Je passe mon temps à suivre la vie des sociétés. Je passe donc aussi mon temps à m'interroger sur leur avenir, leur croissance, et à imaginer (de temps à autre) des débouchés possibles.
Quand j'observe le tissu des entreprises, je m'étonne moi-même des possibilités de métissage.
Voici un exemple, en France. D'un côté, je vois Bénéteau - incroyable réussite internationale dans la petite navigation de plaisance, avec des diversifications hors de l'eau : les voitures sans permis et les mobil home. De l'autre côté, je vois ECA et Cybernétix qui fabriquent (entre autres) en exemplaires uniques ou en très petites séries des véhicules sous-marin (inhabités, autonomes ou non) destinés à la surveillance militaire (anti mines) ou à la réparation pour le secteur de l'offshore pétrolier. Comment utiliser ces compétences, les faires évoluer et tromper la modicité et l'irrégularité des marchés de ces deux compagnies ?
Je me persuade qu'il existe un marché annuel potentiel pour quelques centaines à quelques milliers de sous-marins de plaisance et de poche( 4 places) - amphibie ou pas ?
Pourquoi ? D'abord, il y a une question de moyens financiers ! les plaisanciers s'offrent des bateaux qui coûtent des fortunes - certains "Rodriguez" valent dans les 20 millions d'euros... Et d'un strict point de vue de plaisance, l'univers sous-marin, c'est tout de même fantastique... Pas pour la bronzette, c'est sûr, mais on peut y faire des rencontres... Les premiers clients seraient les centres touristiques balnéaires proposant des excursions sous-marines - ça serait autre chose que les bateaux "bulle".
Quel coût ? Classique, plus les séries s'allongent, plus les coûts baissent. Quelques centaines de milliers d'euros. A terme, 150 000 euros maximum!
Bénéteau a les moyens financiers et marketing pour financer un tel projet. ECA et Cybernétix ont les bases techniques.
Le gouvernement parle de "relancer les grands projets industriels". Je n'y crois pas trop : on ne lance pas comme ça, tous les jours, un TGV, le nucléaire, l'A380, les autoroutes, l'hydro-électricité... En revanche, faire du lobbying, passer des commandes de prototype pour des projets "petits ou moyens", ça oui, il peut le faire !
Non, je ne me prends ni pour Jules Vernes, ni pour James Bond.
Quelqu'un ici a-t-il un seul argument solide technique ou économique contre le sous-marin de plaisance et de poche ? Je demande à mon collègue du Blog Nautique de se pencher sur la question.
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