Depuis sa cotation en bourse, en juillet 2004, le parcours du titre PagesJaunes ressemble à celui d’une petite valeur de croissance : 37% de hausse. Malgré cette progression impressionnante, le rendement procuré par le titre cette année est lui aussi très satisfaisant : près de 5% au cours actuel (dividende annoncé de 0,93 euro), soit un des meilleurs rendements de la cote pour un groupe dont la capitalisation boursière est supérieure à 5 milliards d’euros.
Bref, une conjonction très rare de croissance et de rendement : une pépite en somme.
Je rappelle que la richesse financière du groupe PagesJaunes est due à sa situation de monopole écrasant en France sur le marché des annuaires (95%). Cette domination est issue de l’ex monopole des Postes et Télécommunication (France Télécom & La Poste).
Alors, « Je vais bien, tout va bien » ? Puis-je m’endormir sur mes actions ?
Oui, mais tout de même, mieux vaut ne pas me réveiller dans cinq ans. D’où la concurrence peut-elle venir ? Certainement pas des concurrents éditeurs d’annuaires papier.
La réponse est simple et tonitruante : cette semaine, j’ai cherché des coordonnées professionnelles dans PagesJaunes.fr, et c’était lent, et je n’ai pas trouvé. Alors, presque spontanément, je suis allé tenter ma chance sur Google. Et j’ai trouvé.
L’Internet est d’ailleurs le moteur de la croissance interne de PagesJaunes. L’an dernier, le chiffre d'affaires total a progressé de 7% (à 980 millions d’euros) alors que le chiffre des services en ligne a gagné 22%, à 250 millions d’euros. Point capital, le revenu moyen par annonceur sur pagesjaunes.fr a bondi de 34%, à 511 euros…
(A bientôt… la suite dans « PagesJaunes : forteresse imprenable ? 2/2 »)

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