Les marchés financiers sont tellement sous perfusion pétrolière que chacun s'interroge sur la répétition (?) de ce qui s'est passé depuis 8 jours : une hausse brutale au-delà de 60 dollars le baril de "light sweet crude" (quel sobriquet...) suivie d'une chute non moins brutale. Avec un haut-le-coeur en bourse.
L'élection présidentielle iranienne en a été le point névralgique, avec l'arrivée du maire de Téhéran, réputé ultra conservateur.
L'Iran, c'est tout de même le second producteur mondial de pétrole (après l'Arabie Saoudite) avec 13,3 % de la production (en mai) et 10% des réserves mondiales prouvées.
Naturel que les opérateurs se soient crispés - le gouvernement américain, qui voyait l'Iran comme une sorte de réservoir potentiel pour le terrorisme, a tout intérêt à modifier ses positions et prises de positions s'il ne veut pas provoquer une nouvelle envolée du pétrole.
C'est un des paramètres du dossier chaud de l'été...
Freelance.com met à la disposition des entreprises des indépendants en informatique, marketing et communication.
L'entreprise est une réussite : elle surfe sur la tendance des entreprises à vouloir externaliser une partie croissante de leurs activités non régulières.
Elle fonctionne un peu comme une agence d'intérim, mais sans agence, donc avec une structure de coûts fixes très basse. Toute la charge du risque financier de l'activité repose sur ses membres travailleurs indépendants.
Le business plan est séduisant : le chiffre d'affaires 2006 serait de 38 millions d'euros contre 26 en 2004, et le résultat bondirait à 1,6 million d'euros contre 240 000 euros l'an dernier. Si ces chiffres sont atteints, le prix de l'action (9 euros en milieu de fourchette) est raisonnable avec un multiple de capitalisation du bénéfice 2006 de 14. Je pense aussi que la société va attirer les convoitises de certaines grosses sociétés (Interim)
Evidemment, c'est un investissement risqué - mais il s'agit d'une introduction en bourse très cohérente avec les incitations fiscales en faveur de l'Alternext.
Pas inutile de suivre la politique de gestion de portefeuille des établissements réputés, comme la Financière de l'Echiquier.
Cette société de gestion de portefeuille a récemment annoncé avoir franchi les seuils de 5% du capital des sociétés Exacompta Clairefontaire (papéterie), Securidev (serrures) et 10% du capital de Lectra (tables de découpe dans la confection) et Evialis (alimentation animale).
A l'exception de Lectra, il s'agit de valeurs d'actifs ("value"), raisonnablement valorisées et qui, vraisemblablement, ferait l'objet de rapporchement avec d'autres entreprises dans les années à venir.
Que se passe-t-il sur l'action Bonduelle, en chute de 10% ces dernières séances ?
(Je ne cache que je l'espérais : que l'action finisse par redevenir vraiment intéressante à l'achat..!)
La direction a fait savoir que l'activité au cours du semestre en cours aurait du mal à rattraper la contreperformance enregistrée sur le semestre précédent.
Et la canicule ? Oui, c'est un risque pour la qualité et la quantité des récoltes (voir en 2003).
Alors là, justement, il faut savoir séparer le conjoncturel du structurel. Les "fondamentaux" (le groupe et ses marchés) sont favorables à long terme. Plus l'action baissera, plus l'opportunité d'achat sera grande. Ne pas se presser pour acheter, mais suivre de près la valeur.
Pour des épousailles Danone Bonduelle
Sur son secteur -le conseil technologique- l'action d'Altran était la plus brillante : elle est devenue la plus terne à force "d'affaires internes" et de contre-performances dans les opérations.
Le graphe sur 10 ans à quelque chose de monstrueux.
Evidemment, enfin, le groupe cherche à faire disparaître ce passé souffreteux. Le nouveau patron (ex PDG de Microsoft France) est en train de mettre au point un régime de 40 à 60 millions d'euros d'économies annuelles (rationalisations au sein de la nébuleuse des 200 filiales)- soit 3 à 4 points de marge d'exploitation.
Cela va prendre du temps, mais si cet objectif est atteint, l'action est sous-évaluée aujourd'hui...
Le parcours boursier de France Télécom depuis 2 ans est très lassant : la tendance haussière a été rompue, l'action a navigué entre 19 et 25 euros et baissote depuis le début 2005.
Le plan 2008 de France Télécom est-il de nature à changer la donne ? On pourrait le croire : ce matin, l'action bondit dans de gros volumes. Mais Je n'en suis pas convaincu.
Tout simplement, France Télécom redevient une valeur de rendement (c'est très logique) : l'annonce d'un dividende de 1 euro, l'an prochain, fait ressortir le rendement à 4,3% au cours actuel. Il est donc normal que l'action s'ajuste vers le rendement sans risque de référence : celui de l'obligation d'Etat à 10 ans (3,15%).
Par ailleurs, la poursuite de la réduction de l'endettement doit améliorer le profil défensif de la valeur et, à ce titre, autoriser des multiples de capitalisation plus élevés.
L'un dans l'autre, la valeur pourrait dépasser ses plus hauts depuis 2 ans (25 euros) et tendre vers les 30 euros. C'est un scénario plausible, à condition que le CAC 40 reste sur sa tendance haussière.
Dans les télécoms, mes préférences vont vers Mobistar (filiale de France Télécom), Maroc Telecom (filiale de Vivendi) et Telefonica.
Mieux vaut-il un groupe sans patron mais avec un actionnaire (minoritaire) de référence ou un groupe avec patron mais sans actionnaire de poids ?
Havas se retrouve donc sans patron : Dru, le pressenti de Bolloré reste là où il était, à la tête de TBWA Worldwide (Omnicom).
Oh, ce n'est pas si grave : des managers et des créatifs de chez Havas vont partir chez des concurrents, des clients vont s'inquiéter, l'action va valser quelques temps jusqu'à que Bolloré se renforce au capital ou vende.
Je déconseille d'acheter aujourd'hui l'action devenue imprévisible. Mieux vaut donc éviter aussi de spéculer sur une baisse durable. Bref, rester à l'écart, observer cette société qui se donne en spectacle.
La success story Bénéteau me fait rêver. Oh ce n'est que je sois plaisancier (en fait, je préférerais naviguer sous l'eau), c'est plutôt sa plaisance boursière qui m'impressionne...
Entreprise en situation très difficile au milieu des années 90 dans un secteur non moins difficile, Bénéteau est devenu leader mondial de la petite plaisance, et son cours de bourse est passé de 3 euros (à peine) en 1995 à 70 euros en 2000. Après, chute, et il a fallu attendre février 2005 pour que l'action retrouve presque son niveau de 2000.
Que s'est-il passé ces cinq dernières années, alors que le chiffre d'affaires a augmenté de 60% ? D'abord l'éclatement de la bulle internet, puis le 11 septembre 2001 (action divisée par trois rapido) et enfin, en 2002 et 2003, une baisse des marges d'exploitation.
Donc, pour le moment, alors que groupe continue, trimestre après trimestre, a sortir de la croissance, l'action plafonne...
Avec Google, une chronique quotidienne ne serait pas de trop.
Je tiens juste à signaler ce matin un petit fait : hier, après avoir signé un plus haut historique en cours de séance, à 309,25 dollars, après une quinzaine de jours de hausse, la valeur s'est retournée pour finir en légère baisse, de 0,69%, à 302 dollars... au moment même où Wall Street et les valeurs technologiques se reprenaient fortement.
Est-ce un signe de prudence ? Oui ! Malgré les objectifs boursiers plus élevés de certains courtiers (360 dollars pour Citicorp)... L'action pourrait marquer le pas d'ici le 21 juillet (publication des résultats du premier semestre).
Les marchés (actions et obligations) sont actuellement à la merci des variations insensées et nerveusement spéculatives du prix du pétrole.
Hier, le cours du pétrole a viré de bord brutalement avec une chute de près de 4% du prix du baril.
Du coup, Wall Street a rebondi puissamment - le Dow Jones a sorti son plus gros gain en six semaines après avoir connu sa plus plus forte chute en 8 semaines, jeudi dernier.
Un indice de confiance des consommateurs (mois de juin) est sorti au plus haut sur 3 ans, meilleur qu'attendu. Cela a aussi contribué à cette vague de rachats.
Voir aujourd'hui si ce même indice Dow Jones refranchit à la hausse ses moyennes mobiles longues à 150 et 200 jours - ce que j'appelle leurs cordes raides.
Avec la période des annonces de résultats semestriels (et des prévisions) des entreprises, Wall Street pourrait changer de maître en juillet, et regarder de plus près les "fondamentaux" : activité, résultat, perspectives.


