Au programme, la destruction du capital

Je nomme "destruction du capital", les énormes programmes de rachat d'actions, dont le sort final est d'être, attention pudeur, "annulées". Les autres appellent cela de l'optimisation du capital.

Comme je le disais, les grandes compagnies sont trop riches.

Certaines d'entre elles s'imaginent à la limite de la panne de croissance, comme l'Oréal ou IBM. Alors, faute d'imagination (?) et de prise de risque (?), elles rachètent leurs actions - ce qui mécaniquement faut montrer le bénéfice par action et soutient le cours.

Voir IBM, qui vient de lancer le plus gros programme de rachat d'actions de son histoire : 5 milliards de dollars. Voir l'Oréal, dont une résolution approuvée en assemblée générale, hier, l'autorise à racheter jusqu'à 10% de son capital au cours des 18 prochains mois.

Le rachat d'action est une forme "soft" de destruction de capital (c'est mieux que des pertes, ok) assez symptomatique de l'intégrisme du retour sur capitaux investis. Des exigences élevées dissuadent les entreprises de se lancer dans des investissements dont la rentabilité ne serait pas conforme aux canons. C'est une vision courtermiste de la vie économique. Être sélectif, oui, sclérosé et apeuré, non.

 

1 Commentaire

  1. 1

    Eric

    Bonjour Edouard,

    je suis tombé sur cet article et je le trouve assez intéressant.

    Je suis étudiant et je fait un exposé actuellement sur la politique de rachats d'actions compte tenue de la conjoncture économique.

    Peux-m'expliquer en quoi le rachats d'actions propres constitue une manière de détruire du capital ?

    Merci pour ton aide

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