Dommage, je me réjouissais de couvrir le dossier GDF à l'occasion de l'ouverture de son capital, en mai.
Mais le gouvernement semble davantage préoccupé par le référendum européen et ses risques de collusion avec GDF. Des risques, de fait, il n'y en a guère. Mais selon le principe de la réflexivité cher à Georges Soros, la perception déformée de la réalité a un impact réel sur la réalité.
Ainsi, les observateurs qui glausent sur le fait qu'un "non" laisseraient de marbre les marchés ont déjà tort.
EDF, dont les comptes sont nettement moins bons que ceux de GDF, va-t-il venir en bourse en premier ? Cela inverserait la logique selon laquelle en matière de privatisation, le gouvernement vend d'abord ce qu'il a de mieux et de plus facile à mettre en bourse.
En vérité, le gouvernement commet une erreur : l'important pour lui est de combler ses déficits...

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