Articles parus en mai 2005

Le blog finance recrute

recruitment.jpgVous êtes passionné d'analyse technique, incollable sur les hedge funds, expert en devises ou en matière première ? Vous maitrisez la dette émise en monnaie souveraine sur plus de 2 continents et l'econométrie est votre principal hobby ? Vous êtes tout cela à la fois ou au contraire rien de cela mais estimez avoir un point de vue et êtes prêt à en débattre? Le blog finance est toujours à l'écoute de sa communauté, rejoignez la communauté des auteurs du blogfinance.com! Pour cela, merci de nous faire parvenir un mail ici en nous indiquant vos motivations.

Connais-toi toi-même et le marché t'aidera (6)

Ce qui suit peut sembler en contradiction avec ce qui précède... Connais-toi toi-même et le marché t'aidera (5).

Mais l'univers boursier est un noeud de contradictions avec lequel il faut en permanence frayer.

Toujours plus...

L'avidité devient un vilain défaut dès lors qu'elle fait perdre sa lucidité à l'opérateur. Pour s'en prémunir, une solution méthodique consiste à prendre ses bénéfices dès que la position est gagnante de x%.

Le syndrome du joli coup...

Attention à ne pas se laisser griser par le joli coup de bourse, celui qui donne trop confiance en soi, remplit de suffisance, fait aimer exagérément le risque, prendre des positions mal soupesées et commettre des erreurs. Avoir réalisé un joli coup exige de renforcer son attention juste après, ne pas se déconcentrer. Par prudence, mieux vaut laisser un peu de temps s'écouler avant d'entreprendre une nouvelle opération.

L'argent coupable...

L'argent facile peut provoquer un sentiment de culpabilité chez le spéculateur. Cela a l'air bête, mais aux dires des coach des salles de marchés américaines, c'est un sentiment répandu parmi les jeunes traders, qui brident leurs capacités de gain - un défaut relativement mineur...

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Connais-toi toi-même et le marché t'aidera (5)

Chez les gérants de portefeuille, il y a souvent les "bons acheteurs" et les "bons vendeurs" - qui ne sont pas les mêmes !

Et avec un peu d'introspection, je suis là du coeur des opérations boursières. Il est impossible d'acheter et de vendre objectivement au meilleur moment. Ce n'est qu'après coup que le meilleur moment a eu lieu.

En revanche, chaque trader peut lutter contre ces biais psychiques qui poussent à être "acheteur précoce" et "vendeur précoce".

Acheteur précoce...

Qui n'a jamais craint de rater une hausse ? La peur de rater le départ... Le souvenir d'avoir manquer une belle hausse... La précipitation, qui comme dans de nombreux sports, est très mauvaise conseillère... Or le plus souvent lorsqu'un titre baisse, il n'a pas fini de baisser ! il peut aussi végéter durant des mois, voire même des années... Ainsi, hormis le cas où le marché du titre est peu étoffé (certaines petites valeurs), et où il faut donc du temps pour constituer une importante position, rien n'excuse d'être atteint du travers de "l'acheteur précoce".

Le vendeur précoce...

Le manque de confiance en soi explique la propension de nombreux opérateurs à prendre ses bénéfices dès qu'ils apparaissent. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras dit le proverbe populaire. La rémunération n'est donc pas à la hauteur des risques pris et encourus.

Ce n'est pas seulement le manque de confiance en soi : c'est aussi ne pas croire à la persistance d'un mouvement, oublier que plus un mouvement met du temps à se mettre en place, plus il est porté par son inertie - si j'ose dire.

Tenir la hausse (ou la baisse) est, je l'avoue, est exercice difficile pour un trader - d'autant plus difficile que la hausse ou la baisse devient extravagante, irrationnelle.

Je le redis : tenir sa position tant que le mouvement lui est favorable est pourtant la meilleure façon de battre les indices.

Les meilleurs traders tiennent bon. C'est très sportif !

Connais-toi toi-même et le marché t'aidera (4)

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Le conducteur américain, objet de convoitise

Décidément, les constructeurs automobiles asiatiques veulent le marché américain - et indirectement, la peau des constructeurs américains.

Après Hyundai, qui vient d'inaugurer une ligne de production aux Etats-Unis, le numéro 2 mondial Toyota annonce qu'il pourrait bâtir une nouvelle usine au Canada - déjà 6 usines en Amérique du Nord et peut-être une huitième d'ici 2010.

Produire là-bas, c'est bien sûr se protéger contre la baisse du dollar, mais c'est aussi le signe de la volonté de vendre davantage en Amérique du Nord.

Le marché du conducteur local va donc se durcir de plus en plus et les marges tendre à se réduire...

Dur dur d'être actionnaire de General Motors, Ford...

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Transport aérien : 6 milliards de dollars de pertes

Quand j'écris que le transport aérien est un secteur ingrat, je sous-estime encore ses difficultés : selon l'association du transport aérien international, la perte annuelle globale du secteur en 2005 s'élèverait à 6 milliards de dollars (contre 5,5 précédemment annoncé).

Déjà l'an dernier, le secteur était en perte de 4,8 milliards de dollars - les compagnies américaines flirtant avec la faillite.

La généralisation des nouvelles technologies (billets électroniques, bagages avec étiquettes à radio-fréquence...) pourraient générer, justement, environ 6 milliards d'économies d'ici 2 années. Mais c'est insuffisant pour un secteur de 400 milliards de chiffre d'affaires. Comment peut-on être à la fois un secteur structurellement fragile et porteur de croissance économique générale ?

Je n'ai pas la réponse.

En bourse, le secteur ne peut être qu'un investissement transitoire... Jouer un redressement... voire une chute le cas échéant...

Pendant ce temps-là, les constructeurs (Airbus, Boing, Embraer...) et équipementiers aéronautiques (Latécoère en France) caracolent. Méfiance. Prudence.

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M6, la petite chaîne qui monte encore

Ces derniers mois, les faveurs de la presse financière et des analystes allaient vers TF1 plutôt que vers M6. "On" jouait le leader, arguant que M6 était en panne de croissance et allait être dépassée par les événements TNT.

Or, en mai, M6 a gagné en audience (13,7% contre 12% en mai 2004) alors que TF1 en a perdu (31,7% contre 33% en mai 2004). L'évolution des recettes publicitaires semestrielles de M6 pourraient donc être moins défavorables que celles de TF1.

En plus, et cela je l'ai déjà écris ici, M6 est la chaîne la plus rentable du PAF et l'action qui offre le rendement le plus élevé.

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Biais baissier sur le CAC 40

A cette heure, il est dur d'évaluer l'impact du "non" français sur le CAC 40.

Je rappelle juste que les grandes gestions internationales raisonnent par continent ou sous-continent.

Il est vraisemblable que, globalement, elles lèvent le pied sur la zone euro, au profit des Amériques et des Asies.

En bref, la zone euro va se voir affubler, progressivement, d'une "prime de risque" supplémentaire - en l'occurence il s'agit d'une décote d'incertitude.

Si Wall Street reste haussier, cet effet négatif devrait se diluer, et n'être pas trop douloureux pour les portefeuilles d'actifs boursiers.

A court terme, le CAC 40 va-t-il marquer un double top en "M" graphique dans la zone 4130-4150 ? L'ouverture en baisse ce matin corrobore cette figure. Faut voir ce soir et demain. Je recommande la lecture de la note (purement graphique et technique) de mon collègue et camarade de laviefinanciere.com. Un retour du CAC 40 vers 3900-3950 est plausible.

Notes des 11 mai et 19 avril :

Les économistes et le "non"

Un "non" peut-il peser en bourse ?

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La SNCF perd son monopole aujourd'hui

Ce matin, une locomotive d'une filiale du groupe Veolia a circulé sur une ligne proche de la frontière allemande.

Il s'agit d'un essai avant le lancement le 13 juin de la première ligne privée de fret (transport de chaux vers les acieries allemandes) pour un contrat de 10 millions d'euros étalé sur 5 ans.

L'air de rien, l'événement est historique.

Logiquement, les représentants syndicaux de la SNCF se plaignent de ne pas jouer à armes égales avec les compagnies privées- moins endettées que la SNCF.

Certains voient un effet négatif de Bruxelles sur la France, d'autres au contraire un événement positif dans la durée : eh oui, il ne s'agit pas seulement de prendre des contrats à la SNCF, mais de développer le ferroutage en France (et en Europe) - un moyen de transport beaucoup plus écologique que les poids lourds...

Pour l'instant, il s'agit d'un symbole - mais ça ne le restera pas...

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Les yeux plus gros que le ventre

Sur le marché libre se trouve le petit groupe EFE(Edition Formation Entreprise), qui a réalisé quelque chose comme 21 millions d'euros de chiffre d'affaires. Sa capitalisation boursière, qui a triplé en moins de trois mois (à 21 millions d'euros aussi), semble donner une ambition démesurer au patron d'EFE : il veut acheter la Cegos - 144 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2004.

Je rappelle que la Cegos, qui est la plus ancienne société française de conseil et de formation aux entreprises, est détenue par ses clients et par ses salariés ou anciens salariés.

Selon un chiffre reporté par Les Echos du jour, EFE aurait proposé 100 millions d'euros - un chiffre crédible étant donné les résultats assez faibles de la Cegos (1 million d'euros en 2004).

Je suppose pour ma part que si la Cegos est à vendre, elle bénéficiera d'une contre-offre. Par exemple, en provenance, du numéro 1 mondial du travail temporaire Adecco, qui cherche à monter en gamme (et en marge) en se développant dans le conseil (achat récent d'Altédia).

Ceci dit : EFE signale au marché sa volonté de développement... Et l'action, sur la base des 2 millions d'euros de résultat en 2004, n'est pas chère, avec un PER de moins de 11...

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Sanofi-Aventis et son épée de Damoclès

En moins de trois mois, la seconde capitalisation boursière du CAC 40 a grimpé de près de 25%. Sanofi-Aventis est vraiment la star du moment.

Pourtant, le procès "Plavix" va commencer - la justice américaine va examiner la validité du brevet aux Etats-Unis, dont la protection dure jusqu'en 2011 mais qui est contestée par les deux fabricants de médicaments génériques Apotex et Dr Reddy's.

Si une issue défavorable intervenait à compter de début 2006, le chiffre d'affaires estimé aux Etats-Unis pour 2006 (source banque Merrill Lynch) tomberait de 3 milliards d'euros à 600 millions... Et les bénéfices de ce médicament disparaitraient...

Le résultat total annuel du groupe serait amputé d'au moins 10% en 2006, et davantage au cours des années suivantes.

Alors que ce risque pesait lourdement sur le titre jusqu'en fin d'année, il semble aujourd'hui comme légèrement oublié par le marché.

Une chute de 10 à 15 % est possible d'ici quelques mois. Après l'été, je dirai qu'il ne faudra plus être acheteur à découvert sur la valeur - juste au comptant.

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Alstom & Siemens, le couple de l'année ?

Alstom, dont le cours de bourse s'est bien repris ces dernières semaines, aurait tout à gagner d'un rapprochement circonstancié avec Siemens.

La rumeur, qui resurgit, informe qu'Alstom apporterait à Siemens ses activités dans l'énergie tandis que les activités trains à grande vitesse de Siemens rejoindraient celles d'Alstom.

Du bon sens enfin ! Cette union dans les trains rapides me semble indispensable pour conquérir les marchés futurs de Chine et d'Inde. Il s'agirait du pendant d'EADS dans les trains rapides.

Bien sûr, ce regain de rumeur n'est pas anodin au moment où le couple franco-allemand va, malgré tout, tenter de donner des signes forts démontrant la solidité de son union.

Et franchement, cette union partielle et industrielle avec Siemens me semble beaucoup plus appropriée qu'une union forcée et indifférenciée avec Areva -comme le gouvernement français, décidément très nationaliste, le souhaitait.

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Rumeurs sur Total

Quand on suit la vie économique et l'évolution des marchés financiers, il ne faut pas mépriser les rumeurs.

Elles ont toujours une signification. La rumeur du rachat d'une entreprise par une autre, même si elle n'a pas lieu, est le signe d'une sous-évaluation. Il y a aussi tout simplement des fuites - parfois volontaires pour voir la réaction du marché justement, ou dans le cas d'une "proie", pour faire monter les enchères.

L'action de Talisman Energy, le troisième explorateur canadien de pétrole et gaz, a grimpé de 12% en trois séances. Les rumeurs ont naturellement désigné Total comme un prédateur possible. Le marché sait qu'il cherche des opportunités d'acquisition (qui sont rares d'après Total)...

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L'audace et la sagesse de Bouygues Telecom

Orchestrées par les pouvoirs publics, les enchères et la course aux licences UMTS (réseaux mobiles haut-débit) ont été une des plus grandes aberrations financières de ces dix dernières années.

Les principaux opérateurs européens en télécommunications s'étaient lancés à coups de milliards d'euros dans ce système absurde et destructeur de valeur.

En France, Bouygues Telecom le challenger depuis 1994 avait tout simplement refusé de jouer à ce jeu-là. Il n'a donc jamais obtenu de licence UMTS. Et ses actionnaires s'en félicitent ! Sur 8 ans, l'évolution des titres des maisons-mères des trois opérateurs de téléphonie mobile (Bouygues, Vivendi et France Telecom) est éloquente... Bouygues a gagné 300 %, les deux autres ont perdu respectivement 75 et 65 % environ...

Hier, Bouygues Tel a lancé officiellement son service mobile haut-débit avec la technologie EDGE, qui couvre 85% de la population. L'adaptation de son réseau à EDGE lui aura coûté environ 250 millions d'euros. Enfin, en terme de rapidité, EDGE est compétitif avec l'UMTS de première génération. Bouygues Tel propose des forfaits illimités pour PC portables ou téléphones.

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Le joli parcours de Pierres&Vacances

Depuis son arrivée en bourse en 1999, l'évolution du titre Pierres & Vacances a de quoi satisfaire un actionnaire exigeant.

La comparaison avec le cac 40 est tranchante : en six ans, l'un a été multiplié par quatre, l'autre est à zéro.

Pourtant, le secteur des résidences de tourisme n'est pas un des plus spéculatifs de la cote, loin de là. Mais le groupe a su entretenir une croissance rentable au cours d'une période où les agitations géo-politiques à l'étranger ont profité au tourisme franco-français.

Et d'ici un mois, le groupe pourrait franchir une nouvelle étape : il est candidat à la reprise des fameux VVF (Village Vacances Famille), dont le capital est actuellement détenu à 80 % par la CDC. Mais il reste deux autres candidats : Odalys (qui fait le même métier que VVF) et LBO France (financier).

Le titre Pierres & Vacances me semble assez bon marché et à l'abri des rodomontades monétaires euro/dollar.

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La Vodka polonaise en bourse

Sur l'eurolist C, le titre Belvédère est un des plus chauds du moment.

En trois séances, la valeur a rebondi fortement de 100 à 120 euros. Le groupe a annoncé être en négociation exclusive de quelques jours avec le Trésor polonais en vue du rachat de 61% du capital de Polmos Bialystok dans le cadre de sa privatisation.

Belvédère n'est pas un toute petite entreprise : son chiffre d'affaires est ressorti au premier trimestre à 120 millions d'euros, en hausse de 43% - dont 90% provient de la Vodka en Pologne.

Belvédère détient déjà plus de 30% du marché polonais de la Vodka. Avec Polmos Bialystok, sa part grimperait au-dessus de 50%. Normalement, c'est impossible... Que dira Bruxelles alors que la Pologne est en Europe..?

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Le poids des indécis...

Hier, je m'interrogeais : faut-il spéculer sur l'issue du référendum ?

Aujourd'hui, le seul pari jouable, c'est une victoire surprise du "oui".

Il règne tout de même un certain mystère sur ces 54% de "non" : à droite, le "oui" domine à 67%; tandis qu'à gauche le "non" se situe à 66% des intentions. En bref, la gauche domine-t-elle l'électorat ? Après 10 années de présidence chiraquienne et une situation intérieure assez sinistre, ça paraît plausible. Mais...

Alors que les sondages donnent le "non" gagnant dimanche, et que l'euro a encore faibli face au dollar au point d'atteindre son niveau d'octobre dernier, le poids des indécis (entre 11 et 17%) sera évidemment... décisif.

Un "oui" ferait rebondir l'euro. Les plus audacieux, ou ceux qui sont aussi convaincus que le "oui" l'emporte peuvent jouer l'euro avec les produits dérivés.

Je verrais plus tard si une stratégie baissière s'impose sur les actions (et sur le CAC 40 en particulier) si le "non" gagne.

Les économistes et le "non"

Un "non" peut-il peser en bourse ?

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Spéculer sur l'issue du référendum ?

L'euro contre le dollar est très sensible, actuellement, à l'issue de ce scrutin.

Les cambistes sont bourrés de dollars, et donc l'euro est au plus bas. Je ne vois donc pas comment une victoire du "non" pourrait encore faire baisser l'euro. En revanche, si le "oui" passait, la surprise serait très rémunératrice à ceux qui auront pris des positions acheteuses sur l'euro.

Sur les marchés actions, à court terme, je n'attends aucune mouvement de grande envergure lié à ce scrutin, que le "non" ou que le "oui" passe.

Avec le "non", le CAC 40 - qui est encore haussier depuis son rebond de début mai-, risque de buter sur les 4130 - 4150, pour former un double top en "M" graphiquement redoutable.

Des prises de bénéfices sont logiques. Quand à spéculer sur la baisse du CAC 40 lundi, c'est une option..! D'autant que le CAC 40 me semble bizarrement haussier aujourd'hui.

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CSC en force en Europe

Elle n'est pas très connu du "public" français - cette SSII d'origine américaine est pourtant l'une des plus grandes au monde.

Son sort en Europe tranche avec celui d'IBM, qui se plaint de la morosité ambiante. En 2004-2005, CSC a enregistré une progression de 17% de son chiffre d'affaires européen, à 4,3 milliards de dollars (soit davantage qu'aux Etats-Unis, à 3,8 milliards, en hausse de 7%).

Sa situation financière est bonne - en tous cas suffisamment pour procéder à des acquisitions.

En Europe, et en France en particulier, les cibles ne manquent pas. En bourse, le nombre de SSII qui végètent est impressionnant. Une ou quelques opérations d'acquisitions significatives relancerait l'intérêt des investisseurs pour ce secteur.

L'action CSC, elle-même, semble bon marché et mieux orientée.

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Nokia tente l'aventure hors téléphonie

Nokia annonce pour le troisième trimestre le lancement d'un navigateur internet haut débit (sans fil évidemment, mais surtout, sans téléphone) - utilisant le système libre Linux.

Cela fait pas mal de temps que je me pose cette question : comment Nokia peut-il se renouveler ? être autre chose qu'une valeur mature vache à lait qui défend sa place de n°1 sur le marché hyper concurrencé des combinés de téléphonie portable.

J'y crois assez, pas au point de faire de Nokia une nouvelle valeur de croissance (avec les ratios boursiers qui vont avec), mais tout de même : l'essor véritable du haut débit sur les réseaux mobiles pourrait passer par ce type de navigateur internet.

Mais la baisse du prix des communications reste LA condition pour que ce marché prenne un large envol.

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10 euros pour aller voter...

Tous les (petits) moyens semblent bons à la direction d'Havas pour inciter les (petits) actionnaires à voter (pour ou contre) les résolutions de l'assemblée générale qui se tiendra le 9 juin prochain.

10 euros en bon d'achat seront offerts.

La direction estime donc que les petits actionnaires voteront en majorité contre le souhait de Vincent Bolloré d'obtenir 4 places au conseil d'administration.

Non seulement la manoeuvre n'est pas très élégante, mais je doute de son efficacité !

En attendant l'issue de ce (petit) scrutin, le tohu-bohu médiatique provoqué par la montée de Bolloré au capital d'Havas a fait grimper le cours de l'action.

Or la seule certitude sur les intentions de Bolloré est bien sûr de faire monter le cours..!

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Encore des petites valeurs pas chères ?

Ces dernières années, les valeurs petites et moyennes ont globalement fait bien mieux que les grandes valeurs. Exemple : depuis 3 ans, l'indice du second marché a pris 20% contre une baisse de 8% pour le CAC 40.

Depuis deux mois environ, on entend donc dire qu'elles sont trop chères et que la revanche des grandes valeurs est venue.

Il en reste tout de même bon marché. Les gérants qui traquent les valeurs sous-évaluées (approche value) ont leurs petites favorites laissées pour compte.

Plasctic Ominium est souvent cité - à juste titre. La hausse du titre est freinée par l'impact de la hausse du prix des matières premières (pétrole et matières plastiques), que le marché a tendance à exagérer.

Sans cela, l'action pourrait déjà coter 25 euros plutôt que 21,5.

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Sur les manipulations de cours, coiffages et autres turpitudes boursières...

Commencer en bourse en allant piocher sur les forums de "discussions" de Boursorama, c'est prendre le risque d'être atteint soi-même du délire de persécution - tant les comportements psychotiques de nombre d'intervenants déforment ou inventent une réalité qui n'existe pas.

Lorsqu'on ne comprend pas l'évolution d'un cours, il est rassurant de s'inventer un monde diabolique où les gros mangent les petits, et où les cours sont toujours manipulés par les initiés. Ce comportement n'est pas spécifique à la bourse. Lorsqu'on ne sait pas, on imagine des machineries - ça console et ça donne un faux pouvoir d'information.

Bien sûr, les cours des valeurs petites et moyennes font l'objet de "négociations spéciales". La plupart des sociétés cotées en bourse ont à leur capital des fonds d'investissements, qui essayent d'acheter et de vendre au mieux (c'est bien normal). Et quand on veut acquérir ou sortir 5 ou 10 % du capital en opérant sur le marché (pas les échanges de gré à gré), cela a forcément un impact sur le cours en bourse ("coiffage").

Le mieux est d'observer l'évolution du carnet d'ordres. C'est de l'information brute, certes, mais non biaisée par le psychisme défaillant de petits porteurs frustrés.

Boursorama est très bien pour ses graphes, ses chiffres et toute l'information "brute" (communiqués de presse etc.). C'est tout.

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Poncin Yachts : la plaisance hors de prix

Pour le moment, l'Alternext est un marché de capital-risque.

Les niveaux de valorisation des sociétés Meilleurtaux et Poncin Yachts sont très élevés, et ne donnent pas droit l'erreur d'exécution de business plan, très ambitieux.

Cas de Poncin Yachts : le chiffre d'affaires triplerait entre  fin août 2005 et fin août 2007 : de 33 à 99 millions d'euros. Le bénéfice net passerait de 1,9 millions d'euros à 10 millions d'euros.

La société vaut actuellement 3 fois le chiffre d'affaires prévu pour l'année en cours...

C'est vrai que le projet dans la plaisance fait rêver : proposer des techniques de pointe à des prix abordables. Cela explique sans doute l'achat de 11% du capital par le fonds Henderson Global Investors. Peut-être que le blog nautique va se fendre d'un article...

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Et Oxbow et Lafuma convolèrent

Dois-je parler de "justes noces" au sujet du mariage entre Oxbow et Lafuma ?

Pour les actionnaires d'Oxbow, c'est une bonne opération de court terme : l'action est arrivée en bourse il y a moins d'un an à 8,6 euros et va en sortir à 10,75 euros.

Mais j'aurais rêvé à bien mieux pour Oxbow, dont le potentiel à long terme me semble sous-estimé. Il s'agit d'une marque culte dans le domaine des sports de glisse. Mais avec de la volonté et du savoir-faire, elle aurait pu comme Puma ou Timberland sortir de sa niche sportive.

Et il n'est pas du tout certain que Lafuma* ait les moyens et le savoir-faire pour porter cette marque à ce niveau.

Je suppose qu'Oxbow a été approché par des groupes internationaux genre Quicksilver (tombeur de skis Rossignols) ou VF Corp. (The North Face etc.), mais qu'aucune proposition n' a été rapidement formulée.

Résultat : Lafuma s'est décidé en un mois ! L'action a d'ailleurs bien réagi avec un bond de près de 10%.

   

*Nota : la qualité des articles du groupe Lafuma n'est pas en cause dans cette note. J'utilise moi-même un sac à dos Millet (le même depuis plus de 20 ans...)

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Le plan "G" de GDF

Au départ, la privatisation partielle de Gaz de France avait été programmée pour mai. Mais le Gouvernement l'a suspendue pour cause de référendum européen - une décision simpliste et qui témoigne, une fois de plus, de l'irresponsabilité pour ne pas dire de l'égoïsme des milieux politiques à l'égard du monde de l'entreprise.

L'introduction en bourse en général, et d'un groupe comme GDF en particulier, est un processus complexe, lent, mobilisateur. Je n'en reviens pas qu'il soit possible de le balayer d'un revers de la main.

Mais Gaz de France croit encore en ses chances de venir en bourse avant les vacances d'été si le "oui" gagne dimanche prochain.

Sinon, l'opération pourrait être remise à l'automne voire même à 2006. Car il lui sera difficile de venir en bourse au même moment qu'EDF dont les besoins en capitaux propres pressent (prévu initialement pour l'automne 2005).

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Ubi Soft : le suivisme béa

Tiens, comme c'est étrange : l'analyste financier de la banque Smith Barney vient de relever sa recommandation boursière de "conserver" à "achat".

Je note en premier lieu qu'il aura attendu que l'action double pour réviser son avis.

Ensuite, je remarque que son objectif de cours est de 43,5 euros contre 34 précédemment.

Or les actionnaires principaux d'Ubi Soft ont fait savoir qu'ils ne seraient pas vendeurs à moins de 40 à 45 euros au minimum...

C'est tellement simple l'analyse parfois... suffit suivre la voix de son maître...

Et l'action - une des plus chaudes du PBF* - rebondit ce matin.

* PBF : Paysage Boursier Français

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Connais-toi toi même et le marché t'aidera (4)

La peur de l'irrationnel...

Tous ces indices et toutes ces valeurs qui montent et qui descendent sans commune mesure avec les événements de la vie économique, ça en effraye plus d'un.

"Le monstre" fait peur, et pour tenter de le dompter, les investisseurs se sont dotés de batteries d'outils pour juger les sous-évaluations et sur-évaluations. Cela permet de disposer de points de repère. Mais c'est aussi une vision de l'esprit : le goût de l'équilibre - or les fameux "cours d'équilibre" sont rarement atteints (en tous cas, s'ils le sont, c'est transitoire).

Lorqu'on dit qu'une "action est à son prix", mieux vaut le dire vite, car le cours aura une facheuse tendance à ne pas y stationner.

La vie boursière est une succession de déséquilibres, animée par d'incessants effets de "feedback".

Plus généralement, l'amplitude des variations boursières est disproportionnée par rapport aux variations économiques. Et si ce n'était pas le cas, l'encéphalogramme boursier serait assez ennuyeux.

Bref, tant mieux si les opérateurs sont tour à tour angoissés, pessimistes, avant d'être optimistes et euphoriques. Nervosité, hésitation, doute sont aussi le lot commun des marchés. Les comportements individuels se fondent dans la foule, et la psychologie de la foule est réellement irrationnelle.

Plutôt que de s'en plaindre, mieux vaut s'en accomoder : au minimum, ne pas en être victime, au mieux, d'entirer parti.

Vive l'exhubérance irrationnelle.

Mémoire sélective

Le poids des regrets

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Connais-toi toi même et le marché t'aidera (3)

Sur le registre "psychologie du trader", j'ai évoqué l'insoutenable et nuisible poids des regrets, qui perturbe l'objectivité des opérations - envisagées les unes indépendamment des autres.

Cet aspect des manoeuvres boursières appelle une petite bafouille sur la "mémoire sélective"...

Notre mémoire est évidemment sélective. En matière d'argent, nous sommes confrontés à un biais presque naturel : je me souviens plus facilement des bonnes opérations. Les mauvaises, j'ai tendance à les envelopper d'un voile opaque et glacé, à ne pas les reconnaître, voire tout bonnement à les oublier.

Sur les forums boursiers, le relatif silence sur les "pertes" des intervenants en dit long : les oubliettes aux mauvais coups sont archi pleines !

Or, évidemment, on peut apprendre davantage d'un échec que d'une victoire.

Mais ce n'est pas si facile ! Apprendre à utiliser et à décortiquer ses erreurs pour éviter de les répéter est avant tout un travail vis-à-vis de soi-même. Cela, j'en suis convaincu : l'ennemi numéro 1 en bourse, c'est soi-même... L'ennemi n°2, c'est "le marché" - un animal hypocondriaque et parfois monstrueux...

Je dois développer un état d'esprit spécial : tout négatif contient du positif - tout événement négatif aura des conséquences positives.

En termes boursiers, cela revient aussi à accepter de perdre de l'argent pour en gagner davantage.

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Hyundai à l'attaque aux US

Le conducteur américain suscite toujours les convoitises des constructeurs automobiles asiatiques.

Hyundai (Corée du sud) repasse à l'attaque sur le sol américain, où il compte produire 300 000 véhicules. L'an dernier, ses ventes ont été de 418 000 voitures. Il vise 1 million en 2010.

L'avantage décisif de produire là-bas est bien de sûr de s'immuniser contre la baisse du dollar. Le won coréen a grimpé de plus de 15% face au dollar depuis une année.

Plus que jamais, les contructeurs américains General Motors et Ford sont confrontés à un effet de ciseaux diabolique : des pertes de part de marché d'un côté, des coûts sociaux et de retraites en augmentation de l'autre...

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Grande distrib : focus sur le Brésil

Les actions Carrefour et Casino ont repris un peu du poil de la bête ces derniers temps.

Ces petits mouvements boursiers sont bien modestes au regard des manoeuvres stratégiques en cours.

Face aux difficultés en France, Casino et Carrefour accélèrent leur déploiement au Brésil, où ils sont n°1 et n°2. Le premier vient de prendre le contrôle de la Compagnie brésilienne de distribution, tandis que Carrefour annonce l'ouverture de 17 hypermarchés cette année, avec un rythme d'ouverture d'une quinzaine par an à partir de 2006. Par ailleurs, surprise, Carrefour compte ouvrir 200 pharmacies dans les 3 ans et créer la première banque étrangère dans ce pays de 180 millions d'habitants.

Evidemment, ces grandes manoeuvres sont aussi une réaction à celles de Wal Mart à l'étranger : au Brésil, il a acquis le quatrième distributeur local (racheté à Ahold) ; en Chine, il cherche à talonner Carrefour...

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Les "actions politiques" allemandes

Les politiques allemands auront réagi à grande vitesse à la défaite électorale du SPD dans la région Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Plutôt que d'attendre les législatives générales de 2006, les élections auront lieu cet automne.

C'est très significatif. Le parti du chancelier au pouvoir a senti venir la paralysie politique et... le blocage des décisions économiques - l'Allemagne n'a pas besoin de cela !

L'indice Dax a gagné 1 % hier. Surtout, certaines actions ont valsé : E.On et RWE ont signé les plus fortes hausses - avec la perspective d'une prolongation d'activité des centrales nucléaires en cas de changement de majorité politique. Au contraire, les actions du secteur des énergies renouvelables (éolien et solaire) ont pati de violents dégagements (-15,6% sur Solarworld) avec le risque de modification des subventions accordées au énergies alternatives.

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Les irréductibles gaulois d'Ubi Soft

Les frères Guillemot détiennent la majorité des droits de vote du capital d'Ubi Soft.

Ils peuvent donc soumettre leur volonté financière à leur prétendant : Electronics Arts, n°1 mondial du jeu vidéo, qui avait acheté 20% d'Ubi Soft au prix de 17 euros l'action.

L'action vaut aujourd'hui 34 euros. Mais la famille Guillemot en voudrait au moins 40 à 45 euros -comme quoi tout à un prix, même les bijoux de famille- au prétexte que la valeur de l'entreprise pourrait doubler dans les deux ans...

En attendant, Electronics Arts a un joli profit en portefeuille. Et s'il jetait l'éponge, l'action pourrait trinquer sérieusement - comme ce matin d'ailleurs.

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Renault : l'action vaut-elle 90 euros ?

Les calculs des financiers créatifs me font toujours sourire.

Selon les spécialistes de la banque d'affaires Goldman Sachs, si Nissan achetait Renault, l'opération pourrait se faire à 90 euros - contre 70 actuellement.

Petit rappel : alors qu'aucun constructeur ne voulait sauver Nissan il y a quelques années, Renault avait pris le risque d'y aller sous la forme d'une "alliance" avec un échange de participations en faveur de Renault.

Pourquoi changer une recette qui a fait ses preuves, où les identités culturelles de chaque entreprise sont respectées ? Les financiers ont du mal à envisager cet aspect de choses, encore moins à mesurer l'impact potentiellement destructeur de valeur d'un mariage forcé.

Et en attendant, les actionnaires de Renault peuvent s'estimer prévilégiés : l'action est au plus haut historique, alors que les concurrents Fiat, Daimler-Chrysler, Ford et General Motors sont boursièrement moribonds.

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Le piège des introductions en bourse

Je retiens deux points de l'entretien accordé par Willam Higgons, gérant du fonds Siparex Small Cap Value au magazine La Vie Financière :

1) Sauf exception, il est dangereux d'investir dans une valeur au moment de son introduction en bourse. Les actions sont vendues trop chères au regard des perspectives annoncées dans les études financières des "banquiers introducteurs". Depuis plus de dix ans, j'ai observé aussi ce phénomène. Mais j'ajoute une remarque : lorsque la conjoncture boursière est mauvaise, les "bonnes" entreprises veulent tout de même venir en bourse - et elles le font à des prix bradés. L'exemple récent le plus flagrant est Axalto qui a été une vraie affaire il y a un an (je n'en reviens toujours pas !). Ses actionnaires peuvent remercier l'ex maison-mère d'Axalto (Schlumberger) pour son honnêteté  - elle avait même été jusqu'à redoter sa filiale en trésorerie. Un exemple, je dis.

2) Mieux vaut investir dans des petites valeurs sous-évaluées (approche dite "value") que dans des valeurs de croissance. Pourquoi ? Les premières encaissent les mauvaises nouvelles sans baisser alors que les actions très cotées baissent fortement. Là, je ne suis que partiellement d'accord : si, en effet, les mauvaises nouvelles surviennent toujours, les action dites de croissance ont le temps de montrer avant de se retourner. Les actionnaires des valeurs chères doivent juste se montrer plus vigilants et prendre leurs bénéfices assez régulièrement.

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Economie en berne, le CAC caracole

Le rebond du CAC 40 vers ses plus hauts annuels tranche avec la léthargie de l'économie française au premier trimestre : 0,2% de croissance, et des perspectives annuelles ramenées en deçà de 2%. 0,2%, c'est moins bien que la zone euro (0,5%).

Je sais bien que ce divorce apparent entre la bourse et l'économie a tendance à choquer.

Ce phénomène montre juste combien les entreprises membres de l'indice CAC 40 sont parvenues au fil des années à s'extraire de leur contexte d'origine : un système lourd des points de vue institutionnels, juridique et psychologique.

Les cours du pétrole et du dollar, la politique monétaire américaine et européenne, le climat géo-politique mondial sont quelques uns des paramètres macro-économiques qui déterminent les variations des grands indices boursiers.

Et bien sûr, la perception de la "construction européenne" est un important paramètre mondial, que les investisseurs internationaux suivent de près.

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Alcatel, mon désespoir (7)

Les actionnaires d'Alcatel ont l'air de se complaire dans l'incohérence. Ils ont accédé aux souhaits du PDG d'être prolongé de deux années à la tête de la présidence (jusqu'à 70 ans). Alors même, dois-je le rappeler, que le parcours boursier est le plus désastreux du CAC 40 sur une période de 10 ans.

Si au moins, l'entreprise avait gagné en "valeur sociale", les actionnaires pourraient se faire une raison : avoir glorieusement contribué à l'emploi dans le monde. Mais non, en cinq ans, l'effectif a presque été divisé par deux... C'est véritablement pathétique.

L'intéressé a beau dire qu'il n'aura plus de fonction opérationnelle, qu'il ne sera pas dans le dos du nouveau patron opérationnel, cela me semble peu vraisemblable.

Par ailleurs, ces mêmes actionnaires ont refusé d'accorder l'attribution gratuite d'actions aux "opérationnels", à commencer par le premier d'entre eux : Mike Quigley. On chouchoute les anciens peu efficaces et on démotive les nouveaux. Bravo...

Pour l'heure, l'action a enfin stoppé sa chute à la faveur du rebond du CAC 40 vers ses plus hauts annuels. Le rebond s'opère avec des volumes corrects. Les traders ont pris plaisir a joué la "survente".

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Une intro plutôt Rock…

Nyse_pic2_2Warner music s’est introduit au NYSE il y a quelques jours. Je ne reviens pas sur le prix : « pricée » à 24 elle s’introduit à 17, et tourne actuellement autour de 16 USD… Tout cela traduit le malaise autour des revenus futurs de la musique numérique. Sans revenir sur le contexte global de cette introduction, mais pour évaluer l'opportunité d'investissement, il faut rappeler que Warner a été pionner ne terme de sa diffusion musicale sur téléphone mobile :  Via Warner/Chappell Music Inc pour les sonneries mais aussi depuis février avec Verizon pour le téléchargement. Enfin, le numérique représente déjà près d’un tiers des ventes en volume. Toute la question réside dans la capacité à passer en valeur. En France, cela semblerait moins difficile qu’ailleurs ? Allez, petite question plus générale : Selon vous la  numérisation de la musique : creatrice ou destructrice de valeur ?

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AssystemBrime : déploiement européen accéléré

Après l'acquisition d'INBIS début avril, basé en Grande-Bretagne, AssystemBrime vient d'annoncer la signature d'un accord pour l'acquisition de la société allemande Atena, spécialisée dans les prestations d'ingénierie et de conseil technologique dans les secteurs aéronautique, automobile et de la turbo propulsion.

En tout, cela fait 140 millions d'euros de chiffre d'affaires achetés en moins de deux mois. Une cinquantaine de millions d'euros supplémentaires pourraient tomber dans l'escarcelle d'AssystemBrime cette année.

Un total de près de 200 millions d'euros à comparer aux 465 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel en 2004...

Le meilleur moyen de jouer à long terme les ambitions internationales d'AssystemBrime est le bon de souscription BSAR 2012, dont l'échéance est en 2012 - avec une clause de forçage en 2009, qui laisse tout de même plus de 3 ans devant soi. Si l'action AssystemBrime grimpait de 18 à 28 euros, le bon doublerait de 10 à 20 euros... Sans compter une possible augmentation de la "valeur temps" du bon.

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World of Warcraft

Cela faisait des années que la filiale jeux vidéo de Vivendi (Vivendi Universal Games) restait le principal point noir du redressement financier du groupe (enfin, Cegetel perd encore de l'argent, d'où son mariage avec 9 Telecom).

Mais surprise au premier trimestre : le résultat d'exploitation est dans le vert ! 11 millions d'euros. Et grâce à quoi ? Au succès international du jeu en ligne "World of Warcraft", grâce auquel les revenus de cette filiale ont bondi de 47%.

Les jeux en ligne font rêver les éditeurs car les marges y sont plus élevées. Ils sont aussi appréciés des joueurs qui jouent contre de "vrais joueurs", si je peux dire.

Mais ce succès de "World of Warcraft" (tout un programme...) sera-t-il suffisant ?Vivendi devra trancher : ou grandir dans les jeux vidéo (mariage avec Infogrammes ?) ou céder cette filiale.

En bourse, l'action est au niveau d'il y a 10 ans...

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UFF gâte ses actionnaires

De mon point de vue, UFF présente un attrait d'investissement assez proche de celui de la CNP : mieux vaut être actionnaire que client !

En effet, l'Union Financière de France présente la particularité de distribuer chaque année la totalité de ses résultats sous forme de dividendes, soit un rendement net régulièrement proche de 7%.

Cette politique ne nuit pas au développement du groupe, qui dépend surtout de sa capacité à étoffer son réseau commercial de conseillers financiers rémunérés au pourcentage. Pas de guichets, non plus. D'où des coûts fixes très réduits.

En outre, l'action a doublé depuis 1996.

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Air France-KLM, une action ingrate

Tout le monde vante les qualités d'Air France - KLM, sa très bonne couverture du prix du kérosène sur les marchés à terme, la qualité de l'exécution de son mariage avec la compagnie KLM (synergies deux fois plus élevées que prévu enregistrées en 2005), ses excellents résultats annuels (dévoilés hier)...

Las ! L'action cote à un cours inférieur à son niveau d'introduction en bours en 1998.

Bien qu'en croissance économique lente mais structurelle (hors épreuve mondiale comme le 11/09/2001), le transport aérien est un secteur ingrat en bourse.

En plus, le résultat annuel d'Air France KLM (en progression de 20% à 351 millions d'euros) est tout juste au niveau de celui de l'année 2000 (354 millions d'euros).

Et pour couronner ce portrait peu flatteur (en bourse je veux dire !), le très faible dividende ne dote l'action d'aucun filet de sécurité boursier en cas de coup dur sur le secteur.

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Mesurer la valeur sur 1995-2005

1995-2005 est une excellente période pour mesurer (objectivement) la progression d'une action : en 1995, la mauvaise conjoncture du début des années 90 s'était estompée. Et en 2005, les effets de l'éclatement de la bulle financière ont disparu.

En 1995, justement, des patrons arrivaient à la tête de grandes entreprises : Serge Tchuruk chez Alcatel, dont on sait qu'elle détient la palme de l'action la plus destructrice de valeur au sein du CAC 40 et Serge Weinberg, qui vient de quitter la direction de Pinault-Printemps-Redoute.

PPR en bourse : ce n'est pas si mal, mais ce n'est pas extraordinaire. L'action a fait un peu mieux que le CAC 40 (sans compter les dividendes), c'est à dire qu'elle a un peu plus que doublé (le CAC 40 ayant doublé).

Les actionnaires de PPR ont dû juger cela satisfaisant : son indemnité de départ s'est élevée à 5,3 millions d'euros, à laquelle il faut ajouter une rente annuelle de 600 000 euros (à partir de 60 ans et s'il occupe deux mandats d'administrateurs au sein du groupe). Tout à fait correct (pour lui), d'autant qu'il vient de créer par ailleurs un fonds d'investissement (histoire d'animer sa retraite)

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Maroc Telecom en fonds de portefeuille

Les résultats annuels 2004 étaient déjà bons. Les résultats du premier trimestre 2005 confortent encore l'idée que Maroc Telecom est une vraie vache à lait.

Il est assez facile de parier que sa maison-mère, Vivendi Universal, voudra un jour mettre la main sur tout le cash de cette pépite en situation de quasi monopole au Maroc.

Pourtant le cours de bourse ne bouge quasiment pas depuis son introduction en bourse fin 2004. C'est à mon sens une anomalie à mettre à profit en accumulant le titre.

Le dividende de 0,45 euro (6% de rendement) a été détaché le 4 mai.

Franchement, dans une optique fonds de portetefeuille, Maroc Telecom est un meilleur cheval que France Telecom (mais on ne peut pas le loger dans un PEA)

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Alternext et la carotte fiscale

Le comité des valeurs moyennes (qui deviendront grandes !), MiddleNext, pense que le succès (ou l'échec) du nouveau marché Alternext sera lié aux incitations fiscales, à savoir l'exonération partielle ou totale des plus-values à long terme (plus de 5 ans).

Du bon sens. Voir le succès de marché anglais AIM. MiddleNext devrait avoir l'oreille du nouveau ministre de l'Economie.

Une valeur moyenne est définie comme ayant une capitalisation boursière inférieure à 150 millions d'euros.

Là, le ne comprends pas : si j'investis dans une société risquée comme Meilleurtaux au moment de son introduction bourse, dois-je espérer que sa capitalisation boursière de départ  (45 millions d'euros) ne dépasse jamais 150 millions d'euros ?

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La fenêtre haussière s'est ouverte

Wall Street s'est détendu... vers le haut. Inflation et prix du pétrole en modération ont constitué le bon cocktail.

L'indice Dow Jones est en train de repasser au-dessus de ses moyennes mobiles longues (à confirmer aujourd'hui et au cours des séances à venir) et General Electric (un de mes baromètres boursiers) est sorti par le haut de sa platitude boursière.

Bref, la fenêtre de tir haussière a lieu ( cf. fenêtre haussière à Wall Street ?, fenêtre haussière) et l'Europe en profite.

Ici, le rebond a bien eu lieu dans la zone 3880-3900 du CAC 40 comme supputé dans les notes Radioscopie du CAC 40 et Prends l'oseille et tire-toi ?

A quand la moisson ? Le CAC 40 pourrait cheminer vers ses récents plus hauts entre 4100 et 4150.

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Hewlett-Packard et le bénéfice du doute

IBM avait choqué Wall Street en avril avec des résultats décevants. Dell a enthousiasmé, et Hewlett-Packard a rassuré.

Ses résultats trimestriels ont été un peu meilleurs qu'attendu. Le changement de PDG (en avril) ouvre une période de "bénéfice du doute" : le marché devrait lui accorder un certain crédit, en particulier sur le business de l'impression, où la compétition met en difficulté la vache à lait du groupe.

Dans ces conditions, l'action est bon marché et le graphe plutôt prometteur.

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La richesse tranquille...

"La richesse tranquille" est une formule qui devrait plaire au public français. Mais la richesse est-elle tranquille ? Je ne parle pas de ses aspects fiscaux... mais du chemin qui peut y conduire. C'est un sentier escarpé !

Une certitude : la prise de risque est obligatoire pour ceux qui veulent "battre" tous les systèmes d'épargne conventionnels et institutionnels.

Pourquoi ? Avant d'être des placements sûrs, les stars d'aujourd'hui ont été des investissements dangereux.

Evidemment, les Etats-Unis sont un terrain de chasse à explorer. Les services du Motley Fool propose de s'abonner à une lettre d'investissement intitulée "Rule Breakers" (ou les "casseurs de règle"). Il s'agit de repérer les futurs Microsoft, AOL, Dell, Harley-Davidson, Starbucks, Yahoo, Intel, qui ont produit des rendements de plusieurs milliers de % au cours des "20 glorieuses" de la bourse (1980-2000). Avis aux amateurs : y a une formule d'essai gratuit.

Ici, j'ai déjà signalé Timberland et Puma.

Pour une richesse très tranquille, j'ai aussi parlé de CNP.

Repérer les "destructeurs" de valeur est aussi un exercice utile pour éviter les chausse-trappes qui sévissent sur le sentier escarpé de la "richesse tranquille". C'est le rôle de mon pote Jack la Loose.

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Ipsos, de facto

Parmi les entreprises cotées en bourse qui m'intriguent le plus, Ipsos figure dans mon inventaire.

Ipsos est maintenant un des leader mondiaux des enquêtes (marketing, pub, relation client, politique...)

Année après année, le groupe progresse plus vite que son marché. Année après année, le groupe aligne les acquisitions partout dans le monde (plus de 40 depuis le début des années 90) -avec la petite dernière annoncée hier en Colombie.

La situation financière est forcément un peu tendue, et je m'inquiète des risques de dérapages financiers - ce que je nomme le "syndrome Altran" dont le modèle d'acquisitions effrénées a fini par éclater à cause justement de dérapages comptables et financiers.

Mais, as usual, les résultats du premier trimestre sont bons - meilleurs qu'au dernier trimestre 2004 - et l'action bondit aujourd'hui au-dessus de ses moyennes mobiles longues.

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La conjoncture par le haut ou par le bas

Pour suivre la conjoncture, je peux me coltiner la batterie d'indices statistiques macro-économiques.

Je peux aussi suivre le chiffre d'affaires et les résultats d'entreprises locomotives de leur secteur, et dont la conjoncture est déterminante en bourse.

Aux Etats-Unis, Wal Mart est l'indicateur de la consommation. Home Depot (n°1 du bricolage et membre de l'"indice Dow Jones Industrials) est aussi un indicateur à suivre.

Justement, les résultats trimestriels de Home Depot ont agréablement surpris le marché au point que l'action a enregistré, hier, la plus forte hausse de l'indice Dow Jones.

La bonne santé financière de ce groupe (dont l'action n 'est pas très chère payée) lui donne des ailes : il veut s'implanter en Chine (!). Et je rappelle que des bruits couraient récemment sur ses intentions dans le bricolage au Royaume-Uni.

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Variations conjoncturelles énigmatiques

Est-ce bien sérieux ?

La production industrielle chinoise a augmenté de 16% en avril 2005 (par rapport à avril 2004).

Les exportations industrielles de 30%.

Et les prix à la consommation n'ont augmenté que de 1,8% en avril (toujours par rapport à avril 2005), soit la plus faible augmentation mensuelle depuis une année et demi.

Avec cela, ni le prix du pétrole, ni celui de l'ensemble des matières premières n'ont de chance d'inverser leur tendance.

Cela me fait penser à un puissant rebond -possible- sur Arcelor.

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Les épiciers mondiaux rivalisent dans l'Empire du Milieu

La Chine est assez vaste pour beaucoup de monde. C’est ce que disent les n°1 et n°2 mondiaux de la distribution alimentaire, pour qui la Chine est une nouvelle frontière économique.

Carrefour a plus qu’une longueur d'avance sur le géant américain. Implanté en 1995, il y exploite déjà 59 hypermarchés, 8 supermarchés et 184 magasins de maxidiscount.

Côté hypermarchés, Carrefour et Wal Mart sont sur la même pente ascendante : en ouvrir 15 par an (Wal Mart en a 46 actuellement).

C’est sur le maxi-discount que Carrefour marque sa différence. Ce type de magasin de centre ville présente l’avantage d’éliminer le problème de l’accès (le transport) aux grandes surfaces, souvent situées en périphérie des mégapoles.

Et Carrefour table sur 300 magasins de ce type dans un « proche avenir ».

Mais la partie ne va pas être facile : l'épreuve locale va être aussi d'affronter les rois du commerce : les entreprises chinoises..!

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Snober les rachats d'actions

Au milieu des années 90, c'était interdit en France. Puis, la loi a évolué et, petit à petit, certaines compagnies sont devenues des "intégristes" du rachat d'actions.

Je sens le vent tourner. Les compagnies qui rachètent trop d'actions risquent d'être affublées d'une décote spéciale - un comble, car les rachats d'actions sont censées soutenir mécaniquement le cours de bourse.

A ce sujet, je m'interroge justement sur le cas Total, qui a racheté pour 18,1 milliards d'euros d'actions en 5 ans. Or le cours de bourse est au même niveau qu'il y a 5 ans...

On parle beaucoup des biotechnologies comme LE secteur du XXI eme siècle. Mais on parle de plus en plus des "technologies de l'énergie" comme secteur éminent.

Question : si Total avait investi disons 9 milliards d'euros en capital-risque dans le secteur de l'énergie au sens large (sur les 18 milliards de rachats d'actions), le cours de bourse ne serait-il pas aujourd'hui bien plus haut ?

Eh oui, la bourse valorise l'avenir. Or les rachats d'actions, poussés trop loin, indiquent que l'avenir est bouché.

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Vrai et faux capital

En 2004, 9 milliards d'euros ont été investis en Europe dans le "capital-investissement" - soit une progression de 7%.

Super ! Sauf que, comme le souligne aujourd'hui un lecteur du journal Les Echos (chargé de cours en Fac), ces 9 milliards d'euros de capitaux propres ne sont pas entièrement destinés à financer le développement des entreprises.

Les deux tiers de ces milliards sont des opérations d'acquisition avec effet de levier. Dit autrement : il s'agit de "dette d'acquisition" qui implique de tirer au maximum sur les bénéfices de l'entreprise afin de désendetter les structures holding. D'où la question : cette forme de capital-investissement ne presse-t-elle pas trop les entreprises au point qu'elles reportent leurs opérations d'investissements. Bref, une certaine forme de "capital-investissement" impliquerait le désinvestissement dans les entreprises. Absurde ? Mais réaliste.

Le (les) ministère (s) de l'Economie ferait bien de se pencher davantage sur ces questions en adaptant ses incitations fiscales (ou ses dissuasions fiscales).

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L'extravagance de Stallergènes (2)

Que cache l'extravagance de Stallergènes ?

Incroyable, Stallergènes vient de relever le prix d'offre de rachat des 9% de son capital : de 90 euros, il passe à 95 euros l'action, soit le plus haut historique récemment atteint après un rallye haussier qui dure depuis plus d'une année.

Qu'est-ce qui peut bien pousser Stallergènes à payer le prix fort (sur sa trésorerie et son endettement) une action déjà super cotée ? Faire plaisir à son actionnaire principal Wendel Investissement ? Pourquoi ? Si Wendel n'apporte aucune de ses parts, il devient majoritaire au capital et peut faire monter les enchères... si des groupes pharmaceutiques étaient intéressés par les très prometteurs comprimés anti allergies...

Ne pas vendre ses titres.

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ST-Microelectronics, un manque de paranoïa

D'ici 2006, le n°2 européen des puces va supprimer 3000 emplois sur près de 50000. Ce sont 1000 emplois de plus que ce qui était déjà su.

La déception de la bourse -seconde plus mauvaise performance du CAC 40 en 2005 derrière l'incontournable Alcatel- est à la hauteur d'un passé plus glorieux : le groupe avait pour habitude de se développer deux fois plus rapidement que son marché.

Les raisons évoquées ? Faiblesse persistante du dollar, surcapacité du marché et imprévisibilité du marché des mémoires flash...

Est-ce "juste" cela ? J'invite à lire la fin de la note intitulée "Risque, je te hais" - une anecdote assez révélatrice d'une relative inadaptation du groupe à la compétition internationale.

Finalement, l'ex PDG d'Intel avait sans doute raison : pour rester au top niveau, il faut adopter l'attitude du paranoïaque : être constamment assailli par une concurrence qui n'existe pas encore...

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La superstar du CAC 40

Seconde capitalisation boursière du CAC 40, troisième acteur mondial de son secteur, les succès commerciaux et financiers du géant de la pharmacie ont de quoi confondre les analystes financiers les plus blasés.

Je dois dire que les résultats du premier trimestre 2005 m'éblouissent... Le bénéfice net par action bondi de 27,7% pour un chiffre d'affaires en hausse de 11,9%.

Il semble donc que la fusion entre Sanofi-Synthélabo et Aventis tienne ses promesses - contrairement aux prédictions éructantes de l'assailli Igor Landau (ex PDG d'Aventis) exprimées au premier semestre 2004. Et cela se voit en bourse !

D'ailleurs, l'agence de notation Moodys' a relevé d'un cran la note de la dette à long terme - en considération des synergies dégagées et de la capacité du nouveau groupe à se désendetter...

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Dassault Systèmes achète...

Dassault Systèmes annonce l'acquisition d'un éditeur de logiciel de simulation* : l'américain Abaqus. Le prix ? 400 millions de dollars US pour environ 100 millions de dollars de chiffre d'affaires et, paraît-il, une forte rentabilité.

Le marché du logiciel de simulation pèse aujourd'hui 2,35 milliards de dollars et attteindrait 4 milliards d'ici 5 ans selon Dassault Systèmes.

Cette acquisition conforte mon idée selon laquelle l'éditeur français ESI tombera dans l'escarcelle de Dassault Systèmes tôt ou tard.

* Exemple : "Il est possible d'observer le comportement de l'ensemble des composants internes d'un téléphone mobile grâce à la simulation d'un simple test de résistance aux chocs"

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Alcatel, mon désespoir (6)

Le CAC baissotte aujourd'hui et Alcatel est en tête des hausses - l'action est en "forte" hausse de 2,3%.

Que se passe-t-il avec la star technologique du CAC 40, néanmoins plus forte baisse depuis le début de l'année et plus puissante destructrice de valeur sur 10 ans..?

J'aimerais pouvoir enfin changer de disque et écrire : "Alcatel, mon espoir (1)"

Mais je crains qu'il ne s'agisse d'un simple rebond après la hausse respectable des valeurs technologiques américaine vendredi.

Pour qu'un espoir graphique renaisse (ce serait déjà quelque chose), elle doit se dégager de sa résistance oblique baissière, qui passe actuellement vers 8,75 euros. Et surtout, il faudrait un peu plus de volume : des échanges autour de 10 à 15 millions de titres permettrait un début de bout d'espoir...

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I will Dell you

That my moDell is rich...

Le modèle Dell s'exporte bien : sur le premier trimestre 2005, ses ventes ont augmenté de 20 % sur la zone Europe, Afrique et Moyen-Orient, et de 19% en Asie. Seuls les Etats-Unis sont à la traîne sur un marhé qui n'aurait progressé "que" de 6% et quelques au premier trimestre. Et son résultat net trimestriel a bondi de 28%, à 934 millions d'euros. Voir la réaction en bourse vendredi...

Dell s'impose bel et bien comme le numéro 1 mondial au détriment de Hewlett-Packard et malgré la montée des constructeurs-assembleurs asiatiques (Acer, Lenovo...).

Le système de vente à la demande et de vente par correspondance  (promotion via la presse, le faxing et surtout le Net) explique le succès de Dell à l'étranger - et ses marges...

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Chouette, Total baisse

Le prix du baril de pétrole est repassé sous les 50 dollars (à Londres et à New-York).

La première capitalisation de la bourse de Paris [Total] perd donc du terrain.

Quoi de plus logique ?

Oui, sauf que le titre avait mis beaucoup de temps avant de suivre la hausse du pétrole, qui lui a pourtant valu des résultats 2004 record, tout comme ceux du premier trimestre 2005.

Total est un paquebot boursier, et les changements de tendance ne se font pas à la petite journée. Les énormes rachats d'actions atténuent les phases baissières.

Le consensus est hyper positif sur Total qui, objectivement, n'est pas chère et offre un bon rendement.

J'attendrais quand même 168 à 170 euros pour initier une position acheteuse, que ce soit en direct ou via une option d'achat (option, warrant ou certificat).

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Ubi Soft en pleine théorie des jeux

Le titre Ubi Soft a toutes chances de rester très spéculatif ces prochains mois.

Yves Guillemot, son président, déclare travailler à l'autonomie du groupe de jeux vidéo, tout avouant son intérêt pour un rapprochement avec un grand groupe de divertissement (ceux-ci étant américains pour la plupart comme Time Warner ou Disney).

Ce qui serait un comble : je rappelle qu'Ubi Soft avait joué les vierges effarouchées lorsque l'américain Electronics Arts (n°1 mondial du jeux vidéo) avait pris 20% de son capital il y a quelques mois. C'était tout juste si Ubi n'en appelait pas aux intérêts supérieurs de la Nation...

Avec un peu de cohérence nationaliste, les grands groupes de medias pourraient être Lagardère et TF1 - ils manquent pourtant d'expérience à l'international et ne sont pas du tout (ou presque pas) dans les jeux vidéo. Mais l'autonomie d'Ubi serait préservée.

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Petit, tu grandiras

Le lancement du marché Alternext est l'occasion d'un coup de projecteur sur le monde parfois interlope des petites "petites valeurs", en particulier celles inscrites sur le Marché Libre. Certaines d'entre elles vont rejoindre Alternext pour tenter de sortir de l'anonymat confus du pot-pourri que constitue le Marché Libre.

Cette semaine, le magazine La Vie Financière présente un dossier avec "8 belles valeurs à découvrir" : Acadomia, groupe Diwan, Euroland Finance, Hiolle Industries, Troc de l'Île, L'inventoriste ainsi que Meilleurtaux.com et MG International - ces deux dernières viennent sur l'Alternext à l'occasion de leur introduction en bourse.

Sur le fond, mes préférences vont à Acadomia, Hiolle industries et Troc de l'île.

Troc de l'Île est la moins bien valorisée avec pourtant des perspectives de croissance et d'amélioration de la rentabilité avec les franchisés et les partenariats (Conforama...)

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Risque, je te hais

Souvent, je me demande si le principal problème de ce pays ne réside pas dans son attitude face au risque. Quand je dis "attitude", je pense à la psychologie des individus mais aussi au droit qui encadre, favorise ou dissuade la prise de risque.

Je viens de trouver un nouvel exemple pour illustrer ceci. Dans Le Monde daté du 12 mai, je lis une interview de Pierre Haren le PDG d'Ilog, un éditeur de briques logicielles et règles métier, internationalement reconnu et doublement coté sur le Nasdaq et sur l'Euronext.

Cette interview est intitulée : "Samsung utilise nos produits pour tuer ST-Microelectronics, c'est dramatique."

Je lis texto :

"Le principal problème est que les grandes entreprises françaises ne consomment que des produits dont elles sont absolument sûres. Elles ne sont pas prêtes à prendre des risques en achetant des produits innovants. Or une start-up, pour réussir, doit avoir des clients situés à proximité. Aux Etats-Unis, le Small Business Act [ loi qui oblige à affecter aux PME 23 % des achats publics ] met une épée dans les reins des grands groupes, et le pied à l'étrier des petits. Conséquence : les grosses sociétés ont appris à dépenser intelligemment, à échouer intelligemment aussi. Les Français qui créent des start-up vont donc tous finir par aller aux Etats-Unis.

Ilog a inventé un système pour améliorer la productivité des usines de semi-conducteurs. Le fabricant coréen Samsung a été le premier à le consommer. Tandis que le franco-italien STMicroelectronics nous a d'abord dit que ça n'allait pas marcher, puis nous a demandé de pouvoir d'abord aller visiter les usines où le produit fonctionnait, c'est-à-dire chez son concurrent direct ! Samsung utilise donc nos produits pour tuer STMicro. C'est dramatique. Ici on construit des tranchées. Alors que pour gagner, il faut se déplacer. Et pour se déplacer, il faut digérer l'innovation."


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Jouer les jeux de hasard en bourse (2/2)

Je suis fidèle à ma méthode : mieux vaut-il être client ou actionnaire d'une entreprise ? La réponse est claire pour les jeux de chance : l'espérance mathématique de gain est incomparablement supérieure en tant qu'actionnaire qu'en tant que client.

C'est particulièrement vrai pour la famille des jeux de hasard "publics" : Loto & Co, dont le taux de retour aux joueurs est faible comparé aux machines à sous.

Mais comment jouer La Française des Jeux ? Sera-t-elle un jour privatisée ? Dans cette optique, il existe un seul moyen de jouer dès maintenant cette valeur : acheter des actions Idsud (ex Change de la Bourse de Marseille), société de capital-investissement régional, qui détient une participation historique de 2,626% de la Française des Jeux.

Combien cela vaut-il ? Par comparaison avec les multiples appliqués à l'Italienne des Jeux (cotée en bourse), la participation d'Idsud vaudrait 45 millions d'euros - un montant à comparer avec sa capitalisation boursière actuelle de 28 millions d'euros...

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Jeux de hasard, bourse et emplois (1/2)

A chaque fois que j'entends parler de surtaxation des plus-values boursières à court terme, je me pose la question suivante : à combien devraient être taxés les gains de l'Etat sur les jeux de hasard ? En d'autres termes, l'Etat n'orchestre-t-il pas une forme de racket bien plus amoral que des plus-values boursières ? En fait, voilà ce qui gêne l'Etat : les pertes boursières ne tombent pas dans son escarcelle comme celles du Loto...

L'édition du jour du journal des Echos rapporte certains chiffres d'une étude INSEE sur l'évolution des "dépenses" des Français en jeux de hasard depuis la création du Loto national en 1976. Chaque année de 1976 à 2003, ces "dépenses" ont progressé de 8,3%. Enorme ! Une croissance à la chinoise !

En 2003, les pertes des Français à ces jeux se sont élevées à 7,8 milliards d'euros. Une bonne partie de ces pertes revient à l'Etat, qui n'a pris aucun risque (aucun !) pour gagner cet argent sur la crédulité du citoyen.

Je dis alors aux détracteurs les plus virulents de la bourse, qui la considèrent comme un vulgaire jeu de chance : si ces 7,8 milliards d'euros de pertes de Français à ces jeux avaient été "misés" en bourse, auraient-ils été perdus ?

Je pousse plus loin le raisonnement sur le registre économique et social : si ces 7,5 milliards de pertes "stupides" avaient été investies en capital-risque ou en capital-investissement de proximité, combien d'emplois auraient été créés dans ce pays ?

Voilà des sujets financiers sur lesquels "on" pourrait s'agiter un peu violemment un lundi de Pentecôte.

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La politique contrariante de 3i

3i, la fameuse firme d'investissements dans le "non coté", a décidé de versé un dividende exceptionnel de 250 millions de livres et de mener un programme de rachat d'actions d'un montant équivalent. Au total, 500 millions de livres -soit plus de 10% de sa capitalisation boursière- seront rétrocédés directement ou indirectement à ses actionnaires.

3i considère donc que les espérances de retour sur investissement sont insuffisantes actuellement, compte tenu de prix d'acquisitions élevés.

Ce n'est pas une bonne nouvelle pour le secteur du capital risque et du capital investissement, dont le marché est en hausse en ce début d'année.

Venant d'un acteur de poids et d'expérience comme 3i, cette politique contrarienne (mais qui rejoint en fait la frilosité des groupes cotés en bourse) jette un froid.

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Le pavé "banque Postale"

Sénat et Assemblée Nationale ont voté une moi permettant la création de la "banque postale" - au plus tard le 1er janvier 2006.

Grosses frayeurs dans le monde bancaire français. Déjà, des pressions ont été exercées : le future banque ne devrait proposer ni crédit à la consommation ni assurance-dommage (l'assurance-vie est un grand succès de la Poste et de la CNP). La nouveauté résidera donc dans l'octroi de prêts immobiliers  sans compte d'épargne préalable (PEL).

L'argumentation officielle de la corporation bancaire réside dans le non respect du droit bancaire et concurrentiel. Officieusement, j'imagine des arguments plus politico-financiers : "Si la Poste débarque sur nos plates-bandes avec son réseau de 17000 guichets, nos énormes bénéfices vont fondre, nos capitalisations boursières vont chuter et nous serons rachetés par des groupes étangers (...)"

Voilà qui doit faire peur à nos politiques.

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Bourse : actualité de la fenêtre haussière

Les ventes de détail et les créations d'emplois en avril aux Etats-Unis, le recul un peu inattendu du déficit commercial américain en mars et le reflux du cours du baril de pétrole sont des facteurs de nature à valider une fenêtre de tir haussière.

Wall Street s'est d'ailleurs repris hier soir. La séance d'aujourd'hui va donner des indications. Les facteurs "macro" vont-ils dominer une actualité "micro" ? Moins favorable, elle, comme le relatif pessimisme de Wal Mart sur sa capacité à atteindre ses objectifs annuels en termes de bénéfice. Or Wal Mart est le poul de la consommations aux Etats-Unis.

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Bon courage aux actionnaires de Kodak

Avec Kodak, mieux vaut être client qu'actionnaire.

Être actionnaire de Kodak est un exercice de masochisme.

Un fidèle qui aurait investi en 1970 se retrouverait aujourd'hui avec la même valeur faciale - c'est à dire pas grand chose étant donné l'érosion monétaire sur 30 ans.

La migration de Kodak vers l'imagerie numérique est une épreuve difficile : suffit de voir les annonces de milliers de suppressions d'emplois chez Olympus et dans la division "imagerie et impression" de Hewlett-Packard, ainsi que les pertes chez Konica.

La chaîne numérique de l'appareil photo jusqu'à l'impression papier est devenue hyper concurrentielle.

J'ajoute que la nomination d'Antonio Perez à la tête de Kodak n'est pas vraiment non plus très encourageante : mieux vaut se souvenir de ses états de service chez Hewlett-Packard (dans la division imagerie justement) que de penser à son calamiteux passage chez Gemplus en forme de "Prends l'oseille et tire-toi".

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CNP : des actionnaires privilégiés

Depuis son introduction en bourse en 1998, le rendement total (dividende + valeur de l'action) procuré par l'action CNP est appréciable sans être absolument dingue : environ 150%...

Il est appréciable par comparaison avec l'indice CAC 40. Il est estimable aussi au regard des rendements offerts par les produits financiers gérés par la CNP. Je doute qu'aucun contrat d'épargne fasse aussi bien.

C'est là que la bourse est légèrement provocante : miaux vaut être actionnaire de CNP que client...

Et je ne vois aucune raison pour que cela change au cours des 7 prochaines années.  A commencer par les chiffres trimestriels publiés ce matin par la CNP, qui montre que la croissance est forte.

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Big deal chez Lastminute

La maison-mère de Travelocity (Sabre) rachète Lastminute pour 1,1 milliard de dollars (dette comprise).

L'enseignement à tirer de ce big deal entre "dotcom" est toujours le même 5 ans après l'éclatement de la bulle financière Internet : les pertes, ça peut valoir très cher ! Surtout lorsqu'elles vont avec une jolie part de marché développée sur un créneau très porteur : l'achat de tourisme sur le Net.

Je rappelle, en effet, que Lastminute n'a jamais enregistré que des pertes. L'an dernier encore, ses pertes nettes ont grandi - mais la marge opérationnelle (positive) a progressé. Ce dernier point a dû convaincre Sabre de lancer l'assaut.

L'action Lastminute a bondi de plus de 50%. Inespéré !

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Haut-débit : le Club des 3

Le haut-débit sera de plus en plus rentable pour les 3 opérateurs principaux - et probablement moins bon marché pour les usagers que nous sommes. Il faut l'avouer, les Français ont été gâtés sur les prix.

Le mariage entre 9 Telecom et Cegetel élimine une source de compétition par les prix sur le marché français.

Dans le haut-débit et le dégroupage, le trio français France Télécom, Neuf-Cegetel et Free va mener la vie dure aux autres aspirants dégroupeurs (Club-internet qui a été pourtant pionnier dans l'ADSL en France) et aux acheteurs-loueurs de lignes (Tele 2, AOL, Completel).

Reste à espérer (pour l'usager) que Free continue à jouer son rôle de développeur du marché, comme Bouygues Telecom l'avait fait en son temps pour la téléphonie mobile.

Côté finances, c'est tout bon pour les actionnaires du trio sortant. En particulier pour les futurs actionnaires du groupe "Cege9", dont l'introduction en bourse est prévue pour fin 2006 début 2007. A noter : pour le moment, tant 9 Telecom que Cegetel perdent de l'argent.

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Les économistes et le "non"

Dans l'ensemble, les économistes ont l'air de ne pas se soucier d'un éventuel "non" au référendum français sur la constitution européenne. D'après certains d'entre eux, l'issue du scrutin présidentiel de 2007 influrencerait bien davantage la conjoncture économique.

Je ne suis pas d'accord. Je pense même l'inverse : en France comme dans d'autres pays de taille et d'ouverture sur l'extérieur comparables, les événements politiques intérieurs n'ont plus guère d'influence sur la marche globale de l'économie.

En revanche, la perception qu'à le monde de la France dans l'Europe, de l'Europe dans le monde exercera une influence réelle, pas nécessairement immédiate, sur la conjoncture "intérieure".

Quelque chose me gêne dans les méthodes de la plupart des économistes (et je parle en connaissance de cause étant "économiste" de formation) : c'est leur incapacité à prendre en compte l'intangible, les comportements, pour tout dire, le psychisme humain.

Un seul exemple (américain) à propos du comportement : quel économiste a été capable de mesurer l'impact de l'incertitude sur l'issue du scrutin présidentiel en novembre 2000 ? Oui, je rappelle que durant près de 2 mois les Etats-Unis n'avaient pas de Président...

Ce flottement politique , l'air de rien, a correspondu exactement avec le retournement de la conjoncture économique aux Etats-Unis, et par extension, à l'étranger. Que s'est-il passé sinon qu'une grande quantité de décisions de la vie des affaires a été stoppée (reportée?). C'est assez irrationnel comme comportement et c'est difficile à cerner puisqu'il s'agit de mesurer ce qui n'a pas eu lieu...

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Révolution aux Caisses d'Epargne

Il est clair que les Caisses d'Epargne préparent leur introduction en bourse.

Cette institution financière d'intérêt général née au dix-neuvième siècle pour aider les petites gens à épargner vit une révolution.

A commencer par la rémunération des comptes bancaires courants : un pavé dans la mare financière.

Etonnante aussi la prise de participation de 200 millions d'euros au capital de la banque d'affaires Lazard à l'occasion de son introduction en bourse à Wall Street.

Enfin, la création d'une banque privée "haut de gamme" (pour les fortunés): la Compagnie 1818, qui sera créée le 1er juin, qui vise un encours de 7 milliards d'euros sous gestion en 2007 contre 5 milliards en ce moment.

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La chasse au Puma

Y a quelques semaines, je disais "je vote pour les actionnaires de Puma" : absolument intransigeants et radins vis à vis du management du groupe, malgré la multiplication par plus de 10 du cours de l'action en 4 ans, ils ont refusé de lui attribuer un plan de stock-options.

J'apprends que les deux milliardaires allemands Günther et Daniela Herz viennent d'acquérir près de 17 % du capital. Ils deviennent donc les actionnaires de référence de cette success story exemplaire.

Est-ce un bon ou un mauvais signe ?

Mauvais : les milliardaires héritiers, ça arrive un peu après la bataille, non ?

Bon : le premier trimestre a été moins bon, le cours a baissé de 15% sur son plus haut ; s'ils viennent maintenant, c'est une opportunité.

Je leur accorde le bénéfice du doute. Le bon l'emporte.

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Gifi, ne suivez pas le boss

Le boss de Gifi s'est renforcé récemment au capital de sa société. Je voyais ça comme un signe avant-coureur de bons chiffres semestriels et de bonnes perspectives pour le reste de l'année.

Vraiment pas de chance : les résultats et perspectives annoncés ce matin ne justifiaient pas de suivre le boss - pas tout de suite en tous cas.

Les difficultés persistent, le chiffre d'affaires baisse à magasins constants et le résultat d'exploitation annuel pourrait finalement être inférieur à celui de l'an dernier.

Reste que le boss croit toujours au retour dans le cercle vertueux. Mais mieux vaut ne pas le suivre dans l'immédiat.

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Le côté suicidaire de General Motors

Bon, je sais bien que General Motors a en caisse quelque chose comme 26 milliards de dollars.

Mais y a comme des fuites. Les sorties nettes de cash au premier trimestre 2005 ont été de 3 milliards - soit 50% de plus que l'objectif pour l'ensemble de l'année 2005...

Standard & Poor's vient de ravaler la dette de GM dans la catégorie "obligation pourrie".

Et... GM vient d'annoncer maintenir son dividende trimestriel à 0,50 dollar par action, soit le même niveau qu'au trimestre précédent. Comme si de rien n'était. En rythme annuel, le montant des dividendes dépasse 1 milliard de dollars...

Pourquoi ? La peur que l'action ne chute encore davantage alors que le rendement actuel est de 6,5% en annuel. Si c'est ça, c'est vraiment de la petite gouvernance. Pourquoi ne pas jouer franc jeu et préserver les ressources vitales alors que tout le monde sait que GM est en très sérieuses difficultés financières ?

Le court terme, l'insoutenable poids du court terme...

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Meilleurtaux, trop cher

Meilleurtaux est la première entreprise à s'introduire sur le marché Alternext. Le 17 mai.

Le marché des "courtiers-sélectionneurs" en prêt immobilier est très porteur, d'autant plus que le boom des prix de l'immobilier attise la concurrence entre les prêteurs.

Meilleurtaux a démarré par son site internet, puis s'est mis à ouvrir des agences.

Être le premier sur un "nouveau" compartiment boursier ne justifie pas de se vendre hors de prix. Au prix offert, Meilleurtaux capitaliserait 43 millions d'euros, soit (rapporté au résultat prévu pour 2005) un niveau supérieur aux géants du Net en supercroissance (Google etc.).

En outre Meilleurtaux évolue sur un business qui devient lui-même très compétitif.

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Telefonica conquistador

Certains pans de l'économie espagnole sont très conquérants.

Telefonica y figure.

La raison est simple : il est le grand opérateur de télécommunications dont la structure financière est restée la plus saine durant la période des folies acheteuses et des licences UMTS acquises pour des montants absurdes.

Résultat : le nombre de ses clients dans le monde est passé de 115 à 140 millions.

Ses ambitions à horizon 2008 sont à la mesure de... l'Amérique Latine où il compte gagner 44 millions de clients dans la téléphonie mobile.

Dans le même temps, Telefonica est devenu très généreux avec ses actionnaires : 70% des résultats leur reviennent via le dividende (près de 4% net au cours actuel) et les rachats d'actions.

Et l'action n'est pas hors de prix, avec un multiple de capitalisation des bénéfices estimés pour 2005 de 16 environ.

Le trend boursier est ascendant, mais c'est pas dinguo.

Nota : il faudrait multiplier l'action France Télécom par 10 pour qu'elle retrouve son top niveau de 2000. A peine plus de 2 avec l'action Telefonica.

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Etrangeté sur le titre Ciments Français

Les chiffres de Ciments Français sont décevants au premier trimestre (les résultats baissent quand le chiffre d'affaires stagne). Ceux de sa maison-mère, Italcementi, le sont encore davantage.

Le marché en parle depuis longtemps, mais j'ai dans l'idée que la chose pourrait se préciser cette année : le rachat par Italcementi des 15% de Ciments Français dans le public.

Pourquoi  cette année ? Eh bien justement, pour compenser ces chiffres décevants. En plus, le cours de Ciments Français est revenu de ses récents plus hauts.

Ceci expliqurait l'étrange rebond du cours de Ciments Français malgré le recul inattendu de la rentabilité sur le trimestre.

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Les satellites montent jusqu'au ciel

Les résultats trimestriels de SES Global sont pour moi l'occasion de faire connaissance avec un business extrêmement rentable : l'exploitation de satellites.

Jugez plutôt : au premier trimestre 2005, un chiffre d'affaires stable à 290 millions d'euros pour une progression du bénéfice net de 10%, à 84 millions d'euros.

30 % de marge nette... A côté, les 16% net des Autoroutes du Sud de la France paraissent à peine rentable...

L'opérateur s'attend à une progression de 10% en 2005 et 2006 de ses revenus récurrents (90% du total). Cette année, il prévoit un bénéfice net supérieur à 2004, qui était de 230 millions d'euros.

Le titre paraît cher à près de 30 fois le bénéfice probable pour 2005 (250 millions d'euros).

Mais c'est une pépite ! Le parcours du titre est éloquent depuis sa venue en bourse. Et le dividende monte en flèche.

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EADS : l'action ne décolle plus

L'action EADS est au même niveau qu'en mai 2004.

Les résultats trimestriels, brillants, vont-ils permettre un nouvel envol ?

Probablement non. Car s'ils sont meilleurs qu'attendu, avec un bénéfice net multiplié par 6, à 328 millions d'euros pour un chiffre d'affaires en progression de 16%, à 7 milliards d'euros, ils ont profité d'éléments exceptionnels.

Par ailleurs, la pression commerciale de Boing s'intensifie avec son avion "Dreamliner". Cela pèse sur la psychologie du marché.

Je parierai plutôt sur le Salon du Bourget, en juin - un moment toujours propice aux bonnes annonces.

Dans l'immédiat, l'action peut tout de même grapiller quelques %, vers sa borne haute de trading, à 24 ou 24,5 euros.

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Légère gueule de bois sur Pernod-Ricard

Les derniers avatars de l'OPA de Pernod-Ricard sur Allied-Domecq montrent (une fois de plus) combien il est risqué d'acquérir un titre à la va-vite et dans les volutes de la fête. L'euphorie n'a pas raison en général, surtout si on est contaminé sur le tard.

Allied-Domecq est un morceau de choix, et il est assez logique qu'une contre-offre survienne de la part d'une coalition liant Constellation Brands à Bacardi ou Diageo. Les fonds spéculatifs spéculent donc sur le niveau maximal auquel il sera intéressant pour Pernod-Ricard de faire une contre-contre-offre.

Les chiffres de 750 à 800 pences circulent. Le cours de bourse d'Allied-Domecq voisine en ce moment avec les 700 pences - déjà au-dessus de la première offre à 670 pences (que je trouvais déjà généreuse).

Du coup, l'action Pernod-Ricard recule, et les achats effectués au-dessus de 120 euros sont pour le moment en moins-value. C'est logique : si le groupe français emporte le morceau, il y aura a priori eu surenchère (donc l'intérêt de l'opération est moins net à court terme) ; s'il ne l'emporte pas, alors le cours actuel est surévalué.

Voir aussi les notes précédentes :

Pernod-Ricard, les risques de gueules de bois (2/2)

Pernod-Ricard dans les volutes de le fête (1/2)

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investir dans l'investisseur

C'est un vieux dilemne. Faut-il mieux souscrire aux produits financiers proposés par un établissement financier ou acheter des actions de ce même établissement ?

Je suis depuis longtemps le titre CNP - premier fournisseur de contrats d'assurance-vie en France - et je me dis qu'aucun de leur contrat ne propose un rendement équivalent au parcours de l'action depuis sa cotation en bourse...

Depuis 1998, l'action a doublé. A cela s'ajoute, un dividende annuel offrant un rendement supérieur à 3%. A ma connaissance, aucun contrat d'assurance-vie n'est à la hauteur...

Je pourrais faire un raisonnement similaire sur UFF.

La peur de la bourse est le meilleur atout de l'investisseur en actions...

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General Electrics : platitude boursière

General Electrics est actuellement la plus grosse capitalisation boursière mondiale. Normal que la moindre information soit triturée dans tous les sens. Même si rien n'en sort...

Dernière en date : une révision comptable sur les dernières années qui aboutit à une légère réévaluation de ses résultats. A l'occasion de cette annonce, le patron de GE a indiqué relever la prévision trimestrielle de bénéfice par action d'1 cent : de 42 à 44 cents par action à 43 à 45 cents maintenant.

Il a aussi déclaré que les affaires allaient bien.

Pourtant le titre est d'une platitude affligeante depuis le début de l'année. Et d'ailleurs sur un graphe de dix ans, on voit que le premier trimestre 2005 a été la plus longue période "plate". 

Wall Street est à la baisse depuis le début de l'année. GE se maintient. Ma conclusion : une échappée par le haut de son plateau boursier serait un signe très favorable pour Wall Street.

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M6 jugée sous-évaluée par son boss

Il est assez rare que le boss d'un groupe important (2,6 milliards d'euros en bourse) donne son avis sur la valorisation de son titre.

Dans un entretien à La Vie Financière (avant dernier numéro), N. de Tavernost estime que "parmi les valeurs du secteur, notre groupe connaîtra certainement le plus fort taux de croissance de ses résultats dans les prochaines années et il est le mieux positionné pour tirer parti du développement des offres multichaînes en France. En outre, le marché donne aujourd'hui une valeur quasi nulle à notre participation dans TPS (...)" L'entretien se conclut par : "Cette sous-valorisation ne devrait pas durer".

Je le cite d'autant plus facilement que j'ai déjà lancé quelques notes plutôt favorables à M6 :

M6 double TF1

M6 : valeur mère de famille

Ne pas confondre TNT et T.N.T

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Une fenêtre haussière à Wall Street ?

274 000 emplois ont été créés aux Etats-Unis en avril (hors secteur agricole). Ce sont 100 000 emplois de plus que les prévisions moyennes des économistes. L'écart est énorme... Alors, ça boom ?

Le secteur des services est la locomotive avec 211 000 créations, à comparer avec une baisse de 6000 emplois dans l'industrie. A noter : le secteur "technologique" a créé 12000 emplois en un mois, soit son meilleur score depuis les records de l'année 2000.

Unn idée : à la faveur du printemps et de l'été, les investisseurs pourraient s'offrir un lavage de cerveau qui leur permettait d'oublier les problèmes dits structurels de l'économie américaine : déficit du budget, déficit extérieur, endettement potentiellement explosif des ménages dans un contexte d'argent plus cher, immobilier à crédit surévalué...

Une bouffée d'insousciance suffirait (c'est assez courant en bourse), et une fenêtre de tir fortement haussière pourrait s'ouvrir.

L'Europe suivrait à son tour, oubliant la conjoncture économique terne pour ne retenir que la valorisation des grandes compagnies, assez faible relativement aux taux d'intérêt à long terme et à leur situation financière.

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Presse financière au crible : La Vie Financière (2)

Après ceux sur le Journal des Finances, voici mes commentaires sur La Vie Financière.

Avec Le Revenu, il s'agit de l'hebdo financier le plus "magazine" - dans son fond comme dans sa forme. Il a les défauts de ses qualités.

Les points favorables

La Vie Financière est une publication généraliste de la bourse et du patrimoine, assez complète, équilibrée, structurée. En conséquence, le magazine permet de suivre l'actualité financière et ses implications boursières.

Sur la forme, il est le mieux illustré, le plus "facile" à lire.

La publication est très ouverte sur les avis extérieurs des professionnels, analystes et gérants en particulier.

Comme ailleurs, la cote est enrichie d'un résumé boursier pour chacune des valeurs du SRD.

La rédaction web du magazine est indépendante et colle davantage aux rythmes de la bourse qu'au calendrier des actualités - ce qui est un gage d'efficacité.

Les points à améliorer

Trop d'actualités et de suivi de conseils au détriment des investigations, des enquêtes, des prévisions, de la stratégie d'investissement et des avis boursiers, qui pourraient davantage être délivrés indépendamment de l'actualité.

Les conseils boursiers ne changent pas assez souvent. Par exemple, dans les portefeuilles témoins appelés "offensif" et "spéculatif", on trouve pas mal de valeurs entrées en 2001 et 2002...

Comme pour le JDF, la synthèse entre les facteurs (fondamentaux et graphiques en particulier) est difficile. La stratégie d'investissement, qui est un adroit métissage de facteurs économiques, financiers, politiques, psychologiques, graphiques et techniques n'est pas réalisée. Les pages "Economie" ne sont pas utilisées pour nourrir les réflexions boursières.

Les avis boursiers ne sont pas suffisamment tranchés. Trop de suivi, pas assez d'anticipation.

Il doit être possible de conserver le style magazine d'abord facile et agréable tout en étant plus efficace, plus indépendant, plus original tant dans l'information que dans le domaine boursier stricto sensu.

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La vache à lait de Hewlett-Packard...

La vache à lait de Hewlett-Packard est-elle durablement menacée ?

Les activités d'imagerie et d'impression représentent environ un tiers de l'activité totale du groupe, mais rapportent encore près des trois quarts de ses bénéfices.

Chacun a eu, je pense, la douloureuse impression qu'une cartouche d'encre devait être très profitable à son constructeur...

Evidemment, ce secteur très lucratif est devenu hyper concurrentiel, et Hewlett-Packard, qui voyait ses bénéfices commencer à diminuer, a décidé de supprimer 1900 emplois (aux Etats-Unis principalement).

Au total, méfiance, ni les activités PC, ni les activités d'impression ne me semble disposer à long terme d'un potentiel d'amélioration de la rentabilité. A moins qu'HP ne propose de nouveaux produits révolutionnaires...

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Après les dividendes, les opportunités

La saison des dividendes a commencé.

Que faire des valeurs de rendement après le versement du dividende ?

Ceux qui ont touché les dividendes peuvent opportunément vendre leurs positions dès lors que l'action repasse au-dessus du cours de bourse tel qu'il était avant le détachement du dividende.

Dans une perspective de "cycle annuel des dividendes", il me semble judicieux de suivre de près les valeurs à bon rendement, récurrent. Et de les acheter au moment précis où le dividende fait le moins parler de lui. C'est la bonne attitude de l'investisseur "fondamentaliste" qui sait tirer parti de la myopie du marché (il ne voit bien que de près) et de ses facéties (qui font son charme)

Eh oui, après détachement du dividende, l'action perd au moins pour quelques mois le filet de sécurité que constituait l'approche du versement du dividende. Des glissades boursières sont donc possibles, au gré de la conjoncture boursière en générale, et de la situation de l'entreprise en particulier.

Exemple : M6 vient de servir son dividende offrant un rendement de 4%. La perspective du prochain dividende, l'an prochain, ne permet plus actuellement de soutenir le cours de l'action. Si la bourse rougissait un peu au cours des prochains mois, l'action pourrait reculer à 17 euros et offrir un rendement potentiel de 5% (sur la base du dividende versé en 2005). A ce rendement calculé sur le cours d'achat s'ajoutera la plus-value en capital de l'ordre de 18% : à l'approche de mai 2006, l'action aura toutes chances de remonter pour offrir un rendement d'au maximum 4%. 4%, c'est déjà beaucoup pour cette valeur mère de famille, aux risques limités et dont les perspectives de croissance susbsistent.

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Les mots de Greenspan

Observateurs et praticiens des marchés ont reçu une pointe d'angoisse existentielle, mardi soir, lorsque à la lecture du communiqué de la Federal Reserve, la phrase "Les perspectives d'inflation à long terme restent contenues" avait disparu... après 8 mois de parution routinière et rassurante.

Wall Street a flotté. Jusqu'à ce que la Fed avoue l'avoir oubliée par inadvertance. Et le lendemain, Wall Street est reparti de plus belle.

Certains ne croient pas à cette "erreur". Ils y voient une subtilité greenspanienne du genre : comment dire au marché quelque chose d'important sans le lui dire directement ?

Il faut dire que l'homme aux interminables "bains de liquidités" s'est taillé une réputation d'artiste de la circonvolution.

Sa phrase "si j'ai été clair, c'est que vous m'avez mal compris" restera une pièce d'art au patrimoine mondial de la politique monétaire verbale.

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Electronics Arts résiste en bourse

Faut-il s'étonner et s'inquiéter que le titre Electronics Arts n'ait baissé que de 6,5% à l'annonce de résultats trimestriels déplorables et de prévisions décevantes pour le trimestre en cours ?

D'ordinaire, si j'ose écrire, l'action aurait chuté de 20% au minimum.

Alors ? D'un côté, l'action a déjà perdu 30 % en deux mois - notez cependant que sur 5 ans, alors que la bulle TMT se dégonflait, l'action du numéro 1 mondial des jeux vidéos a été multipliée par trois. De l'autre côté, les perspectives à horizon d'une année, avec l'arrivée des nouvelles consoles Xbox cet automne et de la Playstation au printemps 2006, semblent assez prometteuses.

Je pense néanmoins que le risque de baisse domine pour les mois qui viennent. La valorisation rest rélevée malgré toutes les incertitudes, notamment sur le niveaux des marges.

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Le coup de poker d'un vieillard

Le vieillard de 87 ans Kirk Kerkorian, et néanmoins milliardaire propriétaire du n°1 mondial des casinos (MGM Mirage) a acheté au plus bas 4% du capital de General Motors et a annoncé son intention de monter à 9%

Du coup, avant-hier l'action a bondi de 18%- un record ! - qui a permis à l'auteur de ce coup de poker géant d'engranger une joli plus-value potentielle.

Mais si le succès sourit aux puissants audacieux, la chance n'est pas toujours leur meilleure alliée : en effet, hier, l'agence de notation Standard & Poor's a ravalé au rang de "junk bonds"  la dette des deux constructeurs automobiles GM et Ford - tous deux en proie à des difficultés financières. Hier donc, marche arrière en bourse. Tout Wall Street en a pâti.

Bref, prise entre des vents contraires, l'action General Motors risque d'être un volatile capricieux.

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La bizarrerie Lazard

L'ancestrale banque d'affaires franco-américaine Lazard entre à la bourse de New-York.

Mais y a comme un lézard dans cette affaire. Les actionnaires qui veulent sortir à l'occasion demandent 1,6 milliard de dollars. Or l'introduction en bourse ne va rapporter qu'environ 800 millions d'euros. Ainsi, non seulement les fonds levés ne vont pas servir au développement de la banque, mais en outre celle-ci a dû s'endetter de 800 millions de dollars supplémentaires pour payer les actionnaires sortant.

C'est une vraie bizarrerie. Enfin moi, je ne retiens de cette introduction qu'une parole du PDG en tournée financière pré-cotation, selon lequel on serait au début d'un cycle haussier de fusions & acquisitions encore meilleur que le précédent.

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Big Blues

Les résultats trimestriels d'IBM avaient plombé Wall Street à la mi-avril.

La réaction du groupe est rapide : 10 000 à 13000 emplois seront supprimés d'ici la fin de l'année, soit 3 à 4% des 330 000 emplois. La restructuration va coûter 1,3 à 1,7 milliard de dollars (dans les comptes du second trimestre).

L'Europe de l'Ouest est touchée : en cause la faible croissance économique et la volonté du groupe d'améliorer la prise de décision. De fait, il s'agit d'une réallocation des ressources vers certains pays d'Europe de l'Est où des emplois ont été créés, et vers l'Asie.

Sur 5 ans, le parcours en bourse est baissier, et ressemble à celui de HP. Comme quoi, la reconversion dans les services n'est pas gagnée.

Au moins, les investisseurs peuvent être quasi certains qu'IBM ne lancera pas d'OPA cette année en Europe, ni sur Cap Gemini ni sur Atos.

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Les PC vont-ils passer à l'Asie ?

La fabrication et la propriété des téléviseurs est passée à l'Asie.

Un mouvement similaire est en cours dans l'industrie des portables.

La cession au 1er mai des activités PC d'IBM au fabricant chinois Lenovo est-elle l'amorce d'autres manoeuvres de même nature sur le marché des PC ?

Ce n'est pas anodin : IBM est tout de même le n°3 mondial des PC - certes loin derrière les n°1 et 2 américains Dell et HP, mais tout de même.

Place à l'Asie sur ce marché ? Le taïwanais Acer est le constructeur qui a le plus gagné de terrain cours du premier trimestre 2005 : +36 %! pour un marché mondial en hausse de 10%.

Dell est réactif et performant, il devrait rester n°1. Mais HP et Siemens/Fujitsu, les n°2 et 4 mondiaux ?

Les actionnaires ont de quoi s'inquiéter...

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Connais toi toi-même et le marché t'aidera (2)

Le poids des regrets

En bourse, il est dangereux de se laisser envahir par les regrets, qui sont souvent hélas ! les principaux facteurs de décision d'achat ou de vente.

L'expérience montre que des erreurs sont commises à cause de ce biais fondamental de la psychologie humaine. Des responsables de salles de marché témoignent qu'il s'agit là d'un des principaux pièges auquel sont confrontés les traders. Certains font même appel à des coach extérieurs pour aider les "pro" à éradiquer ce "mal".

Des explications : en caricaturant à peine, je peux dire qu'un regret se dissimule derrière chaque opération boursière. Avoué ou inavoué.

"J'aurais pu vendre plus cher."

"Ah! si j'avais acheté ! je le savais, je voulais le faire..."

"Si je ne t'avais pas écouté, j'aurais vendu et j'aurais  gagné 50%!"

"Ce fois, je ne vends pas, j'attends que cela remonte"

Le poids mental du regret empêche le trader ou l'investisseur d'envisager une nouvelle opération indépendamment des précédentes. L'influence du regret est telle qu'elle détermine plus ou moins inconsciemment le choix, le moment et le prix de la manoeuvre suivante.

C'est presque un réflexe : se refaire, se récupérer, se rattraper au risque de provoquer une réaction en chaîne et de perdre pied avec la réalité des marchés et des valeurs.

Au lieu d'examiner objectivement les situations et les circonstances qui déterminent et animent les marchés, de saisir les opportunités d'achat ou de vente en elles-mêmes, le trader se retrouve victime du passé, enchaîné à son insu à ses regrets.

Connais toi toi-même et le marché t'aidera (1)

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Connais toi toi-même et le marché t'aidera (1)

Les pièges de la bourse sont d'abord nos propres failles.

J'accorde autant d'importance au "coaching" psychologique qu'à l'analyse fondamentale ou qu'à l'analyse graphique et technique.  Si ce n'est plus.

L'analyse fondamentale permet de se forger un avis sur la valorisation d'une valeur, d'un secteur, d'un marché, mais ne fournit pas de conseils pour savoir acheter et vendre. L'analyse fondamentale n'est pas opérationnelle.

L'analyse technique et graphique propose des éléments appréciables sur la psychologie du marché, mais évidemment, ne prend pas de décision à la place de l'individu. Elle fournit des points de repère.

En définitive, l'individu est toujours seul face aux forces du marché, livré à cette perpétuelle incertitude décisionnelle.

Les plus consciencieux, ingénieux et mordus de la bourse élaborent des systèmes afin, justement, d'éliminer le facteur humain. Mais le facteur hulmain reste dans le marché et fera tout ce qu'il peut pour faire défaillir le "système"...

Les ouvrages de "coaching" boursier sont très rares : sans doute parce qu'il s'agit de la matière qui compte le plus en bourse !

Des notes vont suivre. Les témoignages et remarques extérieures sont recommandés...

L'ensemble pourra ébaucher un Petit traité de psychologie boursière à usage courant et préventif

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La température du bain d'Alan Greenspan (2)

Renseignements pris, Alan ne rajoute ni eau chaude ni eau froide au cours de son bain abyssal.

Il surchauffe au départ et laisse décliner la température.

Cette stratégie de bain préparatoire aux comités de la Federal Reserve (FOMC) correspond étroitement à la politique monétaire actuelle : une remontée linéaire des taux d'intérêt directeur, sensée engendrer un refroidissement progressif de l'économie américaine après avoir baignée dans un océan de liquidités surchauffées.

Pour la 8 eme fois d'affilée, le taux directeur est remonté d'un cran (0,25) pour atteindre 3%.

3%, c'est encore très raisonnable. L'inflation peut encore progresser (si elle doit le faire) tout comme la croissance économique.

Donc, pas de grabuge en bourse. La trajectoire greenspanienne est maintenue. Les interrogations sur la poursuite et l'issue de cette trajectoire vont simplement modérer les ardeurs à la fois haussières et baissières des bourses.

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Guyenne & Gascogne, du monde au portillon

Quantité d'investisseurs s'intéressent au dossier Guyenne et Gascogne - avec Hyparlo, il s'agit du deuxième groupe de franchises Carrefour coté en bourse.

Ainsi, la société de gestion de portefeuille Tocqueville Finance vient d'annoncer détenir 5,14% du capital. Au capital de G&G, on trouve aussi Richelieu Finance(16,4%), Shroeder (5,3%), Brown Brothers Harriman (6,7%), Fidelity (4,5%) et Arnhold et S.Bleichroeder (2,6%).

Pourquoi tout ce monde au portillon ? La rentabilité se redresse (comme le cours), mais les actifs sont mal encore valorisés estime tout ce beau monde. Surtout, le parcours boursier de l'autre franchisé (Hyparlo, dont le contrôle sera acquis à Carrefour en 2012) fait rêver.

Ces investisseurs pensent que l'action Guyenne & Gascogne va combler une partie de son "retard" par rapport à Hyparlo. Tentant de les suivre.

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Arcelor, cas d'école de la valeur cyclique

Je posais la question fin mars : Arcelor est-elle la valeur la moins chère du cac 40 ou au contraire la plus chère ?

Les multiples de capitalisation des bénéfices 2004 et 2005 sont inférieurs à 5. Elle est donc la moins chère. Mais si le marché croyait à ces estimations, l'action monterait au lieu d'avoir perdu jusqu'à 20% en deux mois... Bref, les estimations des analystes ne sont pas prises au sérieux.

Le marché s'inquiète de l'effet de ciseaux suivant : poursuite des tensions sur les coûts de production dues à la demande toujours forte de minerai de fer en Chine ; ralentissement voire même baisse de la demande d'acier en Occident. Bref, les investisseurs redoutent un cycle très marquée de baisse des bénéfices. Dans ce cadre, Arcelor serait la valeur la plus chère du CAC 40...

Mais le groupe a des atouts pour 2005 : des ventes négociées sous contrat fin 2004 pour les "aciers plats carbone" et l'intégration de ses filiales brésiliennes et argentines.

Au total, pourquoi diaboliser les profits trimestriels (publiés ce matin), énormes et historiques, multipliés par 4, à 930 millions d'euros ?

La valeur dispose, à mon sens, d'un potentiel de rebond d'au moins 10%. Mais attention, le trend est baissier depuis fin février.

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Bonduelle au-delà du petit pois

Bonduelle, c'est autre chose que des petits pois en boite de conserve !

Les chiffres publiés au titre des 9 premiers mois de l'année 2004/2005 montrent que la branche "légumes frais" est passée, pour la première fois devant les surgelés avec 280 millions d'euros de chiffres d'affaires contre 257 millions d'euros. Quand à la branche "conserves", elle résiste assez bien, à 500 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Je ne cesse de le dire, le légume a un bel avenir, et le légume frais un très bel avenir. Un mariage avec Danone ferait sens pour mettre en oeuvre une stratégie mondiale.

En attendant, les chiffres de Bonduelle montrent un retour de la croissance interne au titre du troisième trimestre : +2,5%. Les ventes "frais" s'accélèrent dans l'ensemble des pays et l'action rebondit ce matin après avoir perdu jusqu'à 18% depuis fin février.

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Kingfisher : le pêcheur pêché ?

Une conjoncture moins bonne ou mauvaise alliée à un fonds de commerce solide, voilà le meilleur "mix-produit" qu'une action peut rêver pour faire sortir du bois prédateurs, prétendants et... bruits de marché.

C'est précisément ce qui arrive à Kingfisher, le roi du bricolage en Europe, dont l'action a été malmenée cause la conjoncture.

Le bruit coure que le fonds d'investissement Permira s'intéresse à la filiale britannique B&Q. Par ailleurs, la direction de kingfisher aurait rencontré des gens d'Home Depot (le géant américain) et de Lowe's.

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La température du bain d'Alan

Ce soir, la banque centrale américaine se réunit.

Comme à chacune de ces réunions, la tradition (privée) veut qu'Alan Greenspan prenne un bain d'au moins 3 heures. Il y compulserait les chiffres de l'économie et y préparerait sa prestation.

Ma grande question ce matin est la suivante : Alan est-il un adepte de la température constante (il remet petit à petit de l'eau chaude au fil de ces trois heures) ? Laisse-t-il diminuer lentement la température du bain en ayant pris soin de la surchauffer au départ ? Ou troisième voie, préfère-t-il sous-chauffer la température au départ pour s'épanouir ensuite dans une eau réchauffée ?

La clé de cette psychologie intimiste est cruciale, non ? Qui ne sait pas que la variation des taux d'intérêt module la température des liquidités monétaires dans l'économie ?

Je crois que je vais joindre sa femme - une collègue journaliste- pour obtenir des éléments de réponse.

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La ligne étrangère de Carrefour

La stratégie de Carrefour à l'étranger a le mérite d'être claire et suivie : être dans les trois premiers. D'où les désengagement observés depuis 2 ans (Chili, Japon...).

Carrefour sera donc n°1 de la distribution alimentaire en Turquie. Oui, le groupe a annoncé ce matin les acquisitions du n°3 local des supermarchés et du n°4 des magasins discount.

Carrefour est une entreprise multiculturelle de longue date. L'intégration de ces deux chaînes turques devrait se faire sans blocage. Ce n'est pas rien ! le local est une épreuve. Wal Mart aurait, je pense, quelques difficultés...

Pour l'heure, l'action Carrefour se remet d'une double mauvaise nouvelle : des chiffres assez médiocres en France au premier trimestre et "l'affaire Bernard" et les grèves du personnel.

L'achat est tentant. La chute a été rude et la moyenne mobile à 200 jours semble faire office de filet de retenue et de rebond. Un mot sur l'intérêt de suivre ces moyennes mobiles.

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Gifi, suivez le boss

La règle générale veut que les mieux informés soient les dirigeants et principaux actionnaires des entreprises. Aux Etats-Unis, le suivi de "l'insider trading" est parfois considéré comme aussi important que l'analyse financière.

Le dirigeant et principal actionnaire du groupe de distribution spécialisée Gifi a déclaré le 20 avril auprès de l'AMF avoir augmenté sa participation par acquisition de titres sur le marché.

Gifi doit  publier des chiffres trimestriels le 11 mai. On verra... La valeur se remet paisiblement de ses émotions. Le moment est peut-être bien choisi pour suivre le boss...

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record de croissance chez Alten

Une croissance "booming" !

Alors que la conjoncture européenne n'a pas cessé d'envoyer des signaux de morosité au premier trimestre, Alten - importante société de conseils en Recherche & Développement externalisée- a enregistré une forte croissance interne - une des meilleures de son histoire à 17 % !

Les secteurs automobile et aéronautique ont propulsé la croissance.

Cela va-t-il durer ? Pour le moment, le groupe se contente de revoir en petite hausse ses prévisions annuelles : la croissance interne serait supérieure à 10% en 2005 (contre 8 à 8,5% précédemment).

J'attends fermement les publications trimestrielles d'Altran le 9 mai, d'Assystem-Brime le 12 mai et de Sii le 17 mai.

L'action Alten évolue depuis plus de 2 ans sur une tendance haussière. A très court terme, le titre vient de rebondir sur sa moyenne mobile à 150 jours.

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Iliad déclaré d'intérêt général

Iliad est comparable à Bouygues Télécom en son temps.

Bouygues avait brisé le duopole entre France Télécom et la SFR dans la téléphonie mobile. Les prix avaient baissé, le services s'étaient élargis et le marché des usagers aux mobiles avait vite grandi.

Iliad, qui est devenu après son introduction en bourse, un presque "pure player" de l'internet haut-débit a beaucoup fait pour diminuer les prix d'accès rapide au web au point que les français bénéficient des tarifs les moins élevés d'Europe.

Au premier trimestre, le succès ne se dément pas : Iliad a gagné plus de 150 000 clients, en hausse de 18% - son parc d'abonnés ADSL se montait au 31 mars à 1,215 million. Le chiffre d'affaires trimestriel a gagné 54%, à 163 millions d'euros (122 pour l'internet, en hausse de 85%).

Et preuve que la télévision ADSL fonctionne et trouve son public, Iliad annonce 96 000 abonnés à des chaînes payantes.

En bourse, après la baisse de ces dernières semaines, l'action rebondit vivement au-dessus de ses moyennes mobiles à 150 et 200 jours.

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L'énorme potentiel de la pub sur le Net (2/2)

Google est et sera le fer de lance de la pub sur le Net.

Ses développements dans les moteurs de recherche "culturels" et "images et vidéo" lui permettront de capter une part croissante de la pub en général.

3 grandes évolutions sont en cours :

Les annonceurs des liens commerciaux pourront choisir sur quels sites leurs liens figureront - soit un gain de précision et de contrôle.

Alors que pour le moment le système des liens commerciaux est basé sur le paiment au clic, le système du coût pour 1000 apparitions (également mis aux enchères) va aussi se développer. Cela rejoint le système télévisuel d'annonce qui permet de lancer des marques et/ou de toucher des gens pour la première fois.

La troisième évolution a un grand potentiel : l'animation des annonces : textes, images, vidéos, son...

Mais l'avenir de Google sur le marché de la pub ne s'arrête pas là : comme souligné dans une note sur les PagesJaunes, Google est tout désigné pour tirer parti de la publicité locale s'il mettait en place des outils de... recherche locale.

Les investisseurs ne sont pas aveugles ! Alors que le Nasdaq ne cesse de reculer depuis le début de l'année, l'action Google a retrouvé et dépassé ses plus hauts.

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L'énorme potentiel de la pub sur le Net (1/2)

Il y a comme un décalage entre les dépenses du publicité sur le Net et le temps que le "consommateur" accorde à ce media : les unes n'ont représenté que 3,6% des dépenses totales contre environ 15% de temps de "consommation de média".

Mais ce décalage va se résorber. L'an dernier, les revenus issus de la publicité sur Internet ont grimpé de 21%, à 13,4 milliards de dollars.

Et ça va continuer : les techniques de publicité sur le Net sont de plus en plus efficaces. Par ailleurs, la généralisation de l'internet rapide non seulement augmente le temps passé dans le monde sur le Net, mais en outre autorise de nouvelles formes de pub sur ce média, comme les vidéo clips, qui vont littéralement exploser. A côté, les spot de pub télévisuels vont apparaître comme légèrement passéistes, couteux et aux retombées confuses.

Bien sûr Google, Yahoo, mais aussi eBay et bien d'autres vont capter beaucoup de cette manne.

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Les actions "style de vie"

La fabrication et la distribution textile ont mauvaise réputation d'un point de vue financier.

Le "style de vie" se porte pourtant bien en bourse.

J'ai déjà parlé des jolis parcours des actions Puma, Timberland et Quicksilver (tombeur de Skis Rossignols).

Evidemment, le succès des vêtements "style de vie" attise les projets de rapprochement.

Les prédateurs ouvrent leur portefeuille et le font savoir. Le géant américain VF Corporation, dont l'action a triplé au cours des cinq dernières années, compte bien bien étoffer sa palette de marques "outdoor" et "style de vie" - The North Face et Eastpack sont deux de ses noms phares sur ce marché juteux.

Et pendant ce temps-là, le petit français Oxbow (y a pas plus "style de vie" qu'Owbow) est arrivé doucêtement en bourse.

Mais voilà que ce matin les actions Oxbow et Lafuma (l'autre groupe français d'outdoor coté en bourse) ont été suspendues. Un communiqué commun est attendu... Un mariage franco-français, pourquoi pas ? J'aurais rêvé à mieux... le parcours boursier de Lafuma n'est pas aussi brillant que Puma ou Timberland. Loin de là.

Bon, à eux deux, ils feront 240 millions d'euros de chiffre d'affaires. Est-ce une manoeuvre pour faire monter les enchères auprès des grands prédateurs ?

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Dexia respire enfin

C'est la fin d'une affaire calamiteuse pour le groupe Dexia.

L'achat de la banque Labouchère en 2000 aura été le point noir de l'ère Pierre Richard chez Dexia. Cette banque néerlandaise avait lancé en 1995 un produit Legio Lease, qui permettait de s'endetter pour acheter en bourse. Gros succès, des centaines de milliers de clients... dont beaucoup se sont retrouvés en situation difficile après 2000, lorsque la bourse a changé de direction...

Les client se sont ligués et cette affaire aura coûté plus d'un milliard d'euros à Dexia. Les derniers 100 millions seront provisionnés dans les comptes du premier trimestre 2005.

Le règlement final à l'amiable est dû à Wim Duisenberg, qui avait été pressenti comme médiateur. Les présidents de la BCE savent se recycler utilement...

Sauf changement important sur l'orientation des taux d'intérêt en Europe, l'action Dexia devrait poursuivre sa trajectoire haussière - stimulée par les développements à venir.

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Maroc Telecom, vache à lait

Maroc Telecom est, à ma connaissance, la seule valeur nord-africaine, cotée à Paris (et à la bourse de Casablanca) depuis fin 2004.

Et quelle valeur ! Son taux de marge d'explotation (42,8% en 2004) est le double de celui de France Télécom.

Je rappelle que Vivendi Universal en est l'heureux actionnaire à 51%.

Et comme le souligne le Journal des Finances dans son édition du 30 avril, pourquoi Vivendi s'arrêterait-il là ? Le groupe français gagnerait à monter au capital d'une filiale aussi rentable.

A quel prix se ferait une OPA ? Le multiple de capitalisation du bénéfice estimé pour 2005 approche les 13. Une prime d'au moins 30% serait requise pour que l'opération soit menée à bien.

Nota : pour le moment, le rendement de près de 6% justifie à lui seul de détenir cette valeur. Le prochain dividende tombera le 4 mai.

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