Quand j'écris que le transport aérien est un secteur ingrat, je sous-estime encore ses difficultés : selon l'association du transport aérien international, la perte annuelle globale du secteur en 2005 s'élèverait à 6 milliards de dollars (contre 5,5 précédemment annoncé).
Déjà l'an dernier, le secteur était en perte de 4,8 milliards de dollars - les compagnies américaines flirtant avec la faillite.
La généralisation des nouvelles technologies (billets électroniques, bagages avec étiquettes à radio-fréquence...) pourraient générer, justement, environ 6 milliards d'économies d'ici 2 années. Mais c'est insuffisant pour un secteur de 400 milliards de chiffre d'affaires. Comment peut-on être à la fois un secteur structurellement fragile et porteur de croissance économique générale ?
Je n'ai pas la réponse.
En bourse, le secteur ne peut être qu'un investissement transitoire... Jouer un redressement... voire une chute le cas échéant...
Pendant ce temps-là, les constructeurs (Airbus, Boing, Embraer...) et équipementiers aéronautiques (Latécoère en France) caracolent. Méfiance. Prudence.

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