Emploi : mode d’emploi…

Les questions de l’emploi (et les sujets monétaires) constituent le fondement et la raison d’être de la politique économique – de l’économie politique. Et quoi qu’en disent les clichés les plus aveugles, la bourse progresse avec l’emploi. Faut pas me la faire !

Le fait qu’Alcan (qui a absorbé Péchiney il y a deux ans) ou IBM annoncent des vagues de suppressions d’emplois par milliers en Europe implique que les décideurs d’ici se musclent question imagination, énergie et… humilité.

En effet, je ne vois pas à ce jour de secteur d’avenir extraordinairement prometteur en terme d’emplois massifs.

Qu’est-ce qu’un cadre supérieur de 45 ans viré d’IBM peut faire dans un contexte où le Ministre de l’emploi indique que les services de proximité sont le « secteur » le plus prometteur ?

Là, il faut descendre sur le terrain, se montrer humble et… radin pour trouver un business model viable.

Exemple : en ce moment, quelques sociétés cherchent un modèle de « spizza 30 de la réparation des ordinateurs personnels ». Vous êtes en panne de PC, vous appelez, dans la demi-heure un technicien arrive en scooter ; soit il répare sur place, soit il emporte votre PC dans un casier – deux services, deux prix.

Problème en France : « on » a du mal à industrialiser le secteur des services à la personne. Solution : les futurs cadres licenciés d’IBM Europe peuvent toujours demander à ce que figure dans leur hotte d’adieu un stage de réalité aux Etats-Unis.

 

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