, si j'ose dire,  d'être un phénomène de société. Elle n'est pas très moderne, n' a rien d'avant-gardiste, et c'est bien cela la nouveauté. Une certaine "ringardise" pourrait être son meilleur atout...

Va-t-elle canibaliser les autres modèles de chez Renault, Clio, Modus et Mégane, dont les prix de vente et les marges sont plus élevés ?

La Logan, une voiture familiale à haut risque financier...

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Vive l'euro !

Hier, la banque centrale européenne a maintenu son taux de refinancement à 2%, inchangé depuis 2 ans.

Certains attribuent à son immobilisme la morosité économique de la zone euro, spécialement en Allemagne, en Italie, en France et aux Pays-Bas. C'est la ritournelle.

Et par extension, certains attribuent à l'Europe tous nos maux.

J'ai même entendu à la TV une femme réclamant le retour du Franc dans son porte-monnaie. Et pourquoi pas de l'ancien Franc ?

Mon avis : la BCE est un îlot de stabilité, monétaire et... politique.

On lui reproche de ne pas aider à la croissance et à l'emploi, comme aux Etats-Unis. Comment le pourrait-elle ? Il faudrait pour cela que l'Europe soit un Etat fédéral... Et plus l'Europe s'élargit vite, moins elle pourra jouer un rôle autre que celui qui est le sien actuellement.

On lui reproche, pour être concret, de ne pas abaisser son taux. Oublie-t-on que les taux réels à long terme sont bas ? Oublie-t-on que les prix de l'immobilier en Europe sont très élevés, et qu'une baisse des taux ne ferait qu'attiser une bulle immobilère ?

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eBay se diversifie

eBay va sortir 620 millions de dollars pour acheter 100 millions de dollars de chiffre d'affaires et 12 millions de bénéfices supplémentaires - des chiffres à comparer avec ceux d'eBay : 3,3 milliards de dollars pour un résultat de 780 millions.

De quoi s'agit-il ? eBay rachète Shopping.com  (un comparateur de prix sur Internet) avec une prime de 20 % sur le dernier cours de bourse. Pourquoi faire ? eBay dit que cela aidera ses acheteurs et ses vendeurs (sur eBay) en leur fournissant des informations utiles.

Mais eBay pâtit d'un ralentissment de sa croissance au moment où ses développements en Chine se font attendre. Shopping.com est donc aussi une diversification, dont le potentiel économique est à la mesure du traffic et des ventes induits sur les sites marchands par les sites de comparaison de prix.

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La hausse périlleuse du CAC 40

L'envolée du CAC 40 en pointe jusqu'à 4200 points n'est pas réellement due à la chute de l'euro, qui s'est accélérée depuis lundi. Car cette chute est le signe d'un affaiblissement politique et économique - comme en témoigne les séances hésitantes de lundi et mardi.

Hier, en quelques minutes, les indices européens ont gagné 1% suite à la publication d'une statistique américaine et à une petite phrase relative à la politique monétaire américaine.

A mon sens, ces causes (presque insignifiantes) peuvent être renversées d'un instant à l'autre.

Pourtant, c'est vrai, comme j'avais dis ici le 1er avril, les grandes valeurs européennes ne sont pas chères - surtout relativement aux obligations.

Mais je considère que les "conditions" ne sont pas réunies pour que cette faible valorisation se résorbe.

Alors ? Wall Street est à la hausse, trop content que l'Europe s'affaiblisse. Et la saison n'est pas non plus aux grandes chutes. Eh oui, c'est une tradition, les orages boursiers les plus violents commencent souvent l'été...

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l'action EADS bat de l'aile

Comme souligné le 10 mai (l'action ne décolle plus), l'action EADS est parvenue a grapillé quelques % ces dernières temps - principalement grâce à la chute de l'euro.

Mais dans la durée, elle ne monte plus.

L'annonce de retard d'environ 6 mois dans les livraisons des premiers Airbus A380 introduit un malaise supplémentaire : d'une part, les risques de dommages et intérêts ne sont pas négligeables, d'autre part cela dissuade les compagnies aérienne de commander rapidement de nouveaux appareils - à moins qu'Airbus ne consente d'importants rabais, qui sont autant de risques financiers en plus.

Reste le Salon du Bourget pourrait -et ses éventuelles bonnes nouvelles- et la chute de l'euro.

C'est un filet de sécurité, mais pas un soutien de hausse.

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Tombée dans un ravin

La bourse ne rigole pas avec les valeurs cycliques, dont les cycles de bénéfices sont étroitement liés au prix d'une matière première.

En moins de deux ans, le titre de CFF Recycling (Compagnie Française des Ferrailles) avait été multiplié par près de 6, avec la hausse du prix de vente des ferrailles recyclées. En une séance (hier), le titre a chuté de 21% avec l'annonce de la diminution des volumes et des prix de vente au cours du premier trimestre 2005.

Même si le mouvement paraît disproportionné, je crois que le trend haussier est là vraiment cassé.

Tenter un rebond me semble inopportun - l'espérance de gain (pondérée par le risque de baisse) est faible.

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La route est droite, la pente raide

Le groupe de travaux publics Eiffage (viaduc de Millau) diversifié dans l'exploitation de parking  était sur la sellette boursière hier, avec des rumeurs persistantes -bien que fermement démenties- de l'intérêt de l'espagnol FCC pour le groupe français.

Du coup, l'action Eiffage a dépassé ses plus hauts historiques, au-delà de 65 euros. Et si je me retourne sur son parcours boursier depuis ses plus bas de 1997, l'altitude est impressionnante avec une multiplication par 7. Pourtant, l'action reste très abordable à 12 fois les bénéfices de l'année 2004.

Le groupe Eiffage compte lui-même procéder à des acquisitions. La direction va peut-être mettre les bouchées double pour rendre plus difficile, justement, une OPA.

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Les ailes et les chaussures du Puma

La success story Puma va-t-elle se poursuivre ?

Le cours a rebondi de 10% ces derniers temps. Voir les notes Je vote pour les actionnaires de Puma et la chasse au Puma pour se saisir du contexte.

J'y crois assez. Et j'attends avec impatience l'annonce du nouveau plan d'attaque en juin.

Des indications : l'esprit sportif va tout faire pour sortir du milieu sportif. Dans un registre voisin : les meilleurs clients des 4x4 ne sont pas les gens qui font du 4x4, mais des citadins pollueurs qui ont du mal à garer leur véhicule... J'y reviens : Puma lancera au printemps 2006 une collection de chaussures "de sport" pour hommes et pour femmes, créée par le styliste anglais Alexander McQueen.

Allez, pas de malaise, ici c'est un blog de Finance.

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Alstom, hausse à grande vitesse ?

Cash, désendettement et commandes sont sortis supérieurs aux attentes du marché.

D'où le bond de 7%, hier, de la valeur dans de gros volumes (200 millions de titres).

L'amélioration tendancielle du sort d'Alstom fait dire à son PDG qu'Alstom n'a "besoin de personne". Mais le groupe a pour obligation (Bruxelles) de nouer des partenariats industriels et capitalistiques dans les 4 ans.

Son dilemme est alors le suivant : attendre le plus possible en souhaitant que son redressement lui permette de mieux négocier ses rapprochements, mais risquer alors de rater de grands appels d'offres - en particulier dans le domaine des trains à grande vitesse.

Une union avec Siemens dans ce domaine diminuerait ce risque.

Boursiers, suivez la tendance.

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L'euro après le "non"

Erreur de ma part : je pensais en fin de semaine dernière que la probabilité du "non" au référendum français était largement intégrée dans le cours de l'euro face au dollar.

Sur le fait accompli, l'euro a encore baissé de 1,25 à 1,229 dollar.

Ce mouvement soutient (difficilement) depuis hier les marchés d'actions de la zone euro car les investisseurs considèrent les gains de compétitivité économique face au dollar.

Pour que cet "effet compétitivité" devient réel, la décrue de l'euro devra prendre place sur plusieurs mois - et ce n'est pas évident du tout ! Car le dollar est poussé à la baisse par les déséquilibres structurels de l'économie américaine...

Ceci dit, c'est une possibilité : si les investisseurs lèvent durablement le pied sur la zone euro (et donc deviennent vendeurs nets d'euros), la monnaie peut baisser. Mais ce serait le signe d'un désaveu politique et économique de cette zone, aussi l'évolution favorable des marchés actions n'est pas acquise, loin de là.

Un enlisement -bien ennuyeux- du CAC 40 entre 3900 et 4200 guette hélas traders et investisseurs...

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Vive la décentralisation !

Je trouve remarquable l'initiative de la "Caisse Régionale du Crédit Agricole d'Aquitaine" de lancer une augmentation de capital - cette opération publique s'adresse aux détenteurs actuels des CCI (Certificats Coopératifs d'Investissement) et aux autres. Au total, 609500 CCI peuvent être émis, soit une augmentation de 50% du capital... C'est ambitieux !

Moi qui me targue d'être un militant de la décentralisation économique, de l'investissement régional, local et de proximité, j'espère que cette opération incitera les autres caisses régionales à faire idem.

Et je me permets de rappeler que les parcours boursiers de ces 17 CCI liés à l'économie des régions n'ont pas à rougir... Ils s'avèrent être des placements sûrs.

En deux ans, le CCI d'Aquitaine a gagné 42%, auquel il faut ajouter un rendement d'environ 2,5% par an.

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Google m'épate

Google direction la lune !

Ma première note sur Google date du 22 avril, juste au moment de l'annonce des résultats trimestriels : en 45 jours, l'action a bondi de 200 dollars à 275 dollars, soit 37,5 % !

C'est vrai, le potentiel économique de cette entreprise paraît ENORME. La publicité sur le Net s'accroît et Google est bien parti pour en capter une part croissante.

Là, il me semble que l'investisseur ferait bien d'attendre un repli des valeurs technologiques (Nasdaq) pour tenter d'entrer sur Google dans de meilleures conditions d'achat...

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